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Un écho attentif chez Apple ?!

loin d’être inutile pour une population vieillissante

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par Jean-Christophe Courte

Pffffff… Ce qui suit est venu ce matin sous mes doigts après avoir lu ceci, Apple Opening Siri, Developing Echo Rival — The Information, désolé…! C’est un premier jet à chaud avec plein de notes de bas de page (…des pistes comme d’habitude)…

Quand Amazon a sorti son cylindre domestique, je ne l’ai perçu que comme un truc pour commander plus encore. Je ne peux pas dire que j’ai sauté de joie. Seul bémol pratique, une livraison à domicile qui simplifie, voire facilite l’acte d’achat. On commande et ça arrive, tôt ou tard, à domicile.

Et si je m’étais planté ?

En regardant les convergences applicatives (j’cause hexagonal) et, surtout, ce qui se passe autour de moi, il se peut que nos nouveaux anciens (sic !), plus familiarisés avec les outils informatiques, puissent avoir de meilleures perspectives… à condition d’être connectés. Et moi de revoir ma copie, reconsidérer sous une autre facette ces outils…

Bon, je ne vais pas remettre une couche mais si d’aucuns décident de couper les approvisionnements en énergie, ce qui va suivre n’a plus grand intérêt hormis d’être de coûteux presse-papiers hi-tech !

À votre écoute, coûte que coûte !

Le principe est simple, un machin (…plus mini Mac, voire Apple TV que iPhone…) est connecté à votre box et ce, dans un lieu de vie, celui où vous passez un bon nombre d’heures, séjour ou cuisine…

Le dispositif est conçu pour faire la différence entre une simple conversation en famille, une réponse à un coup de fil et un ordre bref.

Si cela vous remet en mémoire SIRI, vous y êtes… il suffit de le solliciter et la conversation (re sic !) s’engage.

J’imagine qu’une partie de cette conversation peut se faire sans connexion mais que le passage à des demandes ciblées nécessiteront de la bande passante…

Et donc remplacer toute une série de produits qui vont du principe du collier1 avec bouton d’appel à porter sur soi, les capteurs dans les chaussures2 pour savoir si vous êtes encore debout, le détecteur d’activité sur la porte du frigidaire3, le système d’alarme avec surveillance de mouvements en interne4, etc.

En effet, tous ces dispositifs pourraient se retrouver concurrencés (ou épaulés…!) par cette boîte qui pourrait parler (…ou afficher en clair des réponses, voire en solliciter…) et dotée d’un gros pack d’intelligence artificielle5 pour debrieffer la demande de l’utilisateur…

Sous cet angle là, pourquoi ne pas envisager de passer des commandes simples6 à la Amazon, nourriture comprise7 ou alerter les secours en cas de chute et en étant dans l’incapacité de se relever8.

Ou rechercher telle émission, appeler telle personne, rappeler de prendre tel médicament9, répondre à des demandes pratiques (recette de cuisine ou simple information wikipediatesque !). Et même simplement lancer un échange — certes artificiel — sur une problématique.

Voire enregistrer des confidences, des faits, des souvenirs, ce qu’aucun proche ne fera, faute de temps, tenir une base de donnée personnelle10 des nièces et neveux, rappeler les anniversaires, etc.

Assemblage de programmes existants

Ce qui est amusant, c’est que nombre d’éléments sont à disposition. Si, si, nombres de briques logicielles existent (…contacts, rappels, calendrier, messages, mail, mode dictée, etc).

Elles servent déjà pour les actifs (…meeting dans 40 minutes, taxi dans 5 minutes, la météo indique un risque de pluie aussi pensez à prendre un parapluie…!) que les inactifs (…je galèje mais on est pas très loin de il vous reste deux émissions des chiffres et des lettres à visualiser, trois podcasts des Papous dans la tête, telle émission repasse sur ARTE TV ce soir…);

Déroulons un peu et pourquoi ne pas envisager des alertes comme attention, une seule bouteille de lait dans le frigo, renouveler l’ordonnance de votre médicament, médecin mercredi à 16:00…

Le tout est d’organiser ces outils de manière sympathique sans que cela devienne un remake de la STASI. Et rendre cela pratique sans pour autant infantiliser les utilisateurs qui n’ont pas automatiquement besoin de tous ces rappels.

Et, corollaire, filtrer les demandes délirantes et répétitives… ou pire, analysées par le système expert comme délirantes alors qu’indispensables… Oui, la connerie n’est pas à sens unique…

Ça peut également fonctionner avec une centrale d’alarme, le thermostat (le Nest est déjà une belle brique logique pour lisser11 les consommations d’énergie) et bien d’autres éléments qui peuvent entrer dans une chaîne domotique12. Je ne vous fais pas un dessin.

Ce n’est pas le meilleur des mondes, il y aura des abus, des gens pour pervertir le système, voire le hacker. Mais si cela pouvait déjà retarder — ou empêcher en règle générale — de finir trop vite dans un EHPAD, pourquoi pas.

Sauf que, corollaire, ce sera à nouveau un système inégalitaire13

À développer un de ces quatre…


  1. …quand il est autour du cou, ce qui est pas mal chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, c’est leur propension à l’oublier sur leur table de chevet 

  2. à un certain âge, ce sera dans des chaussons mais je ne vais pas non plus ironiser sur ce qui sert parfois de pantoufles 

  3. une solution plus efficace en théorie car si la porte du frigo n’est plus ouverte, c’est que problème il y a ! 

  4. à condition d’atteindre le bouton d’alerte, idem le collier d’appel… 

  5. moins abomifreux que certains centres d’appel avec les sempiternels “taper 1 pour une chute, taper 2 pour un incendie…” ou avec les “je n’ai pas bien compris votre question” suivi d’un raccrochage automatique…! 

  6. avec vérification que ce n’est pas la quatrième fois dans la journée (une idée comme ça avec certaines pathologies) pour éviter de se faire livrer une palette de… n’importe quoi ! 

  7. ça ne remplacera pas un passage au marché mais bon, pour faire livrer une bouteille de lait et des produits de première nécessité, c’est pratique et ça peut même générer quelques emplois indirects… J’imagine un dispositif avec remplissage du coffre des véhicules geolocalisés des plus proches voisins sur leur lieu de travail — après acceptation de leur part — puis une petite visite de courtoisie au retour tout en livrant les courses déjà stockées dans leur véhicule (idée à breveter, CQFD)… ça créera accessoirement ce fameux lien social dont la disparition est déploré par tous (et à la condition que la personne livrée ne fasse pas non plus une liste de ceux dont elle refuse l’assistance avec des motifs autres que en froid, je vous laisse réfléchir aux options potentielles ! 

  8. c’est bien là la limite du bazar, présent mais pas trop… mais quand même présent pour s’inquiéter de l’absence soudaine de signe de vie !! 

  9. une version avec pilulier incorporé ?! 

  10. le seul hic est quand toute cette mémoire se volatilise, sans oublier, quid de ces données après disparition de la personne, je vois bien le binz juridique en perspective…! 

  11. j’y reviendrais peut-être mais consommation réduite de 20% avec meilleur lissage de la température intérieure, confort ressenti depuis l’installation du Nest, et donc amortissement de l’installation nettement plus rapide qu’escomptée sans oublier une chaudière moins sollicitée 

  12. fermeture des volets, ventilation, etc. 

  13. et pas qu’un problème financier même si ça reste le premier écueil 

le 25/05/2016 à 11:25 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Quand la mémoire immédiate fout le camp

Quid des événements les plus récents

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par Jean-Christophe Courte

Cela fait des mois que l’on se doute que tout ne fonctionnera pas de manière étale, que la solution actuelle du maintien à domicile est condamnée à terme. Avec Alzheimer qui s’installe sournoisement, grignote les souvenirs et renvoie peu à peu celui qui en est atteint en enfance, c’est une sacrée paire de manches dès qu’un nouvel événement apparaît.

Et pour cause, il n’a pas de légitimité, d’existence, de réalité pour celui qui est atteint.

Vivre seul chez soi, jusqu’à quand ?

