À quand les tests antidopages chez les ingénieurs Nikon ?Dans |
photographie |
signé laurent |
par Laurent Thion
D'une manière assez inattendue, je me suis retrouvé samedi matin avec un D700 dans les mains. Je n'ai pas manqué de me tenir bien au courant de la sortie de ce nouveau boîtier et pensais bien avoir l'occasion de le tester d'ici quelques semaines, mais là, c'est un peu surpris que j'ai appréhendé si tôt l'objet.
Belle fabrication, bonne prise en main, compact et, première surprise, remarquable visée ! J'ai pu comparer en temps réel avec un D3, chaque appareil étant muni d'un 50mm f/1,8. Un boîtier dans chaque main, et je passe de l'un à l'autre : c'est presque mieux avec le D700 ! Même si il n'affiche pas la surface complète de prise de vue, la visée semble un peu plus grande que celle du D3 et aussi confortable. Et avec un flash intégré, en plus. Bon, il est vrai que ces petits flashes accusent vite leurs limites et qu'ils ne remplacent aucunement un équipement plus important si on veut obtenir des images de qualité mais cela peut dépanner. Avec le D3, on est sûr de faire beaucoup mieux… si on n'a pas oublié le SB-800 chez soi, bien sûr.
On constate que c'est le même oculaire que son grand frère qui est présent et qu'il est également muni de l'obturateur qui fait également office de verrou pour l'œilleton en empêchant son dévissage accidentel.
Vite, quelques images. Peu de temps devant moi mais une comparaison qui s'impose : le même sujet pris au D3 et au D700. Sur pied, avec les mêmes réglages (sauf peut-être une bricole qui devait être paramétrée différemment ?), même objectif : je mets au défi celui qui fera la différence entre les deux rendus.
Jeu concours : quelle image est réalisée avec le D700 ?
L'appareil se situe sur bien des points entre le D3 et le D300 : encombrement, poids, caractéristiques, ergonomie.
La famille au complet.
L'obturateur semble être plutôt dérivé de celui du D300 et est donc un peu moins réactif que celui du D3. Sur le plan de la haute rapidité, le D3 conserve son avance mais cela sera sensible dans de très rares cas de figure. Même si il est possible de boster le D700 par l'ajout d'une alimentation (la même que celle du D300) il est à noter que l'on se retrouve avec un appareil plus gros et moins performant que le D3, et à peine moins cher vu le prix du kit d'alimentation récemment mis à jour. D'autant qu'il n'y a plus de raison de ne pas croire à une baisse de tarif du D3 désormais…
Le seul point qui m'a chagriné de prime abord (et avant de voir ce qu'il a réellement dans les tripes) est la trappe d'accès à la carte Compact Flash. Le verrou d'ouverture qui existait sur le D300 est remplacé par un nouveau bouton baptisé "info" et qui donne accès à une sorte de mode d'emploi embarqué. Et la trappe s'ouvre donc d'une autre manière (glisser - tirer) qui n'inspire guère confiance. On verra à l'usage si je me trompe. Il n'y à qu'un seul emplacement dans cet appareil et forcément, cette trappe sera plus sollicitée que celle du D3.
Bref, et contre toute attente (j'utilise quotidiennement un D3 et un D300), cet appareil me fait envie ! Allez savoir pourquoi ?
À suivre, très probablement.
Ps : le D700 est donc déjà chez
Photochrome (site internet en chantier actuellement) et vous avez la possibilité de le réserver en téléphonant de ma part à Frédéric au 01 42 87 98 95 ou 06 80 66 79 88. Prenez rendez-vous avant de vous déplacer au 22 rue raspail à Montreuil, ou commandez directement votre matériel en toute confiance.
Avec le 50 mm, 1/40 de seconde, f/3,5, ISO 400
La même plus un petit coup de flash intégré
Recadrage à 100%
Avec le 14-24 mm @14 mm, 1/60 de seconde, f/2,8, ISO 400 et le flash intégré
Test à 1600 ISO, 50mm, 1/80 de seconde à f/2,8
Recadrage à 100% : toujours aussi peu de bruit, comme le D3
| le 21/07/2008 à 07:00 | Écrire à Laurent Thion |
Opus 2 : la basculeDans |
photographie |
signé laurent |
par Laurent Thion
Petit rappel des principes : la fonction de bascule existe depuis la nuit des temps photographiques et les principales règles d'utilisation ont été établies par ce bon Theodor Scheimpflug, officier de l'armée autrichienne, au début du XXe siècle.

Le brevet est disponible
ici. Et je recommande à tous la lecture de
cela.
Pour les internautes pressés, je rappelle une notion fondamentale qui va souvent à l'encontre des idées reçues : la bascule n'augmente en aucun cas la profondeur de champ. Elle ne fait que déplacer le plan de focalisation non perpendiculairement à l'axe optique.
Ceci dit, voici donc un exemple des potentialités du 24mm PC. J'ai trouvé quelques vieilleries propices à illustrer cet article dans mes placards...
Le diaphragme n'a évidemment pas été modifié entre les vues.
Mise au point sur le premier plan, flou derrière.
Mise au point sur le dernier plan, flou devant.
Bascule réglée pour faire coïncider le plan focal sur l'avant des trois appareils. La profondeur de champ est rigoureusement identique.
Un décentrement vertical a aussi été appliqué afin que les appareils soient bien droits.
Néanmoins, ne jetez pas tout de suite votre
chambre Sinar à la poubelle (ou alors, envoyez-moi votre adresse avant de le faire). Outre le problème du tri sélectif, (verre ? métaux non ferreux ? objets encombrants pour les 20x25 ?) le 24PC ne remplace pas une véritable chambre pour de simples raisons mécaniques. En effet, pour obtenir parfaitement le résultat souhaité, il est impératif de disposer de bascules et de décentrement verticaux et horizontaux et ce pour l'objectif et le plan de focalisation. Les axes de rotation de bascules doivent, en plus, pouvoir être déplacés par rapport à l'axe optique principal.
Loin toutefois de constituer un gadget, la fonction de bascule du 24PC est exploitable dans certaines conditions plus restreintes en raison d'un axe unique de bascule et, qui plus est, centré. Le décentrement est en effet parallèle à l'axe de bascule et restreint donc les possibilités d'utilisation.
Procédure
- faire la mise au point sur le premier tiers du champ à rendre net.
- régler en premier le décentrement, si nécessaire.
- commencer à basculer (dans le bon sens) avec l'aide de la molette dédiée tout en rattrapant la mise au point
- faire pivoter l'appareil pour recentrer l'image (la bascule, comme le décentrement modifie le cadrage)
- vérifier éventuellement en mode Liveview la mise au point et la corriger via la bascule et / ou la bague de mise au point.
Bien entendu, la mesure de lumière devra s'effectuer avant toutes ces opérations. Les aides à la mise au point (télémètre électronique) sont inopérant dès qu'un mouvement est appliqué sur l'objectif.
Autre utilisation
Qui peut le plus peut le moins. On peut utiliser les bascules pour isoler un objet en rendant flou des parties pourtant situées sur un même plan.
Sur des vues de bâtiments, le résultat donne une illusion de modèle réduit en raison d'une profondeur de champ subjective très réduite. Effet très typé à utiliser avec parcimonie...
Olivier me signale
ce lien qui illustre très bien cet effet, bien que réalisé avec des focales plus longues, d'où un rendu encore plus accentué.
Précaution d'emploi : de l'importance de la mise au point
Lors de l'emprunt de cet objectif, je me suis précipité dans le quartier de la Défense le soir même pour réaliser des essais. Le crépuscule aidant, je me suis contenté de caler la mise au point sur l'infini (bague tournée à fond, au taquet) et d'employer un diaphragme de f/11 : vieux réflexe d'utilisateur de grand angle . Et me suis concentré sur les décentrements et problèmes de composition. Les résultats furent excellents. (cf le
premier billet)
Le lendemain, plus au calme, j'ai entrepris de tester l'objectif à toutes ses ouvertures afin de voir le comportement du bord de cercle d'image nette en fonction de celles-ci. J'ai donc tourné comme la veille au soir la bague de mise au point à fond vers la droite.
Voici les rendus à 100%
à f/4 !!! Horreur : rigoureusement RIEN de net !
à f/5,6 : qué passa ?
à f/8 : c'est mieux...
à f/11 : c'est bon !
Explication : vers l'infini et au delà...
Si on regarde de près l'échelle d'indication de distance sur le fût de l'objectif, on s'aperçoit que la butée se situe au delà du repère de l'infini. Ce n'est pas un défaut et l'ensemble des objectifs autofocus de la gamme se comportent ainsi, comme les premiers téléobjectifs vers 1976 à verre ED et mise au point interne et les catadioptriques. Ceci est initialement destiné à offrir une plage de tolérance en cas de dilatation mécanique de l'objectif (écart de température extrême) ou peut-être aussi pour prendre en compte le dioptre constitué par l'atmosphère terrestre. Sur les optiques autofocus, c'est une simple tolérance de bon fonctionnement.
Si on peut faire abstraction de la mise au point sur l'infini avec un autofocus activé (puisqu'il s'en charge lui-même), il est relativement facile de mettre au point très loin avec un gros téléobjectif non autofocus. C'est une autre histoire avec un 24mm et je pense qu'il s'agit là du premier grand angle
non autofocus à se comporter ainsi. L'assistance de mise au point est d'un grand recours mais ne fonctionne correctement que lorsque l'optique n'est ni basculée, ni décentrée.
Donc, et même si vous photographiez la lune, il vous faudra ajuster la netteté avant tout autre réglage de bascule ou de décentrement. Ceci n'est pas stipulé dans la notice fournie avec l'objectif et risque de surprendre tout utilisateur habitué au grand angle. L'idéal serait d'ajouter un verrouillage mécanique de la bague de mise au point afin qu'elle ne risque pas de tourner lors des manipulations avec les différentes molettes. Un ruban adhésif peut aussi faire l'affaire, l'esthétique en moins.
À noter qu'à partir de f/8, la profondeur de champ englobe cette zone floue et permet de travailler sans trop soigner la mise au point sur l'infini. Et la nuit, n'oubliez pas votre lampe tempête pour caler à l'estime la bague de focalisation.
Ci-dessous, quelques nocturnes exemples sans bascule mais avec une mise au point soignée.
Une idée en passant
J'ai bien vérifié : il reste encore suffisamment de place dans l'emballage d'origine pour que monsieur Nikon puisse "offrir" un verre de visée quadrillé type E à tout acheteur du PCE Nikkor 24 mm f/3,5 D ED. C'est absolument indispensable pour tout possesseur de D3 qui utilisera cet excellent objectif !
| le 23/06/2008 à 06:00 | Écrire à Laurent Thion |
Puisqu'il y en a ici qui testent les zooms grands-angles... Dans |
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signé laurent |
par Laurent Thion
Et voilà, ils m'avaient bien prévenu lors du prêt du Nikon D3 en décembre : vous aurez du mal à vous en défaire... Me voici donc l'heureux propriétaire du numéro 2053763 et je peux donc reprendre à loisir l'exploration de mon placard à objectif.
1,5 sec. f/5,6 ISO800
1/350e de sec. f/11 ISO800
Aujourd'hui, plein de courage, bien qu'immobilisé à la maison à cause d'une cheville foulée, c'est au tour du 400mm f/3,5 de prendre l'air. Ce tromblon a toujours donné d'excellents résultats en argentique dès qu'on se décide à l'emporter avec soi (2,8kg seul, soit plus de 4kg avec le D3 !). J'avais un peu mis de coté l'objet pendant les années D100, D70, D200 notamment en raison du confort de visée très moyen offert par ces appareils, cette caractéristique est essentielle pour bien exploiter les qualités de ce téléobjectif non autofocus. Là, avec le D3, ça pique déjà dans le viseur.
1/750e de sec. f/5,6 ISO800
Après quelques essais à main levée, j'opte pour le pied série 4 et la formidable
rotule micrométrique 405 de Manfrotto que l'on dirait conçue pour cela tant elle est pratique et agréable à utiliser. On cadre, on shoote. Pas de serrage requis car cette rotule est composées de vis sans fin qui pivotent autour d'un engrenage. Un vrai bonheur ! À noter qu'il existe un modèle plus petit
(ref 410) qui fonctionne aussi bien car basé sur le même principe.
1/2000e de sec. f/5,6 ISO800
Il est tout à fait envisageable d'utiliser l'assistance à la mise au point du D3 avec le 400mm f/3,5. C'est moins vrai dès qu'on lui ajoute un convertisseur mais la finesse et la clarté de visée permet de s'en sortir à l'œil, ou en utilisant une loupe DG2. Et il y a aussi la possibilité d'exploiter le mode Liveview (option : sur pied) pour fignoler la mise au point sur l'écran de visualisation (on en reparlera...). L'opération de mise au point reste tout de même pointue à réaliser, et ne pardonne pas en cas d'erreur.
