Mais pour qui sont ces promesses qui s’assèchent dans les abysses ?

Aldo Tartarin de Tarascon
dans | dans mon bocal | groummphh | mémoire |

Annonces tonitruantes et prises de position agressives, voilà ce qui caractérise Aldo. Sa rhétorique (…faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais) me lasse. Le personnage est touchant, diablement intelligent, doué (surdoué même) mais paumé.

À lire entre les lignes des écrits qui me passent sous les yeux, je me surprend à garder de la tendresse. En cause — ce que j’analyse avec ma psychologie de comptoir (sic !) — une enfance dans un milieu inculte qui n’a pas décelé ses capacités.

Il est vrai que naître dans un univers de crétins n’aide pas.

Le problème est que tout milieu n’est jamais noir ou blanc. Gris très souvent, gris sale, crad même. Mais pas noir.

Des gamins qui se sont développés dans des ambiances glauques, j’en connais un paquet jusque dans ma propre famille (re sic !) et ils ne sont pas automatiquement méprisants vis à vis de leur entourage. Leur problème reste de «tuer le père» (le leur, exclusivement…!), pas de tuer tous ceux qui pouvaient leur faire de l’ombre !

Certains ont réussi.

D’autres non. Et avec ceux-là, effectivement, c’est devenu très difficile de dialoguer. Voire plus jamais.

L’Aldo auquel je pense ce matin se trompe de cible et devrait s’interroger sur ce qui motive sa compétition acharnée avec le monde entier. Et non ouvrir mille pages qui resteront désespérément blanches.

Bref rencontrer paisiblement tous ces affreux qui lui rappellent son paternel pour découvrir que, non, ils n’ont pas grand chose à voir avec ce dernier. Accepter le monde comme les immondes qu’il décèle en nous dès lors qu’il se pense en danger, cesser de nous reprocher quasiment d’êtres nés avant lui !

Il est touchant cet Aldo de Tarascon. Il faudrait juste qu’il cesse de perdre des lettres.

La dernière que j’ai connue (il y a des Aldo de tous sexes) n’a jamais su renouer les fils[1] du dialogue, trop occupée à tresser sa propre histoire…

Note : titre en hommage potache à ce vers de Racine Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? (Andromaque (1667), acte V, scène 5…)


  1. fils ou fils d’ailleurs…?!  ↩

image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike


Recherche | mode avancé

Sans oublier…!

image
Follow me on App.net