iOS 8 sous les doigts | 2

En savoir plus…? Un bouquin utile…
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Au passage, le bouquin en français de Nicolas Furno avec l’aide de ses collègues de MacG, les nouveautés d’iOS 8, est peut être l’occasion de gagner du temps…

@urbanbike

Héhé, les explications sur le clavier… Justement.

@urbanbike

Et un sommaire long comme le bras…!

Bref, merci pour ce moment…!!

Oui, ce n’est pas parce que j’écris pour MacPlus que je me refuse à parler de MacGeneration ou d’autres sources d’info sympathiques…!!! Nous sommes dans l’univers de la pomme et, depuis 30 ans, même concurrents (ou pas), je vais vous étonner… On se cause…!

Désaccoutumance | 2

Merci ma box
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Dimanche matin, vers 07:30, notre box a décidée de nous offrir une première journée sans internet. Puis quasiment une seconde.

J’ai bien essayé de la convaincre de fonctionner, l’ai relancée une dizaine de fois, rien.

Pire, elle s’est transformée en guirlande de Noël en alternant l’affichage de ses témoins lumineux.

Heureusement, la 4G de Free est activée dans mon coin et, dès lundi, j’ai contacté OVH et son service efficace. Nous avons testé pas mal d’options, fait un reset de la box avant de statuer sur une dégradation nette de la ligne pour des causes aussi banales que l’oxydation (déjà vécu sur mon île), etc.

Du coup, passage d’un technicien en chair et en os dès que possible.

  • Oui, mais Netflix ?

La radio qui reste ma principale source d’information le matin quand nous petit-déjeunons en famille nous serine la disponibilité de ce nouveau service.

Bon sang, mais c’est dra-ma-tique !! Cette chute de débit va nous marginaliser et, à terme, nous serons incapables de citer (en anglais, CQFD) un florilège de répliques de séries culte.

Zut de crotte…!

Tant pis.

Nous allons nous contenter de voler des photos au @potagerduroi ou de nous affronter à balles réelles …de ping-pong. Bref, nous limiter à des activités qui nous priveront d’être haletants, les yeux rivés sur un écran, en regardant une vieille saison 2 ou 3 cultissime.

Je galèje.

Cette interruption sur 48 heures m’a permis de lire des polars, quelques pages scientifiques et un essai assez sombre de Yves Paccalet écrit en 2006 - L’Humanité disparaîtra, bon débarras !- aussi pessimiste que moi-meme.

je peux comprendre que certains soient choqués à la lecture de ce texte (…difficile de rire de tout avec tout le monde) mais je retrouve quelques envolées qui convoquent autant Thomas Disch (The Ruins of Earth).

C’est le quotidien, le côté banal de notre existence qui est devenu notre cauchemar. En fait, les bombes sont déjà en train de tomber, l’oxyde de carbone de plus en plus pollue l’air de Roseville, du mercure empoisonne nos eaux, nos poissons, nous-mêmes, et, l’une après l’autre, nos technologies font disparaître les formes de vie dont dépend notre existence sur cette planète. Ce ne sont pas là des catastrophes imaginaires, c’est tout simplement ce qui se passe.

…que Jared Diamond dans Effondrement1 quand Paccalet écrit…

Les communautés humaines dites « primitives » meurent de quatre tragédies combinées : l’épuration ethnique ; les maladies transmises par les envahisseurs (grippe, rougeole, variole, poliomyélite, syphilis…) ; le cataclysme de l’économie marchande ; la destruction massive de l’environnement. Ces désastres ont frappé les Indiens d’Amérique ; les Aborigènes d’Australie ; les Nouba, les Pygmées ou les Bochimans d’Afrique ; les Inuit, les Samoyèdes ou les Tchouktches de l’Arctique… Les responsables, c’est nous, les « nations civilisées », avec nos vagues d’explorateurs, de conquistadores, de soldats, de commerçants, de missionnaires…

Puis ajoute…

On reproche aux écologistes leur catastrophisme. Ils ne sont qu’objectifs. Les lois de la physique, de la chimie et de la biologie s’exercent dans un autre champ que celui de la foi, de la morale ou de la politique. La nature n’est ni gaie, ni triste ; ni remplie d’espérance, ni désespérée. Elle anéantira notre espèce en toute innocence.

Puis, plus loin…

L’humanité disparaîtra d’autant plus vite qu’elle cumule les conduites ineptes. Elle s’imagine au-dessus de la nature : elle est dedans. Elle y barbote et elle y gigote, au gré des pulsions essentielles qui l’animent…

Donc en 2006, d’aucuns ont trouvé ces phrases exagérées…?! Ah bon. Mais en 2014…?

Allez, à un de ces quatre2.


  1. Lire cette petite note, urbanbike | Pourquoi certaines sociétés prennent-elles des décisions catastrophiques ? 

  2. Quand je ne suis pas ici, je suis chez MacPlus… 

Fils de ploucs | tome II

Jean Rohou
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J’étais persuadé d’avoir écrit une chronique sur le premier volume de Fils de ploucs mais pas retrouvée dans urbanbike. Peut-être sur un autre site fermé depuis…!

Bref, voici le second pavé de Jean Rohou qui est dédié a la langue (bretonne) et à l’école. Pendant que ma fille lit le Cheval d’orgueil de Pierre-Jakez Hélias, j’ai démarré la lecture de ces 800 pages de cet auteur, né en 1934 et qui a appris le français tardivement.

Le premier tome s’est quand même écoulé à 45 000 exemplaires et je ne peux croire que ce sont les seuls touristes accablés par des journées de pluie sur mon île qui l’ont acheté pour combattre l’ennui…!

Bref, c’est passionnant et ne se résume pas… même s’il est facile de constater qu’aujourd’hui le breton ne se parle quasiment plus (soyons précis, “plus dans la rue” comme je l’entendais encore il y 25 ans). Il y a peu, c’était le 44e Festival Interceltique de Lorient à Lorient mais qui parle breton dans les jeunes générations…?

Ma gamine nous a dit qu’elle souhaitait l’apprendre et se met à nous expliquer les noms de village. La relève est bien là…

Alors, juste ces deux liens et cette photo pour vous donner envie de vous interroger sur la Bretagne d’aujourd’hui.

Tome 1

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Tome 2

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Promenons-nous dans les bois

Bill Bryson
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J’apprécie énormément Bill Bryson depuis que j’ai lu nos voisins du dessous avant de dévorer ensuite toute sa production.

Si vous aimez la marche, la montagne, les courses en forêt, le camping sauvage (héhé…!!), ne ratez pas cette odyssée épatante - A Walk in the Woods écrit en 1997 - sur l’appalachian trail aux USA, une voie qui serpente sur près de 3500 kilomètres (mais personne ne connaît exactement sa longueur exacte…!).

Plus d’info ici : Appalachian Trail Conservancy ou Appalachian Trail - Wikipedia

Entre le choix du matériel (!), la lecture de tous les faits divers qui se sont déroulés sur ce sentier (!!), la découverte de la manière très mécanisée que certains se font des retours à la nature (!!!), la surprise pour ces derniers de voir de vrais randonneurs avec sac à dos sur ces pistes (!!!!), les compagnons d’infortune, les paysages mais aussi les dégâts écologiques sidérants, ce texte mérite une lecture sur votre lieu de vacances.

En résumé : Bill Bryson et un vieil ami décident de faire — en plusieurs étapes — ce sentier mythique. Suivre leurs aventures m’a juste faire pleurer de rire…!!

Comme Redmond O’Hanlon, Bill Bryson a le chic pour se retrouver dans des situations ubuesques et les raconter…!

C’est parfois un poil trop descriptif (…mais indispensable pour comprendre la mentalité américaine et son rapport vis à vis de la nature…) mais quel plaisir de suivre ces deux lascars dans leur entreprise…!

Promenons-nous dans les bois
Bill Bryson
Traduit par Karine Chaunac en 2012
Petite bibliothèque Payot
9782228909167 - 9,15 €

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Ingrédients pour une vie de passions formidables

Luis Sepúlveda
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Escrituras en tiempo de crisis est le titre en espagnol de ces nouvelles parues en 2012 et traduites par Bertille Hausberg. Je comprends mieux ce que fut la vie de Luis Sepúlveda, un auteur que je ne connaissais pas, entre prison et exil.

« Un jour, quand ma fille était devenue adulte, je lui ai raconté qu’au milieu de la fusillade certains embrassaient une image pieuse mais moi j’embrassais une photo en noir et blanc où elle souriait dans mes bras et je me jurais alors que, si j’en sortais vivant, nous récupérerions tout le temps que je lui avais volé.
L’irrémédiable est la pire des certitudes.
Je sais que mes enfants ont souffert de mon absence à la sortie de l’école, quand il pleuvait et que les parents de leurs camarades les attendaient, le parapluie ouvert, la voiture bien chaude, un gâteau à la main. »

À 70 ans passés, il continue à dénoncer avec vigueur et ironie, ajuster ses coups, écrire de très belles chroniques qui pourraient aisément se lire comme autant d’articles de blog.

Mais le marché a gagné et cela ne va pas s’arranger. Ce point est à conserver en mémoire, un pour cent de cette planète contrôle l’existence des quatre-vingt-dix-neuf pour cent restants.

On devrait même évoquer les 0,01 pour cent pour être plus précis…! Les 0,99 % qui suivent ne sont que des courroies de transmission grassement payées, des exécutants achetés pour leurs capacités. Ces derniers participent au pouvoir, mais ne l’ont pas.

Bref, Sepúlveda n’y va pas de main morte, il rappelle avec précision et humour les situations (…sur l’Espagne notamment — page 63) mais qui le lit, qui l’entend…? Je devrais rapprocher ces chroniques engagées et toujours actuelles de la fin de l’émission Là-bas si j’y suis sur inter.

Même si les faits rappelés sont têtus, les indignations réelles et profondes, l’érosion de la part de marché fait son oeuvre… Qui écoute encore les vieux qui soliloquent (sic), vive le divertissement…! Même quand ils parlent d’amour (jolies pages) ou de vrai miracle de Noël…!

Au passage pour ceux qui n’ont pas encore décroché, page 60 démarrent trois pages sur “de l’importance de la bouche et des trolls”… Et page 77 un épatant “Mode d’emploi pour un 1er Mai gâché” en neuf pages drolatiques où l’auteur raconte son retour dans les Asturies depuis la Turquie. Si vous aimez les correspondances aériennes foirées, un monument…!

Du coup, envie de lire Dernières nouvelles du Sud, Le vieux qui lisait des romans d’amour ou L’ombre de ce que nous avons été. Une autre écriture que Francisco Coloane mais l’évocation du Chili souvent et, bien entendu, du Sud

Ingrédients pour une vie de passions formidables
Luis Sepúlveda
Métailié
9782864249504 | 16 €

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Ou sur iBooks

@urbanbike

Pour finir, cette dernière citation…

« Je ne sais pas si je suis, si j’ai été un bon père. Mais je suis sûr de ma tendresse pour mes enfants, j’ai toujours essayé d’être un ami sur lequel ils peuvent compter, un compagnon dans tout ce qui peut arriver. Et avec ça je suis en paix. »

@urbanbike

Vélos de course | Concepteurs de génie | machines de légende

Richard Moore et Daniel Benson
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Il est clair que ce ne sont pas des vélos urbains qui sont décrits et montrés dans cet ouvrage sous toutes leurs coutures.

Si je ne suis pas trop fan de ce type de vélo— ni de l’équipement du coureur qui va avec, je reste fascinė par certaines machines exceptionnelles carrossées pour gagner encore en vitesse (…héhé, loin de mes 36 km/heure sur mon brompton…!).

Je pense au Laser de chez Cinelli avec ses roues pleines et aux motifs si graphiques ; au Trek et ses roues à flancs roses… Ou encore au Lotus 108 et sa roue Mavic 3G à l’avant, une lenticulaire à l’arrière…!

Très chouette bouquin qui liste avec gourmandise tout les grands et petits fabricants ce qui ont fait l’histoire du vélo de course ces dernières décennies, entre ingénierie et marketing. Des histoires prodigieuses à découvrir appuyées par une iconographie épatante.

Bouquin pour passionnés !

@urbanbike

Vélos de course
Concepteurs de génie | Machines de légende
Richard Moore et Daniel Benson
Préface de Bernard Hinault
Dunod
9782100707034 | 29 € | 352 pages quadri

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Note de fin : passage en mode calme amorcé

image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike

Images végétales sur…

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Trouvé sur le net, notés sur…

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cf. lien publié le 19/09/2014 à 13:24

cf. lien publié le 19/09/2014 à 13:23

cf. lien publié le 19/09/2014 à 13:23

cf. lien publié le 18/09/2014 à 23:15

cf. lien publié le 18/09/2014 à 22:36

cf. lien publié le 18/09/2014 à 22:31

cf. lien publié le 18/09/2014 à 22:28

cf. lien publié le 18/09/2014 à 12:15

cf. lien publié le 13/09/2014 à 18:26

cf. lien publié le 13/09/2014 à 18:25

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