image du monde végétal — close-up

Obtenez le maximum du Canon EOS 550D

Philippe Chaudré et Vincent Burgeon
Dans | ça se lit | photographie | signé vincent |

par Jean-Christophe Courte

Vacances, j'oublie tout…!
Aie ! Si vous avez oublié le mode d'emploi de votre nouveau Canon 550D à la maison, pensez à feuilleter ce nouvel opus paru chez Dunod.

Si le nom de Philippe Chaudré ne vous est pas inconnu — il est l'auteur du Obtenez le meilleur du Canon EOS 500D comme d'un Tutorom Lightroom (entre autres), celui du co-auteur devrait également éveiller quelques souvenirs aux lecteurs d'urbanbike !

Vincent, voyons, voyons…? Non pas l'excellent Vincent… Luc mais, bon sang, mais c'est bien sûr, Vincent Burgeon…! Le Burgeon d'urbanbike (ça sonne bien, hein…!), alias Hannibal Brompton…! Cliquez sur le dernier lien pour comprendre (désolé Vincent, je suis d'humeur taquine…!).

Vincent est venu prêter main forte sur la partie Vidéo à l'excellent Philippe Chaudré et cela donne 330 pages (…ou 24 millimètres d'épaisseur, au choix) de conseils et d'explications concentrées sur le tout dernier boîtier grand public de Canon.

Bref, plus rien de nous échappera des nombreux réglages subtils de ce réflex sous la houlette de ces deux spécialistes…!



Obtenez le maximum du Canon EOS 550D
Philippe Chaudré et Vincent Burgeon
Dunod
9782100550395 | 28,50 € | 330 pages en quadri

image caddie

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Pour mémoire, la vidéo mythique, quasiment culte réalisée au Canon 7D et embarquée sur le Brompton de Vincent est à (re)découvrir sur urbanbike (montez le son…!)

Inside the Publishing Revolution – The Adobe Story

Pamela Pfiffner - Adobe press, 256 pages - 2003
Dans | ça se lit | groummphh | signé vincent |

par Vincent Burgeon

Une révolution…
N'y voyez pas une provocation de ma part, mais il m'a semblé intéressant, vu les débats Apple / Adobe qui bruissent ces derniers jours sur la blogosphère, de pousser sous les spotlights ce bouquin que j'ai lu il y a quelques mois, découvert grâce à l'excellent Peter Gabor.

Il s'agit d'une chronologie de l'histoire d'Adobe, des prémices à 2003 pour être précis (et donc bien avant qu'on ne cloue Flash au pilori).

Bon, soyons clair, je ne peux pas m'ôter de la tête que ce livre est un tout petit peu pro-Adobe, bien que Mme Pfiffner ait également de bonnes raisons d'aimer Apple (elle a travaillé chez MacWeek, MacUser, Publish…), mais pour accéder au saint du saint des archives adobiennes, pouvoir interviewer les grands patrons, et être finalement édité par Adobe Press, il était préférable que la charge ne soit pas trop lourde.

Malgré cela, je pense que c'est tout de même un très bon livre.

Premièrement, parce qu'il remet en perspective l'émergence de la Publication Assisté par Ordinateur (plus communément appelée PAO) et son influence sur le monde du graphisme, de l'imprimerie et de la communication en général. On y voit, aux travers des yeux d'Adobe, les grands acteurs de l'époque apparaître, évoluer, grandir, s'allier, se battre, réussir, disparaître… C'est d'ailleurs assez fascinant de voir le contexte de l'apparition des premières fontes PostScript, les interrogations sans fin liées à l'usage de l'informatique pour produire des mises-en-page, les défis techniques posés et la façon de les résoudre, les différentes personnalités qui entrent en scène, devenues célèbres pour certaines ou tombées dans l'oubli pour d'autres (qui se souvient de M. Seybold?), etc.

La deuxième raison, c'est que ce livre est tout simplement bien fichu : bien documenté, chouette iconographie, bien maqueté, belle impression, très agréable à lire… bien qu'il soit en anglais.

