Pourquoi ne pas réfléchir dès maintenant, les outils existent…!Dans |
jardin planétaire |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Après une bonne dizaine de jours difficiles, la situation dans les transports revient à la normale. Je m'arrête exclusivement à ce qui se passe sur Paris et en région parisienne, seul coin dont j'ai suivi/subi — bien qu'à distance — les soubresauts…
Sans évoquer le
pourquoi de ces actions,
ce qui me frappe, c'est que tout reprend comme avant comme si rien ne s'était passé : tout le monde est heureux de constater que les liaisons ferroviaires sont rétablies, que le métro comme les bus fonctionnent.
Et hop.
Oubliées les matinées et soirées galères, oubliés la fatigue et le système D pour gérer la crèche du petit dernier ou s'occuper de la mamie impotente… Bref, on ne tire aucune conclusion pratique de ces journées en pensant certainement que cela ne se reproduira plus. Ah bon…?
C'est dommage car nous avons tous pu expérimenter à la fois l'aspect pratique des
vélibs mais aussi leurs limites (eh oui, pour ceux qui sont en banlieue…), etc. C'était peut être
enfin le moment de réfléchir aux possibilités offertes par internet et les outils numériques, inventer une nouvelle forme de télétravail au sein des boîtes… Trop souvent, ce sont des attitudes conservatrices qui ont prévalu, aucune mise en place en amont de solutions efficaces et pourtant disponibles…
Or, souvenons-nous que cette grève était annoncée, sa durée prévisible.
Questions…
Dans nombre de situations, n'aurait-il il pas été possible de basculer temporairement en télétravail et d'éviter ces raids éprouvants vers la capitale, raids particulièrement polluants et consommateurs d'énergie fossile par ailleurs. Avec un développement époustouflant de l'ADSL en France (…plus de 30 millions de personnes connectées en mars 2007 et donc autant d'ordinateurs au minimum), certaines entreprises n'auraient-elles pas pu (ou du) proposer à leurs employés de venir travailler par roulement au bureau et, le reste du temps, fonctionner en télétravail à la maison…?
Certes, cela pose des problèmes de sécurité au niveau des flux de données. Néanmoins, accepter que de nombreuses personnes s'activent sur leurs propres écrans, communiquent avec leurs mails professionnels ou personnels de chez elles aurait été beaucoup plus astucieux que de les laisser prendre les autoroutes d'assaut dès 5 heures du matin pour construire près de 600 kilomètres cumulés de bouchons…! Sans parler du reste, fatigue, pollution, inefficacité, perte de temps… Entre l'augmentation du prix du carburant, les aléas climatiques, demain des problèmes de santé publique, pourquoi ne pas réfléchir au sein de chaque entreprise à une option totalement décentralisée…? Et dès maintenant…?!
Avec des systèmes de messagerie instantanée peu consommateurs de bande passante, nous pouvons à la fois échanger des fichiers et des infos en restant connecté à nos clients ou collègues distants. Ce système est utilisé par les lycéens le soir pour échanger via MSN ! Pourquoi des professionnels ne l'emploieraient pas avec des réseaux comme
Skype, iChat ou
Google Talk…?!
Même la rédaction de documents, de présentations ou la consolidation de feuilles de calcul peut se faire à
plusieurs claviers… Ces moments d'expérimentation sont aussi propices pour laisser à ses équipiers prendre plus d'autonomie et, certainement, surprendre par leur adaptabilité.
Il semble que très peu d'entreprises ont joué le jeu et c'est, à mon humble avis, une occasion ratée qui n'aurait pas coûté cher et idéale pour essayer des options réellement nouvelles.
Les pistes sont nombreuses…
En vrac…
• Cela peut commencer par la simple collecte les adresses courriels personnelles de tous les employés et l'édition d'un annuaire accessible sur le net via une adresse temporaire et protégée.
• Centraliser sur cet annuaire les numéros de téléphone voix IP ou les indicatifs Skype, MSN — et autres — de chaque employé pour permettre à tous de pourvoir se joindre.
• Plus simplement, donner la possibilité aux équipiers d'utiliser leurs adresses courriels professionnelles à partir de chez eux.
• Monter un blog temporaire d'entreprise qui permettrait à tous de s'informer en cas de crise et d'organiser les urgences.
• Recenser le matériel disponible chez les uns et les autres comme autoriser l'usage des portables de l'entreprise à la maison si nécessaire.
• Privilégier en priorité l'acquisition de machines portables au sein de l'entreprise.
• Proposer des licences d'anti-virus acquises en grand nombre et à prix cassé par l'entreprise pour sécuriser les machines des équipiers.
• Réfléchir à des solutions de messagerie instantanée pour tous, penser à tester ces
outils collaboratifs via les navigateurs. D'ailleurs un nouveau concurrent arrive…
Live Documents par InstColl (lire le
billet d'Adscriptor…!)…
• Ouvrir des serveurs FTP pour certains fichiers énormes à déplacer.
• Lister les outils logiciels gratuits efficaces et communiquer à tous les adresses de téléchargements.
• Équiper tout à chacun d'une clé USB un peu musclée pour archiver comme transporter ses données.
• Etc.
Il y a encore mille idées à inventer…
Enfin, faire confiance…
J'ai parfois eu l'impression en discutant avec nombre d'amis dans des sociétés de toutes natures que nous nous retrouvons trop souvent face à des blocages psychologiques pour refuser le travail à domicile. Ne plus avoir sa cohorte d'employés à ses pieds est vécu comme un traumatisme, comme une sorte d'implosion de l'entreprise. Or je crois profondément qu'il faut faire confiance à ses équipiers, s'engager dans de nouvelles relations. Il y aura toujours un faible pourcentage de fumistes mais pénaliser toute une équipe n'est pas plus productif.
Je vais accentuer le trait : j'ai parfois le sentiment que certaines boîtes préfèrent conserver leur organisation actuelle qui se traduit par beaucoup d'agitation et de perte de temps pour masquer leurs propres dysfonctionnements. Se lancer dans une organisation à base de télétravail permettrait trop aisément de distinguer qui bosse réellement de qui glande…! J'exagère certainement.
Néanmoins, à la décharge de nombre d'entreprises, une telle organisation ne peut s'appuyer que sur une informatique efficace.
Pour finir, je note que l'AFTT — Association Française du télétravail et des téléactivités — incite les salariés à se
manifester dès maintenant auprès de leurs employeurs. Par ailleurs, je me sens en accord avec les propos ironiques de
Xavier de Mazenod sur son blog.
Sur urbanbike, c'est une
réalité depuis des années de bosser chez nous.
Offrez-vous notre intégrale.
Ce
strip de
Lukino est plus que jamais d'actualité, je vous le ressers à nouveau même si, la semaines dernière, il fallait parfois multiplier par 2 à 3 les temps de transport…
Note(s) de lecteur(s)…
Merci à Jean de m'avoir signalé ce billet paru sur
internetactu et signé d'Hubert Guillaud…
Rien que le titre est bon pour le mien :
Le télétravail est bon pour le moral.
Juste un point qui me chagrine, l'étude citée ne parle que des télétravailleurs employés, pas des télétravailleurs indépendants. Or, au risque de froisser cette vision optimiste, bosser chez soi de manière indépendante est une liberté qui se paye au prix fort… C'était ma contribution à 5 cents d'euro.
# | 26/11/2007 | 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Bill BrysonDans |
ça se lit |
jardin planétaire |
par Jean-Christophe Courte
Pour nous résumer, si vous avez l'intention de créer un organisme pour veiller sur la vie de notre cosmos solitaire, pour contrôler son destin et conserver une trace de ses origines, il vaudrait mieux confier le boulot à quelqu'un d'autre qu'à Homo sapiens.
Bill Bryson conclut pratiquement le dernier chapitre de son ouvrage de 650 pages (annexes et bibliographie comprises) par cette phrase.
Voilà un bouquin de vulgarisation que vous devriez lire (oui, vous, lecteur de ce billet qui avez conservé en mémoire de très vagues souvenirs de vos cours SVT) tant c'est drôle, mordant, ironique et superbement documenté. Lisez-le au hasard, mais lisez-le…!
Pour ma part, je ne connaissais que le Bill Bryson farceur et drôle de
Nos voisins du dessous,
Motel blues ou
American rigolos…! Là, j'ai découvert un Bryson incisif, capable d'expliquer l'histoire des disciplines scientifiques avec humour… Son bouquin est ainsi truffé d'histoires, de faits, de mises en perspectives. Je l'ai donné à lire à mon fils qui l'a dévoré en quelques soirées.
Bryson sait raconter les bonnes comme les mauvaises rencontres de la science et de l'industrie. Quand il s'agit de profits, la santé de la planète est parfois négligée, ce qui explique pourquoi certains éléments sont restés en vogue longtemps dans l'industrie malgré des preuves patentes de nocivité…
Ainsi le plomb.
Le chapitre
l'art de plomber l'atmosphère (pages 186 à 199) rappelle le travail de
Clair Patterson, un chercheur disparu en 1995 et à qui les américains d'aujourd'hui doivent d'avoir vu leur niveau de plomb dans le sang réduire de 80 % (…pour les sceptiques, lire
Prometheans in the Lab: Chemistry and the making of the Modern World de Sharon B. McGrayne, McGraw-Hill 2001). En effet, les industriels avaient, dès le 1er février 1923, commercialisé de l'essence avec de l'éthyle pour son pouvoir anti-détonnant (…cela fait irrésistiblement penser à
Tintin au pays de l'or noir en moins comique), éthyle étant de fait du
plomb tétraéthyle. En gros, Clair Patterson démontra qu'il n'y a avait pas de plomb dans l'atmosphère avant 1923 et ses recherches (jamais récompensées…) aboutirent au Clean Air Act de 1970 et à l'interdiction de l'essence au plomb aux USA en 1986. Ce après des années de bagarre et d'obstruction féroce de la part des fabricants. Pour mémoire, les États-Unis ont également mis 44 ans
de plus que les Européens pour interdire la peinture d'intérieur au plomb…
Une histoire de tout, ou presque… 
Bill Bryson
Payot
9782228902182 | 23 €
# | 19/11/2007 | 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Impossible à résumer, quelques vues en passantDans |
architecture |
jardin planétaire |
par Jean-Christophe Courte
Bon, difficile de résumer ce que l'on peut trouver dans les 7 halls de cette expo, halls eux-mêmes découpés en 13 entités, sans oublier les espaces extérieurs…!
Eh oui, Batimat, c'est aussi une exposition de grues, de banches et d'échafaudages…! Revenons au départ, le plus simple pour venir à la porte de Versailles, c'est le RER, le métro puis… le tram…!
À condition que le train soit au rendez-vous (heu, la grève, c'est le 13 au soir…)…
Comme jeudi, c'était bourré de monde à mon second passage, vendredi. D'ailleurs tous les exposants avec qui j'ai discuté sont ravis de cette affluence, d'autant qu'elle est mondiale, tant côté visiteurs qu'exposants (beaucoup de produits Chinois exposés).
Côté livres, Eyrolles a mis en place un grand stand au fond du Hall 1 et la librairie du Moniteur s'est installée à l'extérieur sur deux étages… J'ai eu pas mal de difficultés à ne pas craquer car avoir les livres sous le nez est un véritable supplice…!
Comme
Batimat est largement commenté sur de nombreux sites professionnels comme celui de l'
usine nouvelle ou sur
le Moniteur Expert, je vous invite à vous y rendre. (Ajout du 13 novembre… Ou encore
Batiactu)
Pour ma part, je suis allé voir des produits divers et variés et fait quelques rencontres. En vrac…
Des sacs à outils
new look pour les compagnons, chez
Stanley,
Plano et
Sassi (de haut en bas)… Et pourquoi pas pour les photographes du coup…?!
Je suis également tombé sur un diable qui monte pratiquement tout seul les marches avec un système de vérin astucieux (ceux qui en ont utilisé lourdement chargés dans une vie antérieure comprendront tout l'intérêt de cette info…!)…
Un dispositif de stand qui fonctionne comme un kiosque de jardin mais genre montage rapide (chez
polyequipements) sans se déformer au premier coup de vent (du vécu che mes parents)…
Un dispositif très simple pour rendre l'ouverture des portes plus facile pour les gens âgés et/ou handicapés chez
Dorma (cela s'adapte à n'importe quel porte standard et se branche sur une simple prise de courant). Ce dispositif a été couronné par un
Janus 2007 de l'industrie. Vous tirez un peu la poignée et le système l'ouvre automatiquement. J'insiste sur le fait que cela se pose sur des portes normales, chez n'importe quel particulier.
Juste à côté, j'ai trouvé trouvé une gamme de produits pour améliorer l'accessibilité chez
Descours et Cabaud. Hormis la cuisine pour handicapés et accessible en fauteuil, une salle de douche pensée pour des gens âgés ou accidentés (photo) ainsi qu'une cuvette de WC et un lavabo à hauteur variable commandés électriquement. Du coup, cela m'a permis de discuter avec Jean-François Matéo qui a monté cette gamme (merci Laetitia)…
Suite à ma
cruralgie et au
genou de Jacques, nous sommes sensibilisés à ces problèmes.
D'autres stands proposaient des idées étonnantes. Ainsi le digimag (
C.E.DIS). Si vous en avez assez de retrouver du chewing-gum ou des boulettes de papier dans le canon de votre serrure (et donc faire appel à un serrurier pour rentrer à la maison en changeant généralement la serrure…), protégez là…! Simple et efficace (à condition de pas oublier le code, CQFD).
Ou encore ceci de chez
Vistamatic (non ce n'est pas un coupe cigares multiple…!). Cela s'installe sur une porte pour voir qui se présente derrière…
Sinon, j'ai découvert des
aérosols écolos pour des marquages de chantier ; des toiles métalliques à usages multiples chez
Haver & Boecker ; des doubles vitrages de protection solaire et thermique chez
Interpane ; des brise-soleil en alu chez
Duco ou en bois chez
Sab-inter ; etc. J'attends quelques documentations par courrier pour des produits que j'évoquerais par la suite, notamment dans le monde du solaire.
Pour finir, ces murs végétaux assez étonnants avec un système de terre volcanique qui retient juste ce qu'il faut d'eau et dont j'ai oublié le nom…
Note(s) de lecteur(s)…
Jean-Paul se demande si cela ne serait pas idéal pour faire pousser des salades… J'avais envisagé des petites herbes et des radis dans les cuisines de bobos, Laurent, des carottes. Nous en avions justement discuté avec Francesca et Laurent sur Batimat et cette dernière nous donne un lien explicatif vers des
jardins babyloniens…
# | 10/11/2007 | 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |