image du monde végétal — close-up

Seule Luce me fait boire de la Verveine…!

TrashHand version 2
Dans | ça se regarde | typographie |

par Jean-Christophe Courte

J'ai souvent utilisé la TrashHand qui est une très belle fonte gratuite pour mes couvertures.
Aujourd'hui, Luce Avérous propose sa Verveine via Dalton Maag (un peu compliqué pour acheter mais cela fonctionne, c'est très (trop) sécurisé…). Cette typo est désormais au format OpenType et mérite que vous l'acquiérez si la TrashHand vous a dépannée pendant des années. Une manière logique de remercier Luce pour cette superbe typo manuscrite.

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Et Dieu sait que je n'aime pas la verveine ou le tilleuil-menthe…! Mais bon, je devais bien cela à Luce.

Merci Jean-Baptiste pour cette info lue dans Le Typographe (Ze Blog on Ze fontes…!)

Le retour des ligatures | 1

InDesign et OpenType
Dans | ça se regarde | typographie |

par Jean-Christophe Courte

Cela fait quelques années que les ligatures font discrètement leur retour dans les compositions numériques… Elles ne les ont jamais réellement quittées mais hormis les standards fl, fi et compagnie, l'utilisation de polices de caractères limitées à près de 250 glyphes rendait l'usage d'une police alternative indispensable si l'on souhaitaient aller au delà.
Du coup, beaucoup d'appelés, peu d'élus tant c'était compliqué à mettre en œuvre.

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De plus, nombre de décideurs ne les acceptaient pas, ne sachant pas à quoi elles correspondaient, habitués depuis des décennies à la frappe minimale issue des machines à écrire…!

C'est dommage car la ligature ajoute une véritable élégance dans une composition en proposant de lier esthétiquement deux lettres en les combinant en un seul caractère.

Avec des jeux complets de glyphes, l'envie pour d'excellents typographes de s'amuser.

Ainsi Jean-François Porchez et sa Parisine Office qu'il vient de décliner en version OpenType.

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Idem pour Lucas de Groot. Quelques exemples dans cette planche — même si tous les glyphes présentés ci-après ne sont pas des ligatures — extraits de sa TheSans Condensed.

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Attention, toutes les polices disponibles au format OpenType ne présentent pas autant de glyphes, ceci dépend de l'envie des typographes qui les dessinent. Maintenant que ces options sont présentes dans vos fontes, activez les ligatures automatiques dans InDesign pour commencer.

C'est pourquoi, en choisissant une fonte sur l'excellent MyFonts.com, vérifiez que ce picto ff est présent, indiquant la présence de ligatures…

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Tant sur une famille que sur une fonte donnée…

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À noter que vous pouvez choisir comme Sample Text des ligatures, ce qui est bien pratique…

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Pour ma part, je suis ravi — après les motifs — de ce retour à l'écran des ligatures… Mais rien n'est encore joué, les habitudes étant souvent difficiles à modifier…

Pour en savoir plus, voir les chroniques sur deux livres, Unicode 5 en pratique de Patrick Andries et Fontes et codages de Yannis Haralambous…

Fontes et codages | Glyphes et caractères à l’ère du numérique

Yannis Haralambous
Dans | ça se lit | mémoire digitale | typographie | utilo pratique |

par Vincent Burgeon

1490 grammes.
Quelle est la différence entre un caractère et un glyphe ? Où trouver l'apex d'un 'a' ? Qu'est-ce qu'un kachidé ? Combien de tables dans unicode ? Qui est John Warnock ? Et Pierre Bézier ? etc.
En écho aux récents billets de J-C consacré à la typo (ici, ici et ) il m'a semblé intéressant de chroniquer un bouquin assez particulier dont j'avais fortuitement entendu parler à sa sortie (en 2004) sur le site du typographe.

Pour entamer cette brique qui taquine les mille pages, je n'ai finalement pas trouvé meilleur que l'auteur lui-même :

Comment lire ce livre.
Cet ouvrage contient des textes introductifs à certaines technologies, des "modes d'emploi" de logiciels, des spécifications techniques, et même des historiques aux fontes et aux codages. Il joue le double rôle de manuel d'aprentissage et d'ouvrage de référence. Pour en profiter davantage nous présentons par la suite quelques profils de lecteur potentiel et les parcours de lecture que nous considérons comme adaptés. Bien évidemment ces parcours ne sont donnés qu'à titre indicatif et le meilleur parcours de lecture est toujours celui qu'on a trouvé soi-même…


Voilà, l'essentiel est dit. Ce livre est tellement complet qu'on ne peut raisonnablement pas imaginer le lire d'une traite. Il s'agit avant tout d'un immense ouvrage de référence sur tout ce qui touche de près ou de loin à la typographie.

Évidemment, des bouquins du même tonneau, il y en a pléthore. Certains même sont magnifiquement écrits, maquettés et imprimés, mais dès qu'il s'agit d'aborder des choses un peu techniques, d'expliquer précisément le fonctionnement de ces jolis caractères qui s'affichent et s'impriment (presque) toutes seules, les auteurs rechignent souvent à donner plus qu'une vague explication (gageant sans doute que le lecteur n'y pigerait de toute façon rien). Haralambous, au contraire, s'avance avec gourmandise, prend le pari de nous faire comprendre et s'attaque de front à l'informatique, aux tables d'encodages et à toute la mécanique subtile de la lettre, mais sans jamais perdre de vue le versant culturel et historique de la chose.

Exhaustif
C'est entendu, on ira donc y chercher une réponse selon les besoins du moment. Vous êtes intéressé par la création de polices ? Fontlab, Python, les hints PostScript et les tables Opentype n'auront plus de secrets pour vous. Programmeur ? Metafont, les instructions ∂ et l'algorithme de Casteljeau vous seront sans doute plus parlant qu'à moi… Graphiste amateur de belles fontes ? Vous apprendrez à manipuler Tex, à gérer vos polices sur OS X ou Windows, à différencier une mécane d'une égyptienne, à identifier l'anatomie des caractères et à composer dans des langues étrangères. Passionné par l'histoire de la typographie ? Vous allez en savoir plus sur IBM, ASCII, QWERTY, le Codex 80 et le code Hollerith, Vox/ATypI, Allesandrini, Panose-1, le big-bang typographique du XVe siècle et le fabuleux destin de la Caroline.

Vous l'avez compris : absolument tout y passe, et l'on tient dans en main une véritable somme de connaissances sur la typographie moderne et son corollaire, l'outil informatique.

Au final, même si toutes les parties consacrées à la programmation me sont passées par-dessus de la tête, j'ai trouvé beaucoup d'intérêt et de plaisir à lire le reste du bouquin (un bon 85 %) car Haralambous sait prendre ce ton juste (mâtiné d'une petite pointe d'humour) qui aide à faire passer les paragraphes trop ardus… Tantôt mathématicien rigoureux, tantôt amateur passionné, il promène son lecteur avec une aisance déconcertante d'un extrême à l'autre de cet art, qui est aussi une science…

Unicode
Après avoir parcouru quelques chapitres (et plus particulièrement celui qui remet en perspective l'histoire des codages) on fini par comprendre que l'auteur a un autre but, moins clairement avoué : démontrer (et illustrer) la puissance d'Unicode.
De fait, cet ouvrage contient aussi un long et vibrant plaidoyer pour ce format d'encodage. Il y est expliqué le fonctionnement de la norme, comment elle a été conçue pour être la plus pérenne et universelle possible, le détail est fait sur tout ce qu'elle peut contenir (écritures alphabétiques, syllabiques et logographiques diverses et très variées, symboles, opérateurs mathématiques, instructions et commandes, etc.) et ses évolutions futures.
À la lecture de cette partie, moi qui ait travaillé pendant ces dix dernières années avec à peu près toutes les langues et alphabets d'Europe, je n'ai pu m'empêcher de songer au temps gagné si l'on avait parfois eu à notre disposition de bonnes fontes unicode…!

Bref, ce bouquin est certainement un must-have pour tout ceux qui s'intéressent de près ou de loin à la typo, qui voudront en savoir plus sur l'histoire, le fonctionnement et la gestion des fontes, ou simplement ceux qui, œuvrant dans les arts graphiques, aiment de temps à autre aller voir sous le capot… Par ailleurs, Un tel ouvrage trouvera certainement sa place dans la bibliothèque des étudiants en typographie, graphisme, etc.

Bien sûr, bon nombre de ces informations se trouvent gratuitement sur le net – l'auteur n'est d'ailleurs pas avare de liens – mais c'est autre chose de disposer de tout celà sous la main, structuré, bien écrit, agréable à lire… et provenant d'une source fiable.


Sommaire du livre :
1. Avant Unicode
2. Caractères, glyphes, octets : Introduction à Unicode
3. Propriétés associées aux caractères Unicode
4. Normalissations, bidirectionnalité, caractères d'Extrème-Orient
5. Utilisation d'Unicode
6. Gestion des fontes sur Macintosh
7. Gestion de fontes sous Windows
8. Gestion de fontes sous X Window
9. Les fontes sous TEX, installation et utilisation
10. Fontes et pages Web
11. Historique et classifications des caractères typographiques latins
12. Edition et création de fontes
13. Optimisation de rendu
14. Enrichissement : typographie avancée

Le livre contient également un lexique et une bibliographie tout deux fort bien pourvus. Yannis Haralambous enseigne l'informatique à l'ENST Bretagne, la typographie numérique étant son domaine de recherche.

Fontes et codages
"Glyphes et caractères à l'ère du numérique"
Yannis Haralambous
O'Reilly
9782841772735 | 68,00 €

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Version anglaise, Fonts and Encodings, traduit en 2007
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Pour mémoire…
Unicode 5 | Codage des caractères et internationalisation des logiciels et des documents par Patrick Andries chroniqué sur urbanbike

Identifier une typo avec votre iphone

Merci MyFonts et What The Font
Dans | iphone et mobilité | outils graphiques | typographie | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

Si cette fonction d'identification existe depuis pas mal de temps sur le net sur le site même de MyFonts, l'un des plus gros supermarché de la typographie numérique, j'étais curieux de voir comment travaille la version disponible sur l'iPhone bien que décrite hier sur nombre de sites…

Histoire de faire un test probant, j'ai utilisé le journal local de ma ville arrivé il y a quelques jours avec la nouvelle charte graphique et typographique de Versailles.

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Après avoir chargé l'iApp gratuite, What The Font, sur mon iPhone…

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j'ai photographié dans nos conditions hivernales de luminosité une partie de la typo. On reste détendu, il est possible lors de cette première phase de procéder à des essais afin de choisir le meilleur cliché (celui-ci a été rejeté, pas assez de lettres).

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Puis sélectionné au doigt une zone de lettres significatives…

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L'application découpe alors les lettres, les reconnaît et vous propose de les corriger s'il n'a pas fait correctement son travail de reconnaissance…

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Reste ensuite à cliquer sur Identify!… Et le résultat nous revient immédiatement sous la forme de l'image scannée et les lettres sélectionnées mais avec les typos proposées…

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Mrs Eaves…? Je reprends la photo de mon journal local et vous montre l'information qui indique quelle est la typo choisie par la ville…

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Bingo…! C'est bien du Mrs Eaves…

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Ensuite, il suffit d'expédier un mail (généralement à soi-même) ou ouvrir la page ad hoc chez MyFonts…

Là, je reconnais avoir été bluffé même si j'ai tâtonné 2 minutes pour trouvé la bonne formule. Le iPhone est réellement un outil de travail quand il rend de tels services, n'en déplaise aux fâcheux ! Or des typos sur lesquelles nous séchons tous, il y en a une flopée.

Vous imaginez le temps gagné…?!
Plus besoin de scanner le document avec un périphérique dédié, d'uploader l'image via votre navigateur. Ici, le process est intelligemment réparti entre le iPhone avec cet outil de reconnaissance minimal et la base de données de MyFonts sur internet pour identification complète, une opération rapide avec un seul outil.
En résumé, une application indispensable pour tout graphiste qui manipule des tas de typos ou pour un fabricant qui a besoin de composer un nouvel ouvrage sans avoir toutes les indications nécessaires.

Certaines personnes se posent la question de la gratuité d'une telle application. Rappelons que MyFonts vend des polices et que le meilleur moyen de fidéliser ses clients sur son site, c'est de leur proposer des choses réellement pratiques pour leur activité… Là, c'est gagné.

Pour mémoire, l'application iPhone de FontShop a été évoquée sur urbanbike.

Correction othographique dans Illustrator avec ProLexis

Pour des flyers sans fautes
Dans | outils graphiques | typographie | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

C'est le genre d'extension qui change radicalement la vie…
Vous prenez un produit aguerri, rapide, puissant et, peu à peu, vous le portez dans des univers inattendus. ProLexis est un correcteur orthographique, grammatical et typographique associé à Myriad, un dictionnaire hors du commun qui "tourne" sous nombre d'applications, Mac comme Windows, comme Word, InDesign, XPress, InCopy, OpenOffice, Pages et Keynote (iWork 09), Safari, Entourage, etc.

Ce produit de correction vient d'être mis à jour pour la Creative Suite 4 d'Adobe — voir ici) mais un nouvel adaptateur vient de faire son apparition pour Illustrator… CS3 et CS4. Pour mémoire, Illustrator étant aussi le format natif du PDF, je vous laisse en tirer les conclusions utiles…!

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Une fenêtre horizontale et, surprise, le fait de cliquer sur le mot mal orthographié déplace en arrière-plan le document Illustrator pour afficher la partie erronée aux yeux de l'utilisateur…

Redoutable, à mettre entre toutes les mains…

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Note : ce matin, Marc me faisait parvenir cette information, à savoir que Lexcycle signe avec Adobe. En résumé, dans une prochaine version de Stanza (1,3 million d'utilisateurs dont un énorme paquet sous iPhone), nous pourrons lire du .pdf… Relire les billets d'urbanbike…

Bref, le PDF loin d'être enterré…!