Vivre chez soi en étant âgé, c’est complexe mais loin d’être impossible. Les exemples abondent, heureusement, et avec un minimum d’aménagements, de réflexion sur les espaces de vie, il est parfaitement envisageable de prévoir à très long terme. Voire au terme (Sic…!). Et plus encore dans une ville moyenne avec des services à proximité.

Pas la mémoire du dernier événement

Là où cela part sérieusement en vrille, c’est au moment où la tête ne suit définitivement plus.

Le problème de la mémoire immédiate qui parfois fait défaut, c’est gênant mais pas encore trop pénalisant tant que l’on peut reconstruire le déroulement de la journée. Là où cela devient irrémédiable, c’est quand il n’y a plus rien qui se mémorise, quand le sujet passe en mode disque rayé.

Bon, en règle générale, ça passe encore.

Mais quand il y a un accident domestique, que la personne ne comprend pas pourquoi elle a un plâtre au bras alors que cela lui a été expliqué cent fois1, qu’elle vitupère et essaye même délibérément de l’arracher, de le découper avec des ciseaux, ça devient grave…

Difficile de laisser cette personne seule même la nuit, planquer tous les ciseaux et outils tranchants ne suffit pas car ce sont aussi les tentatives de fuite sans réflexion.

C’est drôle de loin. Pas du tout quand on y est confronté…

Que faire quand la personne ainsi atteinte refuse de comprendre pour la dix millième fois ce qui est arrivé, quand elle met en doute tout ce que vous lui dites2, entre dans des colères folles (et violentes), file dans un couloir au risque de trébucher et de se fracasser dans les escaliers qui suivent3, perdez tout espoir.

Là, on se sent totalement impuissant et le bel équilibre du maintien à domicile vole en éclats.

Soit vous sacrifiez votre famille et votre santé pour une personne qui, de toute évidence, n’est plus en capacité de… ; soit vous prenez une décision perçue comme inhumaine.

Désolé, les meilleures volontés s’épuisent…


  1. …vous expliquez, elle redemande ; vous expliquez, elle redemande ; vous expliquez, elle redemande ; vous expliquez, elle redemande ; vous expliquez, elle redemande… Et c’est vous qui perdez à la fin, 6 jeux à 0… 

  2. en gros, la nature profonde de la personne remonte à vitesse grand v, le fond méfiant qui fait que, quoi que vous dites, c’est interprété de travers (et ce n’est pas un cas isolé, j’ai déjà vécu cette situation…!). Bref vos explications ne servent à rien, désolé. 

  3. Et s’accroche à la rampe de l’escalier…? Que nenni… La rampe, elle s’en fout, elle est dans un état de rage et c’est vous qui êtes décomposé… 

le 23/05/2016 à 09:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Joies du futur proche et Télé Assistance en rade

Science fiction…? Non, déjà au quotidien

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par Jean-Christophe Courte

Billet en mode vrac

j’ai eu récemment ma maman bis au téléphone, celle qui m’a élevé tout minot, celle à qui je dois d’avoir appris à lire et à écrire. Elle rentrait d’un brève hospitalisation suite une mauvaise chute1 et me racontait ses dernières aventures avec humour.

Certes, elle s’obstine à vivre dans sa maison. Cette dernière n’est pas adaptée avec ses trois niveaux, garage compris, pour une personne âgée et elle le sait fort bien.

Vendre et partir ailleurs ? Mais pour aller où ? Se terrer dans une maison de retraite ?! Se couper de son jardin (…où chaque plante a une histoire), source d’énergie quotidienne de ses souvenirs…?

Elle n’est pas la seule à préférer cette solution au confort médicalisé des EHPAD. C’est là cas d’un vieux monsieur qui a expliqué très clairement à ses enfants qu’il préférait, à 90 ans passés, vivre en solitaire dans sa maison2.

La vue splendide sur la Méditerranée explique pourquoi il préfère finir là… au lieu d’être transféré dans une chambre impersonnelle au milieu d’une cohorte d’autres viellards. Lui aussi puise sa force dans ce cadre…

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  • Bref, ils, elles s’accrochent…

Des esprits libres

Ces personnes lucides ne font pas de bruit, ont toujours eu l’habitude de se débrouiller seuls et souhaitent qu’on leur foute la paix, qu’on les laisse claquer là où elles ont souhaité — de leur plein gré — finir leurs jours.

