image du monde végétal — close-up

L’image et le droit | Créer, protéger, reproduire, diffuser

Manuela Dournes
Dans | ça se lit | groummphh | mémoire digitale | photographie | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

Nouvel opus dans la collection a'sfored (Centre de formation du Syndicat national de l'édition), L'image et le droit mérite que tout photographe, webmaster, graphiste jette un oeil — voire les deux ! — dans cette somme d'informations pratique sur les utilisations de l'image.

D'ailleurs l'actualité nous propose des tas d'exemples régulièrement dont la toute dernière publicité des poulets de loué (lire ce billet du dijonscope).

Je signale ce livre alors que je n'ai fait que le parcourir en diagonal pour y trouver quelques informations qui m'intéressent (voir en fin de billet). Ce n'est pas un livre qui se lit, c'est un bouquin de référence qui doit être en bonne place dans votre bibliothèque professionnelle pour le consulter dès que vous avez un doute sur l'usage que vous faites de certaines sources iconographiques.

Plus intéressant encore, quid des autorisations et des cessions de droit, comment protéger des images, quels sont les modèles de contrat, etc. Bref, comment, en tant qu'illustrateur ou photographe se protéger.

Pour ma part, je le recommande et vais continuer ces prochaines semaines à le labourer…!! Mais comme il vient tout juste de paraître et que les vacances d'été sont un moment propice pour faire le point sur son job et sur les procédures, n'hésitez-pas à aller le feuilleter en librairie. Ou à le commander en ligne, histoire de ne pas bronzer idiot…!



L'image et le droit
Créer, protéger, reproduire, diffuser
Manuela Dournes
Collection a'sfored
Eyrolles
9782212125757 | 19 € pour 222 pages

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Sur la même thème Profession Photographe indépendant, quelques infos dans le Guide pratique du graphiste freelance et le livre Photo d'architecture

Photographies interdites
Pour prolonger ce billet, je suis souvent surpris de découvrir qu'il est interdit de photographier dans des lieux de culture. Je me réfère à cet excellent billet de 2005 que j'ai découvert par le biais de cet autre article dans la Repubblica.it via louvrepourtous.fr

Ces interdictions de photographier tous azimuts m'agacent prodigieusement alors que n'importe quel téléphone (avec ou sans antenne performante…!) est doté de cette fonction de captation numérique… Et, sur le fond, est-il légal d'empêcher le quidam de photographier des œuvres appartenant au patrimoine public…? La réponse devrait être non. Pour mémoire, ce sont nos impôts qui payent acquisitions et conservations, bâtiments et personnels…! Le droit d'entrée dans ces Musées est presque abusif…!

Aussi, soyons encore plus spécieux, allons nous interdire également de prendre des croquis sur un calepin…? L'apprentissage des Beaux-Arts passe pourtant par ce travail de la main et ce n'est pas le travail d'Auguste Choisy qui me contredira… Aujourd'hui, il est plus rapide de prendre des notes photographiques. Sauf que.

Heureusement, il n'est pas interdit de photographier au Louvre
Le règlement de visite autorise la prise de photographies sans l'usage des flashes, dans les salles des collections permanentes, sous certaines conditions :
"Dans les salles des collections permanentes, les œuvres peuvent être photographiées ou filmées pour l’usage privé de l’opérateur.
L’usage des flashes, et autres dispositifs d’éclairage est prohibé.
Dans les salles d'expositions temporaires, il est interdit de photographier et de filmer.
Il est également interdit de filmer et de photographier les installations et les équipements techniques."


Fin mai, je suis allée voir l'exposition Turner et ses peintres au Grand Palais et j'aurais bien aimé croquer numériquement deux ou trois détails. Impossible en vertu du règlement, la seule solution étant de s'offrir à 39 € le catalogue de l'expo.

Pas trop envie de le faire car seules deux toiles m'intéressaient dont le navire dans une tempête de neige. Du coup, comme je n'ai pas eu le droit de photographier en RAW avec mon Canon G11 et sans flash ce tableau, me voilà à la chercher sur Google.

Gag… Quelques exemples pour mieux comprendre…
Laquelle de ces nombreuses représentations est la plus proche du tableau réel…!?

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La dernière me semble plus proche de ce que j'ai conservé en mémoire et si j'en crois cette affiche…

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Bref ces photographies interdites, on les trouvent hébergées ci et là avec des informations chromatiques souvent à l'ouest. Reste alors à revenir sur rmn.fr et, plus intéressant, sur photo.rmn.fr. Sauf que c'est à nouveau payant.

Du coup, je reviens au livre L'image et le droit en vous proposant de lire les pages 201 à 203 dédiées aux images du patrimoine. Dont les dernières lignes…
Il convient de rappeler une règle déjà abordée précédemment. l'article L. 111-3 du Code de la propriété intellectuelle distingue la propriété intellectuelle (le droit d'auteur qui porte sur une oeuvre de l'esprit) de la propriété de l'objet matériel. Le propriétaire de cet objet ou du support de l'oeuvre n'est investi d'aucun des droits reconnus aux auteurs.
Cependant, la photographie d'une oeuvre, protégée ou tombée dans le domaine public, peut, si elle est originale, donner prise au droit d'auteur. Il est donc légitime, dans ce cas, que l'auteur de la photographie ou son représentant, photothèque par exemple, exerce les droits qui en découlent, à savoir contrôle de l'exploitation à travers une autorisation de reproduction ou de représentation et paiement de droits d'auteur, forfaitaires en l'occurrence.
En revanche, si la photographie de l'oeuvre n'est pas originale, ce qui peut être le cas de certaines photographies de tableaux ou autres documents à plat, des droits de reproduction ne sauraient être exigés. Force est de constater que dans la pratique cette distinction n'est pas opérée. Il en résulte une confusion entre redevances versées par les usagers aux photothèques des musées, bibliothèques, monuments, etc., et les droits de reproduction qui concernent exclusivement l'exercice du droit d'auteur.
Enfin, alors que les héritiers sont privés, 70 ans après le décès de l'auteur, de toute revendication patrimoniale sur les oeuvres de ce dernier, l'État pourrait continuer à les exploiter pour lui-même dans un but lucratif et à perpétuité. L'État bénéficie de fait d'un droit exclusif sur la reproduction des oeuvres du patrimoine artistique et architectural français tombées dans le domaine public. En droit, on appelle cela le « domaine public payant».

Bref, rien n'est simple, tout se complique…!

Pour prolonger encore, d'anciens billets dans urbanbike :
Faut-il revisiter le droit de l’image…? ; Droit et Photographie ; Droit d’auteur et numérisation

Tous en selle…!

Brooks and Brompton
Dans | entreprendre en solo | groummphh | jardin planétaire | travailler chez soi |

par Jean-Christophe Courte

J'ai fait réviser aux Vélos Parisiens (note pratique, attention, fermeture du 7 août au 7 septembre !) ma fidèle monture, celle qui m'accompagne chez les clients comme en prise de vue sur le terrain…

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Le cabas transporte mon boitier et ses accessoires.

Comme j'ai découvert que j'étais un looser multirécidiviste, genre le gars qui a dépassé 50 ans sans s'offrir une rolex. Et, désormais encore plus grave encore, un gars qui utilise un iPhone 4, le téléphone décrié par tous les experts auto-proclamés, j'ai décidé de corriger la tendance en suivant les conseils d'un véritable spécialiste, Vincent…!

Prends une brooks, tu ne regretteras pas…! qu'il disait. Bref, profitant de cette indispensable révision (entre la circulation urbaine et les virées dans le parc à la recherche des mes sujets végétaux, un peu encrassé mon vélo…!), j'ai opté pour une Brooks…

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C'est quoi une brooks ?
Bonne question, je ne savais même pas que cela existait, pensant comme tout un chacun qu'une selle, c'est une selle. Que nenni ! Qui veut aller loin ménage sa monture et ses appuis fessiers…! (nb : merci à futoshita pour la relecture de fond…!)

Bref, j'ai opté avec Nicolas (le mécano de ma générale !) pour un modèle adapté à mon âge, un truc confortable avec des ressorts qui ne grincent pas…!

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Et mes premiers tours de roue juché sur ce royal trône m'ont fait découvrir que l'on pouvait donc circuler confortablement…! J'aurais du y penser plus tôt, c'est un peu comme de passer de la chaise dactylo à l'aéron…!

Bon, le seul truc qui m'inquiète est qu'il semble réellement nécessaire d'entretenir ce siège, le masser, le tendre, le cirer ou des trucs approchants. Ayant définitivement oublié l'usage du cirage depuis mon années sous les drapeaux, il va me falloir suivre une formation…!
Note(s) de lecteur(s)…

Évidemment, Vincent lit urbanbike… Et répond !
Hop, une rapide formation "chez soi" :

Bon, en fait il faut surtout y faire attention, mais l'entretien lui-même est assez réduit :
- Ne **jamais** l'abandonner sous la pluie (petite housse de protection vendue par Brooks ou sac plastique, et puis c'est pas un pliant pour rien),
- si abandonnée sous la pluie : laisser sécher tranquillement à l'air libre et regraisser quand complètement sèche,
- entretien : d'aucun utilise de l'huile de pied de bœuf mais je préfère l'enduit spécial de Brooks. Masser, lustrer, frotter, comme une bonne paire de brodequins… Deux à trois fois par an pour un usage quotidien, c'est bien assez (donc pour toi, c'est 1X, au grand nettoyage de printemps par exemple). Perso j'utilise la même boîte d'enduit depuis… 6 ans.
Le lustrage se fait de toute façon au jour le jour, avec le futal du courageux travailleur !
- Réglage et tension : une micrométrique rotation de l'écrou situé sous le bec de selle, de temps en temps, quand tu auras l'impression que le cuir s'affaisse. Mais n'y songe pas avant un an… D'ailleurs, il va te falloir quelques mois pour "la faire", pour qu'elle se ramollisse… Courage ! :)

Attention, si usage intensif et prolongé (genre lors d'une grande balade d'une journée) : peut éventuellement tâcher un pantalon clair (sueur…)…

La mienne a 17.500 km… Toujours en bon état, toujours confortable, juste un peu patinée…

Guide pratique du graphiste freelance

Cathy Fishel
Dans | ça se lit | entreprendre en solo | groummphh | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

Manifestement le sujet devient sérieux avec quelques livres parus ces derniers temps, spécifiquement sur le métier de graphiste dont Profession Graphiste Indépendant évoqué ici en juin 2010.

Cela tombe bien, c'est mon job.
J'ai parcouru dimanche soir à nouveau ce livre et il est remarquable par son universalité…! Cathy Fishel a rencontré des tas des graphistes sur la planète — du Brésil en passant par l'indonésie — qui ont partagé leurs points de vue et cela donne un livre très frais, sortant du strict cadre hexagonal.

Bref, amusant — façon de parler — de constater que les graphistes sont confrontés aux mêmes problèmes, questions, angoisses, à quelque latitude que ce soit…!

D'emblée l'auteur place la véritable question qui fâche. Pourquoi se mettre à son compte, en est-on véritablement capable, quelles sont les motivations réelles de ceux qui franchissent le pas…? Bref, êtes-vous bien armés pour vous lancer dans cette activité où rien n'est assuré…?!

Une fois ces interrogations essentielles passées, l'auteur rappelle les risques et les épreuves quotidiennes qui attendent les candidats à l'indépendance… Et embraye sur les habituels Comment se faire connaître, prospecter…? Comment se comporter vis-à-vis de ses clients, gérer son business, se faire payer, organiser son travail et ne pas empiéter sur sa vie privée  ? Tiens ce dernier point me rappelle un autre bouquin (auto pub !)…!

Bref cet ouvrage déroule et répond à toutes les questions que l'on est droit de se poser avant de se lancer dans une activité de graphiste freelance. Et surtout, après…! Bien sûr, la partie droit a été adaptée aux spécificités françaises dont, page 100, les taux de TVA auxquels nous sommes soumis selon nos activités.

Toujours enrichissant de comprendre comment cela se passe dans ce métier en lisant les très nombreux témoignages d'autres graphistes du bout du monde, de méditer leurs principes et partager leurs expériences.

Ainsi Damang, graphiste en Indonésie…
N'oubliez pas que travailler en freelance ne signifie pas travailler seul ;

Rodney, dans l'Alabama, ajoute :
Avec du talent, vous attirez de nouveaux clients ; avec des compétences et de la performance, vous fidélisez vos clients.

Carolina à Buenos Aires, précise :
Dans un contrat, s'il est question de trois illustrations, il y en a juste trois, et non quatre ou cinq. Tout est une question de rigueur. Si le client en souhaite davantage, vous êtes en droit de lui demander plus d'argent.

Un clin d'œil à une réflexion reçue par courriel de Loïc.

Je termine par cette citation de bon sens de Christian qui travaille au Brésil :
Si vous travaillez dans le graphisme pour les avantages matériels, vous êtes sur la mauvaise voie.

Universel, vous dis-je…!

Une dernière qui me semble également emblématique de notre métier, cette réflexion de Alana dans le Maryland :
Les graphistes indépendants ont définitivement besoin d'énergie. Parce que vous êtes le graphiste, le comptable, le secrétaire, le gestionnaire, l'agent, et bien plus.




Guide pratique du graphiste freelance
Cathy Fishel
Traduit de l'anglais par Dorothée Sittler
Adapté par Véronique Chambaud, Docteur en droit spécialisée en fiscalité, formatrice et conseillère pour les artistes, créateurs et professionnels de la culture

Dunod
9782100541133 | 19,90 € | 208 pages en quadri

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Cette couverture est de votre serviteur.

De si braves garçons | Roman

Patrick Modiano
Dans | ailleurs | ça se lit | groummphh |

par Jean-Christophe Courte

J'ai particulièrement apprécié ce roman de Modiano que je ne connaissais pas. C'est mon épouse qui m'a incité à le lire et, effectivement, je me suis retrouvé dans l'ambiance de ce collège privé, une pension sous la forme d'un château et de ses dépendances, de son parc.

Non, ce n'est pas le Collège de Bonnelles, établissement que j'ai fréquenté gamin pendant 7 ans, mais un lieu que l'on peut aisément identifier du côté de Jouy-en-Josas — la tombe d'Oberkampf père est bien au Montcel — et que l'auteur aurait fréquenté. Coïncidence, son collège de Valvert comme Bonnelles ont été incendiés.

Ce roman est à la fois une description de sa vie en pension avec les images fortes des professeurs et pensionnaires qui l'ont marqué mais, surtout, hasard de la vie, ceux qu'il croise à nouveau 20 ans plus tard. S'en suit les conditions souvent étranges de ces rencontres, de ces retrouvailles fortuites et la juxtaposition des images mémorisées par le narrateur, les souvenirs de ces braves garçons en pension qui éclairent leur situation d'adultes. Et souvent, explique en grande partie leur mal vivre.

C'est ce point qui m'a le plus touché. Modiano n'en dit pas trop mais on devine entre les lignes les souffrances de ces pensionnaires malgré eux, ces garçons abandonnés — le mot n'est pas trop fort — par leurs familles. Ici, des familles souvent cosmopolites, aisées ou sans plus mais très, trop occupées par leurs affaires, leur propre soif de liberté. Du coup, plus simple de larguer le môme dans une pension et de payer les frais de scolarité. Plus de témoin de leurs propres turpitudes, personne dans les pattes au quotidien hormis les fins de semaine ou les vacances scolaires. Quand tout va bien.

Comme le montre Modiano, la pension n'arrange pas les êtres qui sont arrivés là sans comprendre. Rares sont ceux qui n'en ressortent pas un poil fêlés, cassés. Et comme le dit si bien le titre même de son livre, c'étaient pourtant de si braves garçons. Avant.

Ce que j'apprécie dans l'écriture de Modiano, c'est l'apparente légèreté. Pas de pathos, pas de dénonciation. Il se contente de brosser avec talent l'ambiance, le cadre, les profils, les relations et à vous lecteur de capter ce qui reste en creux.

Bref, un très très grand roman. Pas uniquement destiné à tous ceux qui ont eu le déplaisir de passer des années en pension mais aussi à leurs proches. Peut être que cette lecture leur permettra de mieux comprendre certaines choses.

Pas de photo du livre car c'est un livre emprunté à la bibliothèque de ma ville. Néanmoins les références en poche.


De si braves garçons
Patrick Modiano
Gallimard
9782070378111 | 4 € (format poche)

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Note(s) de lecteur(s)…

André ajoute…
Merci pour la référence à ce livre... Moi ce fut d'abord Saint-Charles à Athys-Mons puis Cabanis à Brive ! Mais heureusement pas 7 années ; 5 furent suffisantes pour marquer ma vie. Effectivement on ne ressort pas indemne de cette douloureuse expérience, j'ai toujours en mémoire les retours du dimanche soir, quand on pouvait rentrer à la maison...

Je note ce "quand on pouvait rentrer à la maison". J'ai connu cela. On venait me chercher le samedi midi et on me reconduisait le dimanche soir.

Piègeàkon du jour | Jean-François

Du soir, espoir…
Dans | groummphh |

par Jean-Christophe Courte

Je viens de recevoir ceci…
Une copie d'écran pour montrer à quel point l'arnaque se délite, se vulgarise. Non seulement l'orthographe est en berne, mais la promesse manque d'élégance, de ressort dramatique, d'imaginaire… Plus de grave maladie, plus de rencontre divine, plus de valise diplomatique en attente dans un quelconque paradis fiscal…!

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Bon sang, faites-nous rêver, soyez drôles, convaincants, subtils… Et changez de prénom…! Lisez les journaux, la réalité dépasse la fiction…
logotype d'urbanbike

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hop
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    Ailleurs… | la petite bande d'urbanbike… À suivre…