Episode 2 : Le Prado sous l'eauDans |
ailleurs |
signé lukino |
par Lukino
La météo ne nous incite pas à sortir du lit.
11 h, petit déjeuner au comptoir du bar de l'hôtel (pas de churros, mais des croissants plus que corrects).
Le bar est rempli, beaucoup de femmes de tout âge.
Le soir, apéro au même comptoir. La bière est servie avec d'excellentes olives.
Entre-temps, sortie pour visiter le musée du Prado, après avoir récupéré des accessoires indispensables.
Les Espagnols ont jalousement conservé les toiles de leurs plus grands peintres, Velasquez et Goya, qu'on ne peut voir quasiment qu'au Prado.
J'ai personnellement un faible pour Ribera et ses clairs-obscurs.
À part ça, les étudiants madrilènes n'ont pas l'air moins énervés que les français.
Je crois qu'ils défendent l'université publique, ou quelque chose comme ça… Si un lecteur hispanophone avait la gentillesse de me traduire les pancartes ("NO!", pas besoin, je sais.)…
Il y a encore à Madrid plein de vieux magasins divers et variés, avec de belles devantures soigneusement organisées.
À propos de gastronomie… on a vite pris le pli local : petit déjeune tardif (à l'heure du casse-croûte des travailleurs espagnols), repas complet à 14 h, et tapas nocturnes (à partir de 22 h) … Les rues la nuit sont bondés, surtout en fin de semaine, et les autochtones (jeunes et vieux) naviguent de bars en bars. Mais attention, les délicieux petits toasts (parfois même raffinés) ne sont pas exactement donnés, et la soirée peut s'avérer plus onéreuse qu'une sortie au restau. Pour ne pas y laisser sa chemise, on peut délaisser les bars bien décorés et opter pour l'ambiance néon du Museo del Jamon, sans concurrence quand il s'agit de se gaver de charcuterie.
Renseignement pris, il leur faut deux ans pour écouler leur stock de jambon.
(à suivre…)
Info(s) pratique(s)…
Lire
l'épisode 1…
| le 25/05/2008 à 06:00 | Écrire à Lukino |
Episode 1 : le Roi et moiDans |
ailleurs |
signé lukino |
par Lukino
L'ours et l'arbousier, symboles de la ville, sur la Puerta del Sol
En sortant de la bouche de métro d'Atocha, première vision de Madrid: un grand carrefour animé, des vendeurs à la sauvette africains qui se sauvent à notre arrivée. Des policiers en gilet jaune fluo nous dépassent, et tentent d'attraper les retardataires.
Quelques mètres plus loin, en direction de notre point de chute :
Non, ça n'est pas un parc vu d'un pont, mais un étonnant mur de verdure
À côté d'un beau bâtiment composite, le Caixa Forum (une ancienne usine électrique récemment réhabilitée par les architectes suisses Herzog & De Meuron).
L'hotel Mora (**, 78 €/nuit, correct, situation idéale dans le triangle de l'Art — Prado, Thyssen, Reina Sophia) est juste derrière le mur vert.
La vue de notre chambre :
Une certaine agitation règne dans la ruelle, quelque chose se prépare.
La réceptionniste m'annonce la visite du roi, qui vient inaugurer la nouvelle exposition de ce centre artistique et culturel.
J'entame une carrière de paparazzi de ma fenêtre.
Au bout d'un quart d'heure, je finis par me faire repérer.
Ca y est, il est arrivé. Je mitraille à tout va, dans l'espoir secret de décrocher la couverture de "Point de vue, images du monde".
J'ai quand même quelques doutes sur la fiabilité de mon petit Olympus, dont le zoom automatique à besoin d'un coup de main depuis les dernières photos de plage de mon fils.
Voici ma meilleure photo de Juan Carlos, posant à côté de sa femme et des officiels.
Vous êtes bien sur Urbanbike, LE blog de référence des professionnels de l'image. Je n'ai pas laissé le choix à Jean-Christophe, qui digère son chapeau…!!
(à suivre…)
| le 18/05/2008 à 06:00 | Écrire à Lukino |
Avec la douce voix de Lukino en auteur interviewéDans |
ça s'écoute |
signé lukino |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Jacques écrit peu mais il cause aussi bien qu'il dessine…
J'écris cette chronique
avant de me passer le podcast de l'émission du
28 avril 20008. En effet, Lukino a été interviewé au téléphone sur le thème de société "Comment travailler chez soi" par
Faustine Bollaert dans son émission,
Faut qu'on en parle sur Europe 1… Pour ma part, j'étais en Italie et puis c'est un bouquin que l'on a réalisé ensemble. Jacques connaît parfaitement ce thème, aussi il était naturel qu'il soit l'expert désigné par urbanbike pour cette émission…!!
Bon, Jacques était resté à Montpellier, la sympathique
Faustine lui a posé ses questions par téléphone. Comme je le pratique depuis des années, j'imagine qu'il ne m'a pas épargné (!), d'où ce billet avant
écoute…!
Autre invité de qualité dans cette émission, le président de l'ANDT,
Gérard Vallet.
Pour toute information sur notre
trop bref-seller (!),
cliquez-ici…!
| le 6/05/2008 à 08:30 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Essai en conditions réellesDans |
outils graphiques |
signé lukino |
travailler chez soi |
utilo pratique |
par Lukino
Utilisateur de petites tablettes Wacom au quotidien depuis des lustres, j'ai pu bénéficier par l'entremise de
l'Urban Biker en chef du prêt d'une
Cintiq 12WX, à un moment où je m'interrogeais sur l'opportunité de remplacer ma petite mais valeureuse Graphire (A6), qui commence à donner quelques signes d'essouflement.
La Cintix est une tablette graphique qui présente l'originalité d'être également un écran (ou un écran qui fait aussi fonction de tablette, au choix). À la différence d'un écran tactile, elle n'est sensible qu'au stylet qui lui est associé; on comprend donc l'ambition de Wacom: proposer au dessinateur un outil qui lui offre l'illusion de travailler comme sur un support papier.
Pari tenu d'après mon collègue
Dominique Jal, qui a acquis fin 2006 l'aînée de la famille Cintix, la 21 UX. Je le cite :
j'ai une palette wacom cintiq 21UX et je trouve ca génial. On gagne un temps fou, on peut avoir des gestes très précis, pour les traits de pinceaux, les caches, les sélections, on peut tourner l'écran et être dans une bonne position du bras, bref, plus la peine d'acheter du papier. Certain disent que c'est fatiguant pour les yeux parce qu'on a tendance à être proche de l'écran mais personnellement je n'ai rien remarqué. C'est un peu comme la machine à laver la vaisselle, il y a une vie avant et après.
Il a eu un problème technique deux mois après l'achat, mais Wacom lui a remplacé la tablette sans barguiner, bravo au service après-vente.
J'ai donc pu tester pour ma part un modèle ayant quelque peu réduit au lavage, pour rester dans la métaphore électro-ménagère. Le principe reste le même, mais alors que Dominique peut se passer d'un second écran, celui-ci reste indispensable avec la 12WX pour y placer les palettes flottantes qui ont envahi nos espaces de travail.
L'installation des différents éléments physiques est relativement simple, la notice est explicite. Par contre, j'ai eu un petit soucis sur l'installation logicielle qui ne fonctionnait pas, jusqu'à ce que je comprenne que le tableau de bord de ma vieille Graphire était en conflit avec celui de j'installais.
Le premier choix à faire est celui de la disposition de la Cintiq : elle possède en effet un support intégré qui permet de l'incliner, à la manière d'une table à dessin.
C'est l'option que j'ai d'abord prise, avant de revenir à la mise à plat pour deux raisons : le clavier, que j'ai placé au-dessus par commodité, était moins accessible (même les illustrateurs tapent du texte), et on perd le principal intérêt de cette tablette : la possibilité de la faire pivoter pour dessiner de la manière la plus naturelle, comme le soulignait Dominique.
L'écran de la tablette est d'un format 16:10, et donne l'impression d'un écran raccourci en hauteur. Il est encadré de deux tableaux de commandes symétriques, on utilisera l'un ou l'autre selon que l'on soit droitier ou gaucher (c'est la main qui ne tient pas le stylo qui actionne les touches).
Ces commandes (option, commande, majuscule, déplacement, et l'indispensable touche de basculement d'écran) sont paramétrables via un menu tablette dans les préférences du système, pour ne recourir au clavier que le moins possible. En pratique, j'ai eu un peu de mal à ne pas me mélanger les pinceaux entre les touches, et la proximité de mon clavier, que j'ai placé juste au-dessus de la tablette, ne m'a pas incité à les utiliser autant que les concepteurs de Wacom ont dû le souhaiter.
Les panneaux de contrôle sont bordés par deux bandes verticales sensibles au toucher, qui permettent de zoomer (+ ou - selon que l'on touche la partie supérieure ou inférieure) ou de faire défiler les ascenseurs du document. Moi qui suis droitier, j'ai fini par désactiver cette fonction du côté droit, car il m'arrivait fréquemment de provoquer des défilements intempestifs avec mon avant-bras.
On peut évidemment paramétrer la pression du stylet, un toucher doux simulera un pinceau, alors qu'un toucher dur s'apparentera davantage à celui d'un crayon.
J'ai fait un choix de basculement d'écran qui me permet, lorsque je l'active, d'utiliser toute la zone constituée par mes deux écrans réunis ; je les ai disposés l'un au-dessus de l'autre, physiquement et dans les préférences moniteur du système.
Concrètement, cela se traduit de la manière suivante : mon curseur est juxtaposé à la pointe de mon stylet en bas de l'écran de la Cintiq, et s'écarte de celle-ci lorsque je remonte dans la tablette jusqu'à rejoindre le sommet de mon écran 21 pouces. Ce système permet de faire glisser facilement, d'un seul geste, des éléments d'un écran à l'autre, même si la précision est moindre que lorsque l'on demande à la Cintiq de se comporter en tablette graphique standart (sans écran), la surface de celle-ci correspondant à la surface du moniteur associé.
À l'usage, on est perpétuellement en train de basculer du mode normal (dessin) au mode multi-écran (gestion des applications), mais on s'habitue vite à cette gymnastique.
J'ai placé la barre des menus sur l'écran de la Wacom, pour y accéder plus rapidement, mais l'inconvénient de cette disposition est que l'on se masque les sous-menus avec la main, ce qui oblige à certaines contorsions.
Le réglage le plus délicat est celui du calibrage, qui permet d'ajuster à sa main la correspondance entre le curseur et le stylet. Car, malgré ses promesses, la Wacom ne permet pas une précision aussi fine que la pointe d'une mine effilée sur une feuille de papier : il reste entre la pointe du stylet et la trace produite à l'écran l'épaisseur de ce dernier, d'où les erreurs de parallaxe que cet étalonnage s'emploie à atténuer. Je n'ai pas réussi à obtenir un résultat parfaitement satisfaisant, notamment à l'extrême-droite de l'écran, dont les derniers pixels me restent difficilement accessibles.
À signaler aussi, un bug dont je n'ai pas trouvé l'origine : de temps à autres, le curseur disparait, il faut alors éteindre et rallumer la tablette.
Tout cela est fort intéressant, me direz-vous, mais venons-en à l'essentiel : est-ce que ma vie de dessinateur a changé ? Et bien, j'ai utilisé cet outil avec plaisir pendant un mois, mais n'ai pas lâché mes crayons pour autant. À ce stade de mon compte-rendu, je dois vous expliquer la façon dont je travaille, car mes besoins peuvent différer de ceux d'un autre illustrateur.
Je commence par griffonner de rapides croquis au crayon sur du papier machine, que je scanne avant de les envoyer par mail à mes clients. Le manque de précision de ma Graphire ne m'autorisait pas à dessiner de manière rapide et spontanée à l'écran. Avec la Cintiq, j'ai pu réaliser de semblables crayonnés, ce qui m'a épargné l'opération du scan (le mien est très lent).
Une fois le crayonné validé, je le corrige ou l'améliore à l'écran, ce que je faisais déjà avec la Graphire. L'opération est plus aisée avec la Cintiq.
Puis je passe à la mise au net.
J'utilise en général un crayon de pierre noire ou un crayon 2B sur un calque, quelquefois un stylo-pinceau directement sur le crayonné (s'il n'a pas été repris à l'ordinateur). J'ai tenté de réaliser cette mise au net directement sur photoshop, mon logiciel de prédilection, ce que je ne pouvais pas me permettre avant.
