Mais comme l'oisiveté est mère de tous les vices, j'occupe tout de même quelques moments de la journée à gratter un dessin de ci, de là, histoire de déguiser ce qu'il faut bien appeler des vacances en pseudo-voyage d'étude… Mon ami Jean-Christophe a la bonté de publier ces tentatives pitoyables, afin d'attester d'une activité laborieuse dont l'unique objectif est de m'acheter une bonne conscience à peu de frais. Merci JC.
Ajaccio, donc. Cité impériale, sans blague : les autochtones font une grave fixette sur leur Grand Homme local (qu'on aurait pu laisser aux italiens à une année près !)…
Pour résumer : une minuscule vieille ville Génoise du XVe s, quelques bâtiments Napoléoniens — dont le fameux Musée Fesch (justifiant parait-il le voyage, mais malencontreusement fermé jusqu'à ce qu'on retrouve les clés), et pour le reste des barres d'immeubles construites dans les années 60. Du charme malgré tout, grâce à un climat exceptionnel et des places bordées de palmiers ou de poivriers. Tout ça mériterait quand même un petit coup de peinture.


Dans mes efforts pour me nourrir intellectuellement — et figurer dignement dans les conversations post-congressistes, j'assiste à des conférences aussi érudites que soporifiques. C'est ainsi que j'ai appris que Napoléon, que la discipline passionnait, a largement favorisé l'essor de la médecine moderne. Pour la chirurgie, par contre, c'était moins le cas : il considérait le ramassage des blessés sur le champ de bataille comme un frein aux manœuvres, et glorifiait le soldat refusant les secours. Ca marchait très moyennement.
La conférence est suivi par un pince-fesses organisé dans le fameux Salon napoléonien de l'Hôtel de Ville, un peu exigu pour accueillir les congressistes et les parasites gravitant autour. La montée des marches est surréaliste, genre faille spatio-temporelle. Si la qualité du buffet n'est pas à la hauteur des espérances, elle est tout de même au-dessus de la ration militaire. Les organisateurs ont décidé de valoriser coûte que coûte les produits locaux ; je fais une overdose de beignets au brocciu, arrosés d'un muscat du Cap Corse relativement sec.




On peut rejoindre le joli site des Îles Sanguinaires, pourtant à 14 km du centre d'ajaccio, avec un bus de ville. Il y a une balade sympa à faire à partir de là, jusqu'aux belles plages du Capo di Feno

Bonifacio est à deux heures de route d'Ajaccio, on a fait l'aller-retour dans la journée. Très joli, très touristique. La petite plage coincée derrière la ville en contrebas est relativement tranquille, on aperçoit les côte de la Sardaigne derrière le "grain de sable".


À peu près à la même distance d'Ajaccio , mais en remontant vers le nord, on rejoint Porto en traversant le site magnifique des calanques de Piana.


Pardon, mais j'avais oublié mon appareil photo à Montpellier. Jean-Christophe vous dira que c'est pas si grave, pour ce que j'en faisais…
Bon, tout ça c'est bien joli, mais je dois aller rechercher ma voiture à Santander, il parait qu'elle est enfin réparée.
Note(s) de lecteur(s)…
Jean-Christophe ajoute…
Le "vrai" brocciu se déplace tout seul… Je vous revoie à des lectures historiques, pas des racontars de touristes (!!), certifiées par l'excellent Ocatarinetabellatchitchix…
| le 3/07/2009 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Lukino |


