
Chambre d'hôte confortableDans |
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vieillir chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Avant d'évoquer les jardins de
Chaumont-sur-Loire…
Ou encore la découverte du château de
Fougères-sur-bièvre…
J'avais envie d'évoquer une chambre d'hôte assez exceptionnelle (…si, si, le terme n'est pas usurpé) dans laquelle nous avons passé deux nuits…
Et ce n'est pas sur la Loire mais nettement plus bas, en dessous d'un autre château, celui de
Hautefort.
Bref, en descendant rendre visite à notre famille en Dordogne, gros problème, tous les hébergements contactés étaient remplis à ras bord…
Via internet, Béatrice tombe sur le
château de Larre qui démarre ses chambres d'hôte cette saison… Et réserve.
Bref, quelques semaines plus tard, nous voici arrivant fort tardivement en pleine campagne. J'avais heureusement enregistré les coordonnées
GPS sur l'app TomTom de mon iPhone et on est arrivés pile-poil en laissant totalement la main à cette dernière.
Et là, surprise…!
Une grande chambre en rez de chaussée sur une incroyable terrasse donnant sur la vallée…
Une salle de douche à l'étage avec douche à l'italienne vaste de la talle d'un logement étudiant parisien…!
Le lendemain matin, un petit déjeuner pharaonique…
Servis par des propriétaires sympas et attentifs…
Qui ont même envisagé le problème du handicap et, du coup, créé une chambre adaptée que j'ai photographiée le lendemain…
Avec douche à l'italienne bien sûr…
Bref, cinq chambres étonnantes dont une bretonne, une andalouse et une dernière dédiée à une passion du propriétaire…
C'est
ma minute de promotion amicale et totalement assumée car il est très rare de rencontrer un tel niveau de prestation à un prix abordable.
Note de fin : j'en profite pour citer (enfin…!) la chambre d'hôte de ma cousine Hélène… Un oeil sur les infos de
Vacancesvertes.com à Bordeaux qui est ouverte à tous les fondus de vélo. Et de Brompton…! Une seule chambre mais à quelques minutes à pied de la Gare Saint-Jean de Bordeaux.
Bref, à suivre…!
# | 24/07/2011 | 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Chronique d'une vieillesse non-annoncéeDans |
ça se regarde |
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signé vincent |
vieillir chez soi |
par Vincent Burgeon
Le billet de JC d'hier concernant
les bâtons dans les roues (vous avez signé…?) m'a fait songé à un film fort sympathique qui sort bientôt sur nos écrans (courant juillet en France) et dont j'ai assisté dernièrement à l'avant-première, invité par un membre de l'équipe. Ca s'appelle 3 x 20 ans et c'est réalisé par Julie Gavras.
À travers les portraits d'Adam et Mary, un couple de presque sexagénaires (joués par une Isabella Rossellini très classe et le bon William Hurt), elle mène une réflexion sur le temps qui passe (forcément) trop vite, les rapports entre générations et la place des personnes âgées dans la société.
Dis comme cela, ça semble totalement rébarbatif ; mais Gavras (bien aidée par ses deux acteurs principaux qui font de l'excellent boulot) a évité tous les écueils et poncifs du genre pour livrer une comédie douce-amère, intimiste, romantique mais sans guimauve, qui pose beaucoup de bonnes questions sans pour autant se prendre au sérieux.
L'histoire commence lorsqu'Adam, architecte reconnu, reçoit un hommage pour ses ouvrages fort novateurs… mais également fort datés. Loin de se réjouir, sa femme Mary ressent cela comme un enterrement prématuré, ce qui déclenche chez elle une brutale prise de conscience suivie d'une "crise de la soixantaine" : elle réalise soudainement qu'ils font maintenant tout deux partie de la caste des "seniors", des "vieux".