Petite similitude en passant, ces deux-là continuent à prendre une fois par semaine leur voiture et aller faire leurs courses.

Bien entendu, les beaux esprits ont vite fait de s’échauffer et de les seriner de réfléchir à des solutions plus pratiques… à leurs yeux…! Et iraient même jusqu’à leur vanter les activités disponibles dans ces joyeuses maisons de retraite…

Logements inadaptés… et alors…?

Certes, leurs logements — encore viables pour des personnes de 60 ans — le sont nettement moins avec 25 ans de plus3. L’un et l’autre le savent bien, leurs capacités cognitives sont intactes, seuls les corps ne suivent pas. Doit-on les forcer à quitter ces lieux ? Et au non de quelle morale ?!

Pour ma part, malgré les risques potentiels et l’absence de réaménagement de ces espaces de vie, tous les pièges potentiels, je comprends, partage parfaitement leur décision qui déconcerte les planificateurs de tous poils, souvent trop jeunes pour comprendre que l’on peut être âgé et conserver toute sa tête…! Ou encore leurs proches.

Bref, tous ceux qui oublient le fait qu’être vieux n’est pas une maladie… même si cela se terminera mal…! Et quitte à finir, autant que ce soit dans un lieu que l’on aime, rattaché à des tas de souvenirs qui font, paradoxe agréable, que l’on y survit plus longtemps que dans les boîtes à vieux…

Certes, il n’est pas inutile de réaménager, anticiper, poser une poignée là où la prise est moins sûre, dégager la baignoire pour y placer une douche, s’installer au rez de chaussée au lieu de gravir chaque soir l’anapurna…

Lieux à réinventer

D’ailleurs, nous sommes nombreux à l’orée de nos vies à nous poser ces questions. L’exemple de nos parents, souvent catastrophique, les visites en EHPAD, nos propres accidents de la vie nous invitent y réfléchir. Ainsi récemment, avec des copains architectes, un projet lancé entre nous à imaginer un lieu de vie commun et dessiné par nous… adapté pour nos vieux os mais aussi en y ajoutant quelques logements d’étudiants… Et éviter d’aller se mettre au vert à des dizaines de kilomètres du premier CHU, du premier commerce ou salle de cinéma.

Tant que la connexion va, tout va…!

En femme intelligente et prévoyante, ma maman bis a fait installer un système de télé assistance pour les cas, toujours probables, où elle se retrouverait en situation de faiblesse, voire victime d’un accident domestique. Des tas d’entreprises proposent des solutions avec intervention rapide, service de santé, toubibs…

Mais tout ceci ne fonctionne qu’avec une connexion internet pour proposer vidéo assistance et compagnie.

Là où ça commence à être une solution pas si bonne que ça malgré le discours marketing qui enveloppe ce type de service, c’est quand internet ne fonctionne plus. Ou quand l’électricité saute.

C’est ballot.

Lunettes roses pour tout le monde

Hormis le fait que l’on préfère nous montrer dans les reportages ou les pubs que des petits vieux actifs qui font de chouettes croisières, dans la réalité (la mienne en tous cas), ce n’est pas aussi rose.

Ce serait nettement moins glamour de faire un reportage dans ces parcs à vieux, d’aller filmer en caméra caché ce qui se passe derrière la façade rutilante de certains établissements.

Aussi, à leur place (…qui sera la mienne dans un avenir proche), je comprends leur position. Mieux finir dans un cadre de vie connu, même si pas trop adapté que dans une piaule avec lit médicalisé mais déprimante…

Et quand tu finis seul…?

Et quand tu n’as pas de mômes (vu que tu n’as pas cessé de t’occuper de ceux des autres en tant qu’enseignante dans le cas de ma mère bis), que tu t’es occupée de tes vieux parents en oubliant de t’occuper de toi, arrivée à l’orée de ta vie, qui s’occupe de toi ? Tes neveux et nièces sont à perpéte les oies et ont leurs propres familles à gérer. Tes voisins (qui vieillissent et déménagent… à la campagne…!)

Non, tu te demerdes, tu t’organises…

Paris, c’est gag…

Comme je suis en mode agacé, continuons sur ce cas de figure : le SAMU vient de te récupérer chez toi (tu t’es gaufré et bien entaillé) et te transporte en urgence dans un hôpital à quelques encablures de chez toi. Après diagnostics pour vérifier si, à 80 ans passés, tu as encore toute ta tête puis te soigner au terme des trois heures d’attente dans la file des urgences, te voilà à priori traité (…sur pieds…!) et même déclaré sain d’esprit.

Et là, gag, on te dit que tu peux repartir chez toi

Hahaha, seul dans l’après-midi qui se termine, à peine habillé et juste avec ton téléphone…? De facto, à 15 bornes de chez toi…?! Même faiblard sur tes guibolles, tu te démerdes à nouveau pour trouver un moyen pour te rapatrier au lieu d’attendre un transport d’ambulance, c’est-à-dire attendre à nouveau deux heures…!? Hahaha !

Un talon d’Achille

Bref, tout ceci pour dire que bâtir des offres ultra intelligentes et astucieuses (sur le papier) qui reposent sur un dispositif nommé internet4 me paraît un peu délirant. Splendide talon d’Achille.

Ensuite, physiquement, je ne vous fais pas un dessin mais encore faut-il accéder à la lecture des informations affichées sur un écran, être en capacité de répondre. Ou juste d’appuyer sur le bon bouton… qui ne réagira pas, faute de courant ou de connexion…

Et pour finir… Tout en ligne…?

Je ne vais pas (quoi que !) rebondir sur tous ces services qui basculent sur le net pour de simples raisons économiques — moins de fonctionnaires, moins de bureaux, moins de budget (…et avec des délais supplémentaires vu que l’on est en mode décentralisé, youpiii…!) comme la gestion des impôts…

Comment ça se passe quand tu es seul(e), vieux et que ton internet est en rade…? Tu te prends 10 % de pénalités avant de claquer ?!

Bref, on a pas fini de se marrer dans les vingt prochaines années et j’espère être en première ligne pour vous en causer… Si, par saint Parkinson et saint Alzheimer, j’en suis encore capable…!

À suivre car c’est un sujet qui va devenir récurrent


  1. Pléonasme : une chute est toujours mauvaise passé un âge certain… 

  2. Un logis accessible exclusivement par une longue série de marches difficiles à gravir sur une pente du côté de Nice. 

  3. Les aménagements (salles de bain, WC, piaules, cuisine, escaliers, porte de garage, est-ce.), eux, sont restés dans leur jus. Un peu tard pour intervenir et réaménager, dommage. 

  4. …certes, il existe des systèmes avec cellulaire… 

le 20/05/2016 à 14:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Substrate sous iPad Pro

Nostalgie

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par JChris d'Urbanbike

En 2011, la version 2.0 de Substrate était sortie1 et je l’avais évoquée dans ce billet. Cinq ans plus tard, hormis l’impossibilité d’accéder aux photos de l’album pour choisir une ambiance chromatique, ça fonctionne encore… Et ce, sur la dernière version d’iOS et sur un iPad Pro.

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Le site du développeur n’est plus accessible tout comme l’application… Mais la poésie demeure…

le 18/05/2016 à 08:10 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à JChris d'Urbanbike | Partager…?

Cher véhicule, chères infractions

Et cher kilomètre/heure ! 90 € sinon rien

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par Jean-Christophe Courte

Je viens de recevoir un avis de contravention. Il y a dix jours, je roulais tranquillement non loin de Senlis — c’était le pont de l’ascension, un vendredi paisible — et hop, on m’informe que je roulais trop vite, un kilomètre heure au-dessus de la vitesse de 50 kilomètres par heure autorisée.
Whaaaaaa, ces petits vieux, tous des dangers publics !

Déjà, je reconnais que c’est un service qui fonctionne car dix jours entre l’infraction décelée par le radar automatique et la livraison de l’avis, bravo. En fait, six si je ne prends en compte que la date de l’avis lui-même…

Mais là où je fronce les sourcils (…qui sont toujours en bataille !), c’est en lisant la description de l’infraction.

Contrôlé à 56 km/h sur une voie limitée à 50 km/h et vitesse retenue de 51 km/h.

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  • Ici précisément

Or je me souviens très bien de cette matinée vu que nous allions sur Compiègne où nous nous sommes garés vers 09:50.

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  • J’ai pris cette photo juste après avoir approvisionné le parcmètre, ce avant de visiter le Palais impérial de Compiègne.

Nous étions partis de Ermenonville et je conduisais tranquillement ma petite tribu en mode découverte de ce territoire.

Est-ce à dire que certaines voies départementales disposent d’automates avec des tolérances en service assez épatantes ?

Déjà me contrôler au volant de ma baleine bleue à 56 km/h en agglomération sur une voie limitée à 50 m’épate…!

Mais ramener cette vitesse à 51, soit un km/h au dessus de la limite me surprend : soit c’est 56, soit le radar — contrôlé pour la dernière fois le 16 juin 2015 — ne me semble déjà pas très précis pour qu’on lui accorde une telle correction…!

Qui a calculé l’algorithme ou décidé que l’on devait appliquer une telle décote sur cet appareil de mesure. Et pourquoi - 5 km/h et pas -4 ou -6. Ou rien…?

Bref, je ne conteste pas que je ne passais pas par là à 09:08, je suis juste surpris par la valeur de la pondération.

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Bref, cela aurait eu plus de classe (sic !), si l’automate avait conservé la valeur d’origine pour m’aligner.

Là, j’aurais eu la certitude d’être un vrai délinquant, un chauffard potentiel, un fou de vitesse1. Tandis que recevoir cet avis pour un seul kilomètre heure au-dessus de la vitesse mentionnée me donne l’impression d’être un…

Allez, il est temps pour moi de passer de 95 % à 100 % en transports… à pieds, en train, bus urbains et, bien entendu, en vélo !


  1. L’unique fois que je me suis fait verbaliser au volant, c’était dans une descente limitée à 50 km/h dans ma ville et pour une valeur également de folie, 53 km/h. Zut, je faiblis… 

le 17/05/2016 à 14:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Un expert dit… Dix experts disent…

Et alors…?! Ces gens ne se trompent donc jamais…?

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par Jean-Christophe Courte

Je reste circonspect quand je lis, au début d’une information, le mot expert. Non pas que je me méfie des spécialistes mais je sors instantanément mes pincettes. Les experts pullulent (…mon facétieux correcteur m’a proposé polluent) et ont un avis sur tout, ce qui est bien pratique1.

Je reviens brièvement sur cette histoire du jeune William qui localise une cité maya et qui est flingué aussi sec par une tripotée d’experts. Je n’ai pas compris comment il avait déduit la localisation d’une cité mais ce que je lis depuis 48 heures me sidère plus encore…!

Certes, j’ai conservé mes rêves de môme. Je me souviens de mes lectures d’adolescent, de celle de la découverte des vestiges de Troie par Schliemann. Même si aujourd’hui, les experts (sic !) ne sont pas d’accord, les fouilles continuent.

Et la ville existe bien… C’est ballot…!

Pour finir, un souvenir personnel.

Vous pouvez interrompre votre lecture d’ailleurs…!

Quand je suis retourné au Mexique juste avant mes 21 ans pour une grosse semaine (en 1974…), mon père qui bossait sur place2 avait décidé d’effectuer une virée dans le Yucatán à cette occasion. Je n’ai rien consigné à l’époque, mes souvenirs étaient frais et j’étais persuadé qu’ils étaient inoxydables (eh bien, non…!).

Nous avions quitté Mexico en voiture (…je me souviens qu’elle etait bleue, que c’était une voiture du parc du l’entreprise qui l’employait, Soletanche) et mis le cap sur Merida tout en passant par Veracruz (au retour) et Villahermosa (à l’aller), deux villes dans lesquelles nous avions dormi3.

Je me souviens que nous avions passé quelques heures à Palenque puis remonté vers Merida sur une route peu fréquentée avant de finir non loin de Tulum à Cancún. Dans ces années là, il n’y avait pas encore de spots touristiques… mais par contre, je me souviens des quelques paillotes qui donnaient sur la mer et du sommeil réparateur du à la fraîcheur de l’océan.

Ensuite nous sommes repartis en sens inverse car ma permission4 avait une fin. J’avais eu le temps de visiter à Mexico le musée archéologique et, bien sûr, de faire un saut à Teotihuacan, site que j’avais parcouru quelques fois avec ma mère une douzaine d’années plus tôt (…voir en fin de page).

L’idée était de profiter de ma venue pour me faire découvrir les sites mayas5 que mon père avait eu l’occasion de visiter pendant ses propres périodes de repos. Dont Uxmal et Chichén Itzá.

Je me souviens de la route quasi vide, du fait que mes parents se relayaient (…et s’engueulaient quotidiennement…!), me laissant le volant quelque fois. C’était généralement mon père qui conduisait.

Je me souviens que nous avons souvent roulé tardivement (quand la nuit tombe, elle tombe brutalement…!), que je ne cessais de regarder le paysage défilant sous mes yeux.

Et de rêver à tout ce que j’imaginais masqué par la végétation, m’attardant sur les volumes nettement plus géométriques que d’autres…

Sans être un expert, je reste convaincu depuis cette longue traversée effectuée naguère que des tas d’autres sites n’attendent que leurs découvreurs. Et pourquoi pas un William en mode Schliemann…?

Laissons-le grandir et poursuivre ses rêves. Qui sait, un jour ce serait splendide qu’il nous démontre qu’il avait raison.

Clin d’oeil…

Vu que cela n’intéresse pas6 les experts, pour vos yeux…

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  • Un côté Buzz l’éclair…

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Une suite si cela intéresse l’un de mes 6 lecteurs…


  1. E pur si muove! disait — peut-être…! — un gars contredit par tous les esperts de l’époque… 

  2. Cf. urbanbike | …Tu sais que tu deviens vieux | 13 — de 1973 à I975, mon paternel était Directeur de Travaux (Gerente de Construction) pour CIMESA (Cimentaciones Mexicanas, S.A) MEXlCO pour les travaux de fondations de l’aciérie de Puerto Lázaro Cárdenas (SICARTSA) Michoacán, CHICOASEN sur le río Grijalva, etc. Il adorait le Mexique où il avait travaillé entre 1960 et 1961 sur le Barrage du Bosque (Michoacán), parlait couramment espagnol. 

  3. en saisissant ce texte, me revient quand même les gros cafards passant en trombe dans la piaule de cette pension de famille de Villahermosa…! 

  4. J’étais à l’armée en 1974 et je remercie encore le Lieutenant Castagné d’avoir appuyé ma demande pour cette permission exceptionnelle. 

  5. Cf. Liste des sites mayas — Wikipédia pour mieux comprendre que ce n’était que quelques sites…! 

  6. C’est l’absence de réponse d’un grand musée parisien à qui nous voulions en faire don qui m’amuse le plus…! Ni oui, ni merde… 

le 13/05/2016 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Messagerie sécurisée | Sous iOS, ProtonMail intègre Touch ID

Version nettement plus confortable avec sécurité graduée selon vos besoins…

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par Jean-Christophe Courte

Si vous n’avez pas envie que vos courriels se baladent en clair sur le net, ProtonMail ⚑ est assurément l’une des meilleures solutions pour travailler sur un dossier, échanger des infos professionnelles confidentielles par Mail.

Certes, en mode normal, ProtonMail fonctionne comme tout client de messagerie et votre correspondant recevant un message pourra le lire directement sur Mail par exemple…

Jusqu’ici, rien de particulier…

Un mot de passe pour attendre le contenu du Courriel

Mais ProtonMail offre un dispositif nettement plus intéressant, celui de demander un mot de passe à votre destinataire pour prendre connaissance du contenu du message que vous lui adressez et qui se trouve dans… ProtonMail.

En effet, dans ce mode avec mot de passe, le courriel expédié en clair depuis ProtonMail ne transporte en fait que le lien vers une porte d’entrée temporaire à votre coffre (…enfin, une partition de votre coffre pour votre destinataire).

Son contenu ne quitte pas ProtonMail. Certes, ce contenu pourra être copié par le destinataire mais en connaissance de cause. Cela évite pas mal de soucis dont celui d’être protégé des possibles curieux.

Pour accéder au contenu du message placé dans votre coffre, votre destinataire devra entrer un mot de passe qui sera convenu entre vous. Ce mot de passe peut être glissé quelques temps avant au téléphone ou via un SMS. Mais vous pouvez également laisser un indice pour lui rafrachir ma mémoire (attention aux indices trop simplistes comme celui de mon exemple…!)…

Enfin, très pratique, le message expédié peut avoir une durée de vie assez brève et ne plus être accessible dans les heures qui suivent l’envoi…

En amont, le service ProtonMail est protégé

De votre côté, comme pour un coffre de banque, vous devez avoir une première clé pour pénétrer sur le serveur de ProtonMail, dans la salle des coffres pour schématiser…

Puis une seconde clé pour ouvrir votre coffre, clé codée que vous pouvez remplacer à votre guise…

Cette double authentification avec deux mots de passe était l’une des difficultés d’usage de la messagerie sous iOS. Non pas que cela ne fonctionnait pas, bien au contraire, mais que cela restait un poil compliqué à l’usage.

Avec la nouvelle version (1.2.3), tout peut être réduit à une pression de Touch ID ou/et à une combinaison entrée au clavier.

pour les plus paranos, la solution avec saisie au clavier de cette combinaison est assurément la plus sûre même si elle reste la plus longue.

Illustration sur l’iPhone

Cela fonctionne depuis un navigateur web, sous Androïd mais aussi iPad. Ici, via l’application iOS sous iPhone avec des explications brossées à grands traits…

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  • À gauche | les deux options sont disponibles, code numérique ou Touch ID…
  • À droite | Dans les préférences, nombre de possibilité (comme les avoir tous les deux et, surtout, un temps contrôlé de fermeture de l’application comme pour 1password ⚑

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  • À gauche | Quand vous saisissez un message, vous pouvez donc lui adjoindre une clé, un mot de passe, avec ou sans indication (hint)…
  • À droite | Indication de la demande de mode de passe mais aussi de la durée de vie du message (sera traité par la suite dans ce billet) et, bien entendu, pièce(s) jointe(s).

Comment cela se passe pour le destinataire ?

En gros, si un mot de passe est utilisé…?!

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  • À gauche | Le titre de votre message est lisible sous Mail et suivi d’une demande saisie de mot de passe avec un indice si besoin…
  • À droite | En tapotant sur le bouton dans le corps du courriel, vous quittez automatiquement Mail pour vous rendre sur le navigateur web via une liaison HTTPS…

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  • À gauche | Il vous reste à rentrer le mot de passe puis à valider…
  • À droite | …Et vous accédez au contenu, toujours via la liaison HTTPS…

En résumé le contenu de ce courriel n’est jamais déplacé sur Mail… Pas mal non…?

Notez que le message sera inaccessible par défaut pendant un certains nombre de jours… Mais vous pouvez réduire cette durée. Exemple…

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  • Dans la fenêtre de saisie de votre message dans ProtonMail, vous pouvez lui allouer un mot de passe (come expliqué au départ), ajouter des pièces jointes et préciser une durée de vie…

Pourquoi utiliser ProtonMail !?

Je pourrais répondre simplement que, même si nous n’avons rien à cacher, je ne vois pas pourquoi nous devrions être aisément surveillés, espionnés. Question de principe…

Ensuite, dans le cadre d’un procédure judiciaire ou notariale, des échanges professionnels, il n’est pas inutile de renforcer le secret de ces communications. C’est dit.

Si ProtonMail est gratuit, cela ne vous empêchera pas de regarder les diverses options qui sont visibles sur leur site, protonmail.com et en partie en français… Et de faire un don.

Bref, comme le VPN — cf. urbanbike | Hide My Ass! — ou encore l’application Signal ⚑, ProtonMail permet de se mettre à l’abri des gens… un peu trop curieux…!

À suivre…

le 04/05/2016 à 13:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?