Mais le résultat est un peu décevant, car mon trait au stylet ne parvient pas à avoir la souplesse de celui au pinceau (simuler la pierre noire est plus complexe, Painter serait sans doute mieux adapté que Photoshop) ; Mon Mac G5, un peu ancien, peine parfois à suivre, ce qui provoque par endroit des raccourcis rectilignes. On perd également les "défauts" de l'encrage au pinceau, qui donnent de la vie au dessin. Mais ces remarques valent quelque soit la palette graphique, que l'écran y soit intégré ou non.
Je scanne ensuite la mise au net, reprends quelques défauts à l'écran (plus facile là encore avec la Cintiq), et mets en couleur à la palette graphique toujours avec Photoshop. Mon style de dessin supportant assez bien les approximations (débords volontaires de la couleur), la Graphire A6 me convenait assez bien en m'interdisant de trop peaufiner les choses (le dessin léché n'a jamais été trop mon fort)… Mais un illustrateur plus méticuleux apprécierait mieux que moi le gain de précision entre un format A6 et celui —proche du A5 — de cette Cintiq. Pour ma part, c'est plus la meilleure sensibilité du stylet qui m'a aidé dans mon travail.
En définitive, la seule question qui vaille vraiment d'être posée, c'est de savoir s'il est vraiment justifié de dépenser le triple du prix d'une Intuos pour une Cintiq de taille équivalente. Bien sûr, l'acquisition de cette dernière vous épargne l'achat d'un second écran, mais on en trouve aujourd'hui à très bon marché.
Pour des dessinateurs n'ayant jamais travaillé avec une tablette graphique, le comportement intuitif de la Cintiq, qui rappelle un peu l'ardoise magique de notre enfance, sera perçu comme très confortable. Mais ceux qui ont dépassé le problème du découplage entre la main et l'écran trouveront peut-être la note salée, même si la possibilité de faire pivoter la Cintiq comme un bloc à dessin est un indéniable avantage.
Pour me faire un avis définitif sur la question, j'attends de pouvoir tester une Intuos de format équivalent, ce dernier convenant bien à une disposition de deux écrans côte à côte. Je vous tiendrais bien sûr au courant.
Note de JC : retrouvez lukino sur son site
web ou sur celui du
29 février…!
Note(s) de lecteur(s)…
Notre ami
Béat ajoute ce témoignage…
Eh bien, tout cela ne me fait vraiment pas envie... ;-) J'utilise une Intuos A5 depuis environ 8 ans (!) Elle a passé sans encombre, par diverses étapes, du G4/OS9 à Intel/OS10.4
J'ai pratiquement toujours eu 2 écrans et quand j'utilise la palette, je n'éprouve aucune difficulté à découpler la main et l'écran. Mais surtout, je n'arrive pas à saisir l'avantage de «voir» sur la tablette comme sur un écran! A moins d'avoir une palette de 21", OK ;-) Tout cela m'apparait plutôt comme un attrape-gogo! Le seul petit ennui, avec 2 écrans, c'est qu'il est préférable de n'activer pour la palette que l'écran de travail. Ceci pour avoir un max de surface utile de la palette. On doit alors utiliser sa souris pour atteindre des commandes sur l'autre écran.
Mais il y a une autre raison bien plus importante encore, c'est le côté feeling. Je n'ai jamais réussi à dessiner sur du plexi ou sur toute autre surface lisse. Cela me fait penser à de la peinture sur verre! Je sais ça existe, mais moi j'ai l'habitude de la résistance offerte par la structure du papier. J'ai donc rapidement trouvé le truc: je colle soigneusement, avec du scotch tout autour, une feuille de papier par-dessus la surface de dessin de ma palette. J'ai choisi un papier à dessin de haute qualité, dans sa version au grammage le plus fin. Le résultat est que le stylet se comporte pratiquement de la même manière qu'un crayon sur du papier et ne glisse plus de tous côtés comme un chien sur une patinoire. Tu devrais essayer... peut-être que tu retrouverais tes sensations «papier». Autrefois, quand j'utilisais Painter, je faisais des crayonnés pratiquement identiques au papier. (Aujourd'hui je ne fais presque plus d'illustrations, mais je dois toujours faire des masques Photoshop très précis à a main!)