Elle décide alors de faire face et multiplie les rencontres et expériences pour trouver la meilleure façon d'assumer ce nouveau statut. Adam, lui, préfère ignorer les nouvelles lubies de son épouse et, tentant de renouer une dernière fois avec sa gloire passée, se réfugie dans le travail. Petit à petit, ils s'éloignent l'un de l'autre, sous les yeux inquiets de leurs enfants…
Humour de bon aloi (ha, les octogénaires expliquant à un architecte ce qu'ils attendent vraiment d'une maison de retraite) et petits détails narratifs amusants (les accessoires de "retraité" dont Mary parsème la maison) viennent en contrepoint de thèmes plus sérieux, parfois simplement évoqués (le jeunisme, les grandes illusions perdues, les compromis, la constance dans un couple, le jeu de la séduction, l'inéluctable de la mort, etc.).
Le résultat est un film bien équilibré entre comédie et drame, efficacement filmé et finement monté. Par ailleurs, excellente idée d'avoir fait du personnage principal un architecte associé : non seulement c'est assez rare dans le cinéma, mais cela permet une petite incursion intéressante (et non dénuée d'humour) dans ce milieu assez méconnu (et ça permet de glisser quelques vacheries supplémentaires à propos des maisons de retraites !).
Evidemment, comédie romantique oblige, tout se termine (plutôt) bien et on en sort d'excellente humeur, prêt pour aller débattre un peu et refaire le monde autour d'un verre. Bref, à aller voir un soir d'été… à deux, bien entendu.
# | 2/07/2011 | 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon | |
Vous aussi, valide, vous êtes concerné…!Dans |
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par Jean-Christophe Courte
C'est quoi ce délire…?
Le programme était pourtant fort simple comme le montre cet extrait de la
Loi handicap du 11 février 2005…!
Est considéré comme accessible aux personnes handicapées tout bâtiment ou aménagement permettant, dans des conditions normales de fonctionnement, à des personnes handicapées, avec la plus grande autonomie possible, de circuler, d'accéder aux locaux et équipements, d'utiliser les équipements, de se repérer, de communiquer et de bénéficier des prestations en vue desquelles cet établissement ou cette installation a été conçue. Les conditions d'accès des personnes handicapées doivent être les mêmes que celles des personnes valides ou, à défaut, présenter une qualité d'usage équivalente.
Vous avez bien lu… Loi handicap du 11 février 2005. Cela fait donc plus de 6 ans qu'elle est annoncée et connue de
tous les aménageurs.
Pourquoi nous sommes tous concernés…?
Cette loi est estampillée
handicap. Handicap, c'est pas uniquement être tétraplégique comme l'ami
Louis van Proosdij Duport et bien d'autres.
Vous, moi, nous tous risquons un jour de nous retrouver à circuler sur un fauteuil. Un banal accident cet été, le simple fait de vieillir (si, si !) et hop, pas d'autre solution que de circuler avec un tel véhicule.
Autant tout est fait pour les voitures jusqu'à la multiplication des rond-points successifs dans certaines villes (!), autant peu de choses sont realisées pour aménager une voie de circulation correcte pour un fauteuil sur les trottoirs et/ou accéder à tous les équipements d'une ville.
Et c'est cela qui est délirant.
Certes, vous n'êtes ni vieux, ni handicapé. Parfait.
Mais vous avez un gamin que vous placez dans une poussette. Certes, vous êtes fort et habile mais le rétrécissement du trottoir, les voitures mal garées qui empiètent dessus, le gymkhana autour des poubelles ou des mines laissées par les chiens de propriétaires peu civiques, cela devrait vous mettre la puce à l'oreille, non…?
Sans oublier les fois où vous devez gravir des escaliers ou quelques marches avec la poussette dans vos bras. Comment cela, ça n'arrive jamais…?! Et trimballer bébé dans les transports en communs, prendre le bus, faire deux stations avec le mouflet dans le RER ou le métro…?
Alors, maintenant que ces situations vous reviennent soudainement en mémoire, imaginez-vous en fauteuil… Tout seul.
Épatant non…?!
