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Suivi de visites de chantier et iPad

Constatation des désordres et notification aux entreprises avec Archi Pad ou FinalCAD
Dans | architecture | mémoire digitale | sans attaches | utilo pratique |

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C’est une tendance de plus en plus visible sur iPad, l’arrivée de produits ciblés, des applications verticales répondant à un besoin précis et simplifiant d’un coup des procédures souvent fastidieuses.

Un exemple avec le suivi de réunions de chantier

Lors de la construction d’un bâtiment ou d’une rénovation, à toutes les étapes d’un chantier se déroulent des réunions de chantier (ou visites) qui permettent de s’assurer que la construction, le réagencement suit strictement les plans et instructions établis par l’architecte, le décorateur, l’architecte d’intérieur.

En gros, cette réunion consiste à faire le tour du chantier en l’état, équipes des entreprises et des concepteurs confondues, aux phases critiques. Cette visite permet constater de visu les chameaux, terme englobant les différentes erreurs qui vont de la mauvaise interprétation d’un plan (si, si cela arrive, la trémie réalisée au mauvais endroit) à une malfaçon caractérisée.

Comme le chantier est en cours, il est assez facile pour une entreprise — dès lors qu’un désordre constaté lui est imputé — de faire intervenir une équipe pour corriger le point noté lors de la visite sans bouleverser le calendrier des autres corps de métier qui doivent intervenir derrière.

C’est pourquoi il est notifié dans les comptes rendus une date d’exécution de chacun de ces réajustements. Pas question de laisser filer l’intervention d’un électricien et accepter qu’il débarque après le passage des peintres pour déplacer un interrupteur avec creusement d’une saignée dans un mur…!

Ces dysfonctionnements sont traditionnellement notifiés lot par lot (couverture, plomberie, électricité, etc.) aux entreprises sur une feuille.

Cela s’effectue directement par des annotations sur un tirage papier des plans, les dysfonctionnements sont reportés et notés au fur et à mesure sur des feuilles volantes qui seront parfois ressaisies en un compte rendus de réunion de chantier après validation par tous les corps d’état.

Bref, c’est une opération fastidieuse, l’occasion de nombreuses pertes de temps pour tous le acteurs.

Et c’est ici que l’iPad intervient avec son écran confortable, sa portabilité, son clavier virtuel, son épatante autonomie et, mieux encore, sa liaison Wifi ou 3G.

Deux exemples sérieux, un troisième bricolé comme solution de dépannage et expliquant par l’absurde (quoi que…!) l’intérêt des deux premières solutions…!

Archi Pad

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Cette application verticale offre une version de démo (lien iTunes) avec un bon exemple d’ouvrage qui permet de réaliser une réunion de chantier virtuelle pour illustrer le concept.

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Avec Archi Pad, il suffit dans l’absolu de charger les plans directement dans l’iPad puis de saisir la liste de tous les intervenants (ce qui devrait être quasiment effectué qu’une seule fois dans le meilleur des cas pour chaque chantier).

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Reste ensuite à acter la date de la visite…

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À noter quelles sont les entreprises présentes sur place…

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les faire signer (au doigt sur l’ecran) puis à démarrer le rapport de visite.

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C’est ce dernier qui nous intéresse.

Étage par étage, pièce par pièce, toutes les malfaçons constatées à vue sont notées, expliquées…

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Localisées avec un numéro d’ordre sur le plan, affectée à une entreprise.

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Et toujours la possibilité de zoomer…

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Une date limite d’intervention sur chaque réserve est décidée conjointement avec le représentant de l’entreprise concernée.

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Une fois la visite terminée, tous les chameaux identifiées, l’application permet de consolider puis générer plusieurs types de documents au format PDF qui seront, sur le champ, expédiés aux différents acteurs.

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Gain de temps épatant en perspective. Certes, la version professionnelle d’Archi Pad est à 480 € mais voici un premier produit tout en un qui vous permet de gérer l’intégralité d’une visite depuis un banal iPad.

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Manque juste la possibilité, si nécessaire, d’ajouter une photo à chaque désordre pour mémoire.

FinalCAD

Le positionnement de FinalCAD (lien iTunes) est différent du produit précédant car il utilise, certes, l’iPad (application à 40 €) lors de la visite de chantier mais cette application est à considérer plus comme un satellite d’un programme accessible via internet (prix non communiqué) qui, seul, permet l’export des réserves et des plans au format PDF.

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Pas d’import de fichier DWG et PDF dans la version de base sur l’iPad, juste la possibilité de récupérer des photos et d’en ajouter lors du pointage d’une réserve pour la détailler.

