Qu’importe la boite à pixels, faire des images…

Et retrouver l'envie !
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Hier soir, j’ai parcouru une demi-douzaine de blogs dédiés (…en grande partie) à la photo. Cela va de véritables pointures comme mon ami Volker à des gens passionnés… et certainement passionnants.

Si j’en parle aussi étrangement, c’est que j’ai le sentiment de ne plus être dans le coup. Ou, plus exactement, de ne plus vibrer aux annonces de telle nouvelle version (…mise à jour à 350 euros en passant, une paille…) ou à telle nouvelle optique de la mort qui tue (…impressionnante), au test de tel nouveau boîtier expert (…dont biiiiip qui semble une bouffonnerie, dixit les rédacteurs de ce très bon blog anglais).

Bref, de m’éloigner ces dernières années de cet éloge permanent de la technique même si de nombreux aspects m’intéressent.

En ce moment où les clients sont aux abonnés absents, où les réunions se succèdent aux réunions dans les boîtes pour cause de récession, il est amusant (sic !) de constater ce décalage avec ces sites web pointus qui poursuivent leurs tests de machines de course aux performances techniques hallucinantes, drainent même quelques commentaires enthousiastes et l’activité économique en berne en phase avec les ressources des uns et des autres au plus bas.

Heu, je voudrais pas avoir l’air de plomber l’ambiance mais qui peut encore se permettre d’acquérir ces bêtes de concours ? Et dans quel but ? Répondre à des réelles demandes clients ? On m’aurait donc menti ! Il y’a encore des clients prêts à payer des prestations à leur juste prix ?!

Du coup, pas totalement idiot pour certains grands constructeurs historiques de produire des machines qui mettent en musique leur propre mythologie même si les performances réelles sont en deçà de celles des concurrents. Les vrais clients ne sont plus des passionnés de photos mais bien un gisement nouveau d’utilisateurs qui a besoin de consommer du rêve. Et qui a les moyens de s’offrir ces couteux ersatz.

Or, sur ces sites de photo, pas grand chose sur les apps de photo. Je ne parle pas de lightroom mais bien des apps sur iOS qui tournent sous iPad et iPhone.

Je pense très sérieusement que c’est mon regard qui a changé. J’arrive à m’enthousiasmer pour une app à 4,50 € et non plus pour un boîtier à 3000 €.

Le paradoxe est là : ce qui m’intéresse, c’est bien de realiser des images et non avec un œil humide faire le tour des fonctionnalités du dernier boîtier sorti.

C’est peut être à ce signe que je découvre que je vieillis (…ou me paupérise !), j’apprécie toujours autant les qualités intrinsèques de ces boîtes à pixels mais seule l’image qui en sort m’intéresse.

Avec un bête iPhone (…qui, comme tout le monde le sait, n’est pas un véritable appareil photo), je retrouve l’envie première.

Si 95 % des produits payants ou gratuits proposent une ribambelle de filtres décoratifs et amusants (…et bravo à ceux qui les utilisent sans se soucier des avis tranchés de quelques experts auto-proclamés qui se pincent le nez…), je reste de plus en plus épaté par des apps comme Nofinder, MPro ou MCPro ou encore Vint B&W MII. Sans oublier l’app Appareil Photo propre à Apple.

Et hier soir, c’est le développeur de 645PRO qui nous fait la surprise d’une version mark II épatante, (re)visitée de fond en comble. Du coup, je mets de côté Pure, son autre application car la nouvelle mouture de 645 PRO — lire sur Tiaaft — possède une gestion d’émulsion avec possibilité de les paramétrer, des filtres traditionnels. Et une gestion de format totalement revue.

Mais le mieux est de redécouvrir l’usage de cette app en réalisant quelques images pour le plaisir.

@urbanbike
image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike


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