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Moi tout craché

Jay McInerney
Dans | ailleurs | ça se lit | signé lukino |

par Lukino

J'aime les nouvelles, contrairement à ma bibliothécaire, qui n'avait donc aucun avis à me donner lorsque je l'interrogeais sur ce recueil. Elle ajoutait que la plupart des lecteurs ne goûtait pas ces formats courts. Sans doute est-il en effet plus difficile de découvrir à chaque chapitre de nouveaux personnages, que de s'installer confortablement dans un pavé aux contours balisés.

Je n'avais jamais lu de livre de Jay McInerney, j'ai attrapé celui-ci par hasard dans le rayon nouveautés. Il me semblait en avoir entendu une chronique favorable dans l'excellente émission "mauvais genres", de France Culture, mais je n'en ai pas retrouvé trace dans les archives.

La première nouvelle, peut-être la meilleure, "Il est six heures du mat. Tu sais où tu es ?", datée de 1982, donne le ton : une description désabusée des soirées branchées de Manhattan, avec une invention et un humour qui manquent à Brett Easton Ellis, cité par l'auteur dans ses remerciements.
Ton cerveau, à présent, est composé de plusieurs bataillons de minuscules soldats boliviens. Ils sont fatigués et boueux après leur longue marche à travers la nuit. Ils ont des trous dans leur bottes et il sont affamés. Ils ont besoin de nourriture. Ils ont besoin de Poudre de perlimpinpin bolivienne.

J'ai lu après coup que cette nouvelle était devenu le premier chapitre d'un roman, de même que d'autres se sont retrouvées incluses dans d'autres livres de McInerney. Ce qui n'est pas le cas des dernières, inédites, postérieures à son dernier roman (La Belle vie, 2006). L'auteur avoue l'inspiration autobiographique de ses écrits, notamment pour "au lit avec des cochons"…

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On s'évade quelquefois de New York pour des incursions en banlieue, dans le sud des USA, ou même le Pakistan. Mais on revient inexorablement à la Grosse Pomme, sur laquelle l'ombre des tours du World Trade Center plane dans les textes postérieurs à 2001.

Pour finir, et avant d'aller célébrer la fin de 2009 — ou le début de 2010, au choix —, je vous livre le début de la troisième nouvelle, "Philoména" :
Le nom de cette fête est La-fête-à-laquelle-on-est-déjà-allé-six-cents-fois. Tout le monde est là.(…) Belinda est accompagnée d'une femme véritable, sans âge, dotée de remarquables sourcil noirs, de cheveux blancs à la coupe dernier cri, qui est là à toutes les fêtes, que j'ai chaque fois l'impression de reconnaître et qui s'appelle Salutcommentçava.

Saluons au passage l'excellente traduction d'Agnès Desarthe (même si je remplacerai "coup droit" par "direct du droit" en fin de remerciements).


Moi tout craché
Jay McInerney
Éditions de l'Olivier
9782879296715 | 22 €

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neuf-neuf-neuf

En passant
Dans | signé lukino |

par Lukino

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Incitation au voyage | Corse

…Les aventures de Lukino (137° épisode)
Dans | ailleurs | signé lukino |

par Lukino

Ami lecteur, je crois que tu as compris : je partage ma vie avec un éminent médecin, invité régulièrement à des congrès de haute volée. Lorsque ledit congrès se déroule à Evreux, je garde les enfants, mais quand c'est à Capri, Santander ou Ajaccio, je délègue ce rôle gratifiant à une courageuse grand-mère, et me dévoue pour porter les bagages de ma savante moitié.

Mais comme l'oisiveté est mère de tous les vices, j'occupe tout de même quelques moments de la journée à gratter un dessin de ci, de là, histoire de déguiser ce qu'il faut bien appeler des vacances en pseudo-voyage d'étude… Mon ami Jean-Christophe a la bonté de publier ces tentatives pitoyables, afin d'attester d'une activité laborieuse dont l'unique objectif est de m'acheter une bonne conscience à peu de frais. Merci JC.

