Voyager léger
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Près de 15 jours, urbanbike a baissé le rideau.Dans | ailleurs | ça se regarde | jardin planétaire | photographie |
par Jean-Christophe Courte
Merci à Lukino pour son chouette billet sur la colorisation de BD, ce qui m'a permis de disparaitre en publiant juste un billet lundi sur l'ouvrage consacré au XML.
Les plus curieux d'entre-vous ont suivi sur inexten.so ma discrète escapade au travers des quelques images réalisées et expédiées depuis mon iPhone ou, quand j'avais une connexion Internet, l'envoi d'une image réalisée avec un autre appareil.
Partant en Corse pour la première fois à l'invitation de mon vieux copain Pierre — un passionné du noir et blanc argentique comme numérique —, nous avons fait le choix d'un voyage à vitesse d'homme, à savoir un trajet en train jusqu'à Marseille suivi d'une traversée en bateau jusqu'à Porto Vecchio avant de poursuivre dans un véhicule de location. Et retour.

Pas question dans ces conditions de voyager avec des tonnes d'affaires. Et encore moins en terme de matériel photographique…! Laurent — l'auteur de Photographier en toute stabilité — comme Pierre ont eu beau me conseiller de prendre toutes mes optiques dont le 180 Macro, j'ai juste embarqué le Canon 5D et mon léger 135 mm.
À la dernière minute, j'ai ajouté le Canon G11 (voir cette chronique sur urbanbike) dans mon sac à dos déjà bien garni car j'emportais également mon MBP 17 pouces et un disque de 500 Go FireWire 800 de 170 grs.

C'est ce « à la dernière minute » que je souhaite évoquer…!
De fait, à l'usage, c'est très souvent ce Canon G11 que j'ai utilisé comme bloc-notes, glissé dans la poche de ma veste Lafuma. Certes, j'ai bien sorti le 5D à plusieurs occasions mais randonner ou se balader dans des villages avec un ensemble pesant n'est pas de tout repos. Avec de plus une épaule en vrac, je n'étais physiquement pas dans les meilleures dispositions pour le trimballer…!

Bonifacio, escalier du Roi d'Aragon… Descendre, c'est sympa… Remonter, moins…

La photo qui suit est au 5D + 135 mm pour explication…!! La saignée dans la falaise, 65 mètres de dénivelé et un paquet de marches inégales à gravir…

Bref, je me suis surpris à utiliser sur cette dizaine de jours le G11 dans nombre de situations et en toute discrétion contrairement à un reflex qui reste ultra visible, notamment dès que l'on shoote…


En mode AV (priorité à l'ouverture), à 80 ou 100 ISO, le filtre neutre (ND) souvent activé pour contrer une luminosité ambiante souvent excessive tant en montagne qu'en bord de mer, j'ai retrouvé avec plaisir ce boîtier compact à l'autonomie exceptionnelle. Oui, c'est à rappeler, le G11 comme ses frères a une batterie d'une incroyable tenue dans le temps.

Des reproches ?
Bon, mon G11 ayant subit un écrasement lors d'un voyage précédent, la molette arrière a une sérieuse tendance à débrayer lors des changements de diaphragme pour ne pas se rendre immédiatement sur la valeur souhaitée…!
Ensuite, l'utilisation de l'écran de contrôle arrière devient assez problématique en plein soleil : plus d'une fois j'ai préféré utiliser son viseur optique malgré sa couverture imprécise et son confort de visée limité.
Enfin, le fait de devoir attendre que la vue réalisée soit affichée sur l'écran avant de récidiver est un process peu lent et je n'ai pas eu le courage (ou l'idée…!) de changer les paramètres pour réduire ce temps d'attente.
Bien sûr, la couverture optique pourrait être plus importante mais il n'est pas difficile de s'en accommoder en se déplaçant physiquement pour compenser son cadrage quand cela est possible.
Enfin, en sortie/extraction de la poche de ma veste, la molette des modes photographiques peut tourner et cela m'est arrivé deux fois sans que je saisisse immédiatement ce qui se passait…!
Quelques exemples Carte Postale (départ de Porto Vecchio par temps plombé et dans l'ordre…)



Le vrai problème n'est pas le G11 mais bien le gars qui le manipule…!
Et comme j'ai une forte tendance à oublier mes changements de réglages — comme laisser en place une montée en ISO inadaptée ou l'emploi du filtre neutre alors que ce n'est plus nécessaire, oublier de passer en mode macro — j'ai foiré quelques vues non de la faute de l'appareil mais bien de la mienne, trop occupé à contempler cette île étonnante au lieu de me concentrer sur les détails techniques…!!
En revanche, le fait de pouvoir utiliser la molette de compensation de l'exposition est un régal… Pratiquement toutes mes images ont été réalisées avec moins un diaph sur cette molette.

Ainsi cette dernière image où je suis resté à 400 ISO. Bon, travailler en RAW permet souvent de rattraper les erreurs…! Ou pas…!!
En complément, je vous renvoie au livre de Jeff Carlson, Photographier avec son canon Powershot G10 ou G11…
À suivre.