Et dites-vous — à l'inverse de tous ces parlementaires qui sont supermans — que vous allez vieillir…
C'est exactement la même chose que le problème des maisons de retraite ou de l'hôpital… Tant que l'on a pas été confronté dans sa famille ou dans sa chair au problème, CELA N'EXISTE PAS…!
C'est pourquoi, comme pour les étudiants en architecture qui devraient vivre 48 heures en fauteuil pour "sentir" les problèmes d'aménagement, je serais très intéressé par la réaction de nos politiques, de nos parlementaires à vivre également 48 heures pour "rire" en fauteuil…
Juste histoire de tester par eux-mêmes les attendus de leurs décisions…
À la veille du scrutin de 2012, un candidat qui jouerait le jeu 48 heures, cela aurait un plus de gueule que nombre de promesses… Non…?!
La pétition est accessible ici… Il suffit de rentrer votre prénom et votre nom, une mail valide pour s'assurer que vous existez bien (juste un mail avec un lien de confirmation) et votre code postal.
Pour ma part, c'est
fait.
Gare St-Charles, Marseille, ascenseur adapté
Lectures complémentaires :
La maison sur mesure | Accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées |
L’accessibilité en pratique |
Concevoir un bâtiment accessible aux personnes handicapées |
L’habitat des personnes âgées |
Handicap et construction | 7ème édition
Note(s) de lecteur(s)…
André ajoute :
Même si tu as parfaitement raison dans ton argumentation, ce n'est pas toujours évident de concevoir en fonction du volume disponible des éléments facilitant l'accès aux immeubles privés et autres lieux d'habitation. La loi devrait être strictement appliquée pour les lieux publics et à court terme les aménagements nécessaires devraient être imposés ; en Suisse il me semble que cela devient la règle. Pour avoir côtoyé pas mal de bureaux d'architectes, j'ai malheureusement constaté que l'ego de ces messieurs passait souvent avant le confort de leurs clients... donc penser handicap ! Que faire avec les vieux immeubles ? (monte escaliers électrique peut être !)
André, on est entouré de
superman qui ne connaitront jamais les rides, ni les maladies, ni même la mort…!! Et seront les premiers à gueuler quand ça leur tombera sur le coin de la tête…!
Quant à Franklin…
C'est absolument scandaleux !!!
Dans le même ordre d'idée "les cons se permettent tout , c'est à ça qu'on les reconnait":
- 1. la surveillance de la glycémie chez les diabétiques doit se faire 4 à 5 fois par. Pour ce faire, on dispose de petit lecteur de glycémie avec des bandelettes électrodes. La sécu vient de limiter à 200 / AN le nombre de bandelettes remboursée. En terme de santé publique, ça va douiller.
- 2. l'hypertension artérielle sévère conduit dans 85% des cas les gens en dialyse. j'en sais quelque chose. Depuis le 30/6, ce n'est plus pris en charge par la sécu à 100%. En terme de santé publique, ça va douiller, là encore.
C'est géré comme du capitalisme pur et dur : le profit le plus immédiat possible sans penser à "dans une minute"
Inutile de dire que je suis à 100 pour 100 d'accord avec Franklin sur l'aspect ne pas voir plus loin que le bout de son nez…
# | 1/07/2011 | 08:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Se faire comprendre via un iPadDans |
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par Jean-Christophe Courte
Bon, j'avais déjà éteint mes machines ce soir avec l'objectif de finir
les poissons sont indomptables de François Feer quand je suis tombé sur cette app récente pour iPad…
Verbally est une app gratuite (lien
iTunes) et uniquement destinée aux anglophones
a priori.
L'idée est hyper simple et efficace, vous composez une phrase à l'aide des mots disposés devant vous…
Phase que vous faite lire par Rosie ou Dave (voix féminine ou masculine) à l'usage de vos interlocuteurs…
Imaginez que vous n'avez plus l'usage de la parole, d'autres séquelles, ce clavier minimal peut sacrément vous aider…
Déjà la petite sonnette en bas à droite pour attirer l'attention (astucieux), la possibilité de répéter la phrase composée et deux touches pour Oui et Non, ce qui est bien pratique.
