Je, tu, il modifie à la marge…
par Jean-Christophe Courte
Rien ne ressemble plus — en apparence — à un visuel qu’un autre visuel…! Si certains se sont fait une spécialité d’interpréter les visuels phares des concurrents pour créer des ersatz crédibles (…qui, curieusement, ne fonctionnent pas mieux), en France, le législateur répond à cette sourde envie de copier par l’Article L335–2.
Bon, il faut reconnaître que personne ne produit from scratch un nouveau concept… Je me souviens des réflexions de mon professeur à l’école d’architecture UP3, Jean Castex, qui fustigeait ceux d’entre nous qui parlaient de leur façade… Non, non, nous nous inspirons toujours de ce qui nous entoure, de ce que nous avons vu, de notre vécu, de nos feuilletages qu’ils soient livresques ou réels lors de nos balades urbaines.
Bref, notre cerveau (…et c’est heureux !) mémorise des éléments qui nous parlent, nous touchent. Et il est logique qu’à un moment donné, ces briques élémentaires remontent à la surface de notre conscient pour construire un nouvel agencement graphique.
le design, nouvel enjeu commercial
J’imagine que tout le monde à encore en tête la bagarre ente Samsung et Apple. Mais un autre procès avorté devrait faire également refroidir très vite les ardeurs plagiaires de certains.
Avez-vous en mémoire la copie directe de l’horloge très connue des chemins de fer helvétiques SSB () dans une application livrée sous iOS 6 par Apple.
Ici, Apple n’a pas cherché une seconde (sic !) à gagner du temps et les deux parties sont très vite arrivées à un accord dont le montant à été dévoilé récemment.
Je me demande même si cette affaire et les 21 millions de $ qu’elle a coûté ne représente pas un plus pour Apple qui démontre ainsi son attachement au copyright.
Bref, une sorte de on s’en est inspiré et on le reconnaît volontiers.
Pas certain que nos esprits hexagonaux, toujours prêts à mettre le pied en dehors de la ligne jaune (…pas vu, pas pris), n’aient compris le message.
Certes, cela fait cher le pixel mais quid pour une couverture de livre au format 17 x 24…?!
En résumé, dans cette histoire, forte de sa propre négociation vis-à-vis des SBB CFF FFS pour une simple icône d’horloge, Apple montre qu’elle est sensible au plagiat et même qu’elle reconnaît ses sources d’inspiration. Et donc se légitime pour, à son tour, attaquer qui de droit.
Comme tous les graphistes, je suis sensible à cette péripétie pour en avoir déjà vu ses conséquences naguère. Le principe est généralement le même : dès qu’un graphiste tombe en disgrâce chez un client, son travail est reproduit (re sic…) sans vergogne. Pour ceux qui se retrouvent ainsi marginalisés, cette soudaine irruption du design devraient leur rappeler que leurs travaux ne sont pas sans importance.
Ou pas aussi inutiles que certains le clament. Désormais, aux professionnels de montrer les dents si besoin est.
Nous ne serons jamais anoblis par la Reine comme Sir Jonathan Ive () mais au moins nous savons désormais que notre métier n’est pas exclusivement décoratif…!
Pour plus d’information, lire ceci, ceci, encore ceci ou cela.
# | 12/11/2012 | 11:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Nigelle de Damas
par Jean-Christophe Courte
C’est un végétal que j’ai découvert récemment () et que je trouve splendide à toutes saisons… Là, ce matin aux Mortemets.
Là au Potager du Roi…
Mais la connaissez-vous en fleur…?
De plus près encore…
Ensuite transformation…
Accompagnée de cette forme-ci qui est toute aussi splendide…
Qui, en vieillissant, devient…
Splendide, non…?
Bref, dans toutes les situations, un plaisir pour les yeux…!
Et, paraît-il, pleine de vertus…
Ahhh, on me dit dans mon oreillette que c’est la Nigella Sativa qui est en photo (merci Philippe)… Bref c’est bien une Nigelle mais soit Damascena, soit Sativa. Faites vos jeux…!
Suite par Jean-Frédéric…
vu la forme du fruit, la présence de la couronne de feuilles (involucre?) directement sous la fleur, la finesse des feuilles réduites à des “fils”… il s’agit de la nigelle de damas et non sativa dont la fleur est dégagée de ses feuilles, elles-mêmes plus épaisses. Si Sativa, utilisée en cuisine, est très légèrement toxique, Damas l’est beaucoup plus, vaut mieux pas la manger. Je suis un peu inquiet quand je vois que le blog cité, alerte sur le sujet tout en trompant le lecteur avec une image fausse.
Bref, et si on demandait l’avis à des spécialistes de chez Tela-Botanica…?!
Or donc : Nigelle de Damas avec fiche au format PDF sur leur site…
# | 10/11/2012 | 11:10 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Dégroupage, ADSL et téléphonie fixe
par Jean-Christophe Courte
La saison des changements, suite. Étant chez le même opérateur historique (voir cette chronique sur urbanbike), etc. Bref, les mobiles, c’est fait. Et c’est le jour et la nuit en terme de trésorerie en ces temps difficiles.
Théoriquement, ayant des services interconnectés, voir partir un client de manière radicale côté mobiles, je m’attendais — je reste d’une naïveté crasse — à une réaction commerciale sur le reste. Rien. Même pas un coup de fil pour comprendre le pourquoi de ce départ.
En additionnant téléphonie fixe et ADSL + voix sur IP + TV (jamais utilisée), je me suis demandé s’il n’y avait pas une solution plus économique. Continuer à basculer chez Free par exemple.
Mon ami Richard m’a parlé d’OVH. Je les voyais uniquement dans l’hébergement professionnel mais ils se sont lancés depuis quelque temps sur l’adsl + téléphonie et ont changé récemment leurs offres pour les réduire et mieux les proposer.
Alors voilà, c’est parti, hier, j’ai lancé la procédure fatale de dégroupage. Mes besoins sont simples : internet et un peu de téléphonie. Même en sortant du forfait, je ne devrais pas excéder le coût du simple internet made in Orange.
Bien sûr, je m’attends à un trou noir le temps de reconstruire la ligne, rendre ma box et me reconnecter. Mais je garde mon numéro auquel je devrais pouvoir associer en appel mes deux lignes de voix sur IP.
À suivre…
# | 9/11/2012 | 17:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Hugues Fontaine et Mounir Arbach
par Jean-Christophe Courte
Vu le temps frais qui s’abat sur nos régions — tout le monde ne vit pas à Kunming, Yvon…! — , pas mal de repartir en photos dans un coin du monde un peu plus… chaud.
Hugues Fontaine (photographe et réalisateur de cet ouvrage) et Mounir Arbach (épigraphiste) nous emmènent dans leurs bagages dans les parages de Ma’rib.
Au lieu de lire la courte page dédiée sur wikipedia, s’emparer de ce livre est d’emblée une invitation au voyage dans ce paysage étonnant de sable et de typographies…
Toutes les pages de ce livre sont en couleurs mais plutôt que de rater le rendu chromatique avec la lumière ambiante, photographier en noir et blanc quelques pages de ce chouette livre fonctionne pas mal…! Et là, j’ai évité les grandes doubles pages sublimes…
Yemen, cité des écritures
Hugues Fontaine et Mounir Arbach
Français et résumé en arabe
Éditions Le bec en l’air
9782916073156 | 49,50 € pour 240 grandes pages — 25 x 32 cm — quadri
Bref, livre à s’offrir ou à offrir…
# | 8/11/2012 | 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Versions françaises disponibles
par Jean-Christophe Courte
Comme à chaque grande mise-à-jour de Adobe Photoshop et Adobe Lightroom, Martin Evening s’attache à amender ses ouvrages pour les adapter aux nouvelles fonctionnalités ajoutées dans ces applications incontournables.
L’orientation de ces deux bouquins ne varie pas d’un iota depuis leur première édition (voir cette chronique sur urbanbike). Il s’agit de fournir aux photographes professionnels ou amateurs le maximum de pistes pour employer correctement ces applications de post-traitement de leurs images numériques.
Avoir un boîtier capable délivrer de bons fichiers RAW ne suffit pas…! C’est oublier, en amont qu’il est indispensable d’utiliser de très bonnes optiques, (le boîtier n’étant qu’un consommable). Et, en aval qu’il faut traiter ces RAW avec soin.
C’est la mission que s’est assignée depuis des années ce photographe de mode londonien en exposant au travers de sa propre pratique les qualités propres à chaque solution.
D’aucuns sont plutôt portés à n’employer que CameraRAW et Photoshop, d’autres Lightroom, deux approches qui reposent sur le même moteur de traitement signé Adobe.
Bref, selon les applications que vous utilisez, vous trouverez ici de quoi nourrir votre pratique quotidienne et, bien entendu, de comprendre via la flopée d’exemples, comment améliorer le traitement de vos propres images.
Près de 2 kilos de papier imprimé à chaque fois…! Bref, deux références de poids…!
Photoshop CS6 pour les photographes
Martin Evening
Traduction de l’anglais par Danielle Lafarge et assistée techniquement par Etienne Laurent
Eyrolles
9782212135886 | 39,90 € pour 656 pages quadris remplies à 100 pour 100…!
Lightroom 4 pour les photographes
Martin Evening
Traduction assurée par Volker Gilbert, l’auteur de Camera Raw par la pratique et de Développer ses fichiers RAW
Eyrolles
9782212135060 | 39,90 € pour 612 pages quadris remplies à bloc itou…!
Pour chaque livre, des extraits au format PDF pour vous faire une idée plus précise de la qualité de ces deux ouvrages avant de les commander en ligne.
# | 7/11/2012 | 11:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
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