
Jacques Bracquemond et Jean-Luc DusongDans |
ça se lit |
typographie |
par Jean-Christophe Courte
Imposant dans toutes les sens du mot, ce livre l'est assurément par son format — difficile de le caser sur une table de nuit maigrelette…! — et par un contenu foisonnant, une richesse d'informations…
C'est le genre d'ouvrage que l'on a plaisir à laisser ouvert sur une double page. Il y a un aspect encyclopédie qui ravira tous les lecteurs qui se souviennent encore avec nostalgie du plomb, des fondeurs comme Derberny et Peignot.
Ou ceux qui, ayant égaré leurs catalogues de caractères des officines de Photocomposition comme ceux d'Albert Hollenstein — voir la page dédiée chez
Typogabor, vont retrouver certaines options des années soixante comme ce
monument…!
Bref, comment dessiner une lettre…? Quelles sont les points à ne pas oublier…? C'est quoi l'esprit de la typographie…? Ces pages nombreuses en rouge et noir sont là pour nous délivrer une histoire de la typographie illustrée…
Bref, au risque de me répéter, ouvrage à feuilleter, à laisser trainer à des endroits stratégiques, ouvert, en changeant de pages tous les jours… Surtout en laissant vos yeux se balader dans cette somme d'illustrations…
Typographie
La lettre, le mot, la page
Jacques Bracquemond et Jean-Luc Dusong
Eyrolles
9782212126211 | 35 €
Note : minuscule coquille page 17 : bas-de-casse, son abréviation est b de c (et non d de c)…
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le 30/03/2010 à 05:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Nos EAN-13 directement dans InDesignDans |
outils graphiques |
typographie |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Comme graphiste de livres, je suis amené à ajouter un code d'identification au dos de chaque ouvrage dont je réalise le plat de couverture. Ce code au format EAN 13 permet d'identifier très précisément l'ouvrage en question. C'est une information graphique utilisée pour la gestion des stocks d'une librairie, le passage en caisse ou au sein d'une bibliothèque. Un lecteur optique permet de "lire" ce code et de l'associer au titre, auteur, éditeur, prix, etc.
Longtemps j'ai utilisé l'excellent
Trans |B|A|R| développé par quartet pour ajouter cette information au dos des livres ou dans les fiches ouvrages des catalogues que je réalisais sous FrameMaker en conjugaison avec FileMaker. Trans |B|A|R| convertit le code EAN 13 en un
string — série de caractères diacritiques — propre à Quartet qu'il suffit d'employer en conjonction avec l'une des polices de caractères de cet éditeur pour dessiner ce code dans un champ texte. Ce système a le mérite de pouvoir traiter des paquets de code fournis en
batch et de vérifier leur validité. Par contre, pas gande souplesse pour le dimensionnement du code barre et nécessité de bien attacher la police de caractères aux envois vers les imprimeurs sous peine de surprises désagréables comme pour n'importe quel champ texte dépourvu de cette dernière.
Depuis quelques années, je ne réalise plus de catalogues et n'utilise qu'InDesign dans mon activité. Je suis tombé sur
EANDesign, un petit script génial qui me permet de dessiner ce code EAN sans quitter InDesign. Ce script alors gratuit avait des tas d'avantages mais aussi un gros inconvénient, celui de ne pas pouvoir éditer des codes à la verticale. Or, pour des raisons de compacité de quatrième de couverture, de nombreux éditeurs apprécient ce placement
quasi collé au dos bibliothèque. Mieux encore, pour les libraires, c'est plus pratique à scanner lors des inventaires, il suffit de sortir à peine l'ouvrage du rayon pour l'enregistrer.
Marc Autret, l'auteur de EANDesign, a décidé de réécrire le code de son application pour justement proposer cela et a ajouté quelques fonctions qui parleront aux professionnels. Du coup, changement de nom,
bookbarcode, et, dans l'espoir d'élever sa mouflette, passage à une version payante.
Avant d'aller plus loin, je précise que la version de démonstration disponible sur son site vous permettra bien de réaliser un EAN -13 correct mais
lentement et sans accès à toutes les fonctionnalités de la version payante. Du coup, parfait en mode dépannage.
Par contre, pour les utilisateurs professionnels et graphistes de livres, son
acquisition à vil prix (39 € HT) me semble incontournable. Le hasard fait que j'ai été le premier acquéreur de cette nouvelle version et j'en suis très satisfait. La boutique mise en place par le développeur fonctionne bien, j'ai acheté BookBarcode via PayPal et le produit m'est parvenu avec un tag personnalisé et sa facture détaillée en PDF avec TVA récupérable.
Alors, qu'est-ce que cela m'apporte au quotidien…?
Déjà un truc qui sautera aux yeux des utilisateurs de la version précédente… La vitesse. Je me doutais que l'optimisation du code joue un grand rôle, que l'expertise de Marc avait évolué au fil des années mais là, impossible de suivre la phase de dessin du EAN, c'est instantané sur ma machine.
Il faut comprendre que chaque éditeur a des demandes différentes. Chez X, on veut un EAN-13 à la verticale de telle dimension ; chez Y, on le souhaite à l'horizontale mais dans un format nettement plus gros et carré ; chez Z, en petit, etc. Et, du coup, il n'est pas inutile d'avoir des
templates, des modèles prêts à l'emploi par éditeur ou par collection. Deux exemples…
En effet, quand vous avez réalisé un EAN-13 avec BookBarcode, ce dessin vectoriel n'est pas inerte…! Il suffit de sélectionner le code-barres sur votre maquette et relancer BookBarcode pour modifier l'iSBN qui est alors vérifié puis actualisé en fonction des dernières informations entrées. Si vous n'avez pas compris, relisez calmement cette dernière phrase qui est essentielle…!
Mieux encore, si vous avez groupé un champ texte au dessin du code-barres, stylé, ce champ texte et même ajouté une mention genre "ISBN éditeur :", le nouvel ISBN est automatiquement ajouté dans le champ vous évitant ainsi de ressaisir le code.
Hormis l'orientation a + ou - 90°, le fait qu'un EAN-13 ainsi généré peut être pivoté en restant éditable, c'est la gestion des dimensions qui est magistrale avec une option incluant — ou non — le bloc-chiffres. À propos de ce bloc-chiffres, plusieurs typos sont proposées même si la version Classic me semble la plus pratique.
Enfin, souvenez-vous que ce qui est produit par BookBarcode est une image vectorielle. Un besoin de code-barres dans Illustrator…? Un simple copier/coller et le tour est joué.
Bref, pas de souci pour l'imprimeur qui n'a plus à s'inquiéter de la présence ou non des typos liées à ce code.
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le 20/03/2010 à 08:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Un hommage de Marc Autret à Wordle et à son concepteur, Jonathan FeinbergDans |
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par Jean-Christophe Courte
Grrr…! Je ne pensais pas rédiger un billet ce samedi mais, que voulez-vous, l'actualité…!
Pour commencez, je vous laisse lire la genèse de
Wordalizer sur le site même de Marc,
Indiscripts.com. Non seulement ce gars développe comme un dieu mais écrit remarquablement bien…!
Son dernier script a nécessité une grosse année de développement et les lecteurs d'ubanbike le connaissent déjà car j'ai utilisé la première béta pour fabriquer quelques nuages de mots ces derniers jours. La première question qui peut traverser l'esprit de certains est pourquoi s'amuser à fabriquer ce qui existe déjà sur
wordle.net, un incroyable produit réalisé par Jonathan Feinberg…?
Mais juste le
plaisir de comprendre comment tout cela fonctionne et le porter sur InDesign.
Car c'est là où cela devient intéressant pour les graphistes qui suivent encore…!
Le script Wordalizer permet d'utiliser les polices que vous possédez sur votre Mac ou PC, de construire des nuages de mots à partir des textes que vous souhaitez et, surtout, de générer un fichier InDesign exploitable ensuite, tant en couleurs qu'en taille. Par contre les typos sont vectorisées.
David Blatner de
Indesignsecrets.com ne s'y est pas trompé en rédigeant dès hier un court billet d'annonce.
Bon, j'ai la chance avec mes camarades
Laurent et
Loïc de recevoir une version
in progress…
Qui est simplement un peu moins bridée que le version de démo
téléchargeable sur le site de Marc. Elle offre surtout la possibilité de bosser sur des listes pondérables.
Et donc de mettre au point plus aisèment ces fameux nuages.
Pour mémoire, cette typo est la verveine de Luce Averous…
Il est donc possible de changer les paramètres, la fonte bien entendu…
De modifier la pondération des termes (ici la liste des catégories d'urbanbike, la pondération est bien entendu pour le test et non pour réduire Vincent ou d'autres à quasiment rien…!!)…
Et hop…! Le calcul est assez rapide sur mon portable…
Aussi, il est assez agréable de relancer après changement de paramètres et ainsi de suite…
Remarquez que c'est bien Wordalizer qui gère la disposition des mots du nuage avec une précision diabolique…!
Bref, voici un outil qui, à priori, ne sert strictement à rien. Sauf qu'on lui trouve très vite des tas d'usages. De l'habillage des mots clés sur une couverture de livre à la gestion de ceux d'un billet… Je suis certain que nombre les utilisateurs vont lui trouver des emplois insoupçonnés. D'autant qu'il est possible de lui demander d'analyser un très (très…!) long texte.
Bref l'ami
Marc Autret nous a, une fois de plus,
littéralement scotché, Laurent, Loïc et moi…!
Marc, une version
Pro s'impose avec un petit bouton PayPal, non mais…!
Nuage de fin de billet : notez que des typos
scripts ne s'entrechoquent pas… Remarquable !
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le 9/01/2010 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
TrashHand version 2Dans |
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par Jean-Christophe Courte
J'ai souvent utilisé la
TrashHand qui est une très belle fonte gratuite pour mes couvertures.
Aujourd'hui,
Luce Avérous propose sa
Verveine via Dalton Maag (un peu compliqué pour acheter mais cela fonctionne, c'est très (trop) sécurisé…). Cette typo est désormais au format OpenType et mérite que vous l'acquiérez si la TrashHand vous a dépannée pendant des années. Une manière logique de remercier Luce pour cette superbe typo manuscrite.
Et Dieu sait que je n'aime pas la verveine ou le tilleuil-menthe…! Mais bon, je devais bien cela à Luce.
Merci
Jean-Baptiste pour cette info lue dans
Le Typographe (Ze Blog on Ze fontes…!)
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le 23/06/2009 à 13:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
InDesign et OpenTypeDans |
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par Jean-Christophe Courte
Cela fait quelques années que les
ligatures font discrètement leur retour dans les compositions numériques… Elles ne les ont jamais réellement quittées mais hormis les standards
fl, fi et compagnie, l'utilisation de polices de caractères limitées à près de 250 glyphes rendait l'usage d'une police alternative indispensable si l'on souhaitaient aller au delà.
Du coup, beaucoup d'appelés, peu d'élus tant c'était compliqué à mettre en œuvre.
De plus, nombre de décideurs ne les acceptaient pas, ne sachant pas à quoi elles correspondaient, habitués depuis des décennies à la frappe minimale issue des machines à écrire…!
C'est dommage car la ligature ajoute une véritable élégance dans une composition en proposant de lier esthétiquement deux lettres en les combinant en un seul caractère.
Avec des jeux complets de glyphes, l'envie pour d'excellents typographes de s'amuser.
Ainsi
Jean-François Porchez et sa
Parisine Office qu'il vient de décliner en version
OpenType.
Idem pour
Lucas de Groot. Quelques exemples dans cette planche — même si tous les glyphes présentés ci-après ne sont pas des ligatures — extraits de sa
TheSans Condensed.
Attention, toutes les polices disponibles au format
OpenType ne présentent pas autant de glyphes, ceci dépend de l'envie des typographes qui les dessinent. Maintenant que ces options sont présentes dans vos fontes, activez les ligatures automatiques dans InDesign pour commencer.
C'est pourquoi, en choisissant une fonte sur l'excellent
MyFonts.com, vérifiez que ce picto
ff est présent, indiquant la présence de ligatures…
Tant sur une famille que sur une fonte donnée…
À noter que vous pouvez choisir comme
Sample Text des ligatures, ce qui est bien pratique…
Pour ma part, je suis ravi — après les
motifs — de ce retour à l'écran des ligatures… Mais rien n'est encore joué, les habitudes étant souvent difficiles à modifier…
Pour en savoir plus, voir les chroniques sur deux livres,
Unicode 5 en pratique de Patrick Andries et
Fontes et codages de Yannis Haralambous…
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le 29/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
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