Avec ces options vous pouvez déjà composer des phrases tout en utilisant la complétion qui vous permet de visualiser dans les quatre grandes cases contiguës des mots pour poursuivre… Même pour un étudiant apprenant l'anglais, c'est loin d'être sot, soit dit en passant…
Via les onglets en haut, vous pouvez également atteindre une série de phrases prêtes à l'emploi…
Phrases que vous pouvez compléter également et donc faire jouer/entendre.
À noter l'option
Speak each word qui vous propose de faire prononcer dès que vous appuyez sur une touche.
Bref, une app que l'on aimerait retrouver dans nombre de langues et qui justifie à elle seule l'acquisition d'un iPad pour communiquer.
À mes yeux, l'une des utilisations les plus innovantes rencontrées ces derniers temps.
# | 18/06/2011 | 21:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Vous allez vous y faire…!Dans |
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par Jean-Christophe Courte
Avant tout, je vous envoie vers le
billet de Louis van Proosdij Duport, le CEO de
Fair Play Interactive, que j'ai lu hier soir après être tombé sur ce
tweet. Bien sûr, cela m'a fait réagir.
Le billet de
Lvp est à lire en entier même si les détails techniques vous choquent ou vous font sourire.
Si vous vous marrez, c'est que votre heureuse nature ne vous a jamais encore conduit à séjourner dans un hôpital, à vous rendre dans une EHPAD. Ou vous retrouver coincé dans un pays étranger pendant 15 jours sans eau courante. Tant mieux…
Ce récit vu de l'intérieur, du coté de l'usager, illustre à sa façon la dégradation d'un système qui se pense (sic…!) désormais comme devant être productif et économique avant d'être au service des individus.
Pas concerné ?
Tant mieux. Tant mieux pour le moment. Ne venez pas vous plaindre dans 5, 10 ou 20 ans quand vous vous trouverez à votre tour dépendant de ce type de prestation pour vivre. Ou survivre !
Je vous renvoie au livre de William Réjault,
Maman, est-ce que ta chambre te plait ? (voir cette
chronique sur urbanbike) Ces dernières années, mes visites dans des maisons de gens âgées sont nettement plus nombreuses et, franchement, c'est pas toujours une sortie rigolote.
Mon propre père a la chance d'être bien traité dans son EHPAD, d'avoir une équipe de personnes sympas, une chambre vaste.
Mais ce cadre ne doit pas m'empêcher de réfléchir à des situations nettement plus douteuses dont des amis soignants m'ont fait part, à leurs expériences professionnelles dans des endroits où le mot d'ordre est productivité et rendement.
Pas question de passer trop de temps avec le patient, faut aller vite et, de toute manière, on est en sous-effectifs. Et ce dans des maisons de retraite qui coutent mensuellement un
bras.
Alors…?
Surtout ne réagissons pas… Acceptons que des êtres humains soit traités comme des paquets…!
Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, je suis en mode ironique — pour les autres, désolé de mettre des sous-titres.
Quand ce sera notre tour, nous n'aurons même plus la force de réagir. Et personne ne nous entendra. Ce ne sera que justice face à nos propres lâchetés d'aujourd'hui…!
Et encore, si nous arrivons à financer notre séjour en fin de course dans de tels établissements, CQFD…!!
Pour ma part, c'est râpé…!
Nb : ce qui me console est que ces gens qui font dans l'or gris aujourd'hui ont de bonnes chances de vivre en fin de parcours des situations identiques et de découvrir dans leur chair — mais trop tard — ce qu'ils ont fait subir par leurs décisions imbéciles à d'autres.
Maigre consolation.
Note de fin :
Lancement du débat sur la dépendance. 8 février 2011
# | 15/06/2011 | 08:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |