Rapide revue de presseDans |
dans mon bocal |
jardin planétaire |
par Jean-Christophe Courte
L'énergie rare génère des conflits… Conflits d'intérêt ou conflits tout court, la suite se trouve à la une de votre journal. Pourtant des nouvelles plus positives ne manquent pas comme celle de l'
investissement dans les cellules photovoltaïques de groupes comme Total ou Suez… Ou, plus exotique, celle de production de biocarburant à base d'
algues.
Plus surprenante, cette décision du Conseil d'État en France qui
suspend le rachat de l'électricité éolienne (avant de réagir, lire tout l'article). Étonnante information, le nombre de passagers du
réseau ferroviaire américain semble en accroissement…!
Enfin, côté réel
bon sens, cette réflexion de fond puisée dans cet
article de la Libre Belgique…
Michel Huart pousse, lui, la réflexion encore plus loin. A ses yeux, Il faut d'abord réfléchir comment consommer moins. "Il faudrait investir dans les solutions comportementales qui sont moins visibles. Comment accompagner les gens à changer d'attitude", explique-t-il. Il faudrait aussi essayer de développer des technologies qui permettent de consommer moins. Il donne à cet égard un exemple frappant. Le passage de la télévision analogique à la télévision numérique (qui exige un décodeur qui fonctionne 24 heures sur 24) a entraîné un surcroît de consommation en électricité. "Si on développait un décodeur qui consomme 5 Watt au lieu de 30 Watt, ce serait déjà une belle avancée", souligne-t-il.
CQFD.
| le 11/08/2008 à 06:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
À bord du Bathsheba | pub amicaleDans |
ailleurs |
jardin planétaire |
par Jean-Christophe Courte
Si vous avez envie de partir de Belle-île pour une virée en bateau, vous pouvez utiliser les services de
Bertrand et de son catamaran. Ou ceux d'
Erwan Belec sur son monocoque. Facile de se renseigner, les deux voiliers ont leurs représentants sur la marché de Palais et reste ensuite à bien s'équiper pour le jour prévu (ne pas oublier sa crème solaire sous peine de finir comme un homard… même si ceux de Belle-ïle sont bleus…!!).
Cette année, nous avons rencontré
Fabienne sur le marché qui nous a vendu les services d'Erwan et d'
ailleurs en mer…! Et comme avec son ami Bertrand, pas déçu du voyage. Houat est une petite île à 15 kilomètres de Belle-île et l'aller et retour avec une pause de plus de trois heures sur cette dernière, c'est une bonne journée de remplie. Le grand monocoque rouge d'Erwan, le Bathsheba, marche bien et le skipper ne manque pas de conversation. Ancien prof de Physique et de Maths, il a tout largué pour se consacrer à sa passion. Du coup, très pédagogue, il permet aux voyageurs les plus jeunes de s'initier à la navigation et de participer aux manœuvres.
Quand à Houat, la grande plage en demi-lune au sud se passe de commentaires… Quelques vues pour vous donner l'envie ou raviver l'idée de vous offrir ce genre de sortie…
Le Bathsheba (repeint en rouge depuis cet hiver) et son skipper…
Houat…
ailleurs en mer | 06 85 17 45 62
| le 10/08/2008 à 06:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Transports aériens et Low-costDans |
groummphh |
jardin planétaire |
par Jean-Christophe Courte
Ce rapide billet est juste une incitation à aller lire l'article de François Modoux sur
letemps.ch…
Le vol vraiment pas cher a favorisé une mobilité un peu débridée et parfois futile, mais les excès de cette ère sont révolus. Etre mobile va coûter plus cher. La bougeotte quasi à l'œil, juste pour le fun, semble condamnée par la crise majeure que traverse le secteur aérien. On ne peut pas parler de turbulences ni de trou d'air. Les maux sont très graves.
Et l'
article de Sandra Moro dans le même support rappelle que nombre de personnes n'ont encore rien capté… Je ne suis pas surpris, posez la question de l'énergie à vos amis…!
