
Un hommage de Marc Autret à Wordle et à son concepteur, Jonathan FeinbergDans |
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par Jean-Christophe Courte
Grrr…! Je ne pensais pas rédiger un billet ce samedi mais, que voulez-vous, l'actualité…!
Pour commencez, je vous laisse lire la genèse de
Wordalizer sur le site même de Marc,
Indiscripts.com. Non seulement ce gars développe comme un dieu mais écrit remarquablement bien…!
Son dernier script a nécessité une grosse année de développement et les lecteurs d'ubanbike le connaissent déjà car j'ai utilisé la première béta pour fabriquer quelques nuages de mots ces derniers jours. La première question qui peut traverser l'esprit de certains est pourquoi s'amuser à fabriquer ce qui existe déjà sur
wordle.net, un incroyable produit réalisé par Jonathan Feinberg…?
Mais juste le
plaisir de comprendre comment tout cela fonctionne et le porter sur InDesign.
Car c'est là où cela devient intéressant pour les graphistes qui suivent encore…!
Le script Wordalizer permet d'utiliser les polices que vous possédez sur votre Mac ou PC, de construire des nuages de mots à partir des textes que vous souhaitez et, surtout, de générer un fichier InDesign exploitable ensuite, tant en couleurs qu'en taille. Par contre les typos sont vectorisées.
David Blatner de
Indesignsecrets.com ne s'y est pas trompé en rédigeant dès hier un court billet d'annonce.
Bon, j'ai la chance avec mes camarades
Laurent et
Loïc de recevoir une version
in progress…
Qui est simplement un peu moins bridée que le version de démo
téléchargeable sur le site de Marc. Elle offre surtout la possibilité de bosser sur des listes pondérables.
Et donc de mettre au point plus aisèment ces fameux nuages.
Pour mémoire, cette typo est la verveine de Luce Averous…
Il est donc possible de changer les paramètres, la fonte bien entendu…
De modifier la pondération des termes (ici la liste des catégories d'urbanbike, la pondération est bien entendu pour le test et non pour réduire Vincent ou d'autres à quasiment rien…!!)…
Et hop…! Le calcul est assez rapide sur mon portable…
Aussi, il est assez agréable de relancer après changement de paramètres et ainsi de suite…
Remarquez que c'est bien Wordalizer qui gère la disposition des mots du nuage avec une précision diabolique…!
Bref, voici un outil qui, à priori, ne sert strictement à rien. Sauf qu'on lui trouve très vite des tas d'usages. De l'habillage des mots clés sur une couverture de livre à la gestion de ceux d'un billet… Je suis certain que nombre les utilisateurs vont lui trouver des emplois insoupçonnés. D'autant qu'il est possible de lui demander d'analyser un très (très…!) long texte.
Bref l'ami
Marc Autret nous a, une fois de plus,
littéralement scotché, Laurent, Loïc et moi…!
Marc, une version
Pro s'impose avec un petit bouton PayPal, non mais…!
Nuage de fin de billet : notez que des typos
scripts ne s'entrechoquent pas… Remarquable !
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le 9/01/2010 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
TrashHand version 2Dans |
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typographie |
par Jean-Christophe Courte
J'ai souvent utilisé la
TrashHand qui est une très belle fonte gratuite pour mes couvertures.
Aujourd'hui,
Luce Avérous propose sa
Verveine via Dalton Maag (un peu compliqué pour acheter mais cela fonctionne, c'est très (trop) sécurisé…). Cette typo est désormais au format OpenType et mérite que vous l'acquiérez si la TrashHand vous a dépannée pendant des années. Une manière logique de remercier Luce pour cette superbe typo manuscrite.
Et Dieu sait que je n'aime pas la verveine ou le tilleuil-menthe…! Mais bon, je devais bien cela à Luce.
Merci
Jean-Baptiste pour cette info lue dans
Le Typographe (Ze Blog on Ze fontes…!)
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le 23/06/2009 à 13:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
InDesign et OpenTypeDans |
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typographie |
par Jean-Christophe Courte
Cela fait quelques années que les
ligatures font discrètement leur retour dans les compositions numériques… Elles ne les ont jamais réellement quittées mais hormis les standards
fl, fi et compagnie, l'utilisation de polices de caractères limitées à près de 250 glyphes rendait l'usage d'une police alternative indispensable si l'on souhaitaient aller au delà.
Du coup, beaucoup d'appelés, peu d'élus tant c'était compliqué à mettre en œuvre.
De plus, nombre de décideurs ne les acceptaient pas, ne sachant pas à quoi elles correspondaient, habitués depuis des décennies à la frappe minimale issue des machines à écrire…!
C'est dommage car la ligature ajoute une véritable élégance dans une composition en proposant de lier esthétiquement deux lettres en les combinant en un seul caractère.
Avec des jeux complets de glyphes, l'envie pour d'excellents typographes de s'amuser.
Ainsi
Jean-François Porchez et sa
Parisine Office qu'il vient de décliner en version
OpenType.
Idem pour
Lucas de Groot. Quelques exemples dans cette planche — même si tous les glyphes présentés ci-après ne sont pas des ligatures — extraits de sa
TheSans Condensed.
Attention, toutes les polices disponibles au format
OpenType ne présentent pas autant de glyphes, ceci dépend de l'envie des typographes qui les dessinent. Maintenant que ces options sont présentes dans vos fontes, activez les ligatures automatiques dans InDesign pour commencer.
C'est pourquoi, en choisissant une fonte sur l'excellent
MyFonts.com, vérifiez que ce picto
ff est présent, indiquant la présence de ligatures…
Tant sur une famille que sur une fonte donnée…
À noter que vous pouvez choisir comme
Sample Text des ligatures, ce qui est bien pratique…
Pour ma part, je suis ravi — après les
motifs — de ce retour à l'écran des ligatures… Mais rien n'est encore joué, les habitudes étant souvent difficiles à modifier…
Pour en savoir plus, voir les chroniques sur deux livres,
Unicode 5 en pratique de Patrick Andries et
Fontes et codages de Yannis Haralambous…
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le 29/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
1490 grammes.
Quelle est la différence entre un caractère et un glyphe ? Où trouver l'apex d'un 'a' ? Qu'est-ce qu'un kachidé ? Combien de tables dans unicode ? Qui est John Warnock ? Et Pierre Bézier ? etc.
En écho aux récents billets de J-C consacré à la typo (
ici,
ici et
là) il m'a semblé intéressant de chroniquer un bouquin assez particulier dont j'avais fortuitement entendu parler à sa sortie (en 2004) sur le site du
typographe.
Pour entamer cette brique qui taquine les mille pages, je n'ai finalement pas trouvé meilleur que l'auteur lui-même :
Comment lire ce livre.
Cet ouvrage contient des textes introductifs à certaines technologies, des "modes d'emploi" de logiciels, des spécifications techniques, et même des historiques aux fontes et aux codages. Il joue le double rôle de manuel d'aprentissage et d'ouvrage de référence. Pour en profiter davantage nous présentons par la suite quelques profils de lecteur potentiel et les parcours de lecture que nous considérons comme adaptés. Bien évidemment ces parcours ne sont donnés qu'à titre indicatif et le meilleur parcours de lecture est toujours celui qu'on a trouvé soi-même…
Voilà, l'essentiel est dit. Ce livre est tellement complet qu'on ne peut raisonnablement pas imaginer le lire d'une traite. Il s'agit avant tout d'un immense ouvrage de référence sur tout ce qui touche de près ou de loin à la typographie.
Évidemment, des bouquins du même tonneau, il y en a pléthore. Certains même sont magnifiquement écrits, maquettés et imprimés, mais dès qu'il s'agit d'aborder des choses un peu techniques, d'expliquer précisément le fonctionnement de ces jolis caractères qui s'affichent et s'impriment (presque) toutes seules, les auteurs rechignent souvent à donner plus qu'une vague explication (gageant sans doute que le lecteur n'y pigerait de toute façon rien). Haralambous, au contraire, s'avance avec gourmandise, prend le pari de nous faire comprendre et s'attaque de front à l'informatique, aux tables d'encodages et à toute la mécanique subtile de la lettre, mais sans jamais perdre de vue le versant culturel et historique de la chose.
Exhaustif
C'est entendu, on ira donc y chercher une réponse selon les besoins du moment.
Vous êtes intéressé par la création de polices ? Fontlab, Python, les hints PostScript et les tables Opentype n'auront plus de secrets pour vous.
Programmeur ? Metafont, les instructions ∂ et l'algorithme de Casteljeau vous seront sans doute plus parlant qu'à moi…
Graphiste amateur de belles fontes ? Vous apprendrez à manipuler Tex, à gérer vos polices sur OS X ou Windows, à différencier une mécane d'une égyptienne, à identifier l'anatomie des caractères et à composer dans des langues étrangères.
Passionné par l'histoire de la typographie ? Vous allez en savoir plus sur IBM, ASCII, QWERTY, le Codex 80 et le code Hollerith, Vox/ATypI, Allesandrini, Panose-1, le big-bang typographique du XVe siècle et le fabuleux destin de la Caroline.
Vous l'avez compris : absolument tout y passe, et l'on tient dans en main une véritable somme de connaissances sur la typographie moderne et son corollaire, l'outil informatique.
Au final, même si toutes les parties consacrées à la programmation me sont passées par-dessus de la tête, j'ai trouvé beaucoup d'intérêt et de plaisir à lire le reste du bouquin (un bon 85 %) car Haralambous sait prendre ce ton juste (mâtiné d'une petite pointe d'humour) qui aide à faire passer les paragraphes trop ardus… Tantôt mathématicien rigoureux, tantôt amateur passionné, il promène son lecteur avec une aisance déconcertante d'un extrême à l'autre de cet art, qui est aussi une science…
Unicode
Après avoir parcouru quelques chapitres (et plus particulièrement celui qui remet en perspective l'histoire des codages) on fini par comprendre que l'auteur a un autre but, moins clairement avoué : démontrer (et illustrer) la puissance d'Unicode.
De fait, cet ouvrage contient aussi un long et vibrant plaidoyer pour ce format d'encodage. Il y est expliqué le fonctionnement de la norme, comment elle a été conçue pour être la plus pérenne et universelle possible, le détail est fait sur tout ce qu'elle peut contenir (écritures alphabétiques, syllabiques et logographiques diverses et très variées, symboles, opérateurs mathématiques, instructions et commandes, etc.) et ses évolutions futures.
À la lecture de cette partie, moi qui ait travaillé pendant ces dix dernières années avec à peu près toutes les langues et alphabets d'Europe, je n'ai pu m'empêcher de songer au temps gagné si l'on avait parfois eu à notre disposition de bonnes fontes unicode…!
Bref, ce bouquin est certainement un must-have pour tout ceux qui s'intéressent de près ou de loin à la typo, qui voudront en savoir plus sur l'histoire, le fonctionnement et la gestion des fontes, ou simplement ceux qui, œuvrant dans les arts graphiques, aiment de temps à autre aller voir sous le capot… Par ailleurs, Un tel ouvrage trouvera certainement sa place dans la bibliothèque des étudiants en typographie, graphisme, etc.
Bien sûr, bon nombre de ces informations se trouvent gratuitement sur le net – l'auteur n'est d'ailleurs pas avare de liens – mais c'est autre chose de disposer de tout celà sous la main, structuré, bien écrit, agréable à lire… et provenant d'une source fiable.
Sommaire du livre :
1. Avant Unicode
2. Caractères, glyphes, octets : Introduction à Unicode
3. Propriétés associées aux caractères Unicode
4. Normalissations, bidirectionnalité, caractères d'Extrème-Orient
5. Utilisation d'Unicode
6. Gestion des fontes sur Macintosh
7. Gestion de fontes sous Windows
8. Gestion de fontes sous X Window
9. Les fontes sous TEX, installation et utilisation
10. Fontes et pages Web
11. Historique et classifications des caractères typographiques latins
12. Edition et création de fontes
13. Optimisation de rendu
14. Enrichissement : typographie avancée
Le livre contient également un lexique et une bibliographie tout deux fort bien pourvus.
Yannis Haralambous enseigne l'informatique à l'ENST Bretagne, la typographie numérique étant son domaine de recherche.
Fontes et codages
"Glyphes et caractères à l'ère du numérique"
Yannis Haralambous
O'Reilly
9782841772735 | 68,00 €
Version anglaise, Fonts and Encodings, traduit en 2007
Pour mémoire…
Unicode 5 | Codage des caractères et internationalisation des logiciels et des documents par Patrick Andries chroniqué sur
urbanbike
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le 1/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon |
Merci MyFonts et What The FontDans |
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par Jean-Christophe Courte
Si cette fonction d'identification existe depuis pas mal de temps sur le net sur le site même de
MyFonts, l'un des plus gros supermarché de la typographie numérique, j'étais curieux de voir comment travaille la
version disponible sur l'iPhone bien que décrite hier sur nombre de sites…
Histoire de faire un test probant, j'ai utilisé le journal local de ma ville arrivé il y a quelques jours avec la nouvelle charte graphique et typographique de Versailles.
Après avoir chargé l'iApp gratuite,
What The Font, sur mon iPhone…
j'ai photographié dans nos conditions hivernales de luminosité une partie de la typo. On reste détendu, il est possible lors de cette première phase de procéder à des essais afin de choisir le meilleur cliché (celui-ci a été rejeté, pas assez de lettres).
Puis sélectionné au doigt une
zone de lettres significatives…
L'application découpe alors les lettres, les reconnaît et vous propose de les corriger s'il n'a pas fait correctement son travail de reconnaissance…
Reste ensuite à cliquer sur
Identify!… Et le résultat nous revient immédiatement sous la forme de l'image scannée et les lettres sélectionnées mais avec les typos proposées…
Mrs Eaves…? Je reprends la photo de mon journal local et vous montre l'information qui indique quelle est la typo choisie par la ville…
Bingo…! C'est bien du Mrs Eaves…
Ensuite, il suffit d'expédier un mail (généralement à soi-même) ou ouvrir la page
ad hoc chez MyFonts…
Là, je reconnais avoir été bluffé même si j'ai tâtonné 2 minutes pour trouvé la bonne formule. Le iPhone est réellement un outil de travail quand il rend de tels services, n'en déplaise aux fâcheux ! Or des typos sur lesquelles nous séchons tous, il y en a une flopée.
Vous imaginez le temps gagné…?!
Plus besoin de scanner le document avec un périphérique dédié, d'uploader l'image via votre navigateur. Ici, le process est intelligemment réparti entre le iPhone avec cet outil de reconnaissance minimal et la base de données de MyFonts sur internet pour identification complète, une opération rapide avec un seul outil.
En résumé, une
application indispensable pour tout graphiste qui manipule des tas de typos ou pour un fabricant qui a besoin de composer un nouvel ouvrage sans avoir toutes les indications nécessaires.
Certaines personnes se posent la question de la gratuité d'une telle application. Rappelons que
MyFonts vend des polices et que le meilleur moyen de fidéliser ses clients sur son site, c'est de leur proposer des choses réellement pratiques pour leur activité… Là, c'est gagné.
Pour mémoire, l'application iPhone de FontShop a été évoquée sur urbanbike.
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le 13/02/2009 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
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