Ajaccio, donc. Cité impériale, sans blague : les autochtones font une grave fixette sur leur Grand Homme local (qu'on aurait pu laisser aux italiens à une année près !)…

Pour résumer : une minuscule vieille ville Génoise du XVe s, quelques bâtiments Napoléoniens — dont le fameux Musée Fesch (justifiant parait-il le voyage, mais malencontreusement fermé jusqu'à ce qu'on retrouve les clés), et pour le reste des barres d'immeubles construites dans les années 60. Du charme malgré tout, grâce à un climat exceptionnel et des places bordées de palmiers ou de poivriers. Tout ça mériterait quand même un petit coup de peinture.

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Dans mes efforts pour me nourrir intellectuellement — et figurer dignement dans les conversations post-congressistes, j'assiste à des conférences aussi érudites que soporifiques. C'est ainsi que j'ai appris que Napoléon, que la discipline passionnait, a largement favorisé l'essor de la médecine moderne. Pour la chirurgie, par contre, c'était moins le cas : il considérait le ramassage des blessés sur le champ de bataille comme un frein aux manœuvres, et glorifiait le soldat refusant les secours. Ca marchait très moyennement.

La conférence est suivi par un pince-fesses organisé dans le fameux Salon napoléonien de l'Hôtel de Ville, un peu exigu pour accueillir les congressistes et les parasites gravitant autour. La montée des marches est surréaliste, genre faille spatio-temporelle. Si la qualité du buffet n'est pas à la hauteur des espérances, elle est tout de même au-dessus de la ration militaire. Les organisateurs ont décidé de valoriser coûte que coûte les produits locaux ; je fais une overdose de beignets au brocciu, arrosés d'un muscat du Cap Corse relativement sec.

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On peut rejoindre le joli site des Îles Sanguinaires, pourtant à 14 km du centre d'ajaccio, avec un bus de ville. Il y a une balade sympa à faire à partir de là, jusqu'aux belles plages du Capo di Feno

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Bonifacio est à deux heures de route d'Ajaccio, on a fait l'aller-retour dans la journée. Très joli, très touristique. La petite plage coincée derrière la ville en contrebas est relativement tranquille, on aperçoit les côte de la Sardaigne derrière le "grain de sable".

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À peu près à la même distance d'Ajaccio , mais en remontant vers le nord, on rejoint Porto en traversant le site magnifique des calanques de Piana.

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Pardon, mais j'avais oublié mon appareil photo à Montpellier. Jean-Christophe vous dira que c'est pas si grave, pour ce que j'en faisais

Bon, tout ça c'est bien joli, mais je dois aller rechercher ma voiture à Santander, il parait qu'elle est enfin réparée.
Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Christophe ajoute…
Le "vrai" brocciu se déplace tout seul… Je vous revoie à des lectures historiques, pas des racontars de touristes (!!), certifiées par l'excellent Ocatarinetabellatchitchix

Incitation au voyage | Santander

En carrosse
Dans | ailleurs | signé lukino |

par Lukino

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Avis de recherche | Smiley

Appel du "Chat me dit"…
Dans | groummphh | signé lukino |

par Lukino

Non, vous n'êtes pas sur 30millionsdamis.fr, mais comme ce petit chat s'appelle Smiley, il est donc parfaitement habilité à figurer dans un blog de Nerd.

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Smiley, donc, a disparu de notre quartier il y a bien 2 ou 3 mois. On n'en était pas les propriétaires, mais comme il squattait à longueur de journée (et de nuit) notre maison, on s'y est un peu attaché.

Personnellement, je déteste les chats. J'y suis allergique au dernier degré. je l'ai donc viré un nombre incalculable de fois, mais il revenait dans la minute, par des chemins aussi improbables qu'acrobatiques. De guerre lasse, j'ai fini par le laisser s'installer, sa place favorite était mon oreiller (les chats ont un 6ème sens pour détecter les allergiques).

Bref, comme dirait l'autre borgne, je les aime pas mais celui-là c'est différent je le connais c'est mon voisin il est gentil. Et super-rigolo quand on lui jette un stylo-bille (c'est le Zidane du double-contact).

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…Et puisqu'on est dans les animaux, si vous les préférez dessinés, je vous signale ces petits guides édités chez Milan, auquels j'ai collaboré :

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Nous en avions déjà parlé ici
logotype d'urbanbike

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hop
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    Ailleurs… | la petite bande d'urbanbike… À suivre…