Photos numériques, tirages papier et mémoire | 1

Des tirages de 80 ans toujours visibles…
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Mardi, nous nous sommes rendus dans la maison de mes parents pour y mettre un peu d’ordre, ranger, regrouper, passer l’aspirateur. En déblayant des endroits que j’en n’avais pas encore pris le temps de visiter vu que c’était, il y a peu, la maison de mon père ces dernières semaines1, quelques belles surprises.

Bref, au détour des piles d’objets bon pour la déchetterie2, ma compagne tombe sur un spot de vieilles photos qu’à près notre opération de grand nettoyage, nous embarquons chez nous, histoire de retrouver quelques visages.

Le soir même, muni de ma ceinture de soutènement (dos toujours en vrac), me voilà à exhumer quelques images en noir et blanc de mes parents, de leur jeunesse, photos inédites que je n’avais jamais visionné. Parfois une mention au verso pour indiquer un prénom, une date, un lieu.

Dans le peu que je découvre, me voilà gamin à Pithiviers puis à Alger. Mais ce sont surtout les photos de mes parents avant leur rencontre puis après…

Toujours lisibles

Ce sont essentiellement des tirages (et parfois des négatifs) de petit format, souvent flous, avec parfois un grain épouvantable. Sauf que ces images ont traversé 60 ans et plus…!

Je suis ainsi tombé sur la photo d’un pilote américain que mon grand-père Achille avait récupéré dans la forêt d’Orléans, des images de ma mère pendant cette période sombre. J’évoquais il y a peu Vitry-aux-loges, je trouve sur une photo de ma logeuse et de sa fille, Catherine, gamine dont je n’ai aucun souvenir. Puis sur des clichés du père de ma cousine Sylviane, clichés que je vais lui expédier.

Et cette chouette photo de mes parents scannée à l’arrache ce matin…

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Ma question est : quid de nos propres images numériques…?

J’ai un bon To et demi d’images numériques au format RAW, une fraction sur photager.com et bien moins encore sous la forme de tirages. Quelques photos de ma tribu ont été tirées pour être jointes à des lettres (ces bouts de papier que l’on écrit à la main, que l’on glisse dans une enveloppe sur la quelle on ajoute une adresse physique et un timbre…!). Mais, là, à portée de regard, trois photos se battent en duel, tout est dans mon Mac.

À suivre…


  1. On en se refait pas, question d’éducation. Les archives en question sont des cartons avec des papiers et photos en vrac livrés à la poussière depuis des années (ce manque de respect pour nos propres traces photographiques ne cesse de m’étonner de la part de mes parents… mais est-ce bien eux qui ont jeté ainsi cette mémoire et avec quelle énergie…? Rien à voir avec le soin maniaque de Marguerite, lire urbanbike | Plaques anciennes et numérisation | 2) et, étonnante surprise que j’avais repéré naguère, ouvert, refermé et laissé en place, une sorte de glacière isotherme dans le garage avec des centaines de clichés et tirages. Désormais, j’ai le temps et la légitimité pour les consulter. 

  2. Génération qui ne jetait rien, voir urbanbike | Déchetterie | 1. Du coup, entre la dizaine de grille-pains en rade (déjà virés), une collection de convecteurs qui ont du faire deux déménagements, des tas d’objets dépareillés, encore un bon nombre d’allers et retours vers la déchetterie proche à prévoir. 

Redécouvrez la Dictée avancée sous OSX


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Une explication en filigrane sur mes silences en ce moment… Redécouvrez la Dictée avancée sous OSX, rédigé par votre serviteur sur MacPlus

@urbanbike

Vivre avec des températures réduites…? | 2

C'est l'invention du chauffage central qui est récent…!
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Il y a quelques jours, j’avais écrit

Comme je suis désormais dans la catégorie vieux con, je pourrais évoquer des périodes de ma vie où le chauffage était même un truc assez inexistant. Je vais éviter.

Et puis @embruns m’a répondu ceci sur Twitter : Chez ma grand-mère, seule la cuisine était chauffée. Jamais les chambres. Brrr…

Comme Laurent, j’ai une collection de frais souvenirs…!

  • Je me souviens, gamin, de cette maison perdue en lisière de forêt du côté de Vitry-aux-loges. Un endroit où l’on me déposait en mode consigne pour une période indéterminée. Maurice et Leone s’occupaient de moi sans piper mot et j’attendais des semaines que ma mère vienne me récupérer. La cheminée crépitait dans la seule pièce à vivre de cette maison basse, des briques réfractaires étaient disposées dans son foyer pour un usage précis, chauffer avec un moine en cuivre l’intérieur des lits juste avant de se coucher. Les draps rêches et humides se tiédissaient alors, le temps de se glisser entre eux pour la nuit. Une fois allongé, plus question de bouger au risque de geler. Il fallait tenir jusqu’au petit matin sans emprunter l’un des nombreux exemplaires du catalogue Manufrance qui s’entassaient contre l’un des murs, l’absence de lampe de chevet allié au froid vif réduisait toute velléité de remuer. Heureusement, leur lecture dans l’après-midi berçait mes nuits et je survivais à l’ennui en étant tour à tour explorateur en Afrique, naufragé sur une île, découvreur de cités amérindiennes dans le Yucatán.
  • Je me souviens de mes premières années en pension à Bonnelles, dans ce long bâtiment en briques, excroissance malvenue greffée sur un château construit fin XVIII°. Dans ces box de six pensionnaires ouverts sur l’unique couloir, face à une rangée continue de lavabos, nos lits de métal1 tirés au carré ne disposaient que d’une (…parfois deux…!) méchante couverture grise. Pas de chauffage (ou si peu…), des sanitaires qui ont forgé des générations de gamins constipés et un seul robinet par lavabo, souvent inutilisable l’hiver pour cause de… gel.
  • Je me souviens d’une éphémère maison à Sully sur Loire sur le quai des Mariniers, glaciale en toutes saisons, les édredons sous lesquels je me pelotonnais même en été pour une courte sieste.
  • Je me souviens du corps de ferme sans grâce de Péronville, à ses portes d’écurie aux deux battants peu jointifs. Mais surtout de l’odeur lourde qui y régnait, des lits clos défoncés qui m’accueillaient pour quelques jours. Entre l’air froid qui circulait à son aise et cette atmosphère moisie, entêtante, le pire restait le assurément un profond sentiment d’abandon…

Bref, ces quelques images pour rappeler qu’au début des années soixante, la notion de confort était très (très) relative…! Et comme nous ne connaissions rien d’autre, personne ne mouftait…!

Que se débarbouiller à l’eau glacée était également un exploit quotidien, pas de douche, pas d’eau chaude à volonté. Seulement un gant de toilette, un broc avec une eau tiède, un bout de savon. Rue Moine, à Orléans, cette opération se tenait auprès de la cuisinière2 allumée jour et nuit, seul espace chaud de la maison de mes grand-parents…

Heureusement, en ce temps là, la planète était moins polluée et les odeurs corporelles plus naturelles dans un monde rural peu mécanisé.


  1. Structure idéale avec un ciel de lit et des pieds qui finissait en cathédrale plus souvent qu’en portefeuille…! Hilarant à deux heures du matin de se sortir de son lit verticalisé contre le mur puis de replacer son lit et le refaire sans bruit pour éviter d’alerter le surveillant dormant dans sa chambre au bout du couloir. 

  2. Une époque révolue, vu que les feux de cheminée vont être interdits peu-à-peu… 

Nettoyage de novembre…

Pof…!
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Cristallisant une tension arrivée à son comble, un événement anodin peut être déclencheur d’une cascade de décisions qui attendaient benoîtement leur heure…

Tout s’enchaîne comme si une vanne libérait un flot que rien ne peut arrêter, version numérique des écuries d’Augias…!

Exit ces contacts sans chaleur vaguement liés à une vie antérieure, ces applications inutiles, ces dossiers de travail conservés comme autant de reliques.

Un épatant sentiment de sérénité suit ce nettoyage d’une réjouissante brutalité.

Sans oublier l’espace récupéré sur les disques ainsi que la promesse d’un temps économisé, plus précieux encore…

@urbanbike

…Tu sais que tu deviens vieux | 13

Quand tu as enterré tes deux parents
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Jeudi soir vers 23:00, mon père a lâché prise. Ce matin, en compagnie de deux amies, nous l’avons mis en terre.

Je lui dois d’avoir découvert que je ne savais ni lire ni écrire à la veille de mes neuf ans, trimballé d’un pays à l’autre et souvent en marge du système scolaire. De retour définitivement en France, c’est mon père qui lança les cours de rattrapage pour me permettre de rentrer à l’École Active de Saint-Cloud sous la houlette de Mademoiselle Houllier. Bref, même si cela fut parfois difficile, je suis heureux de l’avoir retrouvé ces dernières années.

Sa vie fut loin d’être banale…

Sorti Major de promotion à l’école d’ingénieurs hydrauliciens en 1948 juste après guerre. Après avoir bossé sur les barrages de Serre Ponçon, Aigue-blanche, Argentat, La Mure, il a accepté en 1953 de partir à l’étranger. Algérie (Sahara), Maroc puis Chief Engineer pour les travaux du barrage de Mission Dam Bridge River avec Karl von Terzaghi en British Columbia au Canada. Puis barrage du Bosque (Michoacán) au Mexique.

Bref, c’est ensuite sans famille qu’il est reparti. Tout d’abord au Brésil (métro de Sao Paulo), puis au Mexique (fondations de l’aciérie de Puerto Lázaro Cárdenas, Michoacán ; Chicoasen sur le río Grijalva, etc.).

Ensuite, dans l’ordre, Hong-Kong, Macao (mise au point de fondations sous-marines), Algérie, Réunion, Madagascar, Maroc, Irak, Cotonou, Dakar, Bangkok, Dubaï, Libye, Colombie (barrage de Sisga - Cundinamarca), Italie, Brésil, Mexique (barrage de Peñitas), Espagne, Congo, Argentine (travaux d’étanchement au barrage el Chocón Neuquén), Anglola, Australie, Hollande, Mozambique, Guyane Française avant d’intervenir sur le chantier de la digue de Saint Pardoux au nord de Limoges et prendre sa retraite.

Inutile de dire que je l’ai peu vu, gamin. Et encore moins dans ma vie d’adulte. Il partait pour une semaine et rentrait trois à cinq mois plus tard pour quelques jours avant de repartir… Sans oublier les pays où il restait en poste.

Hormis parler 5 langues (…dont l’espagnol, CQFD), mon père fut l’inventeur (si, si…!) d’internet… en papier…! Comme tout l’intéressait, il compilait toutes les infos qu’il trouvait sur des sujets divers et variés qu’il entassait en mode joyeux bordel dans sa bibliothèque, un espace que lui seul maîtrisait sur le bout des doigts…!

Salut Jacques…!

Dépassé le iPhone 6 plus, mon iPad fait mieux !

Et, question taille… enfoncé !
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Bien entendu que je plaisante mais avec mon mal de reins, mon tampon avec un mur cette nuit suite à une crampe sournoise au mollet m’a conduit ce matin à rester en mode convalescent sous la couette. J’ai quand même fait le petit déjeuner pour ma fille mais en crabe…!

Je suis donc au chaud… Sauf que mon téléphone est à quelques mètres et sonne…! Nooooon !

Pas question de faire un saut en avant et de bondir sur l’iPhone en hurlant balle, balle…!

Non, j’ai enfin appuyé sur le gros bouton FaceTime affiché sur l’iPad et, bon sang, l’ami Bernard était bien au fil. Le temps de mettre mes écouteurs pour plus de confort et hop.

De fait la conversation arrive bien sur mon iPhone 5s upgradé hier soir et se poursuit sur le iPad 3 ayant également subi le même sort. Le tout en wifi, relayé, proprement.

Hormis ça, ravi.

Cette dernière mise à jour me permet désormais des changements de clavier tiers ultra rapide, les touches du clavier sont redevenues réactives. Meme ma fille a redécouvert son iPhone 4s sous Messages

Merci Apple pour ton obsolescence programmée… mon iPad va durer encore quelques mois, semestres, le temps d’arriver au iPad Air 3…!

…reins qu’a m’ennuyer…

En vrac, comment se poser et rester au chaud
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Ma vie est passionnante

Je ne sais si c’est la partie de ping-pong hier après-midi qui était en trop (on a pas mal balancé de coups droits, de Smashs délicats…!) mais ce matin, faux mouvement en décollant de mon lit et paf…!

Du coup, je me suis posé un temps dans mon coquetier1 mais la douleur sourde est restée et j’en suis sorti avec difficulté. La douche brûlante n’a rien résolu. Coincé je suis…!

Alors, comment écrire sans s’armer d’un treuil pour s’extirper de mon siège de devant mon écran ?!

Écrire debout !

Certes, mais où ?

Après avoir fait le tour de ma cambuse, j’ai trouvé un coin pratique derrière le piano de ma fille.

Sa hauteur est supportable (99 centimètres depuis le sol) meme si 5 centimètres de moins n’auraient pas été désagréables2, l’éclairage est parfait, lumière naturelle sur ma gauche dès lors que je me place le dos au mur.

Mais pour soulager mon dos, il y a encore mieux : un radiateur est juste derrière moi avec un tuyau de chauffage qui passe dans le sol sous mes pieds et j’ai même deux prises électriques dont l’une alimente mon iPad.

Que demande le peuple ?!

Je sens que je vais passer mes prochaines 24 heures coincé entre le radiateur et le piano, bien au chaud. Bon, j’ai eu l’idée de tirer le piano vers moi, histoire de le rapprocher du mur, mais étrangement mon corps a refusé de mettre en œuvre cette démarche…!

Détail amusant, quand je tapote l’écran du iPad, c’est le piano en entier qui raisonne légèrement3.


  1. Mon Aeron… 

  2. Non, la scie est un mode trop violent…! 

  3. Oui, il y en a au moins un qui résonne ! 

image du monde végétal — close-up
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cf. lien publié le 22/12/2014 à 07:26

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cf. lien publié le 21/12/2014 à 08:35

En prison pour se faire soigner | Big Picture

cf. lien publié le 20/12/2014 à 08:11

cf. lien publié le 19/12/2014 à 23:10

cf. lien publié le 18/12/2014 à 07:22

cf. lien publié le 17/12/2014 à 22:31

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cf. lien publié le 17/12/2014 à 13:29

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cf. lien publié le 15/12/2014 à 22:48

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