Studio
par Laurent Thion
C'est probablement en studio que s'utilisera le plus fréquemment le D3x. La sensibilité nominale de 100 ISO peut être exploitée sachant que dans certains cas, il est impératif de baisser en sensibilité pour pouvoir travailler correctement avec des flashs puissants (ce n'était pas le cas de figure dans le
billet précédent).
105mm VR Micro Nikkor - f/19 - 1/3 sec ISO 100
Recadrage à 100 %
Pour ma part, j'utilise le plus souvent la lumière continue et l'excès de photons ne se pose pas particulièrement. Le D3x donne une image très semblable à cette obtenue avec un D3. La dynamique est élevée et la qualité de l'image est excellente comme l'on pouvait s'y attendre d'après les premiers tests, surtout à 100 ISO. Toutefois, la montée du bruit est visible dès 800 ISO. Je m'en suis aperçu en photographiant mon chat. J'aurais pu rester à 100 ISO et utiliser des flashs mais l'animal cligne systématiquement des yeux lors du pré-éclair de mesure.
L'éclairage au tungstène s'est donc imposé. Ceci m'a obligé à monter en sensibilité afin d'éviter les flous de bougé, et à travailler à grande ouverture.
105mm VR Micro Nikkor - f/4 - 1/500 sec ISO 800
Recadrage à 100 %
Recadrage à 100 %
Image ramenée à la résolution du D3
Le même fond à 100 iso
Cette présence de bruit n'est pas préjudiciable lorsque l'image n'est pas exploitée à sa taille nominale (cf les visuels du chat non recadrés), ce qui semble être le cas pour nombre d'exploitations courantes. Bien entendu, il est également possible d'activer la réduction du bruit, tant sur l'appareil qu'en post-production mais chaque opération supplémentaire tend à se faire sentir avec de tels poids de fichier.
Une autre, juste pour montrer que Rufus n'est pas empaillé.
Recadrage à 100 %
C'est d'ailleurs le moment de rappeler ce que signifie "sur le papier" 24,5 millions de pixels :
- une image de 4032 x 6048 pixels
- un poids de fichier de 139,5 Mo en RVB ou 186 Mo en CMYK 16 bits (divisez par 2 pour une profondeur de 8 bits).
- une taille d'impression de 34 x 50 cm à 300 dpi (résolution "classique" pour la photogravure et l'impression offset). En pratique, on peut tout à fait accepter une résolution de 200 dpi pour un rendu quasi identique, soit une taille d'impression de 51 x76 cm.
- une taille d'impression de 100 x 150 cm pour une imprimante à jet d'encre dotée d'un rip récent et performant. À noter qu'une telle taille d'image ne se consulte généralement pas à 20 centimètres, ce qui autorise une taille d'impression encore supérieure vu les paramètres purement subjectifs qui entrent en jeu.
- 140 x 210 cm pour une résolution écran de 72 dpi, soit de quoi couvrir la majorité des écrans de téléphones portables actuels et à venir.
105mm VR Micro Nikkor - f/32 - 1,5 sec ISO 100
105mm VR Micro Nikkor - f/29 - 1/6 sec ISO 100
Recadrage à 100 %
45mm PC - f/25 - 1/6 sec ISO 100
Si ces dimensions de sortie constituent votre norme quotidienne, le D3x peut effectivement rendre service. Sinon, un D3 fera l'affaire, sachant que les tailles indiquées ci-dessus ne sont réduites qu'à 70 % avec un appareil de 12 millions de pixels et pas de la moitié comme on pourrait le penser de prime abord...
À suivre...
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction :
Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.
# | 2/02/2009 | 06:59 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion |
Un petit tour dehors, entre deux averses.
par Laurent Thion
Test du Nikon D3x au programme, à l'intention des indécis qui n'auraient pas encore cassé leur tirelire.
Le D3x est une dérivation du D3 et en reprend la presque totalité des composants. Il est plus rapide de noter ce qui différencie les deux modèles :
- la résolution du D3x est de 24,5 millions de pixels contre 12,1 millions pour le D3
- la plage de sensibilité du D3x va de 100 à 1600 ISO contre 200 à 6 400
- les cadences de prise de vue en rafale atteignent 5 images par seconde contre 9 pour le D3.
14-24@23mm - f/5,6 - 1/60 sec ISO 100
recadrage à 100 %
Si le jour de la
prise en main, il n'était pas possible de tester l'objet avec un autre format d'enregistrement que jpg, Capture NX2 a été, comme promis, mis à jour juste avant la date de commercialisation. C'est donc (et comme à l'habitude) systématiquement en RAW que les images présentées ici ont été enregistrées sur l'appareil, puis "développées" via NX2 version 2.1.1.