Avec un convertisseur tc14b
1/1500e de sec. f/8 ISO800
Crop à 100%
1/3000e de sec. f/5,6 ISO800
Crop à 100%
Ce n'est pas mal non plus. Le TC14b multiplie la distance focale par 1,4 et transforme le caillou en un 560mm ouvert à f/4,5 qui conserve bien évidemment la distance minimale de mise au point. Aucun problème d'utilisation sur un D3, donc. Le convertisseur TC14b a été spécialement conçu pour être utilisé avec des téléobjectifs (le groupe optique saillant en empêche de toute façon le montage sur la plupart des autres optiques) et ne fait perdre qu'une seule valeur de diaphragme. Pas donné non plus à l'époque, il constituait toutefois un excellent investissement au regard de sa qualité de rendu sans compromission.
Tuyau de poêle
Le 400mm f/3,5 était à l'époque l'un des plus onéreux articles de la gamme Nikon, ce qui ne le dispensait pas d'être grandement amélioré par l'adjonction d'un pare soleil maison, taillé dans un tuyau de poêle standard, agrémenté d'un peu de feutrine autocollante et de bande adhésive noire. Ce même accessoire fut ensuite proposé par Nikon sur les gros téléobjectifs fabriqués ultérieurement, certes mieux réalisé, mais au prix unitaire de plusieurs kilomètres de tuyau de poêle standard...
Avant - après : plus de soleil dans l'œil.
Sorti tout exprès pour la couverture des jeux olympiques de 1976 et premier objectif nikkor à disposer d'une mise au point interne en plus du verre à faible dispersion, le 400mm f/3,5 reste quasi parfait, à un poêle près ! (Non, JC, il n'y a pas de faute d'orthographe.)
À suivre...
| le 16/05/2008 à 06:30 | Écrire à Laurent Thion |
Chaine de montagnes du Mont Liban | un reportage de Laurent ThionDans |
ailleurs |
photographie |
signé laurent |
par Laurent Thion
Cette chaîne montagneuse sépare la plaine de la Bekaa du littoral, boisée du coté littoral et plus aride sur le versant opposé.
La vigne y est cultivée coté ouest, autour des nombreux monastères qui sont présents sur presque chaque promontoire. Un très bon vin en est tiré.
Cette région est propice à la culture des arbres fruitiers et héberge aussi des stations de ski. Le point culminant de cette chaine est situé au Qurnat as-Saouda, à 3 089 mètres d'altitude.
À suivre...
Info(s) pratique(s)…
Voir le
premier épisode de ce reportage…
| le 13/05/2008 à 06:00 | Écrire à Laurent Thion |
17 - 20 avril 2008 | un reportage de Laurent ThionDans |
ailleurs |
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signé laurent |
par Laurent Thion

Voilà. J'y étais il y a moins de trois semaines. Les derniers évènements m'incitent à la publication de quelques images personnelles réalisées lors de ce voyage destiné à la prise de vue d'architecture. C'était aussi pour moi l'occasion de découvrir ce pays, et d'en ressentir
a posteriori la tension omniprésente qui y règne...

Panoramique nocturne de Beyrouth ->
version haute définition ici.

Bien des endroits là bas incitent pourtant à la quiétude et à la méditation...

Au fond, la centrale électrique de Beyrouth, au fonctionnement aléatoire.
À suivre...
Note(s) de lecteur(s)…
Thibault a écrit ceci ce matin…
je viens de voir vos images sur Urbanbike et ça m'a plu.
L'image du panorama m'a personnellement bluffé et j'aurais voulu des précisions techniques sur cette image… si bien sur vous êtes prêt à en donner. (temps de pause, obturation, iso, objectif, logiciel d'assemblage utilisé…)
Quelqu'un croisé à Clamart vous a décrit comme le spécialiste de la photo panoramique…
Et je sais que c'est un peu comme demander à Paul Bocuse ce qu'il met dans sa soupe au truffes mais bon ça m'empêche pas de demander…
Bon, Thibault (c'est Jean-Christophe qui commente…), sache que Laurent utilise pour cela une série d'appareils jetables de chez Kodak (exclusivement ceux en carton)… Enfin, c'est ce que j'ai retenu :-) Mais près de 200 quand même…!
Laurent, reprends le contrôle de ce billet, je suis d'humeur festive ce matin…!
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Bon, alors voici la recette : 194 images rissolées chacune au Nikon D200 + 135mm pendant 8 secondes à f/5,6 pour 200 ISO, mixées avec Stitcher de Realviz et compilées pendant 7h (comme le gigot du même nom !) sur Powermac G5 biproc 2x2,3GHz. Et bien sûr, traitement HDRI maison top secret.
Bonne dégustation !
Laurent
Info(s) pratique(s)…
Voir le
second épisode de ce reportage…
| le 10/05/2008 à 06:30 | Écrire à Laurent Thion |