
600 mm : un objectif "insupportable" !Dans |
photographie |
signé laurent |
par Laurent Thion
D3s - ISO 800 - 1/180 - f/5,6
Vous l'avez compris à la lecture du
billet précédent, sans support digne de ce nom, c'est pratiquement impossible de prendre des images correctes avec une telle optique, même avec le réducteur de vibrations intégré. En effet, c'est la précision du cadrage qui pose le plus de problème. À la limite, on peut s'autoriser une ou deux images mais la tétanisation du bras gauche arrive extrêmement vite. On récupère quand même souvent des images nettes mais généralement mal cadrées. Il faut donc envisager l'emploi permanent, soit d'un bon monopode, soit d'un gros pied. Soit les deux !
Cela tombe bien : la tenue de route est meilleure lorsque l'on est bien chargé !
Avec un monopode
Monopode Manfrotto 680B + rotule 498RC2 utilisés pour ces images
C'est la solution la plus légère (bien que ce terme soit relatif compte tenu du poids du matériel à soutenir) et la plus rapide à mettre en service. Bref : l'idéal pour tirer le portrait à l'approche de bestioles en tout genre. On préférera le pied pour les longues séances d'affût.
Une rotule reste indispensable même si les mouvements sont restreints (le cadrage vertical s'obtient par rotation directe de l'objectif dans sa bague de fixation au pied). Comme tout le reste, avec ce matériel hors normes, choisissez un modèle plutôt costaud, avec un réglage de la friction en plus du blocage complet.
Groummphh, comme dirait quelqu'un... D3s - TC17II - ISO 800 - 1/350 - f/6,7
La commande autonome des mouvements panoramiques horizontaux n'est pas obligatoire. Dans le feu de l'action, et grâce à l'excellent fonctionnement de l'autofocus, on a la main gauche sur la commande de blocage de la rotule et l'index droit sur le déclencheur. C'est sûrement plus compliqué avec un zoom qui nécessite une action sur la bague de variation de focale.
Vous remarquerez que l'on ne passe pas inaperçu avec un 600 mm, même en pleine forêt. D3s - ISO 800 - 1/180 - f/5,6
Cela demeure tout de même assez approximatif au niveau du cadrage notamment pour photographier bien droit, mais en forêt ou à la campagne, c'est passable... On réglera alors le petit curseur de sélection de mode de réduction de vibration sur "normal".
Avec un pied
D3s - TC17II - ISO 2 200 - 1/500 - f/6,7
C'est tout de suite plus confortable une fois bien installé et calé à niveau. Sauf que, pendant la préparation, le gros gibier a largement le temps de disparaître. On réservera cela aux photos de moineaux, mais pas uniquement, heureusement.
Néanmoins, le pied ne fait pas tout : le choix d'une rotule est particulièrement important avec un 600 mm.
À suivre...
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction :
Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.
# | 3/05/2010 | 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | |
Complétez votre équipement.Dans |
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signé laurent |
par Laurent Thion
Voilà, c'est probablement pendant que j'étais en train de prendre cette photo, au monopode, tout concentré à ma tâche, qu'un certain JC en a profité pour m'emprunter le
Gitzo GT3320BS que j'avais également apporté ce jour-là !
Et, si j'ai bien compris, je ne risque pas de le revoir avant longtemps, surtout que ce même JC s'est réfugié carrément sur une île pour être bien certain que je lui cavalerai pas après ! Du coup, j'ai décidé, à la place du pied, de vous parler d'un autre accessoire photo incontournable, trop peu souvent cité, et que tout photographe amateur ou professionnel se doit de posséder en permanence au fond de son fourre-tout, son sac à dos ou sur son vélo pliant...
Non, ce n'est pas la poire en caoutchouc, ni la pièce de monnaie pour dévisser les plateaux rapides, ni la télécommande filaire...
C'est,
c'est...
Mais oui, bien sûr ! C'est le
Nikkor 600mm f/4 ED VR AF-S !
Pour éviter les changements intempestifs de boîtiers et d'objectifs (là, on monte l'appareil sur l'optique, et pas l'inverse !), je vous conseille de l'agrémenter, dès le départ et en permanence, de l'excellent Nikon D3S car on croirait presque qu'ils sont faits l'un pour l'autre (toutes les images présentées dans ce billet (et les suivants) sont réalisées avec cet ensemble, nous y reviendrons). L'ensemble dépasse les 6,3kg et se laisse oublier au fond du sac photo, prêt à bondir au moindre besoin.
Enfin, preque...
Il s'agit là d'une superbe optique qui continue d'époustoufler (et d'essouffler aussi, d'ailleurs) même après plusieurs milliers d'images réalisées avec.
On peut se servir de cet objectif pour la chasse aux grands fauves...
... et même y ajouter un multiplicateur de focale (quand c'est dangereux pendant la chasse aux souris), en l'occurrence le TC17II, ce qui donne une focale résultante de 1 000mm. Ci-dessous, une photographie réalisée avec TC17II à la distance minimale de mise au point AF (5 mètres en autofocus, 4,8 mètres en mise au point manuelle).
Recadrage à 100%
À noter : le commutateur du mode de fonctionnement du stabilisateur d'image, que l'on retrouve sur le 500mm f/4 et 400mm f/2,8 de la marque.

Le mode "normal" inclus en fait l'usage sur monopode et sur pied avec une tête non bloquée afin de suivre le sujet, vu la quasi impossibilité de travailler à la main levée avec un tel objet. Le mode "tripod" ne concerne que le traitement des vibrations résultant d'une utilisation sur pied mais sans mouvement de l'objectif pendant la prise de vue.
L'autofocus est particulièrement réactif. Je suis allé faire quelques essais en vraie grandeur sur les gros oiseaux, juste la veille d'une récente éruption volcanique...
Désolé de traiter, sur cet excellent blog, des petits accessoires
lowcoast*, surtout en ces temps de crise financière, mais il en sera ainsi tant que je n'aurai pas récupéré mon pied GT3320BS (qui supporte, en passant, jusqu'à 18kg, ce qui le rend parfaitement utilisable avec le 600mm + D3S). Na ! :-)
*dépêchez-vous si vous voulez acheter plusieurs 600mm, les 60 jours Nikon se terminent le 15 mai.
Pied GT3320BS + rotule GH5380SQR
Et sur quoi je pose cet objectif, maintenant ?
À suivre...
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# | 27/04/2010 | 11:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | |
Scheimpflug toujours en pleine forme...Dans |
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signé laurent |
par Laurent Thion
On s'en serait douté, c'est donc bien en studio et en utilisation basculée que ce 45 mm démontre ses remarquables capacités à contrôler l'image. Très justement placé entre le 24 et le 85 mm, cette focale permet une bonne exploitation de la capacité de bascule et de décentrement, qui sont les même sur les trois objectifs disponibles actuellement chez Nikon, soit + ou - 8,5 degrés et + ou - 11 mm (capacité directement limitée par la construction mécanique du dispositif commun aux trois produit).
Le "reproche" qui intitulait (ironiquement) le
billet précédent s'avère être un avantage en studio. En effet, le 24 mm englobe beaucoup plus de champ et le simple fait de se rapprocher du sujet ne suffit pas à "gommer" le rendu caractéristique d'un grand angulaire, bien au contraire. Le 45 mm permet d'avoir une bonne distance de travail sur les grands objets et de restituer des fuyantes naturelles. De plus, les possibilités de rattraper la netteté en basculant sont supérieures au 85 mm, que l'on réservera à la photographie d'objets plus petits.
Utilisation classique
C'est théoriquement ainsi que l'on utilise la
loi de Scheimpflug qui permet d'obtenir une netteté sur l'ensemble d'un sujet non parallèle au plan focal. Rappel : cette fonction n'augmente en aucun cas la profondeur de champ.
Bascule à fond + décentrement vertical. D3 - f/8 - 1/15 sec ISO 200
Détails à 100%
Contre emploi
Ce 45 mm est égalment capable de reproduire un objet plan sans déformation ni flou, dès lors que cet objet est parfaitement parallèle au capteur de l'appareil. A priori, c'est ce qu'est censé faire tout objectif digne de ce nom.
Non basculé ni décentré. D3 - f/5,6 - 1/30 sec ISO 200
La bascule peut alors être utilisée à l'inverse pour incliner le plan de focalisation par rapport au sujet. On obtient alors ceci : un objet non déformé par les fuyantes et net sur une seule zone.
Bascule à fond. D3 - f/5,6 - 1/30 sec ISO 200
Un spécialiste polyvalent.
On privilégiera l'emploi du 45 mm pour le packshot d'objets, la reproduction de documents ou de tableaux (en particulier grâce à sa très faible distorsion), les vues de détail en architecture, les œuvres d'art... et pour tout un tas de cas auquel on ne pense pas spontanément.
Bascule subtilement réglée . D3 - f/8 - 1/45 sec ISO 200. C'est net partout.
Détails à 100%. Tiens, Blue Note a 70 ans cette année !
Décentrement seul, sculpture de François Stahly. D3 - f/16 - 1/2 sec ISO 200
Décentrement seul, toile de Marie Thurman. D3 - f/11 - 1/4 sec ISO 200
Décentrement seul, détail de la maison de Kiso. D3 - f/8 - 6 sec ISO 200
Cet objectif est un paradoxe : en théorie, on pense n'en avoir aucune utilité, mais on est amené à s'en servir énormément dès lors qu'on l'a sous la main. C'est donc un véritable outil de travail, quasiment irréprochable. Seul l'encombrement et le prix font un peu d'ombre au tableau...
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# | 6/04/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | |
Pas complètement macro, pas assez grand angle, trop peu typé : au beau milieu... de nulle part ?Dans |
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signé laurent |
par Laurent Thion

Après l'abondance de nouveautés proposées par Nikon ces derniers mois, il est temps de revenir un peu plus posément sur certains produits qui auraient un peu tendance à passer inaperçus, comme ce 45 mm à bascule et décentrement, sorti après le D3 et le 24 mm PC il y a déjà une année et demi.
Contrairement au 85 mm PC déjà existant dans l'ancienne gamme Nikkor (il n'a subit qu'un traitement nano crystal et une motorisation du diaphragme), ce 45 mm est d'une conception totalement inédite et a été commercialisé en juillet 2008. Pourtant, un "ancêtre" a déjà été produit par Nikon : même focale, même ouverture...
Un gros pépère que l'on ne comparera pas au 45mm f/2,8 pancake de 1968 (ci-dessous).
Il porte la mention "micro", gravée sur la plaque d'identification (comme le 85 mm) mais il ne concurrencera pas directement les 60 et 105 mm de la gamme (qui atteignent le rapport 1/1 sans accessoires). Disons que ce 45 mm permet la prise de vue rapprochée (distance minimale de mise au point de 0,253 mètres si j'en crois la bague de mise au point) et permet un rapport d'agrandissement maximal de 0,5x.
distance minimale de mise au point, rapport 1/2, non basculé ni décentré
D3 - f/8 - 1/60 sec ISO 200
Recadrage à 100 %
Cet objectif n'est pas plus autofocus que les deux autres modèles 24 et 85 PC. Néanmoins, il n'est pas à
mise au point interne comme le 24 PC et l'infini est normalement net lorsque la bague est tournée à fond vers la droite.
Distorsion
C'est impeccable. On distingue un très léger barillet, qu'il est très facile de corriger.
Image d'origine - D3 - f/11 - 1/250 sec ISO 200
Image corrigée avec Capture NX2 : +4 en contrôle de distorsion.
Décentrement
Par rapport au crantage central, il est possible de décentrer l'objectif de 11 millimètres de chaque coté. Ce mouvement, couplé à la rotation de l'objectif, permet de rattraper des lignes fuyantes dans toutes les directions. Toutefois, les résultats sont bien moins sensibles qu'avec le 24 mm en raison d'un angle de champ réduit. Cette distance focale oblige à s'éloigner du sujet, et les 11 millimètres sont souvent insuffisants pour éviter les convergences.
De plus, on arrive presque à l'effet inverse de celui recherché car l'effet de contre plongée est plutôt naturel et peu marqué avec une telle focale.
Non décentré - D3 - f/11 - 1/350 sec ISO 200
Décentré - D3 - f/11 - 1/350 sec ISO 200
Sur cet exemple, l'image d'en haut non redressé paraît plus naturelle que celle d'en bas qui, bien que parfaitement rattrapée, semble s'évaser vers le haut...
Mesure de la lumière
Bien que la motorisation du diaphragme permette d'utiliser tous les modes d'exposition des boîtiers récents, la mesure de lumière est faussée après un mouvement optique et entraîne une sur-exposition systématique. Il convient donc de travailler en mode manuel (mesure avant déplacement de l'objectif) dès lors que l'on met en œuvre une bascule et/ou un décentrement.
Un 45 PC pour quoi faire ?
Il est clair que cet objectif ne remplace aucun autre modèle et, malgré une indéniable très grande qualité optique, on se demande un peu à quoi l'utiliser.
Aurait-il des emplois de prédilection ???
À suivre...
Non décentré - D3 - f/11 - 1/350 sec ISO 200
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# | 30/03/2009 | 07:01 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | |
D3x versus D3 ou la vaine course aux pixels.Dans |
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signé laurent |
par Laurent Thion

Lors des tests précédents (
ici et
là), la comparaison entre les deux appareils vient tout naturellement, d'autant que la qualité et le rendu des images est tout à fait comparable, à la résolution (et donc au bruit numérique) près. Rappelons que les différents systèmes de mesure de la balance des blancs, du temps de pose et de de l'autofocus sont rigoureusement les même sur les deux boîtiers. Aussi l'envie m'est venue de comparer une image d'exemple réalisée dans les mêmes conditions d'éclairage, avec la même optique (Micro Nikkor 105mm VR) à la même ouverture (f/27), et à la sensibilité ISO nominale (soit 100 ISO pour le D3x - 1 seconde de pose, et 200 ISO pour le D3 - 1/2 seconde de pose), avec les mêmes presets (balance des blancs, profils colorimétriques...).
Voici les deux photographies :
Personne ne s'étonnera de ne voir aucune différence sur un rendu à 450 pixels de large. C'est normal.
Ensuite, j'ai imprimé au format A4 chacune des images.
Là encore, la différence est rigoureusement indécelable à l'œil nu. C'est donc sur des formats supérieurs que l'on tire parti des 24 millions de pixels ?
Qu'à cela ne tienne : direction le show room d'
Océ France, où je fais réaliser des "petits" tirages de 120 centimètres de large.
Impression sur laize de 130 cm, encres à éco-solvants, imprimante Océ CS9160.
Et là, le
couperet tombe : on ne voit pas
non plus la différence entre les deux tirages !
L'honnêteté m'oblige à reconnaître que lors d'un examen à vue à une distance de 20 centimètres, certains petits détails "semblent" légèrement mieux définis sur l'image tirée du D3x. Sachant que l'accentuation appliquée aux deux images natives n'a pas été optimisée pour ce type d'agrandissement, le fichier du D3 pourrait être encore un peu plus accentué pour ce cas d'utilisation précis.
Toujours est-il qu'une image de 120 centimètres de base ne se regarde pas à la loupe. Rien ne distingue les deux images à une distance normale de consultation, je le répète.
Je n'ai pas eu le temps de réaliser des tirages avec un facteur d'agrandissement supérieur mais je n'ai pas spécialement d'inquiétude compte tenu du savoir-faire actuel des RIPs utilisés sur de tels traceurs. J'en veux pour preuve l'image qui est appliqué sur le mur du show room :
Elle doit peser aux alentours de 100 Mo, et n'a pas été prise dans le but d'être imprimée si grande (vous en verrez la version panoramique
ici). Cette affiche est bien sûr légèrement pixellisée si on la regarde de très près, mais l'impact visuel n'est pas altéré par l'agrandissement, à distance normale de vision.
Encore un autre exemple là : ce visuel a été réalisé au D300 (12 millions de pixels) pour une brochure.
Mon client manifeste le souhait d'en tirer un poster d'un mètre carré pour décorer son stand lors d'un salon : pas le moindre pixel n'est visible !!
Mais alors, pourquoi utiliser un D3x bien plus poussif qu'un D3 à l'utilisation, générant des fichiers particulièrement lourds, proportionnellement plus long à traiter et nécessitant le double d'espace pour l'archivage ? Avec du bruit dès 800 ISO ? Au regard du prix de vente, la question mérite d'être posée. En tous cas, je garde mon D3 sans regret aucun, avant tout pour sa qualité d'image à basse comme à haute sensibilité.
Alors, 24 millions de pixels pour quoi faire ?
Certains diront qu'une résolution supérieure permet de recadrer dans l'image. Certes, mais vu la destination "studio" du D3x, il est rapide de s'aperçevoir si une vue est correctement cadrée ou non, et il est possible de la refaire (contrairement aux paparazzis à qui je déconseille cet appareil...).
Après ces quinze jours d'utilisation, j'ai tout de même trouvé un domaine où l'abondance de pixels ne nuisait pas : Les images en très haute définition. En voici un premier exemple
de 490 millions de pixels.
Et ces deux exemples bien plus raisonnables :
Le Nikon SP d'un certain Jeanloup Sieff. 18 vues D3x assemblées, 77 millions de pixels -> Cliquez ici.
Le Leica M3 du même Jeanloup Sieff. 14 vues D3x assemblées, 106 millions de pixels -> Cliquez là.
Le D3x permet, de par sa résolution, de minimiser le nombre de vues pour réaliser ces images par assemblages. Néanmoins, le gain de temps s'en trouve allongé pour le post traitement. C'est donc paradoxalement sur un écran résolu à 72 dpi que l'on est le mieux à même d'apprécier le gain en pixel apporté par le D3x. De tels monstres informatiques (certaines de mes images pèsent jusqu'à 3 Go en RVB 8 bits) ne sont pas toujours traités correctement par les rips d'impressions qui n'ont pas besoin d'autant d'information pour réaliser une excellente image imprimée... Je réserverai donc éventuellement le D3x au marché (plutôt fermé) des fichiers HD consultable sur écran (cf
Cité de l'architecture).
Les images en très haute définition font tout de même la différence lorsqu'elles sont imprimées en grand format, mais à la condition de dépasser allègrement les 24 millions de pixels du D3x.
L'impasse.
Il est vain de refaire l'histoire de la photographie, mais le moyen format a été, et reste, la seule possibilité d'obtenir une qualité supérieure d'image, tout simplement en augmentant la surface sensible, et pas en multipliant le nombre de photosites dans une surface définie. Le gain ne serait plus lié au nombre de pixels mais à la profondeur de bits, à la qualité et à la dynamique de l'image générée.
Quand au D3x, son utilisation bien moins universelle en fait un produit de niche (oui, de niche, pas de
riche : ce n'est pas une fote de frapppe). Le prix de vente n'aidera probablement pas à sa grande diffusion, malgré ses qualités indéniables...
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Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.
# | 9/02/2009 | 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | |
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