…et une anecdote
Je ne vais pas vous narrer par le menu l'histoire de la PAO, ceux qui l'ont vécue le font bien mieux que moi (clin d'œil appuyé au maître de céans), mais pour illustrer l'esprit un peu "C'était le temps des pionniers" qui anime ce bouquin, j'en tire une anecdote de circonstance, qui m'a beaucoup plu… : Fin 82, début 83, Adobe, avec sa technologie PostScript bien au point, réfléchit aux moyens d'en tirer parti. L'idée qui prédomine est de créer des sortes de petites boutiques-imprimeries équipées de PCs et d'imprimantes Laser exploitant la dite technologie, afin de permettre à n'importe quel quidam de venir faire imprimer à moindre coût et en petites quantités ce que bon lui semble. Oui oui, vous avez bien lu ; Adobe songeait à se développer autour d'un service proche de ce que nous connaissons aujourd'hui avec, par exemple, CopyTop. Bref, ils se dirigeaient vers un système de petites structures de Service adossées à du Software propriétaire (le PostScript) et du Hardware (des PCs et des imprimantes).

Au printemps 83, Warnock et Geschke rencontrent Steve Jobs, justement pour discuter technologie, PostScript, Laserwriter, interface graphique, le nouveau Lisa, et tout le toutim… Apple a le vent en poupe, à ce moment-là : nous sommes à deux doigts de la sortie du premier Macintosh.

Après la réunion du matin, ils vont déjeuner tous ensemble dans un restau, à Cupertino. Durant le repas, Jobs réagit aux projets d'Adobe (les imprimeries), en disant (selon la légende) : "I don't need the computer. I don't need the printer. I need the software". En gros, Jobs convainc les dirigeants d'Adobe de laisser tomber leur idée d'imprimeries locales, pour devenir exclusivement une Software Company, en licenciant PostScript à Apple (qui possède déjà un savoir-faire en matière de Desktop Computer et d'imprimante laser).

Et c'est évidemment ce qu'Adobe fera : avec PostScript installé sur ses Macs et sa Laserwriter, Apple a pu proposer les toutes premières stations de Desktop Publishing. C'est en quelque sorte ce déjeuner fondateur entre Adobe et Apple qui a lancé la révolution de la Publication Assistée par Ordinateur…

La suite est connue, grâce aux succès des Macs et de la Laserwriter, Adobe est allé trouver les grands fondeurs pour leur proposer de redessiner leur fontes au format PostScript et c'est un gros contrat avec Linotype qui a déclenché la ruée des autres fonderies vers cette nouvelle technologie, transformant PostScript en première poule aux œufs d'or pour Adobe (je vous laisse le soin de deviner quelle fut la suivante, de poule…).

Bon, il est évidemment possible qu'Adobe aurait pensé à licencier Postscript après s'être cassé les dents avec ses imprimeries-copytopesques, mais c'est amusant de noter, une fois de plus, qu'un certain visionnaire était passé par là…

En filigrane, apparaissent d'ailleurs, ça et là dans le livre, les interrogations des responsables d'Adobe quant à la direction que prend l'entreprise à certains moments de son existence, et aux difficultés qu'elle a à se créer une identité par rapport aux évolutions rapides du monde de la communication (le web, la vidéo, etc.).

Tiens, ça me fait penser qu'il y a d'ailleurs une bonne anecdote concernant Quark et le lancement du projet InDesign, mais je ne voudrais pas vous gâcher la lecture à l'avance !

Bref, pour ceux qui s'intéressent à l'histoire du graphisme 'papier' sous l'angle des technologies, ce bouquin est certainement un must-have.

Vous pouvez lire ici l'article de Peter Gabor, bien documenté et illustré (quelques extraits du livre sont également sont dispos).

Et si vous avez l'occasion de vous l'offrir, précipitez-vous, car il n'est pas certain que ça soit réédité un jour…

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Fiery sous OSX 10.6.x

D'AppleTalk à IP
Dans | groummphh | signé vincent | utilo pratique |

par Vincent Burgeon

En écho au billet de JC concernant sa vaillante QMS, la résolution du même type de mésaventure avec un copieur connecté, dans l'agence où je travaille. Nous utilisons un copieur Canon CLC-4040, connecté à un RIP Colorpass GX100 ; une configuration plutôt courante en agence de pub<; rien de très exotique.

Après avoir installé Snow Leopard sur mon poste, en septembre dernier,même scénario : le service d'impression ne répondait plus… Direction les Préférence Système pour recréer ledit service.

Et là, surprise, plus d'Appletalk (bon, demi-surprise dans la mesure où l'on savait ce vieux protocole moribond – si mes souvenirs sont bons, Apple avait déjà parlé de le laisser tomber, dès la première version d'OS X).
 