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Comme sur Archi Pad, une échéance peut être ajoutée avec, en complément, un suivi des dépassements des dates d’intervention. Puis le compte rendu de visite expédié à qui de droit, tableau récapitulatif HTML mais pas de fichier PDF depuis la version de base.

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Bref, FinalCAD est un peu moins intégré car toute sa mécanique de calcul et de suivi reste lié à un programme centralisé sur le net comme dit en préambule. FinalCAD propose des démonstrations in situ pour tester leur solution.

Noteshelf (ou un autre…)

Bien sûr, tout le monde n’a pas à traiter de très gros projets et pour la rénovation d’une chambre d’étudiant avec l’intervention d’une seule entreprise générale, on peut se servir utilement d’une petite application de prise de notes dessinées comme Noteshelf (lien iTunes) à moins de 4 euros…

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Bien entendu, cette solution minimaliste est juste un rappel en mode amusé (gag…!) que l’on peut détourner des produits standards dans le cadre d’un usage unique. Dans tous les autres cas de figure, utiliser une application dédiée est un réel plus tant en terme de réactivité qu’en recherche de responsabilité.

Bref, cet exemple de visite de chantier est aussi une manière de sortir des clichés habituels du doudou numérique et autres visions du iPad juste réservé aux bobos, etc.

D’ailleurs, il existe de plus en plus d’applications pour les métreurs ou architectes pour établir des relevés. Nous y reviendrons…

Biographie de Steve Jobs

Par Walter Isaacson
Dans | architecture | ça se lit |

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J’avais directement précommandé sur iBooks la version française de la bio de Steve Jobs traduite de l’anglais par Dominique Defert et Carole Delporte.

J’ai passé deux nuits à lire les 1105 pages affichées en Nicolas Cochin sur l’iPad et à surligner quelques passages (merci de ne pas permettre l’export ou la copie de ces passages dans iBooks, c’est super pratique…!).

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J’avais terminé Vendredi matin et me suis dit que cela n’avait pas trop d’intérêt d’écrire un petit billet tant on a pu lire ci et là les mêmes extraits de cette bio…!

Pourtant ma lecture est un poil atypique. J’ai d’abord ressenti dans ces pages une certaine familiarité avec mon quotidien en relevant/comparant certaines attitudes de Jobs avant de me poser une question toute bête : Mais ce gars, il n’était pas tout simplement asperger…? Bon, n’étant pas spécialiste, je me garde de développer… Et pourtant. C’est d’ailleurs une question que je pose là à mon ami Joël Seguin, nettement plus impliqué.

Par contre, j’ai été très intéressé par le milieu dans lequel il a été baigné gamin… Des parents nourriciers adorables mais aussi, suite à un déménagement, l’arrivée dans un logement construit alors par Joseph Eichler dans les années 50 dans la droite ligne de Wright. Une sorte de Fernand Pouillon californien…

@urbanbike

C’est ce que Jobs explique à Walter Isaacson…

Ce que faisait Eichler était remarquable. Ses maisons étaient bien conçues, pas chères et de bonne qualité. Il a donné aux gens à bas revenus le goût de l’épure et de la simplicité. Il y avait une multitude d’équipement incroyables, comme le chauffage par le sol.

Et pour vous rendre compte tout simplement de ce type de maison, un petit passage sur ce site qui s’occupe de vendre ces maisons désormais anciennes à l’échelle de la Californie. Ou encore dans celui-ci. Onze mille habitations de ce type ont été construites entre 1950 et 1974.

J’aime quand on peut proposer quelque chose de beau et d’utile pour un coût modique, disait-il en désignant les maisons d’Eichler aux lignes épurées. Cela a été ma vision originale pour Apple. C’est cela qu’on a tenté de faire avec le premier Mac.

Et cet amour de l’architecture, on la retrouve tout au long de son parcours jusqu’au prochain campus d’Apple dessiné par Sir Norman Foster sans oublier celui de Pixar pensé pour que les équipes se retrouvent naturellement (lire la bio pour comprendre). Et, bien sûr toutes les boutiques dessinées par ce même architecte, Peter Bohlin

Amusant, je suis tombé sur ce site qui dresse une cartographie du monde californien de Jobs…

Bref, composante à ne pas oublier…

Alors…? Alors oui, ça se lit sans problème et c’est passionant. Mais comme le sentiment que le biographe a pas mal manqué de temps et qu’il reste encore des tas de points à découvrir… Tiens, justement, ses relations avec Foster ou Bohlin… Au boulot pour une suite…!

Sinon, existe en version papier : 668 pages mais en 14 x 23…

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