OpenType et tradition
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En lisant le livre consacré à la typothèque Adobe, j'ai mieux compris à quoi servait les quatre variantes que l'on trouve sur certaines typos OpenType comme la Warnock Pro de chez Adobe.Dans | typographie | utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
En fait, le numérique permet de revenir à des finesses qui n'existaient que sur certaines typos au plomb. Au lieu d'utiliser la même typo de manière homothétique, par exemple le même italique tant pour une légende en corps 8 qu'un titre en corps 80, les compositeurs d'avant le pixel savaient qu'il fallait engraisser et chasser une typo dans les petits corps pour une simple question de lisibilité…
Avec le format OpenType qui explose largement la limite des 256 caractères, ces variantes sont livrées en fichiers séparés (32 éléments sur la Warnock Pro, soit 4 variantes pour chacune des 8 options, de light à Bold sans oublier les italiques…), chaque fichier contenant les variations adéquates, tant pour les caractères que les chiffres, ligatures, petites capitales, etc.
Pour illustrer cette différence, j'ai placé à la même taille les quatre variantes disponibles tout en composant le même mot (…et en indiquant, en dessous en verdana, la taille en points requise, conseillée…).
Enfin, sur la dernière ligne, j'ai superposé et mis en couleur chaque variante pour mieux "lire" les différences…
Mon exemple en est en Brioso Pro medium italic…

Ici, deux autres images pour illustrer.
Un simple agrandissement d'un morceau de la dernière ligne pour accentuer le fait que pour chaque variante le même mot est plus ou moins long…

…et un autre agrandissement sur la première lettre mais en faisant démarrer le mot au fer à gauche, histoire de voir la déformation sur la lettre "U"…

Voilà, ce n'est qu'un pense-bête à mon propre usage…
| le 15/07/2008 à 06:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |




















