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Exclusif : le Nikon D3 sur urbanbike…! | 5

"C’est le cœur serré que je vous dis qu’il faut rendre le D3"
Dans | architecture | photographie | signé laurent |

par Laurent Thion

Mardi matin. Direction : le Nikon Center bd Beaumarchais, Paris. En chemin, je me suis souvenu de cette citation historique qui, sans anticiper sur le jugement que je me permettrai de porter sur cet appareil, était de circonstance...

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Grand Hôtel de Metz, 3e étage. 14-24 @ 14 - 1/8e de seconde - f/2,8 - ISO 800

Ainsi débute la première journée de prise de vues pour de vrai avec le D3. Le programme du jour consiste à réaliser des images qui constitueront l'iconographie de base de la nouvelle mouture du site internet de mon client : vues de l'atelier de maintenance, du parc machine, de détails divers et variés et de panoramiques, bien sûr.

À ce sujet, je ne pense pas dédier le D3 à la réalisation des panoramiques sphériques (même si on m'en offre un) pour les mêmes raisons que leurs prédécesseurs (D1x, D2x…). Le poids et le porte à faux engendrés par la taille de l'appareil ne me semble pas adaptés à cet usage et je préfère de loin le gabarit du D200. Et puis, je dois assurer une certaine production et n'ai aucune envie de dérégler ma tête panoramique.

Le D3 est donc affecté aux vues grand angle et le 14-24 ne sera jamais séparé du boîtier pendant les deux jours. La prise en main et la visée sont parfaites à un détail près : le sélecteur multidirectionnel (commandé au pouce, à l'arrière du boîtier) est vraiment mou et ferme à la fois (point déjà évoqué dans le billet précédent), d'autant que son usage est plutôt fréquent en raison des 51 zones de mise au point disponibles. Je ne nie pas qu'une habitude d'utilisation pallie ce comportement surprenant mais lorsque l'on utilise simultanément D3 et D200, c'est particulièrement énervant.

La solution est d'utiliser le D3 en cadrage vertical. En effet, un deuxième jeu de molettes et déclencheur est présent en bas du boîtier et offre une prise en main très confortable. Et là, plus de problème avec le sélecteur multidirectionnel : il est inaccessible par tout pouce d'humanoïde post-Néandertalien normalement proportionné des mains. Peut-être que chez les grands singes fortunés, au gros orteil préhensile, se trouve une cible marketting de choix pour Nikon…!

Trêve de plaisanterie (pour l'instant) : je me suis trouvé plusieurs fois à chercher le déclencheur vertical sur mes D200 (tous dépourvus de grip) pendant ce reportage tant cela est pratique et confortable.

Il arrive tout de même que des déclenchements intempestifs soient provoqués par le deuxième déclencheur lors de la manipulation de l'appareil. Le bon sens de Jean-Christophe me signale que je n'ai qu'à verrouiller ce déclencheur puisqu'il est si sensible. Voui, mais je dois le déverrouiller à chaque fois que j'en ai besoin (et je ne sais jamais à l'avance si j'en ai besoin) : soit je perds du temps à le mettre en service si il est fermé, soit je shoote n'importe-quoi-n'importe-quand si il est ouvert. J'opte pour la deuxième proposition.

Mais mais mais… pourquoi ne pas conditionner le fonctionnement de ce deuxième déclencheur à la détection interne portrait-paysage (qui fonctionne plutôt très bien, merci). Cela pourrait être une option (débrayable, bien sûr !) via un menu idoine et je subodore même la faisabilité de ceci simplement par une petite mise à jour firmware.
Vrai ou faux, Mr Nikon ?

À suivre...

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14-24 @ 14 - 1/10e de seconde - f/5,6 - ISO 200

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14-24 @ 14 - 1/180e de seconde - f/9,5 - ISO 200

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14-24 @ 14 - 1/125e de seconde - f/8 - ISO 200

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Crops à 100% non accentués
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

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Départ
Dans | architecture | photographie | signé laurent |

par Laurent Thion

Lequel D3 ?

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Voilà. Prêt à partir pour Metz.

Le but de ce voyage est de couvrir une installation portuaire (un pont roulant) mettant en œuvre simultanément 7 grues et 3 nacelles. Le tout pour le compte de la société de location de grues. Il m'a été demandé de réaliser des panoramiques et des photos "classiques" de cette installation. J'ai donc multiplié les boîtiers afin de gagner en réactivité. Un D200 + 10,5mm pré-installé sur sa platine pour le panoramique, un autre D200 + 70-200 pour les vues de détail et le (providentiel ??) D3 + 14-24 pour les vues d'ensemble. En supplément, j'embarque également le 17-55 et le 28mm à décentrement.
Un autre sac à roulettes est destiné à accueillir le pied, les rotules, les chargeurs, le powerbook et la brosse à dent... Du lourd, à l'image du sujet à photographier !

TGV Paris-Metz. Trop rapide. À peine le temps de rédiger ceci :

la "légendaire" ergonomie des produits Nikon se devait de faire ses preuves avec ce très attendu D3. Je me suis donc contenté de déballer l'objet, d'y insérer la batterie et deux cartes Compact Flash. L'imposant mode d'emploi (444 pages) est resté dans la boîte (pas pour très longtemps).

Après mise en route, pas de grosses interrogations concernant les différentes commandes qui tombent bien sous les doigts. Et c'est du solide très bien construit, qui inspire confiance.

Première chose à faire : configurer un profil d'utilisation via les menus. De nouvelles entrées sont présentes mais la grande habitude du D200 me permet de m'en sortir très rapidement. Globalement, je débraye toute forme d'accentuation, saturation, je choisis la meilleure résolution possible, le profil Adobe, et paramètre les différentes fonctions liées au commandes de l'appareil. Je constate avec plaisir qu'il est possible de mémoriser les caractéristiques (focale et ouverture nominale) de 9 objectifs sans CPU. Après avoir fait le tour du propriétaire (provisoire !), je ne trouve pas le menu pour afficher une grille sur la plage de visée. Étrange…

Je recommence à nouveau la consultation intégrale des menus, en vain, le pouce droit tout endolori d'avoir tant cliqué sur le sélecteur multidirectionnel, assez peu réactif car à la fois mou en début de course et trop ferme pour sélectionner. Cette sensation se confirmera ultérieurement pendant la prise de vue, lors de la sélection de la zone AF, par exemple. Le sélecteur multidirectionnel du D200 était pourtant exemplaire. Le bouton central de validation sert parfois mais il est préférable de se rabattre sur la touche dédiée (OK) pour être sûr de son coup.

Bref, pas de menu pour afficher la grille dans le viseur. Vite, la notice ! Ce serait bien le premier boîtier que j'utiliserai sans grille de visée !

La recherche dans l'index (en anglais pour cet appareil de prêt) ne me renvoie sur rien qui concerne une telle fonction (présente dans le D70, D200 et bien d'autre appareils). C'est à la fin du mode d'emploi qu'est la réponse : la grille est bien prévue, mais en option. Il faut changer le verre de visée, à la manière d'un FM2, c'est à dire en passant par la chambre de prise de vue. Très dommage et plutôt périlleux en ce qui concerne les poussières, même si c'est une opération qui ne nécessite pas le passage en atelier.
Nikon a certainement d'excellentes raisons d'avoir opté pour cette solution. Est-ce là le prix à payer pour bénéficier de cette si claire et merveilleuse visée HP 100 %, dans la droite ligne des F3HP ?
Bon, tant pis pour moi. Cela va être dur de me passer de ces guides de visée.

Dragonne.
On ne parle jamais assez des dragonnes livrées avec les appareils. J'ai le sentiment que la taille des inscriptions croît proportionnellement à la résolution en pixel. Dans le genre signe ostentatoire, c'est parfaitement réussi et il est quasiment impossible de passer inaperçu avec un tel calicot autour du cou.


Donc, l'achat du D3 implique l'investissement immédiat dans un verre quadrillé et une dragonne neutre. Parlez-en à votre banquier avant, ou négociez avec le revendeur...

À suivre…

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In situ : les 3 boîtiers, les belles dragonnes Nikon, les bottes de sécurité pas Nikon mais presque, le casque à l'envers pour une visée confortable, une très belle et froide journée. Photo © Valérie Brun.

PS : arrivée à Metz à 20h. Je ne laisse pas le D3 dans la chambre d'hôtel. Un petit test de nuit avant d'aller se sustenter, sans pied, appareil posé sur le sac photo. ISO 1600, 14-24 @ 14, f/2,8, 1 seconde de pose.

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Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

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Cette fois-ci, c'est vrai !
Dans | photographie | signé laurent |

par Laurent Thion

Mardi, en plaisantant, Laurent m'envoie une photo de son vieux Nikon F avec le sigle D3 en photo-montage… C'est une blague mais j'apprécie cette chouette bestiole, ayant bossé longtemps avec un Nikon F2 — increvable…! — et un 55 Macro Nikkor pour réaliser des présentations visuelles

Par jeu, j'écris aussitôt un billet sur le test du faux D3 avec la photo de Laurent. J'en profite pour annoncer son arrivée prochaine (j'ai pas précisé l'année…!) dans la bande d'urbanbike… Humour potache. En revisitant mes courriels en retard, je tombe sur un message de Gregory de l'agence Eliotrope. Eliotrope est l'agence PR de Nikon…

Gling…! Par jeu, j'enchaîne en envoyant un courriel à ce dernier pour lui dire que on a déjà testé en exclu son D3 avec lien sur ce billet en vrille… Et là, surprise, dans la soirée Nikon France et Eliotrope nous annoncent que, bingo !, on va recevoir le D3. Le vrai pour de vrai…!

Là, je me pince. Une simple blague et nous voilà époustouflés de recevoir (…enfin Laurent car il faut un vrai pro dans cette histoire) ce boîtier Full Frame… Bien évidemment, ce n'est pas un publi-reportage (!) et je vous laisse désormais dans les mains de Laurent qui, lui-même, a dans les mains ce D3, des anciennes optiques argentiques et demain un zoom grand angle taillé exclusivement pour le numérique. Bon, Nikon nous demande de rendre le tout mardi prochain. J'essayerais de faire un saut chez lui lundi pour voir ce boîtier de mes yeux…!

Nb : pour mémoire, Laurent est sur urbanbike depuis septembre 2004. La première fois, je l'avais cité à propos d'un livre auquel il avait collaboré, photos panoramiques par assemblage. Ensuite pour le site de Jean-Loup Sieff ; puis de son QTVR sur Conques ; le site de Marie Thurman ; Chenonceau ; la Cité de l'architecture… Ou, dernièrement, à propos des montages de façades équirectangulaires orthoscopiques. Allez, au boulot…!

Jean-Christophe Courte



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Préambule : je suis très impressionné de la réactivité de tout le monde. Je suis allé chercher ce boîtier mercredi avant midi, au Nikon Center du boulevard Beaumarchais après une demande lancée la veille à 16h17 !! Bravo à Mylène, Émilie, Thomas, Gregory… et JC !

Je pensais rédiger dès maintenant dans ce billet la prise en main de la chose mais je préfère profiter de la lumière pour filer dehors illico (avec mon fidèle 85 mm 1.8)…

À suivre…
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.
logotype d'urbanbike

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