La solution était donc d'utiliser IP en lieu et place d'AppleTalk.
Mais il y avait un deuxième écueil à franchir : une erreur d'autorisation sur un composant Fiery qui, si elle n'est pas résolue, donnera ce type de message :

20100410_SL-Fiery-pas-ok.png

En effet, en allant jeter un œil à la console, on peut lire ceci :

20100410_SL-Fiery-console.png

C'est pourquoi il faut d'abord éliminer ce problème avant de créer un nouveau service d'impression.
Pour celà, ouvrir le Terminal et entrer la commande :
sudo chown root /Library/Printers/Canon/PS3/Filters/fierycupsfilter
qui attribue à Root (l'utilisateur Système) la possession du composant fierycupsfilter.

À noter que le problème semble se poser lorsque l'on met-à-jour en 10.6 un poste sur lequel ces composants étaient déjà installés. Sur une nouvelle configuration Snow Leopard installée from scratch, la manipulation n'est pas nécessaire.

Maintenant que le composant Fiery est débloqué, deuxième étape : la bonne configuration du service.
En effet, si avec AppleTalk, c'était enfantin de créer un service d'impression, avec IP, c'est une autre paire de manches.
 
Après pas mal d'essais, j'ai trouvé une seule configuration qui (dans mon cas) fonctionne : 

20100410_SL-CLC-ecran-print3.png

Commentaires (je répète un peu ce que racontaient JC et Dominique, mais c'est intéressant de voir que cela s'applique également ici) :


— Le protocole : après plusieurs essais, c'est celui-là qui m'a donné les meilleurs résultats (blocages des tâches avec les autres). 
L'adresse IP du RIP peut être récupérée en demandant à l'imprimante une sortie de la configuration (qu'on obtient via l'écran de contrôle de la bécane).
La file d'attente : Attention : bien la référencer. Là j'ai mis print, en bas-de-casse, sans espace ni rien. J'ai fait des essais avec direct, ça marche aussi. En laissant le champ vide ça ne fonctionne pas (contrairement à ce qui est expliqué dans la fenêtre de paramétrages). Bref, c'est un point sensible… Et pas de solution miracle ! Chose curieuse, dans le rapport de configuration de l'imprimante, le nom de la file d'attente print est donné en français : Impression. Pourtant, ça ne fonctionne que quand il est libellé en anglais dans nos Préférences Système. Donc bien mettre  print ou direct.
Nom : le nom tel qu'il apparaîtra dans la fenêtre d'impression des applications.  
Emplacement : l'endroit où se trouve la bécane (on peut mettre n'importe quoi, le Mac n'ira pas vérifier(*)). 
Imprimer via : définition du pilote : dans mon cas, j'en ai deux qui fonctionnent : un Premier, propre au CLC-4040, fourni par un technicien Canon lors de l'installation du copieur ; un second qui est une sorte de pilote PostScript générique, Trouvé sur le site de Canon. Par-contre, les pilotes propres au CLC-4040 trouvé sur le site Canon ne semblent pas fonctionner…

Donc attention, il peut y avoir deux problèmes distincts : 1°, les autorisations sur le fichier fierycupsfilter et, 2°, le bon paramétrage de l'imprimante IP, qui demande d'être assez précis.

Par ailleurs, sur le site Canon, on peut télécharger Command Workstation, un logiciel qui permet de superviser le trafic sur le ColorPass et permet ainsi de voir, lors de tests, comment se comportent les jobs envoyés sur le Fiery. 

Rien à voir, mais la mise-à-jour 10.6.3 règle également un problème agaçant, apparu avec la 10.6 : l'impossibilité d'ouvrir à partir du Finder (en double-cliquant) des fichiers InDesign CS4 dont le nom comporte un #. La manipulation donnait le très explicite message : Valeur obligatoire manquante pour le paramètre 'from' de l'événement 'open' :

20100410_indesign-bugged.png

Depuis le dernier update, ça fonctionne à nouveau…



(*) Ajout du JC : je me demande si ce champ n'est pas simplement là pour bien localiser l'imprimante dans une grosse entreprise, genre … Fiery du bâtiment B, 3° étage

20100410_SL-Fiery-nuage.png
Note(s) de lecteur(s)…

Guillaume Gete (the Mac Gourou) confirme via Twitter :
ta précision en bas d'article est exacte, c'est bien pour localiser l'imprimante dans une grosse entreprise… :)

Merci GG !

Vincent ajoute ceci (un mail de François) :
Je me permet d'apporter quelques compléments d'information.
Dans le champ File d'attente, il y a par défaut trois valeurs possibles :
print, direct et hold. Dans un environnement multi-utilisateurs, print joue le rôle d'une file d'attente, premier arrivé, premier servi. Direct permet de passer devant les jobs qui sont dans la file d'attente.

Brompton en mode cyclotourisme – caméra embarquée | 2

En action…
Dans | photographie | signé vincent |

par Vincent Burgeon

Dans un billet récent, il était question de monter, en voyage ou en balade, un APN sur un Brompton, grâce à un petit support bricolé, facile à glisser dans le fourre-tout ou la sacoche de guidon. J'avais proposé un assemblage de clamp, spigot et rotule Manfrotto

Suite à divers conseils, j'ai apporté de petites améliorations à l'ensemble, et puis fait quelques essais concrets.
Comme le suggérait J-C, j'ai d'abord ajouté un plateau rapide (ref.323) pour pouvoir monter/démonter facilement l'APN, (très pratique, les petits matins de janvier, avec les gros gants, par -5 °C), et, suivant l'avis de Laurent j'ai opté pour un spigot plus long, histoire d'avoir une meilleure latitude dans l'orientation du reflex.

Pour éviter le desserrement des pas de vis du spigot, j'ai ajouté du frein-filet et ai sorti ma pince multiprise pour serrer le tout ; quelques gouttes de prudence dans un océan d'inconscience, d'après certains… bon.

Ca donne ceci :

20100226_montage2.jpg

Est-ce bien sérieux ?
Après deux semaines à trimballer mon reflex partout sur mon vélo, je résumerais ma pensée à un mot : occasionnel. En effet, pour un usage régulier (mais bon, qui en ferait un usage régulier ?) ou professionnel, il existe des solutions bien plus robustes (et donc moins risquées pour le matos) comme par exemple le Magic Arm de Manfrotto.

Par-contre, dans un contexte de prises de vue ponctuelles, de voyage cyclo ou de projet vidéo à petit budget, cela s'avère tout-à-fait utilisable, à condition d'observer quelques règles de prudence…
  • Primo : protéger au mieux l'APN. Bien entendu, il existe dans le commerce une multitude de possibilités… J'opterais pour la bonne grosse lucarne en plastique dur qui couvre l'écran arrière (pour se prémunir des projections de graviers) et le filtre UV ou Polarisant (selon l'effet voulu) pour préserver la lentille frontale. Ensuite, une éventuelle housse anti-pluie ou housse anti-bruit ; celle-ci plus épaisse pouvant également faire office d'antichoc (dépend du type de chocs, bien sûr). Il existe aussi des solutions genre Camera Armor… Et puis il est toujours loisible d'effectuer son propre bricolage à base de matelas mousse et de scotch.

  • Secundo : assurer le boîtier en fixant la sangle, bien tendue, à un point fixe sur le vélo. De la sorte, si l'un des éléments du montage venait à se desserrer, le boîtier ne bougera pas (trop). Pour ce faire, un petit mousqueton ou une deuxième sangle à fermeture par clip viendront bien à point.

  • Tertio : serrer impérativement toutes les vis à fond…!!

Évidement, j'ai tenté de pousser le montage vers ses limites en augmentant progressivement le poids de l'ensemble. Le clamp Manfrotto a finalement commencé à montrer des signes de fatigue au niveau du revêtement intérieur des mâchoires : il a tendance à se décoller. Un peu décevant, car il y a fort à parier qu'un caoutchouc plus épais et plus rigide aurait tenu le coup…

Attention, car sans cette protection, c'est la peinture du vélo qui en prend un coup.

20100226_clamp-hs.jpg

Caméra embarquée
Pratiquement, ça fonctionne plutôt bien. l'APN ballotte évidemment parfois un peu, et certaines images sont alors totalement illisibles (et carrément risibles), mais le montage tient. À noter qu'iMovie dernière mouture propose une fonction de correction des saccades et tremblements qui donne d'assez bons résultats.

Au niveau des angles de vues, on peut cadrer à peu près n'importe quoi de ce qui se passe sur et autour du vélo, où les points d'attache ne manquent pas — plus particulièrement sur le Brompton qui a une tige de selle très longue.
Par ailleurs, comme on peut toujours faire — après coup — une rotation logicielle (photo ou vidéo) de 180°, l'appareil peut être placé cul par dessus tête, ce qui multiplie les angles possibles autour d'un seul point de fixation.

Ci-après quelques exemples (montage et cadrage) de ce qu'on peut faire avec ce bricolage et deux optiques grand-angles (un Canon 17-40 mm et un Peleng 8 mm). Attention, il s'agit bien de photogrammes tirés de vidéos faites avec le 7D, la question ici n'est donc pas d'illustrer les qualités photographiques du 7D (pour ça, j'aurais bien entendu photographié des murs de briques)… Je pense d'ailleurs, au vu du résultat, que j'ai encore beaucoup à apprendre sur la meilleure façon de shooter en vidéo avec un APN, mais bon, c'est une autre histoire… !

Sur le cintre :

20100226_chateaudeau2-apn.jpg

Toujours sur le cintre, vers l'avant :

20100226_longchamp-apn.jpg

Sur la fourche, vers l'arrière, le boîtier ayant la tête en bas :

20100226_republique4-apn.jpg

Même fixation, mais l'appareil a pivoté de 180° et regarde vers l'avant :

20100226_republique2-apn.jpg

La sangle du boîtier était fixée au sac de guidon, retiré pour la clarté de la photo.

Au-dessus de la fourche :

20100226_stmartin-apn.jpg

Même endroit, mais avec le fisheye – voyez, malgré le contre-jour, les détails bien visibles de la chaussure (la gestion de l'exposition par le 7D est très bonne) :

20100226_republique3-apn.jpg

Bon, ce ne sont là que quelques exemples.
J'ai essayé pas mal d'autres points de vue qu'il serait longuet de détailler ici, mais pour vous faire une idée globale du rendu, je vous invite à visionner le clip ci-dessous, montée pour les besoins de la cause en coupant-collant allègrement dans tous mes rushes. Disons que, l'occasion se présentant, je me suis senti assez larron pour retrousser mes petites manches et ouvrir enfin iMovie et tenter d'en faire quelque chose…

Bande-son et bruitages de rigueur – sortez le casque !



Voilà ; j'espère que ça aura donné de bonnes idées à certains…!
…Pour ma part, je pense que je n'ai pas fini d'expérimenter de ce côté-là.…

Brompton en mode cyclotourisme – caméra embarquée

Manfrotto, Canon 7D et Brompton
Dans | photographie | signé vincent |

par Vincent Burgeon

Lors de mon dernier voyage cyclotouriste, une de mes grosses frustrations fut de n'avoir pas à portée de main mon APN. En effet, bien que chaque photo soit l'occasion de s'arrêter pour admirer le paysage (et souffler un coup), c'était parfois un tantinet laborieux d'ouvrir mon bagage, sortir l'APN, et tout remballer une fois la marmotte ou le nuage immortalisé. Et puis, certains clichés sont moins faciles à faire (scènes prises sur le vif), voire carrément impossible sans un minimum de préparation. Au final, je me retrouvais avec beaucoup d'images similaires et pas énormément de variations dans le point de vue. Par ailleurs, l'idée de faire quelques clichés et vidéos du genre "embarqué" me titillait…

J'ai donc cherché le moyen de monter solidement un boîtier – et, tant qu'à faire, un gros boîtier – sur mon Brompton.

Il fallait donc que ça soit léger, versatile, facilement démontable et si possible réutilisable pour d'autres usages. Exit immédiatement les systèmes en plastique à la solidité douteuse et les supports façon Paridaqar montés à demeure sur le véhicule… le vélo.

c'est finalement chez Cirque-Photo (petit interlude pour vanter les bienfaits du commerce de proximité) que j'ai trouvé l'accessoire qu'il me fallait. Il s'agit tout bêtement d'un clamp (une pince ?) de poche de marque Manfrotto (ref. 386B nano-clamp). Qualité principale : il est donné par le constructeur comme pouvant supporter 5 kilos en traction verticale ; ce qui laissait une bonne marge de manœuvre pour ce que je projetait de lui faire subir.

