Pour ceux qui ne connaissent pas encore Photoshop Elements, un rapide passage sur le lien indiqué leur sera utile. En gros, cette application est une sorte de Photoshop grand public axé sur la photographie, le catalogage et la retouche de vos images. Pour ma part, je ne l'utilise pas car ce produit est une troisième voie entre l'utilisation du trio professionnel Photoshop, Camera RAW et Bridge et, par ailleurs, Adobe Photoshop Lightroom…
Néanmoins, comme ce produit est souvent livré avec la documentation idoine par les constructeurs de compacts ou bridges, il n'est pas inintéressant de savoir qu'il existe une littérature technique complémentaire rédigée par des auteurs anglo-saxons comme Scott Kelby et Matt Kloskowski. Ou encore par des petits gars bien de chez nous comme Cyril Bruneau et Bernard Richebé…!
Deux approches pratiques
Avec, tout d'abord, un nouvel opus de la série des cahiers d'exercices sur Photoshop publiée par les éditions Eyrolles. On ne dira jamais assez mais cette manière de proposer des ateliers avec des pas-à-pas — facilement reproductibles par le lecteur car utilisant les fichiers ad hoc livrés sur un CD-rom — est certainement le moyen le plus astucieux pour comprendre la mécanique logicielle.
De plus, en traitant des images réalisées en fonction de chaque atelier, de l'explication d'un outil spécifique, mettant de côté la charge émotionnelle de nos propres images, l'apprentissage se fait nettement plus vite en se concentrant sur l'atelier.
50 ateliers pour aborder en gros toutes les problématiques que l'on peut croiser quand on réalise des images, ateliers illustrés par autant de copies d'écran que nécessaire.
Exemple du principe éditorial (tiré d'un ouvrage précédent)…
Bref, une manière pratique de s'affuter pour traiter ses premières images avec le retour des beaux jours…
Cahier d'exercices n°8 Photoshop Elements Spécial Débutants
Mis à jour avec la version 8
Cyril Bruneau et Bernard Richebé
Eyrolles
9782212126662 | 19,90 € pour 118 pages en couleurs grand format (21 x 26)
À l'opposé, pour ceux qui préfèrent les lourds manuels touffus, complets, l'ouvrage de Scott Kelby et Matt Kloskowski devrait assouvir leur soif de lecture…!
474 pages en couleurs, de très belles images et une maquette sympa agrémenté par un texte traduit par l'excellent Dominique Dudouble.
Là, on plonge dans une autre atmosphère, celle des bouquins de l'équipe qui gravite autour de Scott Kelby et qui a signé de très bons titres comme Le livre de Lightroom 2 pour les photographes du numérique ou encore Le livre Adobe Photoshop CS4 pour les photographes du numérique. Pour ma part j'aime bien le style de ces ouvrages et comprend parfaitement que le bonhomme puisse irriter. Sauf qu'ici, ils sont deux et, du coup, pas de révélations fracassantes ou amusantes sur le vie de Scott. C'est avant tout un manuel complet qui aborde par thèmes les besoins des photographes. Pour ma part, je suis client.
Après À hauteur d'arbres de Frank Horvat, voici un livre de 70 photos splendides — en noir et blanc — de Jeanloup Sieff, photographe disparu en septembre 2000.
« Le Flore étant fermé pour les vacances, je me retrouve à la terrasse des Deux Magots. Je vis, avec toutes les femmes qui passent, des amours complètes et brèves.
Quand je les aperçois, au loin, et que leur silhouette me plaît, c'est immédiatement le début de notre idylle. Plus elles s'approchent, et plus je les aime. À dix mètres, c'est la passion, à six, la jalousie douloureuse, à quatre, je n'en puis plus, ce sont déjà les déchirements de la rupture, et lorsqu'elles me croisent, enfin délivré et détendu, je peux leur sourire calmement, elles sont devenues des amies, et nous pouvons échanger le clin d'oeil complice de ceux qui ont partagé bien des choses ensemble et qui se souviennent. »
Tout est dit, le reste est à découvrir avec des commentaires de Jeanloup Sieff en marge de chacune de ses photographies… Certes, j'aurais pu chroniquer ce livre hier, pour cause de journée de la femme mais bon, un peu too much, non…!?