Autre réaction, celle d'Olivier…
Merci pour ce retour très intéressant! Je me suis équipé du modèle 21 pouces en début d'année, et je suis tout a fait du même avis que Dominique Jal. Je suis d'accord avec vous concernant les express key du coté droit qu'il faut désactiver (si l'on est droitier), au risque d'effectuer des clics malencontreux.
Concernant le dessin et le "rendu" pierre noir/crayon que vous recherchez: Photoshop a des brushes "intéressantes" au niveau du rendu. Il faut chercher un peu sur le net, il y a pas mal de packs qui valent vraiment le détour (je pense particulièrement a des brushes "aquarelle" époustouflante). Mais Photoshop ne possède pas (comme Painter ou Sketchbook) d'algorithme de lissage de tracé. D'ou le trait parfois un peu "tremblant" ou sale qu'on peut obtenir sous Photoshop.
Sketchbook est merveilleux pour simuler le crayon/carnet de croquis.
Painter n'est pas mal non plus, mais reste surtout incontournable pour l'encrage (il parait que Mangastudio fait des merveilles aussi dans ce domaine).
Photoshop aura, par contre ma préférence pour la mise en couleur puisqu'il gère très bien des grosses brushes sur de grands formats, ce qui n'est malheureusement pas le cas de Painter sur mon Dualcore G5 2gh (malgré mes 4,5 go de ram). J'ai ressenti, par contre, un feeling largement amelioré sur Painter X sur un Mac Intel. J'imagine que l'optimisation pour cette plateforme y est pour beaucoup.
Concernant la sensation du styler, les intuos et cintiq sont livrés avec plusieurs types de mine dont une mine graphite qui rend vraiment bien la sensibilité granuleuse d'un crayon sur feuille texturée.
Pour ceux que ça intéressent, j'ai donné mon avis sur ma Cintiq 21 ici…
| le 17/04/2008 à 07:00 | Écrire à Lukino |
Fabrice TarrinDans |
ça se lit |
ça se regarde |
signé lukino |
par Lukino
J'ai découvert aux détours du net Fabrice Tarrin, et je me dis que ça pourrait plaire aux amateurs de bonne vieille BD franco-belge qui traînent par ici… Pour vous situer l'oiseau (pardon, le mammifère), Tarrin a repris pour un album — Le tombeau des Champignac, sortis chez dupuis fin 2007— le personnage de Spirou. Je n'en ai vu que quelques planches, mais ça m'a l'air plus convaincant que tout ce qu'on a vu depuis Franquin. La genèse de l'album figure d'ailleurs sur le Tarrin blog, dont je poursuis la lecture assidue depuis quelques jours.
Vous connaissez le principe des blogs, il faut commencer par la fin. Là, c'est un peu plus compliqué, il faut commencer par la fin d'un autre blog (le fleurblog), et éventuellement switcher sur le milieu d'un 3ème (un crayon dans le cœur, de Laurel), et on peut s'estimer heureux qu'un 4ème blog relié (le sblorf) ait retiré ses articles concomitants, bref, si vous ne saviez pas ce que "blogosphère" voulait dire, vous découvrirez comment ce petit monde vit, travaille, galère, s'aime et se sépare. Instructif et amusant, parfois douteux, mais souvent touchant. Et remarquablement dessiné.
Attention : la navigation n'est pas toujours simple… Coup de bol, pour les feignants et les amoureux du papier (hein JC), son collègue Lewis Tronheim a eu l'amabilité de nous l'imprimer dans la collection "Shampooing" qu'il dirige chez Delcourt. Merci Lewis, mais pour les photos et les vidéos, il faudra quand même se connecter…
Journal intime d'un lémurien
Fabrice Tarrin
Delcourt
9782756013664 | 13,95 €
Sans oublier Spirou et
le tombeau des Champignac par Fabrice Tarrin et Yann…
Trois sites pour conclure :
fleurblog.com |
fabricetarrin.com |
bloglaurel.com
Bonnes lectures !!
| le 12/04/2008 à 08:50 | Écrire à Lukino |