L'augmentation de la résolution n'est évidemment pas anodine et se fait sentir lors de la consultation sur l'écran arrière du D3x : c'est un peu plus lent à venir si un zoom est demandé, si tant est que l'on compare au D3 à qui j'ai emprunté momentanément les cartes mémoires afin d'avoir un même référentiel.
Sur Nikon View et sur NX2, les temps de transfert, d'affichage et de traitement s'en ressentent sensiblement. Mais tout ceci est, somme toute, normal...
Si la destination "première" du D3x va plus naturellement vers une utilisation en studio, l'emploi en extérieur reste parfaitement envisageable. L'habitude des sensibilités nominales des d3 et d300 (200 ISO) font que j'ai eu parfois tendance à monter un peu celle du D3x, jusqu'à 400 ISO vu le beau temps qui sévit en ce moment.
Ayant déjà fait le ménage dans mes objectifs depuis l'acquisition du D3, je me suis donc contenté d'utiliser ma "sélection" avec le D3x, plutôt que de repartir avec les vieux tromblons qui ne donnaient plus satisfaction.
AF-S 14-24 mm f/2.8G ED
14-24@24mm - f/5,6 - 1/60 sec ISO 100
recadrage à 100 %
On se demande si le 14-24 mm n'aurait pas été calculé dès le départ pour très bien fonctionner avec le D3x. Cela semble flagrant à la vue des résultats.
14-24@19mm - f/5,6 - 1/125 sec ISO 100
recadrage à 100 %
AF-S VR 200 mm f/2G ED-IF
Ce téléobjectif est aussi une valeur sûre : très très beau rendu, même avec un convertisseur TC-17E II.
200mm - f/4 - 1/350 sec ISO 200 VR activé
recadrage à 100 %
200mm + TC17 (soit 340mm) - f/5,6 - 1/180 sec ISO 200 VR activé
recadrage à 100 %
Rien à signaler par rapport à un D3 : même qualité, même rendu, même colorimétrie. Toutefois, l'emploi d'excellentes optique est plus que jamais requis si la quintessence de cet appareil doit être exploitée.
Je trouve particulièrement frustrant de devoir présenter ces images à 450 pixels de large, ou recadrées avec une compression jpg. Si vous n'avez qu'à alimenter un blog en photographie, le D3x n'est pas vraiment obligatoire...
Bref, pas de surprise en utilisation courante. Qu'en est-il à haute sensibilité ? Et qu'apporte réellement l'augmentation de la résolution à 24,4 millions de pixels ?
À suivre...
Avec le 28mm f/1,4. Encore une belle association potentielle que je n'ai pas (encore) eu le temps d'essayer.
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Note de la rédaction :
Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.
# | 26/01/2009 | 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion |
Une origine du Monde...
par Laurent Thion

Personne n'ignore l'altitude du Mont-Blanc, déterminée précisément à la fin du XIXe siècle. Les plaisanteries habituelles sur le référentiel du niveau de la mer (à marée haute ou à marée basse ?) n'ont pas cours à Marseille : c'est dans cette ville que se trouve le point zéro à la base des mesures géodésiques en France et dans le monde.
J'avais imaginé que le fameux marégraphe n'était qu'un simple pilier plus ou moins gradué, fiché au milieu du vieux port et relégué au rang de curiosité depuis que les mesures d'altitudes s'effectuent avec des satellites. Il en est tout autrement.
L'arrivée d'eau du marégraphe
Le fameux marégraphe est en effet installé sur la corniche Kennedy, dans une anse tranquille et éloignée des affluents. Un puits a été creusé dans la roche et est alimenté en eau par un tunnel donnant sur la mer. Ce puits contient un flotteur qui commande une machine capable d'enregistrer les variations du niveau de la mer.
La machine de Pape et Denner
Les mesures quotidiennes ont été effectuées du 1er janvier 1884 au 31 décembre 1896 et une moyenne en a été extraite, déterminant ainsi l'altitude zéro de référence française.
Classé monument historique, le marégraphe continue à fournir des données exploitées par la communauté scientifique et à calibrer... les observatoires satellitaires !
À suivre...
# | 22/01/2009 | 08:29 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion |
Gros plans sur façades
par Laurent Thion
Marseille a subit tellement de vagues de destruction au fil du temps qu'elle constitue maintenant une sorte de catalogue de ce qu'il est possible de réaliser avec des briques, des pierres, du béton ou du verre.
Tout ceci a fini par former un
patchwork aussi cosmopolite que ses habitants...
Esplanade de la Tourette
Quai du Port, immeuble de Fernand Pouillon.
Quai des Belges, immeuble du XVIIIe siècle.
Vieille Charité, XVIIe siècle, cour intérieure. Contruction de Pierre Puget, architecte du Roi.
Vallon des Auffes, architectes et maçons divers :-).
Notre-Dame-de-la-Garde, construite en 1853 par l'architecte Espérandieu. Rénovation complète achevée en 2008.
Cathédrale de la Major, bâtie au XIXe siècle par Léon Vaudoyer. A priori, c'est le même fournisseur de matériaux que pour Espérandieu. Ils ont dû avoir des remises pour achat groupés.
Cabanon de plage, période d'influence germanique, vers 1942. Attribué à Fritz Todt.
"Maison du Fada” construite entre 1947 et 1951 par Charles-Edouard Jeanneret.
À suivre...
# | 14/01/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion |
Il fait aussi des photos !
par Laurent Thion
Nous l'avons vu dans les billets précédents, le Nikon D90 sait faire très correctement des photographies
la nuit, ainsi que de la
vidéo. Mais ce n'est pas tout : on peut également envisager sérieusement la possibilité de faire des images dans des conditions normales de prise de vue !
18-105VR@80mm - f/9,5 - 1/60 de sec - Contrôle iso auto 1 400
C'est ce que je me suis efforcé de faire, en employant délibérément les réglages automatiques pour la balance des blancs ainsi que le contrôle auto de la sensibilité ISO. L'appareil qui m'a été confié était équipé d'un zoom DX 18-105 stabilisé. Cet objectif est tout à fait honorable même si ma préférence va au DX 16-85 également stabilisé, d'un rendu excellent et surtout qui offre une étendue de focale quasi idéale (équivalente à 24-120 mm en format 24x36). À ma connaissance, le kit D90/16-85 n'est pas proposé par Nikon. N'hésitez donc pas à acheter ces deux éléments séparément si un vrai grand angulaire vous intéresse.
18-105VR@40mm - f/16 - 1/30 de sec - Contrôle iso auto 1 600
18-105VR@105mm - f/8 - 1/60 de sec - Contrôle iso auto 450
18-105VR@105mm - f/8 - 1/60 de sec - Contrôle iso auto 280
18-105VR@105mm - f/8 - 1/60 de sec - Contrôle iso auto 1 100
18-105VR@105mm - f/5,6 - 1/60 de sec - Contrôle iso auto 360
Rufus (habite au 29 :-))
18-105VR@62mm - f/5,3 - 1/500 de sec - Contrôle iso auto 200
Recadrage à 100%
En bref, il n'y a rien à dire sur cet appareil dans le sens où il réalise sans problème ni mauvaise surprise de très bonnes images, si tant est que l'on utilise conjointement des bonnes optiques. Certes, il ne remplacera pas un D300, surtout au niveau de sa construction mécanique et de son ergonomie mais ce D90 ravira bien des utilisateurs en raison de son encombrement et de son poids restreint. Les accumulateurs sont les même que ceux des D200/300/700 et la grande autonomie rappelle celle du D70. Seul le support mémoire est différent : la carte SD demande un peu plus de précaution de manipulation qu'une CF. Mieux vaut en acheter une de grande capacité dès le départ, pour éviter les changements trop fréquents. À noter : l'antique télécommande infrarouge du D70 (ML-L3) est utilisable avec le D90.
Pris en défaut
La balance des blancs automatique peut parfois se planter lamentablement. En voici un exemple flagrant :
Les Lilas, église Notre Dame du Rosaire.
Heureusement, je photographie
toujours en RAW + JPEG. Voici une version corrigée en moins de 15 secondes avec Capture NX2, le plus long étant d'ouvrir l'image, puis de l'enregistrer :
12-24@12mm - f/4 - 1/10 de sec - sans pied ! - Contrôle iso auto 3 200
Faut-il encore conseiller, en 2009 et vu le prix des cartes mémoires et des disques durs, de travailler systématiquement en format RAW ?
Conclusion
18-105VR@105mm - f/6,7 - 1/180 de sec - Contrôle iso auto 200
Pour les rares lecteurs qui n'ont pas eu un
D3x sous le sapin, il ne leur reste plus qu'à négocier un D90 chez leur revendeur favori en cette période des soldes. N'ayant pu tester cet appareil que pendant une courte période de décembre, sans grand beau temps sous la main, je me risque toutefois à prédire qu'il devrait permettre de réaliser de très belles images même en plein soleil !
Micro NIKKOR 105VR - f/8 - 1/60 de sec - Contrôle iso auto 640
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction :
Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.
# | 12/01/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion |
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