
1490 grammes.
Quelle est la différence entre un caractère et un glyphe ? Où trouver l'apex d'un 'a' ? Qu'est-ce qu'un kachidé ? Combien de tables dans unicode ? Qui est John Warnock ? Et Pierre Bézier ? etc.
En écho aux récents billets de J-C consacré à la typo (
ici,
ici et
là) il m'a semblé intéressant de chroniquer un bouquin assez particulier dont j'avais fortuitement entendu parler à sa sortie (en 2004) sur le site du
typographe.
Pour entamer cette brique qui taquine les mille pages, je n'ai finalement pas trouvé meilleur que l'auteur lui-même :
Comment lire ce livre.
Cet ouvrage contient des textes introductifs à certaines technologies, des "modes d'emploi" de logiciels, des spécifications techniques, et même des historiques aux fontes et aux codages. Il joue le double rôle de manuel d'aprentissage et d'ouvrage de référence. Pour en profiter davantage nous présentons par la suite quelques profils de lecteur potentiel et les parcours de lecture que nous considérons comme adaptés. Bien évidemment ces parcours ne sont donnés qu'à titre indicatif et le meilleur parcours de lecture est toujours celui qu'on a trouvé soi-même…
Voilà, l'essentiel est dit. Ce livre est tellement complet qu'on ne peut raisonnablement pas imaginer le lire d'une traite. Il s'agit avant tout d'un immense ouvrage de référence sur tout ce qui touche de près ou de loin à la typographie.
Évidemment, des bouquins du même tonneau, il y en a pléthore. Certains même sont magnifiquement écrits, maquettés et imprimés, mais dès qu'il s'agit d'aborder des choses un peu techniques, d'expliquer précisément le fonctionnement de ces jolis caractères qui s'affichent et s'impriment (presque) toutes seules, les auteurs rechignent souvent à donner plus qu'une vague explication (gageant sans doute que le lecteur n'y pigerait de toute façon rien). Haralambous, au contraire, s'avance avec gourmandise, prend le pari de nous faire comprendre et s'attaque de front à l'informatique, aux tables d'encodages et à toute la mécanique subtile de la lettre, mais sans jamais perdre de vue le versant culturel et historique de la chose.
Exhaustif
C'est entendu, on ira donc y chercher une réponse selon les besoins du moment.
Vous êtes intéressé par la création de polices ? Fontlab, Python, les hints PostScript et les tables Opentype n'auront plus de secrets pour vous.
Programmeur ? Metafont, les instructions ∂ et l'algorithme de Casteljeau vous seront sans doute plus parlant qu'à moi…
Graphiste amateur de belles fontes ? Vous apprendrez à manipuler Tex, à gérer vos polices sur OS X ou Windows, à différencier une mécane d'une égyptienne, à identifier l'anatomie des caractères et à composer dans des langues étrangères.
Passionné par l'histoire de la typographie ? Vous allez en savoir plus sur IBM, ASCII, QWERTY, le Codex 80 et le code Hollerith, Vox/ATypI, Allesandrini, Panose-1, le big-bang typographique du XVe siècle et le fabuleux destin de la Caroline.
Vous l'avez compris : absolument tout y passe, et l'on tient dans en main une véritable somme de connaissances sur la typographie moderne et son corollaire, l'outil informatique.
Au final, même si toutes les parties consacrées à la programmation me sont passées par-dessus de la tête, j'ai trouvé beaucoup d'intérêt et de plaisir à lire le reste du bouquin (un bon 85 %) car Haralambous sait prendre ce ton juste (mâtiné d'une petite pointe d'humour) qui aide à faire passer les paragraphes trop ardus… Tantôt mathématicien rigoureux, tantôt amateur passionné, il promène son lecteur avec une aisance déconcertante d'un extrême à l'autre de cet art, qui est aussi une science…
Unicode
Après avoir parcouru quelques chapitres (et plus particulièrement celui qui remet en perspective l'histoire des codages) on fini par comprendre que l'auteur a un autre but, moins clairement avoué : démontrer (et illustrer) la puissance d'Unicode.
De fait, cet ouvrage contient aussi un long et vibrant plaidoyer pour ce format d'encodage. Il y est expliqué le fonctionnement de la norme, comment elle a été conçue pour être la plus pérenne et universelle possible, le détail est fait sur tout ce qu'elle peut contenir (écritures alphabétiques, syllabiques et logographiques diverses et très variées, symboles, opérateurs mathématiques, instructions et commandes, etc.) et ses évolutions futures.
À la lecture de cette partie, moi qui ait travaillé pendant ces dix dernières années avec à peu près toutes les langues et alphabets d'Europe, je n'ai pu m'empêcher de songer au temps gagné si l'on avait parfois eu à notre disposition de bonnes fontes unicode…!
Bref, ce bouquin est certainement un must-have pour tout ceux qui s'intéressent de près ou de loin à la typo, qui voudront en savoir plus sur l'histoire, le fonctionnement et la gestion des fontes, ou simplement ceux qui, œuvrant dans les arts graphiques, aiment de temps à autre aller voir sous le capot… Par ailleurs, Un tel ouvrage trouvera certainement sa place dans la bibliothèque des étudiants en typographie, graphisme, etc.
Bien sûr, bon nombre de ces informations se trouvent gratuitement sur le net – l'auteur n'est d'ailleurs pas avare de liens – mais c'est autre chose de disposer de tout celà sous la main, structuré, bien écrit, agréable à lire… et provenant d'une source fiable.
Sommaire du livre :
1. Avant Unicode
2. Caractères, glyphes, octets : Introduction à Unicode
3. Propriétés associées aux caractères Unicode
4. Normalissations, bidirectionnalité, caractères d'Extrème-Orient
5. Utilisation d'Unicode
6. Gestion des fontes sur Macintosh
7. Gestion de fontes sous Windows
8. Gestion de fontes sous X Window
9. Les fontes sous TEX, installation et utilisation
10. Fontes et pages Web
11. Historique et classifications des caractères typographiques latins
12. Edition et création de fontes
13. Optimisation de rendu
14. Enrichissement : typographie avancée
Le livre contient également un lexique et une bibliographie tout deux fort bien pourvus.
Yannis Haralambous enseigne l'informatique à l'ENST Bretagne, la typographie numérique étant son domaine de recherche.
Fontes et codages
"Glyphes et caractères à l'ère du numérique"
Yannis Haralambous
O'Reilly
9782841772735 | 68,00 €
Version anglaise, Fonts and Encodings, traduit en 2007
Pour mémoire…
Unicode 5 | Codage des caractères et internationalisation des logiciels et des documents par Patrick Andries chroniqué sur
urbanbike
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le 1/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon |
Merci MyFonts et What The FontDans |
outils graphiques |
sans attaches |
typographie |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Si cette fonction d'identification existe depuis pas mal de temps sur le net sur le site même de
MyFonts, l'un des plus gros supermarché de la typographie numérique, j'étais curieux de voir comment travaille la
version disponible sur l'iPhone bien que décrite hier sur nombre de sites…
Histoire de faire un test probant, j'ai utilisé le journal local de ma ville arrivé il y a quelques jours avec la nouvelle charte graphique et typographique de Versailles.
Après avoir chargé l'iApp gratuite,
What The Font, sur mon iPhone…
j'ai photographié dans nos conditions hivernales de luminosité une partie de la typo. On reste détendu, il est possible lors de cette première phase de procéder à des essais afin de choisir le meilleur cliché (celui-ci a été rejeté, pas assez de lettres).
Puis sélectionné au doigt une
zone de lettres significatives…
L'application découpe alors les lettres, les reconnaît et vous propose de les corriger s'il n'a pas fait correctement son travail de reconnaissance…
Reste ensuite à cliquer sur
Identify!… Et le résultat nous revient immédiatement sous la forme de l'image scannée et les lettres sélectionnées mais avec les typos proposées…
Mrs Eaves…? Je reprends la photo de mon journal local et vous montre l'information qui indique quelle est la typo choisie par la ville…
Bingo…! C'est bien du Mrs Eaves…
Ensuite, il suffit d'expédier un mail (généralement à soi-même) ou ouvrir la page
ad hoc chez MyFonts…
Là, je reconnais avoir été bluffé même si j'ai tâtonné 2 minutes pour trouvé la bonne formule. Le iPhone est réellement un outil de travail quand il rend de tels services, n'en déplaise aux fâcheux ! Or des typos sur lesquelles nous séchons tous, il y en a une flopée.
Vous imaginez le temps gagné…?!
Plus besoin de scanner le document avec un périphérique dédié, d'uploader l'image via votre navigateur. Ici, le process est intelligemment réparti entre le iPhone avec cet outil de reconnaissance minimal et la base de données de MyFonts sur internet pour identification complète, une opération rapide avec un seul outil.
En résumé, une
application indispensable pour tout graphiste qui manipule des tas de typos ou pour un fabricant qui a besoin de composer un nouvel ouvrage sans avoir toutes les indications nécessaires.
Certaines personnes se posent la question de la gratuité d'une telle application. Rappelons que
MyFonts vend des polices et que le meilleur moyen de fidéliser ses clients sur son site, c'est de leur proposer des choses réellement pratiques pour leur activité… Là, c'est gagné.
Pour mémoire, l'application iPhone de FontShop a été évoquée sur urbanbike.
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le 13/02/2009 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Pour des flyers sans fautesDans |
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utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
C'est le genre d'extension qui change radicalement la vie…
Vous prenez un produit aguerri, rapide, puissant et, peu à peu, vous le portez dans des univers inattendus. ProLexis est un correcteur orthographique, grammatical et typographique associé à Myriad, un dictionnaire hors du commun qui "tourne" sous nombre d'applications, Mac comme Windows, comme
Word, InDesign, XPress, InCopy, OpenOffice, Pages et Keynote (iWork 09), Safari, Entourage, etc.
Ce produit de correction vient d'être mis à jour pour la
Creative Suite 4 d'Adobe — voir
ici) mais un nouvel adaptateur vient de faire son apparition pour
Illustrator… CS3
et CS4. Pour mémoire, Illustrator étant aussi le format natif du PDF, je vous laisse en tirer les conclusions utiles…!
Une fenêtre horizontale et, surprise, le fait de cliquer sur le mot mal orthographié déplace en arrière-plan le document Illustrator pour afficher la partie erronée aux yeux de l'utilisateur…
Redoutable, à mettre entre toutes les mains…
Note : ce matin,
Marc me faisait parvenir cette
information, à savoir que Lexcycle signe avec Adobe. En résumé, dans une prochaine version de
Stanza (1,3 million d'utilisateurs dont un énorme paquet sous iPhone), nous pourrons lire du .pdf… Relire les
billets d'urbanbike…
Bref, le PDF loin d'être enterré…!
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le 12/02/2009 à 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Des exemples avec Myfonts et P22Dans |
ça se regarde |
outils graphiques |
typographie |
par Jean-Christophe Courte
Avec la crise, le changement du mode de diffusion des polices de caractère, pas mal d'entreprises ont mis la clé sous la porte. Je pense en premier lieu à
Graphic Obsession (ex. FontShop sur Paris) chez qui j'ai acquis mes premières typos numériques autres que celles éditées par
Adobe… Notamment la
Carumba — mais sans les
Hot Caps qui n'existaient pas alors — qui servit de base au logotype de mon activité de graphiste.
C'était l'époque où l'on consultait sur place les catalogues papier des divers fondeurs. Une fois le choix arrêté, on passait commande immédiatement. Là, la personne en charge de la distribution insérait une disquette dans son Mac et réalisait une copie des fontes souhaitées avec facture et étiquette sur le support magnétique fraîchement délivré… Côté prix, ce n'était pas donné mais nous repartions avec un CD-Rom d'images en démonstration en prime ou un catalogue sous le bras.
Désormais, ce mode de distribution n'est plus. Où, plus exactement, est étonnamment identique mais accessible 24 heures sur 24 sur le net sans besoin d'une quelconque officine. Les éditeurs de fontes délèguent de plus en plus à ces grandes surfaces de la typo la distribution de leurs produits, se contentant désormais d'afficher seulement sur leurs sites leurs créations. Je pense notamment à
pampa type ou
Mark Simonson qui sont distribués (ce sont deux exemples parmi tant d'autres…) par les ténors de ce marché que sont
veer,
myfonts,
fontshop, etc.
Il y a bien d'autres vendeurs en ligne comme
P22 ou encore
You Work For them. Certains typographes comme l'ami Jean-François Porchez avec
Typofonderie se distribuent tous seuls. D'autres comme
Underware ou encore
Lucas Fonts (évoqué sur urbanbike) utilisent les deux canaux, vente directe et délégation à ces sites.
Du coup, chacun se doit de faire grossir son catalogue (qui en arrive à être souvent assez proche) ou construire des interfaces de plus en plus séduisantes pour ses clients…
Catalogue en hausse…
C'est un peu la politique de
P22 Type Foundry qui vient d'ajouter à son catalogue
TypeSETit hier. Pas inintéressant de regarder les nombreuses fontes qui sont arrivées, beaucoup de typos manuscrites comme la série des
Shalimar…
P22 est plus un regroupement de fondeurs qui vend en direct mais dont les typos sont aussi distribuées sur myfonts.
Interface et accessibilité revue…
Dans un autre esprit,
Myfonts. Ce dernier n'a rien d'un éditeur, il ne fait qu'une seule chose, distribuer et il la fait bien. C'est l'Amazon de la typo. Il ajoute régulièrement de nouveaux éditeurs à son impressionnant catalogue mais, surtout, à entièrement revu son site et son interface.
L'ancien look…
Et celui lancé depuis quelques semaines.
Les accros de typo dans mon genre bénéficient de
promotions, visualiser les
nouvelles typos, recevoir une
lettre mensuelle très bien faite avec un typographe invité. Ce mois-ci, elle traite principalement de… Mark Simonson…!
Sans oublier un
blog. Mais aussi avoir l'assurance de recevoir un courriel lors d'une correction d'une fonte, accéder à ses achats même à ceux des années précédentes (les miens démarrent en avril 2001…), affichés chronologiquement…
Il manque sur le nouveau site l'affichage alpha en WYSIWYG. Bref, cela n'a l'air de rien mais quand vous plantez votre disque, il n'est pas désagréable de se dire que tout est accessible en ligne avec quelques notes (pour quel client ou mission, quel coût, etc.).
Note(s) de lecteur(s)…
Jeanlou B. pose cette question :
Je me permets une deuxième requète : quel nom a la typo du votre logo "urbanbike" ; j'aime sa "rondeur, sa chasse.
C'est la
PTL Adigo dessinée par
Ole Schäfer. Je l'ai acquise sur
myfonts.com en octobre 2005… Comme certains peuvent le constater, être graphiste ne consiste pas uniquement à acquérir une machine et une Adobe CreativeSuite, mais aussi à choisir des fontes qui deviennent peu à peu votre signature typographique. Certaines clients seraient surpris du coût global de ces investissements annuels d'autant que je bosse seul. Mais c'est aussi un plaisir même si certaines typos n'ont pas encore trouvé leur place sur une couverture de livre.
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le 3/02/2009 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
D'ASCII à Unicode et au-delà…!Dans |
typographie |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Bien que disposant de CreativeSuite 4 et, de facto, des glyphes de InDesign, j'ai souvent des absences, des trous de mémoire dès lors que je suis sur une autre application…! D'où l'usage de PopChar X qui permet de visualiser les options d'une police mais aussi les codes ASCII et Unicode. Car avec les
OpenType, le contenu d'une fonte est nettement supérieur à ce que nous avions l'habitude d'utiliser…
Ci-dessus, les caractères ASCII habituels…
Or le contenu de la
Lucida Grande, OpenType incluse dans les polices du système OSX, par exemple, va nettement plus loin…!
Un peu de thaï ou de tibétain…? C'est d'ailleurs l'occasion de découvrir des glyphes de toute beauté…
Bien évidemment, il est possible de regarder fonte par fonte. Et graisse par graisse…
En fait, c'est un peu à cause de Guillaume Gete (si, si…!) que j'en suis arrivé à acquérir
PopChar ! Guillaume m'avait fait remarquer que le signe "…" n'apparaissait pas dans les fils RSS d'urbanbike alors que cela ne pose pas de problèmes lors de l'affichage du site.
Bon, me suis-je dit, il suffit de remplacer le signe trois points par son équivalent HTML… Sauf que je ne le connaissais pas. Bref, après avoir ouvert un outil comme GoLive ou BBEdit, j'ai retrouvé son équivalent mais en ayant bien conscience que ce n'était pas bien rapide.
Avec PopChar collé à gauche de mon écran, retrouver n'importe quelle équivalence se fait en quelques secondes.
Du coup, j'ai trouvé à cette applicatif bien d'autres vertus dont celle de me montrer le contenu intégral des typos OpenType dont je dispose, certaines sont nettement plus riches que d'autres en nombre de glyphes… D'autant qu'il y a deux manières de visualiser ce contenu…
Version sobre.
Où nettement plus "visible
via la petite loupe en bas à gauche"…!
Cet utilitaire me rend bien plus service que l'usage de simple pense-bête auquel je le destinais au départ. À noter deux des panneaux des préférences (le dernier est dédié à la surveillance des nouvelles versions)…
Pour un positionnement et un paramètrage de PopChar selon ses besoins…
Ou afficher les caractères en plus gros, etc.
Pour en savoir plus sur Unicode, la bible en français d'
Unicode 5.0 écrite par Patrick Andries.
Note(s) de lecteur(s)…
Gilles nous conseille ce
widget… Et Vincent va bientôt nous parler d'un bouquin nommé
Fontes & Cadrages…
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le 21/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
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