| le 2/08/2008 à 13:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Quarto GallimardDans |
ailleurs |
ça se lit |
jardin planétaire |
par Jean-Christophe Courte
Je n'avais jamais lu de textes de
Conrad — Josef Teodor Konrad Korzeniowski — jusqu'à présent et tant mieux…! Voilà un auteur prodigieux, polonais écrivant en
anglais, parlant français que je découvre tardivement. Et donc des pages et des pages — près de 1500 — de lecture à venir…! Je suis tombé sur cet opus récemment en me baladant à la Fnac… Une fois à la maison, j'ai lu la longue introduction de Jacques Darras qui fait un parallèle entre Joseph Conrad et Arthur Rimbaud, s'amuse du fait qu'ils aient été à Marseille en juin 1875, au même moment mais sans se rencontrer…
Et puis j'ai commencé à lire
Karain, un souvenir (1897)…
Instantanément sous le charme, transporté en Indonésie vers Macassar. Rien à voir avec l'esprit d'un
Édouard Charton et sa vision du monde… Depuis, comme je n'ai pas trop le temps de le lire, ce livre est en attente à un endroit précis de la maison… À chaque fois que j'y passe, j'ouvre au hasard ces pages et je lis quelques paragraphes : tout simplement sublime. Cela en attendant d'avoir le temps d'être quelques jours au calme…
Néanmoins, j'ai eu du mal à me décramponner de
Cœur des ténèbres, le Congo d'alors avec cette morgue des hommes blancs, ce simulacre de postes avancées du progrès surtout destinés à tirer le maximum de ressources… À un moment donné, il y a une description d'une circulation en vapeur sur le fleuve et cela m'a remis en mémoire une scène similaire (mais moins périlleuse) dans
O'Hanlon au Congo. Bref Conrad dépeint au scalpel l'état d'esprit des hommes à cette période, la bêtise, le calcul sordide… À découvrir si vous ne savez pas comment était alors exploité le Congo dit Belge…
L'intérêt de ce gros volume est de passer d'une nouvelle à l'autre mais surtout de les relier toutes grâce au travail de Jacques Darras et d'avoir une biographie assez fine en fin d'ouvrage… Bref, d'avoir très vite les clés pour mieux comprendre cet auteur, dont une courte filmographie. J'ai ainsi compris la filiation entre des films comme
Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? de Scola, ou
Apocalypse Now de Coppola… Deux films inspirés justement de
Cœur des ténèbres…
Nouvelles complètes
Joseph Conrad
Gallimard
9782070768400 | 27,50 €
| le 1/08/2008 à 06:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Des conditionnements plus simples, c'est pas possible…?Dans |
groummphh |
jardin planétaire |
signé lukino |
par Jean-Christophe Courte
Non, pas de test de LightRoom en version 2 (sorti hier), ni de DxO 5.2 (qui fonctionne bien mieux que la version initiale…)… Comme CaptureOne 4.1.1, ces produits nécessitent désormais un bon processeur Intel même s'ils sont prévus pour "tourner" à minima sous mon vieux G5… Le gros avantage de ces applications est leur absence d'emballage, directement du serveur au consommateur…
Or, dans la vraie vie qui n'a rien de très numérique, faire ses courses permet de mesurer à quel point tout est prétexte à suremballer, comme une sorte de contrepoint au téléchargement…! Quand j'étais môme, il n'était pas rare d'acheter des produits qui étaient puisés directement dans des cartons, dans une caisse, dans des bocaux… Soit vous les mettiez directement dans votre panier, soit c'était sommairement emballé dans un petit sac en mauvais papier ou une feuille de papier journal. Celai ne payait pas de mine mais cela se recyclait assez vite…! Et la feuille de journal était aussi une incitation à lire quelques brèves…
Maintenant, que ce soit pour une brosse à dents, des câbles Hi-Fi ou des aliments transformés industriellement, mais aussi pour des fruits conditionnés à la superette du coin de la rue, vous n'échappez plus au
super emballage… Emballage multi-couche "sur-protecteur" qu'il est parfois difficile d'ouvrir…! Je ne parle même pas des boîtes de médicaments qui demandent à tous les patients une force herculéenne pour accéder à leurs remèdes (je ne vous dis pas avec une seule main), ouvrir des tubes de comprimés, etc. Idem pour ces emballages individuels censés garantir une fraîcheur parfaite, la boîte hermétique familiale, connais plus…!
Désormais, quand je fais mes courses, j'essaye d'éliminer systématiquement tous ces produits aux emballages redondants si je peux trouver leur alter ego dépouillé — même s'il est plus cher de quelques cents… Il y a encore une année, ma poubelle bleue, celle qui rassemble les emballages pour le tri sélectif, était ramassée tous les 15 jours, voire toutes les trois semaines… Or j'ai l'impression que c'est pratiquement toutes les semaines qu'il faudrait la vider…!
Certes, il y a les réclames nombreuses laissées dans la boîte à lettres, le courrier publicitaire, les revues et journaux obsolètes mais il me semble que le volume des emballages augmente de plus en plus même en les stockant à plat…
C'est pourquoi j'aime le principe marché. Les sacs en plastique ont
pratiquement disparu et venir avec son panier à roulettes permet de placer fruits, légumes et autres denrées en délaissant ces emballages peu écologiques. Mieux, de voir et sentir (et même goûter !) ce que l'on achète pour de vrai…!
Merci Lukino pour cette illustration qui résume bien la situation…!
| le 30/07/2008 à 07:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |