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FlipBoard ou Zite

Sur iPhone comme sur iPad, les deux sont nécessaires…
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par Jean-Christophe Courte

Après Flipboard, c’est au tour de Zite (lien iTunes) de proposer une version iPhone après celle disponible sur iPad depuis un an. Pour nombre d’utilisateurs, ces deux produits sont identiques et choisir l’un revient à se passer de autre. Ben non…!

Pour ma part, j’utilise les deux… Explications.

Autant Flipboard regroupe quasiment tout mon réseau (sic !) social avec intégration de twitter, tumblr, 500px, Facebook, Google reader, flickr, linkedin, etc.

Autant Zite, même s’il peux prendre en compte Google reader, me semble proposer une autre approche de l’info sur le net.

Au lieu de ne m’afficher que des fils d’info que j’ai préalablement sélectionnés (j’allais ajouter&nbsp: …et donc sans surprises, convenus), Zite se charge de me trouver des infos qui correspondent à des thématiques qui m’intéressent mais via des canaux que je ne connais pas. De plus, vous pouvez orienter les recherches de Zite vers des domaines précis.

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Sur l’écran de droite, celui de gauche étant la page d’accueil sur iPhone… Avec la possibilité sur l’iPad d’en préciser d’autres (ci dessous)

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Ainsi, je regarde des thématiques aussi éclectiques que sont le vélo, l’activité de freelance ou l’autisme. Dans tous les cas, je tombe sur des informations dont je peux déjà avoir pris connaissance mais, soyons honnête, souvent inattendues.

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Ensuite, et c’est encore pourquoi j’apprécie Zite, je peux “noter” ces infos proposées.

Soit par oui ou non (intéressé ou pas) sur l’iPhone…

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Soit en demandant à Zite de renforcer ses propositions sur tel ou tel mot-clé affiché en marge sur l’iPad.

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Du coup, ce profilage de l’information fait que Zite me proposera des contenus différents des vôtres. Et comme je n’ai pas indiqué mon compte Google Reader (…sous iPad pour la copie d’écran qui suit), je découvre des billets souvent différents de ce que me délivre mon aggrégateur de contenus de type Flipboard ou Reeder, CQFD.

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Bref, c’est ce qui fait que j’apprécie particulièrement Zite, cette manière décalée de balayer le web avec une capacité a me fournir ce que je nomme des accidents de lecture, du contenu inattendu (…dans le strict sens de “non attendu”…).

Bref, si j’utilise Flipboard au quotidien, j’apprécie plus encore Zite pour ses informations imprévues…!

PressEurop pour iPad

Pour survoler la presse étrangère…
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par Jean-Christophe Courte

J’avais oublié que la version de PressEurop était aussi utilisable sur iPad et m’obstinais à l’employer exclusivement sur mon iPhone.

Dossiers, articles de fond et dessins nous sont proposés…

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Par thème et possibilité de réagir, partager…

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Sans oublier une série de brèves…

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Il est toujours intéressant de comprendre comment nos voisins européens analysent la même actualité sous un angle souvent dépoussiéré de nos préoccupations hexagonales…

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Une carte affiche les pays concernés et les contributeurs si vous ne cherchez à lire que l’actualité d’un pays…

Rappel, c’est étonnamment gratuit…

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Et dans le même état d’esprit, pensez aussi à Courrier international, sur iPad itou. Les plus de la semaine peuvent vous intéresser et ici l’actualité provient du monde entier…

Une destination légèrement incertaine | Roman

Excellent roman en forme de polar sur la disparition non expliquée d'un génie scientifique du XXème siècle
Dans | ailleurs | ça se lit |

par Jean-Christophe Courte

Ettore Majorana a réellement disparu en Italie le 26 mars 1938. Il avait 31 ans. Petite précision, ce gars était une sommité en physique fondamentale. En ces temps où le mot neutrino commence à être de plus en plus cité, il n’est pas inutile de savoir qu’Ettore fut l’un de ses inventeurs en terme de cogitation intellectuelle.

Alors, suicide, retraite dans un couvent napolitain…?

Certains ont pensé qu’il avait disparu pour ne pas participer au grand chaudron nucléaire (Sciasca), ou qu’il se serait réfugié en Argentine (Recami).

J’ai ouvert ce livre paresseusement un dimanche soir avant de rentrer immédiatement dans l’ambiance et avoir réellement du mal à m’en détacher quelques heures plus tard ! De fait, l’auteur nous brosse une incroyable enquête policière à la fin des années 1946, dans l’Italie à peine délivrée de ses démons fascistes et plongée dans une misère noire.

Bien sûr, l’enquête ne se limite pas à essayer de reconstituer les derniers jours de ce disparu, à interroger son entourage – ou ce qu’il en reste après tous les règlements de compte qui ont suivi cette période troublée de l’Italie.

Bien sûr l’auteur entre rapidement dans le vif du sujet et éclaire la personnalité étonnante de ce très jeune savant, calculateur prodige, qui alla jusqu’à vérifier les calculs d’Enrico Fermi, l’un des pères de la bombe atomique qui s’était réfugié aux USA. Surdoué, sans aucun doute !

Aussi, si vous avez un minimum de culture scientifique, elle ne vous sera pas inutile pour mieux cerner le personnage et comprendre à quel point son passage fulgurant dans l’univers des sciences à été important. Et accompagner Ben, un italo-américain démobilisé, ancien étudiant en physique, dans ses recherches, lectures et découvertes. Mandaté par la famille du disparu, il se plonge dans les témoignages de ceux qui l’ont approché, connu et se retrouve face à des pans étonnants de la personnalité d’Ettore, notamment lors de son séjour avant guerre en Allemagne. Ainsi celui d’Emilio Gino Segrè, un autre physicien qui diriga comme Fermi un groupe de recherche à Los Alamos dans le cadre du projet Manhattan pendant la seconde guerre mondiale…

Dans votre lettre, c’est à cette anecdote sur son arrivée à l’Institut et à sa « révision » des calculs de Fermi que vous faites allusion, je suppose, et vous me demandez si celui-ci, à l’époque, aurait pu en prendre ombrage. Franchement, je ne le crois pas. En revanche, je crois que dès le jour de son arrivée Fermi fut fasciné par Majorana et qu’il l’est toujours resté, même longtemps après sa disparition. En tout cas, ils se lançaient souvent des défis de calcul, l’un armé de sa calculette, l’autre se retournant contre le mur pour calculer de tête les mêmes équations. C’était un jeu.

Et un peu plus loin, Emilio Segrè ajoute…

Mais Majorana semblait avoir une lecture immédiate de la « nature des choses » que lui-même (Enrico Fermi) n’aurait jamais au même point. Il a dit plusieurs fois qu’il le considérait comme un « génie », il le comparait même à Galilée et à Newton et je ne pense pas qu’il se soit jamais lui-même considéré comme tel. Et pourtant, croyez-moi, il ne se mésestimait pas.

Alors oui, Ettore Majorana était un être exceptionnel, hypersensible et… Mais le mieux de parcourir ce roman qui se dévore avant tout comme un excellent polar qui se prolonge dans le temps.

Tant pour l’énigme réellement incertaine que pour l’atmosphère politique de ce début de siècle ou encore ces avancées en recherche fondamentale, ces fameux neutrinos. Vérifiés 40 ans plus tard…

Sans oublier la fidélité d’un certain Bruno Pontecorvo.

Passionnant !

À noter que ce livre papier vous permettra de télécharger via un QR code sa version numérique sans DRM, raison de plus pour vous l’offrir en respectant le droit d’auteur.

Une destination légèrement incertaine
Anne-Marie Cambon
Éditions Dialogues
9782918135357 | 24 € pour 360 pages

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@urbanbike

Biographie de Steve Jobs

Par Walter Isaacson
Dans | architecture | ça se lit |

par Jean-Christophe Courte

J’avais directement précommandé sur iBooks la version française de la bio de Steve Jobs traduite de l’anglais par Dominique Defert et Carole Delporte.

J’ai passé deux nuits à lire les 1105 pages affichées en Nicolas Cochin sur l’iPad et à surligner quelques passages (merci de ne pas permettre l’export ou la copie de ces passages dans iBooks, c’est super pratique…!).

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J’avais terminé Vendredi matin et me suis dit que cela n’avait pas trop d’intérêt d’écrire un petit billet tant on a pu lire ci et là les mêmes extraits de cette bio…!

Pourtant ma lecture est un poil atypique. J’ai d’abord ressenti dans ces pages une certaine familiarité avec mon quotidien en relevant/comparant certaines attitudes de Jobs avant de me poser une question toute bête : Mais ce gars, il n’était pas tout simplement asperger…? Bon, n’étant pas spécialiste, je me garde de développer… Et pourtant. C’est d’ailleurs une question que je pose là à mon ami Joël Seguin, nettement plus impliqué.

Par contre, j’ai été très intéressé par le milieu dans lequel il a été baigné gamin… Des parents nourriciers adorables mais aussi, suite à un déménagement, l’arrivée dans un logement construit alors par Joseph Eichler dans les années 50 dans la droite ligne de Wright. Une sorte de Fernand Pouillon californien…

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C’est ce que Jobs explique à Walter Isaacson…

Ce que faisait Eichler était remarquable. Ses maisons étaient bien conçues, pas chères et de bonne qualité. Il a donné aux gens à bas revenus le goût de l’épure et de la simplicité. Il y avait une multitude d’équipement incroyables, comme le chauffage par le sol.

Et pour vous rendre compte tout simplement de ce type de maison, un petit passage sur ce site qui s’occupe de vendre ces maisons désormais anciennes à l’échelle de la Californie. Ou encore dans celui-ci. Onze mille habitations de ce type ont été construites entre 1950 et 1974.

J’aime quand on peut proposer quelque chose de beau et d’utile pour un coût modique, disait-il en désignant les maisons d’Eichler aux lignes épurées. Cela a été ma vision originale pour Apple. C’est cela qu’on a tenté de faire avec le premier Mac.

Et cet amour de l’architecture, on la retrouve tout au long de son parcours jusqu’au prochain campus d’Apple dessiné par Sir Norman Foster sans oublier celui de Pixar pensé pour que les équipes se retrouvent naturellement (lire la bio pour comprendre). Et, bien sûr toutes les boutiques dessinées par ce même architecte, Peter Bohlin

Amusant, je suis tombé sur ce site qui dresse une cartographie du monde californien de Jobs…

Bref, composante à ne pas oublier…

Alors…? Alors oui, ça se lit sans problème et c’est passionant. Mais comme le sentiment que le biographe a pas mal manqué de temps et qu’il reste encore des tas de points à découvrir… Tiens, justement, ses relations avec Foster ou Bohlin… Au boulot pour une suite…!

Sinon, existe en version papier : 668 pages mais en 14 x 23…

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HTML 5 | De la page web à l’application web

Jean-Pierre Vincent et Jonathan Verrecchia
Dans | ça se lit | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

En passant, je vous signale ce livre dédié au html 5 paru récemment chez Dunod. 238 pages essentielles pour tous ceux qui développent écrites par deux auteurs fort pointus dans ce domaine.

D’emblée, les choses sont dites, les chapitres sont indépendants les uns des autres et peuvent être lus dans n’importe quel ordre ! Mieux, cet ouvrage contient quelques traces d’humour (et d’auto-dérision), ce qui n’est jamais inutile dans ce type de littérature spécialisée.

Que les experts se rassurent, beaucoup de code et même des flash codes pour accéder directement aux pages sur le net sans ressaisir les urls.

Que les néophytes se rassurent également, on y apprend des tas de choses. J’ai surtout retenu que les balises b et i avaient repris du service en html 5 alors que nombre de puristes s’étaient employés à les faire disparaître du code source ces dernières années !

Mais également toutes les nouvelles balises en vigueur en html 5 dont figcaption et figure… Et donc une très étrange impression de connu dans une autre discipline ! Vous avez dit sémantique ?

Du coup, alors que je pensais que cet ouvrage allait me tomber des mains, je l’a parcouru plus que de raison.

Bon, il n’en reste pas moins que ce livre est nettement réservé à des gens qui développent ! Rien d’un ouvrage de vulgarisation même si les auteurs restent intelligibles et concrets dans leurs explications.

HTML5
De la page web à l’application web
Jean-Pierre Vincent et Jonathan Verrecchia
Préface de Paul Irish
DUNOD
9782100565283 | 26,50 €

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