Multiples claviers

Et écriture sans fin !
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Prolégomènes : billet en mode divagation sur les nouveaux outils de rédaction.

Je ne sais pas comment cela se passe pour vous mais écrire m'est à la fois absolument inutile et totalement indispensable…! Certainement une manière de me décharger des pressions, frustrations. Quasi une thérapie personnelle pour éviter d’exploser, va savoir !

Ici, pas de littérature — cela se saurait ! — juste un échange muet avec le lecteur qui se balade ici, un partage informel d’informations, sans retour attendu.

On peut écrire partout : dans le train, dans son lit, aux WC, dans un arrêt de bus, sur un banc face à un chouette point de vue. Certains arrivent à écrire dans un café, dans un lieu animé et bruyant, moi non ! Je suis trop attentif à ce qui se passe autour de moi pour arriver à me concentrer dès lors sur mon bout de texte. Même la musique — hormis du jazz — a une fâcheuse tendance à me distraire. J'écris dans le silence, juste bercé par le son des touches du clavier.

Mais revenons à mon propos, l'outil à saisir des caractères pour en faire des mots puis des phrases !

Avec l'arrivée de l’informatique, nous vivons une formidable multiplication des claviers et, de fait, des occasions d'écrire…!

Certes, le clavier le plus voluptueux, ma « Rolls Royce », ma référence, reste sans contestation possible celui de mon antique composphère IBM (cf. ce billet sur urbanbike), une machine de pure saisie du siècle dernier. Pas d’écran mais de la mémoire. Et une douceur, un confort sous les doigts jamais égalé !

Apres le règne des ordinateurs de bureau et des portables, voici le temps des tablettes, des smartphones bourrés de technologie. Mon fidèle iPhone 4 est un bon exemple de ce concentré de technologie avec un ensemble d’iApps qui vont de l’appareil photo au GPS pour circuler dans des territoires urbains inconnus en passant par des outils de traitement de texte.
C’est cet iPhone que j’utilise pour saisir de plus en plus fréquemment de petites notes à l'aide de mes deux pouces. Pas d’iPad, finances obligent.

Sur un iPad ou un iPhone, pas de clavier physique, juste le dessin des touches qui s'affiche à l'écran quand c’est nécessaire. Un tapotement sur le dessin de la lettre affichée et hop, la lettre est affichée dans l’espace de saisie. Avec ou sans bruit, aux choix ! C’est un contact sec, rien de franchement moelleux mais cela fonctionne bien. À réserver pour de courtes périodes de saisie ou dans des situations particulières comme celle de prendre des notes. Au delà, c’est supportable mais pas toujours agréable. Je reste persuadé que la technologie de ces écrans tactiles va évoluer. Déjà, la qualité de l'écran est un plus pour saisir du texte. Et l’écran Retina est admirable.

Autre source d’inconfort, le système de positionnement du pointeur pour corriger sa saisie sur ce type d’écran même s'il est possible d'utiliser son doigt pour désigner l’emplacement à corriger.

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En bref, il manque des touches de déplacement mais certains claviers revisités par les développeurs sur quelques applications de traitement de texte prennent d’ores et déjà le bon chemin. Je pense à iA-writer mais qui n'existe que sur iPad.

Tous ces traitements de texte intègrent des correcteurs orthographiques pour rectifier nos erreurs de saisie.

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Plus sioux encore, des mots sont proposées au fur et à mesure de la saisie (complétion), proposition qu’il est facile d’accepter ou de récuser.

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Enfin tout rédacteur professionnel a des habitudes, des expressions récurrentes, des tics d’écriture. Cela peut être des noms de personnages, une codification complexe comme celle des balises HTML.

Sur un clavier limité comme celui des tablettes, il s’avère vite indispensable d’utiliser un accélérateur de saisie comme TextExpander. De fait, l’opération est un poil fastidieuse au départ puisqu’elle demande de repérer tout ce qui revient régulièrement dans l’écriture puis créer un équivalent bien distinct des mots communs pour appeler et appliquer l’expression souhaitée.

Par exemple, si vous faites souvent intervenir dans vos écrits Arnold Schwarzenegger, vous avez toutes les chances de vous embourber en saisissant son nom de famille (un z ou deux r…?). Il est plus simple de ne saisir que « arnolds » qui sera automatiquement remplacé par l’expression complète « Arnold Schwarzenegger »…!

Ces raccourcis de saisie permettent d’accélérer la votre de manière impressionnante à condition de bien les mémoriser et de les tester en situation. Il y aura nécessairement quelques allers et retours, des modifications de raccourcis pour affiner ce dispositif fort pratique.

Pour autant, ces stratégies d’aide à la saisie n'empêchent pas les fautes d'accord, de frappe… Et ne délivrent aucune inspiration !

Ensuite si écrire sur un iPhone demande un peu de pratique, le choix des « bons » outils est primordial. Et là, désolé, mais il vous faudra en tester quelques uns pour trouver clavier à votre main (oui, chaussure à votre pied, c’est pas adapté, là…!).

À vous de trouver la martingale idéale.
Pour ma part, je saisis en mode horizontal sous Writeroom — en ce moment sous PlainText pour cause de module DropBox intégré en attendant qu’il arrive sous WriteRoom — et en employant l’excellent TextExpander. Le premier pour son inversion de contraste et sa capacité à masquer la barre de menu sur l'écran, le second pour son habilité à restituer mes termes les plus fréquents d’un simple raccourci.

Je (re)prends un exemple déjà évoqué dans un précédent billet (sautez ce paragraphe si vous vous en souvenez), saisir un simple « à » sur mon iPhone n’est pas simple. Du coup, je me suis ajouté un équivalent clavier, un double enfoncement de la lettre « a » affiche mon « à ». Dernier point, bien affuter ses équivalents claviers pour gagner du temps, retrouver de la vitesse de saisie. Les expressions les plus communes sous votre plume doivent y figurer pour que cette saisie soit plus fluide. Que votre pensée ne trébuche pas en cours de route ! Ne pensez pas y arriver en une seule fois, cette liste sera vingt fois amendée pour corriger des combinaisons foireuses ! Un ultime conseil, préparez le tout sur votre Mac et testez ensuite sur l'iPad ou l'iPhone. C'est le meilleur moyen de voir ce qui résiste et de virer les bonnes idées catastrophiques !

Tout ceci sans oublier l'OS propre au iPhone.
Deux tapes sur la barre d'espace et mon iPhone sait qu'il doit conclure par un point, ajouter une espace et se préparer à mettre en capitale la première lettre de me saisie. Et puis il y a le dictionnaire intégré qui, quand ma prose est erronée, souligne de rouge le mot incorrect. Une double tape sur le mot me permet de découvrir des orthographes possibles.

J’évoquais plus haut la saisie à deux pouces et non à deux mains. Mes autres doigts maintiennent l'écran et mes deux pouces se partagent la surface du clavier…!
Parfois, je rédige d'un index paresseux mais en restant attentif à ce qui se forme à l'écran, au risque de se retrouver avec des termes interprétés, certes bien orthographiés mais totalement inadaptés au contexte !

Mais où est mon texte…?
Cette multiplication des périphériques de saisie crée un autre besoin. Comment poursuivre ailleurs en toute sécurité, en toute certitude le texte commencé ici. Comment le retrouver, le reprendre, le malaxer à nouveau, l'allonger sur mon Mac, le retrouver ensuite à nouveau sur mon iPhone dans ce dernier état quand j'en ai envie ? D'autant qu'il n'y a pas réellement d'option d'annulation de la dernière opération sur iPhone.
Et, enfin, ne pas perdre ces précieux fichiers ?!

DropBox
Peu à peu les briques indispensables se mettent en place et ce qui semblait du domaine de la science-fiction devient une partie de notre quotidien.

Je prends cet ensemble improbable composé de Mac, iPad, iPhone et DropBox, le tout organisé par Writeroom et/ou de PlainText. Bref, il n'a jamais été aussi facile d'écrire ! Tous mes périphériques logent désormais mes fichiers de texte au même endroit, quelque part dans le nuage… Et rangés dans leurs dossiers, sous-dossiers…

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Mais aussi dans la mémoire de chacun d’entre-eux. Par simple synchronisation (ok, quand elle fonctionne), j'ai ainsi toujours accès à la dernière version sur n’importe quel périphérique, version qu’il me suffit de reprendre.
Magique, non ?

Mais pour écrire quoi ? Ah, là n'est pas le propos de ce billet !
image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike

Sans oublier…!

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les liens vers des billets proposés sur…

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cf. lien publié le 2014-04-20 15:27:45 GMT

cf. lien publié le 2014-04-19 17:11:13 GMT

cf. lien publié le 2014-04-19 17:02:29 GMT

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cf. lien publié le 2014-04-18 11:38:52 GMT

cf. lien publié le 2014-04-17 20:18:48 GMT

cf. lien publié le 2014-04-17 19:49:40 GMT

cf. lien publié le 2014-04-17 18:22:48 GMT

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