Non, ce n'est pas un nouveau mixer… mais un 8 mégapixels signé Sony !Dans |
photographie |
par Jean-Christophe Courte

Sony ne fait pas que des Walkman ! Cette firme produit nombre de beaux objets dont une gamme
photo peu étendue. Le DSC-F828 (je ne me lasse pas d'essayer de m'en souvenir…) est, en gros, son haut de gamme le plus récent.
À quelques détails, on se dit que le produit est bien pensé… Tiens le cordon qui relie le bouchon d'objectif à la courroie de cou, le pare-soleil qui est prévu pour s'inverser sur l'optique pour ne pas tenir de place…
Et effectivement, une fois en mains, ce Bridge Sony est très agréable quoiqu'un peu encombrant…
Petit tour d'horizon qui n'engage que ma subjectivité…
Que dire ?! Prenez une optique Carl Zeiss, ici un Vario-Sonnar T* de 28 - 200 mm ouvrant entre 2 à 2,8. Associez-lui un boîtier et fixez les définitivement ensemble : vous avez un bridge Sony DSC-F828.
Enfin, pas si fixé que cela, dans la mesure où l'objectif peut être décentré par rapport au boîtier, histoire de pouvoir regarder dans l'écran tout en tenant l'appareil au dessus de soi par exemple. Un peu dans l'idée — en beaucoup plus restreint ! — du Contax SL300R T*…
Et, à l'usage, vous avez un produit honnête qui ne devrait plus quitter votre sac, capable de vous rendre service dans quasiment toutes les occasions et délivrant des images assez volumineuses (3264 par 2448 pixels).
Bon, ce bridge n'est pas neutre côté encombrement et s'avère aussi embarrassant que le Pentax *istD avec son 16-45 mm. À ceci près que le Pentax est un vrai reflex. Du coup, un produit concurrent comme le bridge C8080 de chez Olympus est tout petit en regard…!
Je ne vous donne pas les caractéristiques du produit, vous pouvez les lire directement
ici où
là.
Prise en mains
Le boîtier est plaisant, léger et se prend immédiatement bien en main. L'ergonomie côté boutons et compagnie est correcte…, on cherche sur le dos du boîtier le sélecteur multifonctions et on découvre que Sony l'a remplacé par une truc très peu encombrant, style Joystick minimal. Bien suffisant pour se déplacer dans les menus et une double pression sur le micro levier joue le même rôle qu'un double clic.
Pas mal de boutons sur le dos en relation avec une molette pour atteindre très vite des options clés comme les options du flash, la balance des couleurs, etc. Ces options étant modifiées par une simple action sur la molette au dos tout en appuyant sur le bouton maître.
Un seul écran au dos mais la possibilité de lire les informations directement dans le viseur. Eh oui, et c'est cela qui est, à mes yeux, et dans toute l'acception du terme (!!), le problème…
Deux points de désaccord
Le DSC-F828 est doté comme le Leica Digilux 2 d'un viseur électronique. J'entends bien les arguments de Monsieur Sony qui sont identiques à ceux de Monsieur Leica (qui d'ailleurs se fournissent l'un comme l'autre chez Monsieur Zeiss pour les optiques).
Mais je vois mon plaisir de prise de vue quelque peu réduit et dépendant d'une visée qui me rappelle que j'utilise un appareil qui peut aussi servir de caméra vidéo !
Je l'ai déjà écrit dans un autre test mais c'est une fonctionnalité à laquelle je ne m'habitue pas malgré tous les arguments avancés ! Non, j'aime bien voir avec précision ce que je shoote ! Je refuse de me fier au seul autofocus. Et c'est pour moi l'un des inconvénients majeurs de ce type de produit.
Certes, il est vrai que le contrôle des menus directement dans le viseur n'est pas franchement désagréable mais bon ? C'est peu sensuel côté prise de vue. On a l'impression de regarder dans une télévision bien pixelisée… Je reconnais que les images shootées sont souvent bonnes mais le plaisir de la photo, c'est aussi celui de la prise de vues… Or, j'ai foiré toute une série de photos rapprochées là où j'avais un résultat optimal avec un appareil reflex numérique. Il faut dire que les conditions de lumière n'étaient pas exceptionnelles, pas de grand beau soleil. Mais bon, difficile d'évaluer la netteté dans le viseur malgré l'assistance de l'autofocus. Oh, ce n'était pas catastrophique mais suffisamment pour filer illico à la corbeille…
Autre gros point qui fâche pendant qu'on y est ?
Le format RAW non compressé à la mode Sony (le .SRF) qui génère des fichiers de 16,6 Mo pour une image en pixels de 3264 par 2448 pixels. Bon, une fois ouverte sous CameraRaw, rien à dire, l'image même en utilisant un flash est superbe (eh oui, il faut vous y habituer, les bridges ne sont pas des sous-produits).
Sauf qu'une fois le shoot réalisé, vous avez une barre de progression — c'est au moins le côté pratique de ce viseur écran — qui vous indique le "lent" enregistrement du fichier sur la carte… Inutile de reshooter derrière, on enregistre ! Bref, pas de buffer suffisant pour stocker l'info de la première vue pour permettre une autre prise de vue… Ce qui peut être très frustrant !
Bon, le passage en DNG du RAW de chez Sony permet de gagner 6 à 7 Mo pour atteindre de 8,5 à 10,3 Mo, ce qui n'est pas rien en capacité de stockage…! Autre point, le RAW sur le Sony est enregistré avec un second fichier, lui au format .JPG, option qui n'est pas débrayable… Bref, des fichiers de 3 Mo tout de même quand on utilise les 8 Mégapixels du capteur. Comptez quasiment 20 Mo par image enregistrée au format RAW… Ah, vous n'avez qu'une carte 64 Mo ?
Sur ce dernier plan, l'Olympus C8080 qui a strictement le même nombre de pixels en sortie (3264 par 2448 pixels) propose un fichier RAW propriétaire (.ORF) plus compact avec ses 11,5 Mo en moyenne… Et sans une réplique, comprendre un fichier .jpg associé… Certes, une fois basculé en DNG, les fichiers oscillent entre 7 et 8 Mo.
Alors toute la question réside dans le fameux quatrième canal, ce qui expliquerait une telle différence de poids.
Beaucoup de points agréables
Hormis mes deux remarques qui n'ont rien de rédibitoire, le Sony est reste un produit agréable et bien pensé…
Dans la série sympa : les trappes d'accès à la batterie (et Memory Stick) ou celle de la carte CF sont bien protégées et ne risquent pas comme sur le Pentax de s'ouvrir par inadvertance. Mieux encore, le Sony vous permet d'utiliser deux formats de cartes, ce qui est une solution retenue par Kodak mais malheureusement oubliée par les autres constructeurs. Juste faire attention de choisir la bonne carte car en ouvrant la trappe, le pouce ripe sur le commutateur de carte !
La mise au point se fait par action sur la bague de l'objectif et non comme le C8080 par appuis sur des boutons…
Autre point intéressant, le décentrement possible des collimateurs de mesure… mais je n'ai pas l'impression qu'elle soit réellement utilisable aisément tant la mise en œuvre vous oblige à une manipulation un poil laborieuse.
En conclusion
À l'usage, tout ceci reste bien évidemment subjectif…
Question rapport qualité prix, le Sony s'avère très convenable dans la mesure où on le trouve à moins de 900 € en cherchant bien sur le net. La batterie tient bien la charge et permet en gros de shooter plus 500 images. Le transfert des images avec une connectique USB 2 permet de transférer rapidement ses images. Le confort en utilisation quotidienne est excellent, le boîtier démarre vite, etc. Je suis juste un peu géné par son "long nez", à savoir cette optique assez saillante dans un sac.
Ce bridge fait des bonnes photos et le Sony, sur ce point, gère bien la lumière. En mode Flash, les résultats sont excellents… Sans prétendre que le Sony est totalement polyvalent, son optique permet de passer à la vitesse supérieure dans nombre de cas et il s'avère être un bon compromis pour le photographe amateur qui souhaite shooter une bonne image en toutes circonstances… avec les limites dues à ce type d'appareil.
Par contre, on évitera d'augmenter la sensibilité ISO car le bruit est assez présent dès 200 ISO.
Recommandable sans en attendre non plus des miracles, ce bridge est un bon appareil à avoir sur soi.
Plus d'informations
Sur le site de
Sony
Un excellent papier, très complet et fouillé, sur le site anglais de
dpreview.
Ou encore
cet avis.
Le prix public de l'appareil est de 1099 €
# | 9/11/2004 | 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Récapitulons : 2 photos pour Margo, 1 autre pour… L'impression de photos chez soi signée KodakDans |
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par Jean-Christophe Courte

Un petit carton jaune et blanc griffé Kodak avec, dedans, une imprimante
EasyShare printer dock plus. Voici le nouveau test que je vous propose. Non, il ne s'agit pas de se transformer en labo photo mais bien de se "dépanner" en offrant quelques tirages 10*15 cm à ses proches qui "regrettent" de ne plus avoir des photos des enfants depuis que vous êtes passés en numérique…!
Et ils n'ont pas tort : jamais il n'a été aussi facile de photographier… Sauf que tout le monde n'a pas un Mac (ou un PC) et internet pour voir vos exploits…!