Ouvrage superbement imprimé, bravo aux photograveurs des artisans du regard.
Pour les plus curieux, voir également les indiscrètes…
À hauteur de femmes Jeanloup Sieff
Éditions de La Martinière
9782732440880 | 14 €
Nous l'attendions après la publication de son mode d'emploi en PDF il y a une bonne semaine. Elle tardait à arriver cette version de correction et traitement de fichier RAW spécifiques aux images issues de boîtiers Canon.
Dans un billet récent, il était question de monter, en voyage ou en balade, un APN sur un Brompton, grâce à un petit support bricolé, facile à glisser dans le fourre-tout ou la sacoche de guidon. J'avais proposé un assemblage de clamp, spigot et rotule Manfrotto…
Suite à divers conseils, j'ai apporté de petites améliorations à l'ensemble, et puis fait quelques essais concrets.
Comme le suggérait J-C, j'ai d'abord ajouté un plateau rapide (ref.323) pour pouvoir monter/démonter facilement l'APN, (très pratique, les petits matins de janvier, avec les gros gants, par -5 °C), et, suivant l'avis de Laurent j'ai opté pour un spigot plus long, histoire d'avoir une meilleure latitude dans l'orientation du reflex.
Pour éviter le desserrement des pas de vis du spigot, j'ai ajouté du frein-filet et ai sorti ma pince multiprise pour serrer le tout ; quelques gouttes de prudence dans un océan d'inconscience, d'après certains… bon.
Ca donne ceci :
Est-ce bien sérieux ?
Après deux semaines à trimballer mon reflex partout sur mon vélo, je résumerais ma pensée à un mot : occasionnel. En effet, pour un usage régulier (mais bon, qui en ferait un usage régulier ?) ou professionnel, il existe des solutions bien plus robustes (et donc moins risquées pour le matos) comme par exemple le Magic Arm de Manfrotto.
Par-contre, dans un contexte de prises de vue ponctuelles, de voyage cyclo ou de projet vidéo à petit budget, cela s'avère tout-à-fait utilisable, à condition d'observer quelques règles de prudence…
Primo : protéger au mieux l'APN. Bien entendu, il existe dans le commerce une multitude de possibilités… J'opterais pour la bonne grosse lucarne en plastique dur qui couvre l'écran arrière (pour se prémunir des projections de graviers) et le filtre UV ou Polarisant (selon l'effet voulu) pour préserver la lentille frontale. Ensuite, une éventuelle housse anti-pluie ou housse anti-bruit ; celle-ci plus épaisse pouvant également faire office d'antichoc (dépend du type de chocs, bien sûr). Il existe aussi des solutions genre Camera Armor… Et puis il est toujours loisible d'effectuer son propre bricolage à base de matelas mousse et de scotch.
Secundo : assurer le boîtier en fixant la sangle, bien tendue, à un point fixe sur le vélo. De la sorte, si l'un des éléments du montage venait à se desserrer, le boîtier ne bougera pas (trop). Pour ce faire, un petit mousqueton ou une deuxième sangle à fermeture par clip viendront bien à point.
Tertio : serrer impérativement toutes les vis à fond…!!
Évidement, j'ai tenté de pousser le montage vers ses limites en augmentant progressivement le poids de l'ensemble. Le clamp Manfrotto a finalement commencé à montrer des signes de fatigue au niveau du revêtement intérieur des mâchoires : il a tendance à se décoller. Un peu décevant, car il y a fort à parier qu'un caoutchouc plus épais et plus rigide aurait tenu le coup…
Attention, car sans cette protection, c'est la peinture du vélo qui en prend un coup.
Caméra embarquée
Pratiquement, ça fonctionne plutôt bien. l'APN ballotte évidemment parfois un peu, et certaines images sont alors totalement illisibles (et carrément risibles), mais le montage tient. À noter qu'iMovie dernière mouture propose une fonction de correction des saccades et tremblements qui donne d'assez bons résultats.
