Il est certain que l’on a beaucoup ironisé sur l’argument marketing qui a accompagné la sortie de l’iPad, à savoir le fauteuil sur la scène à côté de Steve.
— Ah, là, là, quelle grosse ficelle. Quel vendeur, etc.
Cela fait combien de temps que l’iPad est sorti maintenant ?
Trois ans, quatre ans[1] ? Ce petit billet est à destination de tous ceux qui pensent (encore) que la tablette n’est qu’un outil de consultation, etc.
Justement, je suis en train d’écrire ce petit billet confortablement installé dans un fauteuil (je sais, vous n’avez pas l’image…). Je suis dans mon immense salon et, au travers de la véranda, je vois les arbres centenaires et mes chevaux qui s’ébattent dans mon vaste parc, la risée qui court sur l’immense piscine qui borde mon manoir (…comprendre, je suis dans mon fauteuil et il me semble même apercevoir la lueur du soleil, ce qui me fait délirer !). Blague à part, les chevaux de la police municipale passent en ce moment dans ma rue !
Mais ce qui est réel dans mon histoire est d’être là, assis dans un fauteuil, confortablement calé, l’iPad en lisière des genoux, Daedalus touch ouvert et hop, je tapote tranquillement mon écran pour saisir ce texte.
La preuve en image…!
À ce propos, j’ai parcouru aujourd’hui un article sur un site an anglais à propos d’un clavier physique ultra mince que l’on dépose sur son écran pour disposer d’un vrai clavier ! Exactement le type de produit que je ne souhaite pas même tester.
Je m’explique.
Car s’il y a un autre point essentiel que je peux ajouter à la fantastique nomadité de l’iPad, que ce soit en déplacement ou au sein de mon propre logement, c’est également le concept du clavier tactile, quoi qu’en pensent les experts.
J’apprécie le fait de pouvoir basculer vers un clavier anglais ou espagnol à tout instant (oui, je le dis à nouveau)… avec, faut-il le rappeler, le dictionnaire et donc la correction orthographique idoine selon la langue activée.
Ma fille ajoute à ces trois claviers le grec et, si tout va bien, le russe l’an prochain. Le simple fait de savoir qu’elle va en disposer sur son iPad, et sans altération aucune de sa machine, la comble de joie.
Bref, nul besoin d’ajouter des périphériques supplémentaires sur un iPad, le simple fait de pouvoir basculer d’une langue à une autre et, ce, dans le même document est d’un confort incomparable.
Mais il est vrai que pour comprendre ces deux aspects, il faut avoir le besoin d’écrire. Si vous jouez ou employez la tablette pour lire ou encore suivre une émission de TV en streaming, vous n’êtes pas dans cette cible. Mais rien ne vous empêche de commencer dès maintenant hormis vous-même (et je suis persuadé que vous avez des choses à dire et à partager)…
Bref, je dédaigne de moins en moins cette possibilité, c’est-à-dire, éteindre mon Mac — doté, c’est certain, d’un vrai clavier (!!). Et venir peu à peu occuper cette pièce confortable qui ne servait jamais de lieu de travail !
Plus d’espace (…ce n’est pas anecdotique), un mobilier nettement moins destiné à la production et, paradoxe, c’est dans cette atmosphère plus détendue que je trouve l’inspiration pour (vous) raconter mes salades !
Bon, tout n’est pas rose.
Écrire dans un fauteuil, certes, mais sur une table, c’est pas mal non plus. Moins éprouvant pour les bras. Et devenez quelle est ma seconde pièce de prédilection ? Celui qui vient de penser les WC se trompe dans le classement ! Non, c’est ma table de la cuisine. D’ailleurs, il est temps d’effectuer une légère translation dans sa direction pour m’y rendre d’autant qu’un demi coulommiers m’y attend.
Prise en vue à l’iphone, CQFD
Ça avec un verre de biiiiiip, bonheur assuré.
Je sais, on peut aussi y venir avec un Mac Book Air. Mais ce dernier collectionne les miettes de pain entre ses touches, pas fameux à l’usage ! Encore un argument qui milite en faveur de l’iPad.
Note de fin : merci à tous ceux qui ont réagi à mon précédent billet à propos de mon 5D. Je vais tâcher de le faire réparer dès lundi chez le fabricant. Merci à ceux qui m’ont même proposé de me prêter leurs boîtes à pixels, c’est trop ! Je vais déjà faire faire un diagnostic (il semble que Canon ait eu un problème de colle sur les premiers 5D pour fixer les miroirs). À suivre.
NB : images faites en utilisant Photo BW — test à lire dans tiaaft. Un peu lent à l’usage mais amusant en post traitement…
L’iPad a été annoncé le 27 janvier 2010 ! Quatre ans se sont écoulés. ↩
# | 15/06/2013 | 17:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet
Hier soir soir, en photographiant sous le chapiteau ma gamine[1] dans son numéro de trapèze, mon fidèle 5D n’est pas arrivé à redescendre son miroir.
Foudroyé en pleine action pixelographique !
C’est stupide de l’avouer mais voilà une disparition qui me touche bien plus que je ne l’imaginais.
Huit années de complicité, huit années à caresser son corps de métal (sans un poil de gras, lui !) dont je connais tous les méplats, l’emplacement des commandes mais aussi les pièges… La molette farceuse qui change de mode en sortant du sac, le réglage de dioptrie qui s’amuse à me piéger et à rendre mon viseur flou et moi fou…!
Sans oublier les poussières incrustées sur le capteur avec lesquelles il me faut composer (…ce n’est qu’un mark 0, l’anti-poussières n’est arrivé que sur le mark II), ovnis dont je traque la trace ensuite sur Lightroom !
On s’attache à ses outils
J’aime particulièrement la soupe de pixels de ce vieux Canon 5D, son rendu non stochastique à l’inverse du 7D.
Bref, j’en ai passé du temps en sa compagnie à guetter les butineuses, à traquer les araignées sur leurs toiles dans la rosée du matin, à regarder sous les jupes des fleurs (sic !), à capturer les transparences de la monnaie du pape, à piéger des gouttes d’eau sur des feuilles de chou ou le duvet de la bourrache, à observer les nigelles de Damas, les morelles de balbis, la géométrie de la sauge de Jérusalem, les pointes acérées du ricin.
Bref, j’ai passé ces dernières années à découvrir un monde végétal que je ne connaissais nullement, ayant enfin réduit mes allergies de printemps à des événements moins pénalisants que ceux de mon enfance.
Pendant 40 ans, respirer les graminées, du pollen était une souffrance. Et puis les crises se sont atténuées.
Apaiser mes pensées
Bien mieux qu’une séance de psy : partir avec une optique vissée sur cette boîte à pixels et me plonger dans les chevelures poilues des iris, immortaliser la danse sous le vent des gauras, suivre l’érection des lupins qui transforment mon jardin en aire de lancement du fusées, genre Cap Canaval, immortaliser la splendide décrépitude des physalis…
Bref, mon attention et mon énergie orientées sur la scène qui se présente sous mes yeux, juste cadrer et déclencher au moment opportun. Une façon épatante de se libérer des tensions, oublier le poids des soucis du travailleur indépendant, réduire la pression ambiante.
Certes, je ne suis pas un photographe, juste un utilisateur de boite à pixels qui prend du plaisir à capturer des images qu’il retrouvera ensuite sur l’écran de son Mac, qu’il post-traitera.
Effet Kiss Cool garanti !
Obsolescence pour tous !
Du coup, cette soudaine disparition de ce compagnon me renvoie à ma propre finitude, me rappelle que je finirai prochainement en pièces plus ou moins détachées !
Certes, je sais qu’il est possible de le rafistoler, de lui donner un sursis pour prendre à nouveau quelques images. Ou pas.
Il me reste à trouver les finances pour le réparer ou le remplacer (…je rêve d’un 1Ds mark III d’occasion, ayant eu le privilège d’en disposer en prêt quelques semaines). Mais, plus probablement, faute de moyens, j’envisage de vendre mes dernières optiques dans le pire des cas.
Je me vois vieillir, je sens mon corps qui s’épuise : à cela, je me prépare depuis des années, les disparitions qui se multiplient dans mon environnement sont autant de signes que, bon, ben, voilà, voilà. Mais j’avoue que perdre ce compagnon mécanique me file une baffe que je n’imaginais pas même !
Étrange non ? Du coup, comme le sentiment de voir dans photager.com comme un triste mausolée numérique !
Merde ! Déjà ?!
EDIT de 09:50 : C’est bien le miroir qui s’est détaché…
Ce qui est troublant, c’est que ce n’est pas la première fois ! C’est mon second appareil qui part en vrille en photographiant ma fille. Le premier était un petit numérique Leica en mai 2002 (image ci-dessus). Et pratiquement à la même saison et à 50 mètres de distance. David Vincent enquête ! ↩
# | 14/06/2013 | 09:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet
NOUVEAUTÉ Upright : Redressez les images inclinées d’un simple clic. Le nouvel outil Upright™ analyse les images et détecte les lignes horizontales ou verticales inclinées. Il peut même redresser les images sans ligne d’horizon.
— Viens-y, viens-y, je vais te redresser, tu vas voir…!
Première difficulté, trouver des images à redresser (des horizons marins, mais pas tant que cela, du coup j’ai opté pour de l’archi à la fin…)
Seconde difficulté, avoir de la matière autour du sujet principal…!
Le tableau de bord de l’outil… Contraindre le recadrage n’est pas toujours la bonne option…
Alors, c’est vrai, ça fonctionne avec des sujets simples et à condition de prendre des images avec du fond perdu…
Avant…Après, en utilisant le mode Auto…
Bon, j’ai testé sur des champignons… Non, pas de ligne de force sur le tronc de mes sujets…!
Inutile
Reprenons plus sérieusement Upright…
Un premier exemple basique qui est dans l’esprit des démos d’Adobe…
Ce n’est pas droit…!
Et admirez le travail…!
SANS contraindre le recadrage…!
Bingo…!
Facile, Lightroom a pris le fil de fer comme ligne d’horizon. Mais tout n’est pas aussi simple à l’usage…!!
Parfois des surprises…
Et assez logiques à la réflexion…
Sur la partie grise…?Ben non… Lightroom est obligé d’interpréter…
La ligne d’horizon n’est pas évidente et donc…
Idem dans ces univers bretons
Le Pilor à côté du Skeul……un peu plus penché après traitement automatique…! Grille pour mettre en évidence
De fait ici comme précédemment, c’est une info parasite qui prend le pas (…la vague horizontale…? Ou le chemin sous les arbres à côté des bancs et de la table pour la vue précédente…?).
Bref, ça fonctionne généralement mais n’automatisez rien sous peine de surprises…
Et les vieilles pierres…?
Deux essais pour essayer de comprendre comment ça marche…
Photo d’origine…Redressement niveau AVEC contraindre le recadrageRedressement vertical AVEC contraindre le recadrage…Redressement vertical SANS contraindre le recadrage…
C’est là que l’on se souvient qu’il faut du fond perdu (…mais plus facile à dire qu’à faire…) sous peine de perdre des bouts de toiture ou de perron…!
Redressement complet SANS contraindre le recadrage…
La photo de départ — que j’aime bien telle…Allergie au redressement complet SANS contraindre le recadrage…!Redressement vertical SANS contraindre le recadrageSupporte mieux le redressement vertical SANS contraindre le recadrage
Alors…?
La solution est souvent de cliquer sur Auto (à ne pas confondre avec contraindre le recadrage…)… Mais toujours à condition (je me répète) d’avoir de la matière…
Rendu correct…
À tester maintenant sur vos images…!
# | 13/06/2013 | 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet
Amusant de prendre du champ et de constater à quel point Lightroom est rentré insidieusement dans mon flot de production… Au départ, juste comme simple catalogueur de mes petites images numériques puis, peu-à-peu, comme application à part entière…
Pire, sans ouvrir Photoshop ces derniers mois pour traiter mes nuages de pixels (hormis pour mes derniers jobs clients)…
Pour pondre des couvertures de livres, j’essaye autant que possible partir de ma propre production d’images mais ce n’est pas toujours simple à faire…
J’espère simplement que la liaison avec koken.me va enfin fonctionner car pour l’heure, impossible de connecter mon photager avec Lightroom. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé… Ce qui serait topissime, c’est que koken passe à la ßéta 0.9 dans la foulée (ah, on me dit fin du mois au mieux)…
Version 5
Je ne suis pas surpris de cette sortie, j’ai vu passer un livre en français — d’un très bon auteur — sur Lightroom 5 ces derniers jours et prochainement en librairie… De plus, il était possible de tester cette version en bêta comme vous le saviez…
Aussi, lundi matin, dès que j’ai appris que la version 5 était disponible vers 06:30, je me suis connecté mais bien trop tôt… Seule le version 4 en français était disponible.
Après un rendez-vous, retour à l’atelier et hop, commande de la mise à jour sauf que, je ne cherche pas à savoir, ma version de Safari boudait l’étape de règlement (j’ai du laisser des filtres de protection trainer) et je suis passé par FireFox pour finir l’achat de ma mise à jour).
Lightroom dûment enregistré avec mon nouveau numéro de série se mit à turbiner pour convertir mon catalogue qui tourne autour de 1.5 Go (…avec près de 100000 images, rien d’étonnant). De fait, le catalogue de la version 4 n’est pas altéré, c’est bien un catalogue de la version 5 qui fut employé après de très longues minutes.
Wait…!
Cette phase est très (très, très, très) longue : j’ai demandé à contrôler l’intégralité de mon catalogue On est patient, on garde confiance, on ne reboote pas son Mac…
Le même, en plus speed…
Depuis 48 heures, je fais connaissance avec un produit que je connais mais c’est dans les angles que cela se passe… Déjà mes deux processeurs tournent à plein régime (il faut y dire que corriger en match un paquet d’images et exporter des images de bonne taille, ça consomme un peu de ressources)
C’est grisant ces pointes à 180… %
Le traitement au poil…!
Je ne vais pas rentrer dans le détail des fonctionnalités, d’autres l’ont fait magistralement, j’en suis certain…
Ce qui me plaît, c’est… ça !
Damned un poil !
Ce que vous voyez fait partie des joies que me réserve parfois mon antique Canon EOS 5D Mark 0… Et avec la version 5 de Lightroom une raison de plus de ne PAS changer de matériel (lire cette récente chronique)…!!
— Heu, tu peux être un poil plus précis…? Vous entends-je grommeler in petto…
Désormais on a ceci…!
Accessible en enfonçant la touche Q…!! Cela ne s’invente pas…
Jusqu’à présent, on avait un champ rond à appliquer, une brosse ronde qui ne permettait pas d’être très fin dans la retouche…
Grosse brosse pour gros poil…
Désormais on peut masquer la forme abomifreuse (ou un personnage, un détail)
Oh, une larve…!
Et choisir d’où on part…
Et prévisualiser le rendu à venir…Là… Ou là…?!
Mon sentiment de sous-doué me laisse à penser que l’on obtient de meilleurs résultats en brossant plus large comme ceci…
Forme explicite…
Bref, à la fin, exit le poil (sic !), le détail qui tue, le personnage à caviarder (da…!)
Oh, quelle belle aquarelle…
L’autre surprise est que Lightroom va parfois chercher très loin ailleurs dans l’image la nuance exacte pour corriger…
Très loin, même…
Bref, pour ce premier billet, un rappel explicite et mnémotechnique : quelle est la bonne touche à enfoncer sur le clavier pour corriger un poil…? Q…!
D’où mon affirmation sans crainte aucune que lightroom corrige au poil de cul…
Vous avez le droit de plus venir me lire (même pas honte).
# | 12/06/2013 | 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet
C’est le genre de nouvelle qui me fait plaisir. Les prochains OS vont tourner sur mes machines actuelles, certaines approchent les quatre ans — une éternité selon certains qui renouvellent régulièrement leurs outils aux frais de la princesse[1].
Dans mon cas, je fais durer mes machines, c’est pourquoi je n’ai pas trop souffert de l’obsolescence die programmée. Mais avec les phases rapides de déploiement des iPad comme des iPhones, les premières générations (…qui, rappel, fonctionnent encore et toujours) ne bénéficieront pas de ce surcroît de confort et/ou de puissance.
La faute à Apple ou tout simplement aux limites des composants…? Ou à notre désir d’avoir le dernier produit…?
N’est-ce pas à nous de calmer tous les fabricants et leur demander de prendre en compte une durée plus importante d’usage de leurs produits ? Et que l’on ne vienne pas m’expliquer que c’est la faute exclusive de la pomme.
C’est la même chose en terme de transport, pas besoin de changer de vélo tous les deux ans (le brompton de ma fille a son âge… 16 ans). Ou de véhicule tous les 4 ans[2]… À ce propos, le mien approche les 14 ans.
J’aimerais bien faire durer dans le temps certains de mes outils de travail. C’est déjà le cas avec ceux de ma boîte à outils, nombre d’ustensiles de cuisine et autres objets du quotidien.
— Oui, mais cela ne relance pas les ventes !
Et alors. Je ne vais pas jeter des trucs qui fonctionnent encore, les remplacer juste pour avoir le modèle qui vient de sortir histoire de préserver l’emploi… tout cela en grignotant les ressources et en engorgeant un peu plus les décharges. Sans oublier que mes propres finances sont au plus bas…
Aussi mes tee-shirts défraichis continuent à voiler ma splendide et légendaire (sic !) musculature, mes chaussures ne sont plus à la mode depuis des lustres mais prêtes à avaler des bornes quelques années encore ! Même ma boite à pixels est ancienne et fonctionne depuis 2006…
Bref, proposer des systèmes qui n’obligent pas à balancer le matériel qu’ils sont censés servir me semble un minimum…
Amusant comme le point de vue change diamétralement selon que vous payez ou vous vous faites fournir vos outils de travail… ↩