Trois choses notables : d'une part, il est pourvu de deux pas de vis (Kodak et Congrès), ce qui permet d'y fixer à peu près n'importe quoi, pourvu que ça soit inférieur à 5 kilos, ensuite la poignée qui actionne la pince est orientable grâce à un petit ressort (c'est-à-dire que, s'il n'y a pas moyen de faire un tour complet pour serrer la vis, on peut lui faire faire des petits allers et retours – ça s'est avéré utile pendant mes tests, quand la poignée de frein ou le compteur kilométrique se trouve être dans le passage) et finalement l'ensemble est construit en métal et fort bien ajusté, ce qui lui confère une bonne rigidité et donne à l'utilisateur une certain confiance (toute symbolique, je vous le concède…)

Je me suis également procuré une petite pièce de jonction (le truc doré dont j'ai oublié le petit nom) pour pouvoir y fixer ma mini-rotule toujours Manfrotto (dont la référence est, je pense, bien visible sur la photo).

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Notez que ladite rotule est également bien conçue (enfin, au regard du cas qui m'intéresse) : en effet, la poignée de serrage joue sur la position du petit plateau ET la rotation de la rotule autour de son axe vertical. En pratique, cela signifie qu'il n'y a qu'une seule manipulation à faire pour desserrer la rotule, positionner l'APN monté dessus et resserrer le tout. Très efficace, quand on n'a que deux mains et deux paires de gants par-dessus…

Le montage donne donc quelque chose comme ça :

20100202_2-fixed-tube-selle.jpg

Et le voilà fixé avec du gros matos sur le cintre du Brompton.
Je vous garanti qu'une fois bien serré (j'ai dis "bien"), ça ne bouge pas…

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La même, vue de profil. L'intérêt, c'est de pouvoir manipuler l'APN tout en roulant, évidemment, pour prendre des clichés ou faire des vidéos comme (au hasard) lors d'une descente de col de haute montagne…
Ajoutons à celà un plateau rapide (que je n'avais pas ici) et l'APN devient immédiatement utilisable pour d'autre usages (ou escamotable en cas de pluie).
Pour sécuriser l'appareil (et se rassurer, soyons franc), il n'est pas idiot de fixer la sangle autour d'un point fixe…

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La pince permet de fixer le montage à peu près partout sur le vélo. Ici sur le tube de selle ; testé longuement ce dimanche, notamment dans des rues pavées. Rien n'a bougé. Par-contre, mon bidon d'eau s'est fait la malle…

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Possible également sur le tube du guidon, à l'avant du vélo…

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Et pourquoi pas sur la fourche ? Avec un fisheye, une bonne solution pour se prendre en photo, pendant une randonnée en groupe ou en famille… Bon, avec l'appareil placé si près du sol, il faudra bien évidemment penser à le protéger (bonjour les gravillons dans l'écran arrière!) et à installer une télécommande sans fil, pour pouvoir déclencher sans lever les doigts du guidon… !

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Bref, de quoi s'amuser pour pas cher…

Notes :
- Y-a-t'il d'autres façons de joindre la rotule au clamp ? Je pensais à une bête tige filetée coupée à dimension voulue, mais il me semble que le filetage du pas Congrès est un peu particulier…
- Une bonne chose à faire serait de mettre un peu de frein-filet sur les pas de vis de la pièce de jonction, histoire de bien la solidariser avec le clamp et la rotule.
- Selon l'endroit où l'on fixe le montage, le type de vélo (suspension, gros pneus, etc.), le parcours (pavés, cailloux,…) et le genre d'APN, les vibrations peuvent être assez importantes (et sans doute pas très bonne pour certains matériels haut de gamme)… Je n'ai pas trouvé de système pour amortir les vibrations, mais ça doit pouvoir se bricoler…
- Attention, plus la focale de l'objectif utilisé augmente, plus les vibrations seront visibles sur une vidéo et plus le risque de flou de bougé sera grand sur une photo.

…Bon, prochainement : des exemples !
Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Christophe d'urbanbike ajoute…
Pour ma part, j'aurais utilisé des plateaux rapides de chez Manfrotto. Mais depuis que j'ai lu ce billet, cela me démange de procéder de manière similaire sur mon brompton…! Bon, en même temps, je n'ai pas ce besoin en plaçant mon 180 dans le sac Cabas…!

Laurent d'urbanbike ajoute, suite à ceci "Je me suis également procuré une petite pièce de jonction (le truc doré dont j'ai oublié le petit nom)"…
C'est le Spigot court universel de 16 mm avec double filet mâle de 1/4" et 3/8”.
Référence 118 chez Manfrotto.
Tu devrais essayer avec le 013 qui est plus long et doit par conséquent permettre de mieux orienter l'appareil...
logotype d'urbanbike

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hop
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    Ailleurs… | la petite bande d'urbanbike… À suivre…