Au niveau des angles de vues, on peut cadrer à peu près n'importe quoi de ce qui se passe sur et autour du vélo, où les points d'attache ne manquent pas — plus particulièrement sur le Brompton qui a une tige de selle très longue.
Par ailleurs, comme on peut toujours faire — après coup — une rotation logicielle (photo ou vidéo) de 180°, l'appareil peut être placé cul par dessus tête, ce qui multiplie les angles possibles autour d'un seul point de fixation.
Ci-après quelques exemples (montage et cadrage) de ce qu'on peut faire avec ce bricolage et deux optiques grand-angles (un Canon 17-40 mm et un Peleng 8 mm). Attention, il s'agit bien de photogrammes tirés de vidéos faites avec le 7D, la question ici n'est donc pas d'illustrer les qualités photographiques du 7D (pour ça, j'aurais bien entendu photographié des murs de briques)… Je pense d'ailleurs, au vu du résultat, que j'ai encore beaucoup à apprendre sur la meilleure façon de shooter en vidéo avec un APN, mais bon, c'est une autre histoire… !
Sur le cintre :
Toujours sur le cintre, vers l'avant :
Sur la fourche, vers l'arrière, le boîtier ayant la tête en bas :
Même fixation, mais l'appareil a pivoté de 180° et regarde vers l'avant :
La sangle du boîtier était fixée au sac de guidon, retiré pour la clarté de la photo.
Au-dessus de la fourche :
Même endroit, mais avec le fisheye – voyez, malgré le contre-jour, les détails bien visibles de la chaussure (la gestion de l'exposition par le 7D est très bonne) :
Bon, ce ne sont là que quelques exemples.
J'ai essayé pas mal d'autres points de vue qu'il serait longuet de détailler ici, mais pour vous faire une idée globale du rendu, je vous invite à visionner le clip ci-dessous, montée pour les besoins de la cause en coupant-collant allègrement dans tous mes rushes. Disons que, l'occasion se présentant, je me suis senti assez larron pour retrousser mes petites manches et ouvrir enfin iMovie et tenter d'en faire quelque chose…
Bande-son et bruitages de rigueur – sortez le casque !
Voilà ; j'espère que ça aura donné de bonnes idées à certains…!
…Pour ma part, je pense que je n'ai pas fini d'expérimenter de ce côté-là.…
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le 26/02/2010 à 09:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon |
Billet en retard…
Bon, il y a plus d'un an, le CPS m'avait prêté pour quelques jours le Canon EF 200mm f/2.0 L IS USM et j'avais réalisé quelques images, écrit un premier billet.
À l'occasion de la refonte de mon site de photos, en farfouillant dans Adobe Lightroom, je me suis rendu compte que j'avais fait pas mal d'images que je n'avais pas eu le temps de regarder…
C'est souvent comme cela, je prends des images mais les missions de mes clients sont prioritaires et… J'oublie…!
Mais ce n'est pas le tout, c'est également ma manière de traiter ces images qui a changé. Du coup, hier soir, je me suis retrouvé embarqué dans LightRoom et après avoir modifié les réglages par défaut au profit des miens, j'ai redécouvert et mes images (bon, des photos végétales selon mon habitude)… Et redécouvert la précision de cette optique épatante.
Comme disent les mômes, c'est une "tuerie"…!! Je parle du piqué de l'optique, CQFD.
Bon, le mieux est de monter l'image et non une copie d'écran de ce qui se passe sous Lightroom…
Canon EF 200mm f/2.0 L IS USM | 100 ISO | f/2.2 au 1/1250°
Canon EF 200mm f/2.0 L IS USM | 160 ISO | f/2.2 au 1/800°
Un dernier exemple… Cette copie d'écran pour indiquer où regarder…
Donc, l'image…
Canon EF 200mm f/2.0 L IS USM | 100 ISO | f/2.2 au 1/640°
Et cette toile d'araignée nichée dans cette feuille de rhus…
Bon, avec le recul, je me rends compte que j'ai eu une chance insolante d'avoir une telle optique en mains…
Soupir !
Autres produits Canon chroniqués par JC sur urbanbike……