Si l'imprimante est petite en taille, les recharges le sont plus encore ! Un kit de 40 photos 10*15 se présente dans un petit conditionnement cartonnée sous la forme de deux paquets de feuilles prédécoupées (impossible de se tromper sur leur sens d'introduction) et d'un double cylindre pour la partie transfert couleur. N'oubliez pas d'acquérir un kit immédiatement, l'imprimante vous est livrée avec un ensemble de 10 feuilles + le rouleau des couleurs pour ces 10 tirages.
Coté imprimante, dès l'ouverture, un pack d'information avec un guide complet et illustré sur papier reyclé, garantie, feuillet recto/verso déclinant tous les accessoires supplémentaires, CD-Roms et grand dépliant explicatif en six langues va vous permettre de connecter le tout sans angoisse… À condition de prendre la précaution de les consulter, CQFD.
Le seul point sur lequel j'attire votre attention est la mention "pas plus de 25 feuilles dans le bac papier", ce qui explique sa livraison par paquet de 20 feuilles…
Branchements !
Ne disposant pas d'appareil Kodak, je n'ai pas eu recours au kit de connexion, sur le haut de l'imprimante. Ce dernier permet simplement de poser un appareil Kodak (CX, DX ou LS) sur la station et de communiquer directement par l'embase avec cette dernière.
Une fois tout dépiauté, j'ai laissé de côté le câble avec la prise trois broches en surnombre (plus simple pour kodak de conditionner toutes les boîtes de manière identique) ainsi que la batterie dans la boîte (elle ne sert que pour les appareils Kodak connectés sur l'embase supérieure). J'ai placé l'imprimante sur mon bureau, dégagé de la place derrière cette dernière pour le passage de la feuille qui sera imprimée et qui va faire 4 passages entre le bac de départ et l'arrière du boîtier, inséré le tiroir papier sans forcer, ce dernier reposant également sur mon plan de travail.
Enfin branché ensuite le tout au secteur via le transformateur…
La, l'imprimante se transforme quelques secondes en sapin de noël, le temps de vérifier que tout est ok !
Action !
J'ai donc installé le software de Kodak via le CD-Rom serigraphié (l'autre archive les modes d'emploi en .pdf). Deux icônes, un installeur et un désinstalleur (merci, c'est bien pratique). Clic !
L'ordinateur redémarre… et je me rends compte que je n'ai pas de câble supplémentaire USB - USB !
Après le démarrage, je clique sur le soft EasyShare (difficile de le rater avec son énorme icône jaune orangé et rouge dans le doc). Aie ! le soft recherche toutes les images sur mon ordinateur en commençant par iPhoto ! Comme j'en ai plus de 9000 et que tout est déjà stocké dans iView, j'arrête immédiatement l'opération !!! En fait, EasyShare est allé regarder ce qu'il y avait à prendre. Comme mon album iPhoto est vide, je me suis simplement fait peur.
D'ailleurs EasyShare affiche désormais sur mon écran une première série de photos…
Je regarde le chemin des photos insérées et, ouf, elles sont restées à leur place, EasyShare n'a fait que scanner mon disque. Un dossier Kodak Pictures a été créé dans mon dossier Utilisateur/images.
Du coup, c'est moi qui vais importer (le cliquer déplacer ne fonctionne pas) certains dossiers dans EasyShare…
Tiens, supporte-il les fichiers RAW kodak ? Non !!!
Pas plus que les fichier NEF (le RAW sauce Nikon).
Bref, du .jpg, que du .jpg !!
L'interface est bien foutue et permet de rapidement définir comment imprimer sur un 10*15 une image plein pot ou 4 réductions de la même, etc.
Sauf que, sans câble USB, je suis mal parti…
Du coup, je retrouve ma clé USB et je décide depuis iView, de copier dans la clé les images tests que j'ouvre dans Adobe Photoshop… tout en y laissant d'autres fichiers (filemaker)… Échec !
Bonnnn ! Je copie alors sur une Carte Flash une première photo, je me connecte — via une station d'accueil de cartes USB — sur l'imprimante et là, miracle, ça marche !
L'appareil me sort deux images (je l'ai demandé) amalgamées de ma fille !
Victoire… Une photo, une !
Du coup, je vide la carte et j'en dépose d'autres (4 pour être précis), toujours en RVB.
Et là terminé : plus une seule impression ne passe ! La papier fait tranquillement son petit Roland-Garros (toujours 4 échanges) mais la feuille reste désespérément blanche !
Je débranche…
Hop, je change la cartouche papier, je mets de nouvelles feuilles, je remets sous tension… idem.
Très énervant, ma station d'accueil de cartes semble flinguée… Je teste à nouveau, elle fonctionne…
Bref, je décide de régler le problème et de passer à la fnac acquérir un câble USB.
Impossible de trouver le zinzin… C'est un câble propriétaire. Je laisse tomber, préssé par le boulot.
Deux semaines après, coup de fil à l'agence de presse (merci Philippe) et la Poste me livre le précieux cordon le lendemain… Je sais, c'est un privilège énorme que je mesure à sa juste valeur…
Connexion depuis OSX, suite !
Hop, je branche le tout et lance le soft… Comme quelques jours se sont écoulés, EasyShare m'indique qu'une mise à jour est disponible… Va pour la mise à jour !
Le temps de s'enregistrer sur le site de kodak et hop, un .dmg de 25 Mo… Installation et double-clic.
D'ors et déjà, le soft me propose d'ouvrir un compte sur
Ofoto, une filiale de Kodak…
Non merci, cela ne m'intéresse pas pour l'instant. Mais c'est bon à savoir.
Je sélectionne une photo, je veux l'imprimer…
Juste avant, je passe par l'éditeur de photo pour recadrer, cela m'oblige juste à enregistrer une nouvelle image au format .jpg correspondant à cette action sans modifier le fichier source, parfait.
À noter que je peux consulter quelques informations sur l'image… dont la taille maximale d'impression calculée par le soft.
…Ha, l'imprimante n'est pas sélectionnée… Je ne la trouve pas dans le pop-up des imprimantes. Rien de grave, il faut simplement la déclarer… Et comme on est sous OSX, cela prend 1 minute.
Ne pas oublier de bien spécifier le bon format d'impression, c'est même indispensable !
Du coup, le bon format de papier apparaît bien en haut à gauche de la fenêtre !
Et il ne reste plus qu'à imprimer le nombre de vues souhaitée…
Cela marche impeccablement ! La petite Kodak recrache ses vues à grande vitesse et je dois reconnaître que les sorties sont bonnes, chaudes, flatteuses… Parfait !
En conclusion
Comme j'ai perdu un peu de temps (je n'avais qu'à avoir un appareil photo de la marque, na…!), j'ai quelques griefs que je pourrais qualifier de remarques de bons sens !
Au lieu de mettre une connexion électrique inutile dans leur package, Kodak devrait ajouter impérativement son câble USB propriétaire… L'installation de l'imprimante sous OSX n'est pas compliquée mais elle demande de jouer du gestionnaire d'imprimante. Cela n'est pas évident si on part avec une grosse appréhension mais ce n'est pas compliqué ! Qu'on se le dise !
Autre point, même si cela est fait pour "aider" l'utilisateur, je n'aime pas du tout le scan immédiat de ma machine à la recherche des images.
J'utilise iView et libre à moi de choisir ce que je veux imprimer. Et donc le dossier à sélectionner.
Évidemment, le "must" serait d'imprimer depuis iView et n'importe quel format dont des RAW…!!
Notez que vous pouvez impirmer depuis iView en prenant quelques précautions mais en restant restreint au .jpg et sans les options d'amalgame.
Cela étant dit, cette petite imprimante vous rendra le service que vous attendez… Dépanner Cousine Margueritte qui se plaint (à juste titre) de n'avoir aucune photo de son petit cousin ou de sa petite cousine… Imprimer une vue de référence pour un client, car dès que c'est du .jpg, cela peut être aussi une copie d'écran, celle d'un projet, etc.
Avec les optons d'impression en amalgame, vous pourrez contenter tout le monde en photos exclusives… à condition de jouer du cutter ou des ciseaux…!
Néanmoins, c'est parfait en dépannage ou en usage restreint mais cela reste (évidemment) limité en format et peu adapté pour les grandes séries.
Ce n'est pas la vitesse, en revanche, qui pose un problème… l'impression est très très rapide.
C'est pourquoi Kodak vous propose son service
Ofoto, ce qui vous offre plus de souplesse selon vos besoins et, surtout, si vous ne souhaitez pas vous transformer en tireur de photos pour toute la famille…!!!!
"Ah, comme tu as une imprimante, tu ne pourrais pas m'imprimer… "
Et hop, une liste nombreuse de références avec des desiderata bien précis…
Non !!!
Ofoto est un service proposé aux particuliers avec des tarifs étudiés mais cela ne vous empêche pas de regarder la concurrence. Néanmoins, le fait que tout soit intégré dans le soft vous conduira naturellement à leur faire appel… logique !
Pour des tirages professionnels, n'oubliez pas qu'il reste d'autres alternatives avec des labos pros, également accessibles par internet.
Bref, pas mal du tout mais n'hésitez pas à investir dans ce câble USB sauce Kodak.
En vente dans tous les bons magasins de photo et à la FNAC.
Plus d'information ? Allez sur le site
Kodak…
# | 5/11/2004 | 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |