Rafraîchissement
Dans | ça se lit | édition américaine |
Avec l'actualité française autour de la présidence vacante du FMI, voici deux petits rafraîchissements. Dans | ça se lit | édition américaine |
par Joël Seguin
D'abord via Les Français ont-ils vocation à être les hauts fonctionnaires du village mondial ? de Jean-Pierre Robin pour Le Figaro :
De tous les Occidentaux, les Français ont la réputation d’être les plus hostiles à la mondialisation. Ils ignorent manifestement qu’ils en sont les organisateurs les plus prestigieux ! Pascal Lamy dirige l’Organisation mondiale du commerce et Dominique Strauss- Kahn a de très bonnes chances de prendre la direction générale du Fonds monétaire international à l’automne. Or l’OMC et le FMI – l’une pour le commerce et l’autre pour l’économie et la monnaie – sont sans conteste les deux institutions phares de la globalisation. Celles qui façonnent les règles du jeu et en arbitrent les crises. Il n’y a pas que l’OMC et le FMI où nos compatriotes monopolisent les plus hauts postes. Dans l’olympe des organisations intergouvernementales, ils sont partout. Michel Jarraud, à l’Organisation mondiale de la météorologie, Claude Mandil à l’Agence internationale de l’énergie, le Dr Bernard Vallat à l’office international des épizooties, Michel Danet à l’Organisation mondiale des douanes, Jean- Marie Guéhenno numéro deux de l’ONU en charge des questions de sécurité, Francesco Frangialli à l’Organisation mondiale du tourisme, etc. Au niveau européen également les Français sont aux avant- postes : Jean-Claude Trichet à la BCE, Jean Lemierre à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), Jean-Paul Costa à la présidence de la Cour européenne des droits de l’homme, Marc Perrin de Brichambaut comme secrétaire général de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).
Et cet extrait tiré du livre Making globalization work de Joseph Stiglitz.
Poverty has, at last, become a global concern. The United Nation and multinational institutions such as the World bank have all begun focusing more on poverty reduction. In september 2000, some 150 heads of state or government attended the Millenium Summit at the United Nation in New York and signed the Millenium Development Goals, pledging ti cut poverty half by 2015.
Until recently, the IMF traditionally focused on inflation rather that on wages, unemployment and poverty. Its view was that poverty reduction was the mandate of the World Bank, while its own mandate was global economic stability. But focusing on inflation and ignoring employment led to the obvious result : higher unemployment and more poverty. The IMF has now made poverty reduction a priority.
Livre qui rejoint ceux d'autres économistes de premier plan qui ont su récemment expliquer sans trop jargonner ou compliquer ce qui se passait à l'échelle de la planète : Jeff Sachs, The End of Poverty, Jagdish Bhagwati, In Defense of Globalization, Bill Easterly, The Elusive Qwest for Growth, Thomas Friedman, The World is flat et Martin Wolf, Why globalization works. Un peu moins de la moitié de l'humanité est pauvre. Autrement dit, près de 3 milliards de personnes vivent avec 2 dollars par jour. Tout comme les règles régissant les échanges commerciaux, de capitaux et celles liées à l'environnement, la pauvreté est un problème qui a besoin d'être traité autant au niveau local que... mondial.
Rien à voir, je ne résiste pas à vous montrer une différence culturelle tellement flagrante sur ces questions! Voici une sélection de titres et couvertures américaines puis françaises sauf pour les livres de Jeffrey Sachs et Martin Wolf, non disponibles en français.




Et les deux versions du livre de Jeffrey Sachs : Hardcover puis Paperback.


Note géographique autour du FMI : la World Bank est installée dans la 18ème rue et le Trésor américain dans la 15ème!
| le 26/07/2007 à 07:00 | Écrire à Joël Seguin |















