Attention : un nouveau billet TL;DR[1], ô lecteur harassé — toi que même les 140 signes d’un tweet épuise — te voilà prévenu…!
Avertissement : ce billet fait suite à celui-ci sur urbanbike…
En résumé, depuis le chargement de la ßéta version 0.7.1 (lire ce premier billet sur tiaaft), pas mal de changements. Avec Richard, nous avons fait le choix de monter temporairement un sous-domaine de photager.com sous koken alors même que je testais la templateRankon[2] pour WordPress…
Et puis, depuis vendredi, hop, j’ai demandé à Richard de rediriger photager vers la version de test sous koken sans plus attendre. Adopté en l’état avec ses faiblesses…
Avertissement : photager reste un espace en chantier, j’y ai placé quelques images — souvent redondantes — pour tester les capacités du serveur comme du CMS. De plus, les images sources sont en 1280 par 1920 pixels (…cela se voit nettement en mode lightbox), taille que j’emploie pour mon compte Fotopedia. Nettoyage à venir un jour (année non encore définie) ou pas…!
Retour sur ce qui précède…
Changement de serveur
Pour commencer, Richard, mon hébergeur, a transféré quasiment tous mes domaines sur un de ses serveurs de course (genre 256 Go de… Ram) et, comment dire, koken — qui avait du mal avec mes images — est devenu nettement plus rapide. Cela se ressent également pour urbanbike qui a atterrit sur le même serveur.
Entre temps, changement de ßéta version pour Koken (…passage en 0.8.4), amélioration de quelques thèmes (…il faut impérativement regarder à chaque fois dans les coins — ou lire — pour se rendre compte de la qualité des modifications proposées) et…
Paf…! Plantage ! Immédiatement signalé via Twitter aux développeurs de koken. Et réponse de leur part (aux heures de boulot US) aussi sec…
De fait, la 0.8.4 buguait sur un point précis (…les liens vers les albums). Nous avons fourni un accès FTP à Brad qui a aussitôt corrigé in situ les fichiers avant de nous indiquer par Mail qu’il ajoutait ce Fix dans la prochaine version[3] de koken.
D’ailleurs, sur ce plan, le forum de Koken est très actif et de plus en plus suivi. Je ne parle pas même de la documentation qui est de toute beauté et abondante…
Du coup, avec un affichage amélioré (la gestion du cache a été revue), j’ai enfin pu tester d’autres mises en pages pour le web, d’autres thèmes.
9 thèmes à votre disposition
Ce qui est géantissime (sic !), c’est que les essais des thèmes proposés par koken ne sont jamais perdus (…sauf si l’on décide de les supprimer en connaissance de cause, CQFD). Ainsi, je peux revenir en un clic sur l’un de mes précédents essais avec tel ou tel thème et l’appliquer à nouveau avec le dernier paramétrage.
Je ne m’en suis pas privé — choisir, c’est renoncer ! — car cela m’a permis également de comprendre que chaque thème possédait une philosophie, un angle bien marqué. Parfois, j’ai procédé à un pur reset pour revenir aux réglages d’origine, m’étant fourvoyé dans des choix colorimétriques ou autre.
Mise à jour directement depuis koken…
À noter que les thèmes proposés sont régulièrement remis à jour, j’ai pu m’en rendre compte avec l’ajout d’options spécifiques aux partages sur les réseaux sociaux sur le thème boulevard juste après l’avoir installé depuis une petite heure et lors de la mise à jour qui a suivi.
Pour les couleurs, cette façade de Sienne m’a bien inspiré…
Pour ma part, j’ai fini par revenir au thème intitulé Elementary que j’ai transformé selon mes envies…
D’ailleurs, il se peut que je change encore d’avis entre l’écriture de ces lignes et ce que vous risquez de voir en réalité sur votre écran…!
Palette d’options minimale pour ce thème
Bref, j’ai testé pratiquement tout ce qui était disponible avec koken…! Et je suis persuadé que vous trouverez dans cette galerie de thèmes une option idéale pour présenter vos propres travaux…
Parfois, il faut arbitrer entre beauté du thème et vitesse d’affichage de vos images
Vous pouvez tester de deux manières :
parfois juste quelques minutes sans appliquer le thème lui-même (…option fort pratique qui permet de visualiser le thème brut avec vos propres visuels pour s’en faire une idée)…
Palette d’options très riche pour ce thème qui affiche votre site sous la forme d’un long tunnel d’images…
Ou en l’appliquant pour de bon quelques dizaines de minutes ou plus (…et bien sûr, ce sont uniquement ceux appliqués pour de bon qui sont conservés dans le cache du CMS)…
Suffit de cliquer pour appliquer…
L’intérêt de les appliquer en situation est d’accéder plus aisément aux options de la CSS via un panneau ad hoc qui distingue par des onglets les informations relatives à l’ensemble du thème de ceux liés à la page affichée du thème sélectionné.
Si certains thèmes minimalistes offrent fort peu d’options, en revanche, c’est un truisme de rappeler que d’autres peuvent très vite vous dérouter si vous n’avez pas un poil de pré-requis en terme de CSS. Mais au lieu de modifier du code dans une application comme CSSEdit[4], là, il suffit d’agir dans les options pour visualiser sur la page le résultat.
Choix des typos, couleur des liens…
Puis, si cela vous convient, de l’activer sur le site en chantier viaPublish changes. C’est une manière de prototyper assez agréable.
Très vite, on se pique au jeu…!
On se surprend à tout tester, quoi (…ce que d’aucuns appelleront perdre du temps)… Avec parfois, de superbes plantages — vous avez dit ßéta…?! — mais sans gravité, il suffit de rappeler le thème et de le réactiver.
Généralement, l’organisation des thèmes offre une home page qui visualise ou non tous les albums (…ou une sélection d’albums notés comme favoris). Un clic sur le visuel de l’album permet d’accéder à son contenu. Mais quasi tous proposent une option qui permet d’accéder à l’intégralité des visuels contenus, images triées selon l’option souhaitée. Notez enfin qu’une partie blog est disponible que vous pouvez utiliser à votre guise ou non.
À noter que pour tous les thèmes, il est assez simple d’ajouter des pages complémentaires en piochant soi-même dans les albums constitués… Bref, beaucoup plus de souplesse en définitive pour construire votre site. Et même un module de discussion, des liens vers vos autres sites, etc.
LIens internes ou externes. Ou vers de nouvelles pages à créer…
Néanmoins, comme ces thèmes ne sont pas l’oeuvre d’une seule personne, il faudra parfois refaire à la marge certaines opérations, le manière de bâtir ces templates étant différents d’un développeur à un autre…
Gérer la bibliothèque d’images
En dehors de l’habillage du site, ce qui est clé dans koken est, bien entendu, la bonne gestion de la bibliothèque d’images… la Library…
Vos images sont visibles sous trois modes qui ont chacun leurs avantages…
Vignettes qui peuvent mettre un peu de temps à s’afficher la première fois…
Mode vignette ou liste…
Plus d’infos dans le mode liste serait un atout;
Voir un mode de visualisation de l’image en grand. Note sur la partie droite les infos liées à l’image dont les tags, les exils, etc.
Serveur rapide recommandé
Et même le lien vers la carte de la géo-localisation si cette info existe.
Tiens, mais ne serait-ce pas la localisation du Potager du Roi…?!
Pour les albums, cela fonctionne sur le même principe…
Mode éventail avec l’image qui servira de visuel pour identifier l’album
Mais le gestion des albums en favoris se gère en haut…
Autant d’albums que vous le souhaitez si votre thème utilise cette option…
…comme pour les images…
Idem, certains thèmes affichent une image en home…
À gauche, une colonne générale qui permet d’accéder soit aux images, soit aux albums (publiés ou non). Au milieu, l’affichage des contenus sous la forme de vignettes.
les infos dont la possibilité de basculer l’image en non publique
À droite et selon ce qui est sélectionné, une colonne pour changer le nom et attributs des éléments.
Et bien entendu, une barre de menus dans la fenêtre du navigateur qu’il vous faudra impérativement visiter pour tirer parti du tout ! Car, si vous souhaitez :
marquer une image comme favori
faire pivoter de 90° l’image
changer une image déjà chargée par une version corrigée (très, très pratique)
attribuer une image comme vignette de couverture
importer du site une image sur votre ordinateur
trier le contenu d’un album
rechercher une image
supprimer
etc.
Et même la possibilité de réimporter chez vous l’image dispo sur le serveur…
Et plus encore. Certes, tout ceci est en anglais mais sans réelle difficulté de compréhension.
Il est donc facile d’expédier des images vers votre site via koken… Soit dans la base des images, soit directement dans un album donné…
Notez les formats JPG, GIF et PNG… Mais également des formats audio et vidéo
À noter qu’il est très simple de changer une image déjà en place (préalablement sélectionnée) par sa copie amendée…
Suffit de rechercher sur votre Mac le fichier de remplacement et hop…
N’oubliez que le plus simple est souvent de rechercher l’image dans votre bas par son nom ou via un tag…
Efficace…
Des bugs…?
Bien entendu, un tel produit ne se met pas en place en trois minutes. Mais le fait de participer activement à cette ßéta permet de les identifier et de les faire suivre pour le bien de tous…
J’ai ainsi un souci sur l’affichage les mois de années dans la Library qui me renvoient parfois undefined… Ma participation consiste à remonter ce genre de dysfonctionnement. Ou encore de faire remarquer que l’on doit en recherche/remplacement indiquer exactement le nom complet d’un fichier avec son suffixe et non une partie du nom (ce que je souhaiterais), etc.
Je l’avais pris au joli mois de… undefined…
Bref, je suis réellement satisfait et j’attend désormais de connaître comment je peux contribuer à koken, un tel service en devant pas être gratuit selon moi…
Pour finir : Le seul point qui peut paraître étrange est l’étape qui suit la mise en place des images. En effet, la première visite du site peut être déprimante : l’affichage s’avère lent ! De fait, cette première visite du site via le web est le moment pour koken de construire les caches. Une fois cette opération réalisée, le site devient fluide, les différentes tailles des vignettes ayant été fabriquées et mises en cache.
En résumé
Basé sur CodeIgniter, un code développé à partir d’ExpressionEngine, koken aurait pu être développé sur Laravel, les solutions ne manquent plus désormais. Mais, pour ma part, j’apprécie que ce soit du CodeIgniter avec une logique proche de celle d’EE, le moteur d’urbanbike…
En tout cas, rappel, koken est gratuit pour le moment…
Koken is free and may be installed on your own web server. Requires PHP 5.2.0 or higher / MySQL 5 or higher / ImageMagick or GD.
Souvenez-vous que la doc est ici… À vous de jouer.
Et j’en pense quoi, en fait…?
Au fait, que pense l’utilisateur de cette solution depuis qu’il la teste…? Permettez-moi de m’interroger…!
— Alors, JC, es-tu réellement satisfait de koken…? — Ah, c’est sympa de m’interroger…! Oui, je suis ravi de ce produit qui remplace mon antique behindtheleaves qui reste très rapide (…mais totalement troué : il y a même un exploit pour déplomber l’admin de PixelPost). Mais avec de petites images et une interface assez compliquée versus celle de koken… — Penses-tu rester sur koken…? — Oui, ce CMS évolue fort bien, je suis épaté par la vitesse de déploiement et le nombre de versions qui se succèdent… — Eh bien merci… À vous les studios…!
Plus sérieusement, le fait de vous présenter ma boîte à légumes est quand même un signe de confiance…
lecteur épuisé qui n’aime que RT sur Twitter à défaut d’écrire du contenu, ce qui suit est qualifié comme TL;DR…
Bref, ne perd pas quelques précieuses minutes de ta vie palpitante à lire ces propos[1] qui s’engagent que le cacochyme rédacteur de ce blog…!
Amusé de lire que @david_bosman bascule peu-à-peu sur le couple Daedalus touch et Ulysses III — un couple que nous avons eu le plaisir d’annoncer sur tiaaft.
Il est intéressant de lire ce billet sur son blog personnel pour comprendre pourquoi certains verrous ont fini par sauter. Pas tous mais c’est quand même assez chouette de pouvoir comprendre ce qui amène un fondu du .txt à supporter peu-à-peu un dispositif régi par du XML… Mais qui peut aisément s’exporter ensuite en .txt, Markdown oblige…
Pour ma part, je conserve Drafts sur l’iPad comme mon premier service de prise de notes car il me permet immédiatement de remplir mon dossier brouillons dans DropBox. Ou d’exporter cette première saisie dans le traitement de texte de mon choix — Daedalus touch ou Day One… Et même Byword. Voire de twitter ou de finir dans Poster.
Or, si je bosse énormément avec Daedalus touch, ce n’est pas que pour sa liaison viaiCloud avec Ulysses III…!
Vous cherchez ?
Souvenez-vous de ce billet que j’ai écrit dans Tiaaft !
Ce qui fait également la qualité de Daedalus touch, en dehors de son ergonomie générale (…dont l’étroitesse de sa colonne de texte sur iPad en mode paysage), c’est sa barre additionnelle.
Que dix touches mais…
personnalisables — et pas exclusivement avec un caractère mais bien avec des caractères avant puis après sélection !
et, surtout, modifiables en cours de route — un appui long sur l’une d’entre elles vous permettra de comprendre immédiatement le pourquoi du comment !
sans oublier qu’un appui au centre de la barre permet de filer en bas de votre texte
Je pourrais également ajouter que les marges me permettent en tapotant à un ou deux doigts de déplacer de curseurs sur un caractère ou un mot mais je m’égare…
Bref, à mes yeux, ce type de barre est ce qui manque cruellement à Drafts pour que je l’adopte plus régulièrement.
Du coup, de plus en plus fréquemment dès qu’il s’agit d’un billet long, réflexion un peu conséquente, hop, je plonge à nouveau dans Daedalus touch qui supporte TextExpander. Mais pas encore les dernières API de la version 2.0.
Et Day One ?
Comme évoqué fréquemment, Day One a des atouts indiscutables. Je n’aurais pas à écrire des billets pour urbanbike ou tiaaft, je pourrais me contenter de Day One… Comme ma fille de 16 ans qui tient son journal (…près de 450 entrées… que je ne lis pas) au format Markdown…
D’ailleurs, en guise de conclusion rapide, si je devais résumer mon process à l’instant… c’est généralement Drafts pour un premier jet; idée d’article… Ensuite Byword sur Mac pour finir quand il s’agit de ce même billet court.
À la fin, archivage dans Day Onedu dit billet (près de 1100 entrées…).
Billet ou bouquin
Mais dès que je suis sur un projet plus long (écriture), là, c’est Daedalus touch et Ulysses…
Avertissement : ce CMS pour photographes est en développement — voit sur tiaaft mes deux premiers billets —, des dysfonctionnements subsistent dans les versions de test qui se succèdent mais il faut reconnaître à son équipe de codeurs d’avancer vite et de proposer régulièrement des mises à jour efficaces pour ce produit qui reste gratuit.
Ensuite, et contrairement à certaines solutions vues ci et là, koken a l’immense mérite de proposer une interface agréable et tout sauf bricolée à la petite semaine. Or cela aussi compte côté utilisateur, un produit esthétique auquel on a plaisir à confier nos propres images.
Pour ma part, j’ai demandé à @monarobase, mon hébergeur, de m’installer une version de test. Cela me permet de réfléchir et tester ce qui finira nécessairement par remplacer mon premier site d’images que je conserve en sommeil sur pixelpost, un excellent CMS aujourd’hui déserté pas ses propres développeurs depuis quelques années et sujet à de splendides trous de sécurité.
Adapté et donc adopté
Dans les derniers attendus de Koken, des options de confort qui me satisfont pour une meilleure gestion des albums et des photos.
Par exemple la possibilité de changer une version d’une image déjà en place dans la base de donnée par une autre bénéficiant d’une meilleure correction. On ne tue pas l’image précédente, on la remplace, la nuance est de taille.
Après sélection… Replace…L’image se recharge en lieu et place…
Autre petite fonctionnalité, si l’on peut bien entendu rattacher une même image à des multiples albums, quelle image choisir pour illustrer en vignette chaque album. Ici encore, procédure très simple pour désigner telle ou telle image de la galerie et la placer comme illustration emblématique.
Idem pour charger des images, soit dans le pot commun, soit directement dans l’album souhaité…
Et public ou non selon les besoins…
J’ai également apprécié la fourniture de plusieurs thèmes forts esthétiques livrés avec Koken. Adopté l’un d’eux pour ma propre galerie et sans coder quoi que ce soit, modifié directement dans Koken les paramètres. Certes, je pourrais injecter mon propre code mais pourquoi faire compliqué quand des thèmes (qui évoluent à chaque nouvelle version) sont proposés.
Choix des couleurs, typos, etc.
Des reproches ?
Le seul pour l’heure est la création des divers formats de vignettes employés dans mon bazar. Et, du coup, des surprises quand j’appelle ma version de test qui rame un peu.
Il est vrai que la taille des images doit jouer, je place des images en 1900 par 1200. J’ai testé des formats plus faibles pour mes noirs et blanc mais sans succès. Bref, je vais modifier ces derniers pour mettre la même taille en pixels partout, comptant sur la capacité des développeurs à améliorer leur produit.
Responsive
Bon, cela prend en compte les dernières évolutions du web et donc…
Grand écran…iPad ou iPhone, pas de souci : une seule template…
Vous pouvez jeter un œil sur koken sur leur propre site.
Notez la qualité de leur site qui est du même tabac que leur produit. J’apprécie ce parti-pris de toute beauté, avis aux développeurs de solutions concurrentes.
Note de fin : fin 2014, mon abonnement pro sur flickr prendra fin. Je ne pense pas le renouveler avec une boîte qui change ses conditions un peu trop fréquemment. Ma politique — certainement idiote — consiste à rester de plus en plus indépendant comme l’est urbanbike sous expressionengine, bref de contrôler mes données sans pub et à mon (mauvais) goût.
Alors, certes, il me faudra assurer les mises à jour comme les déroutes…! (pixelpost en est une). Mais, pour mémoire, toutes mes images sont avant tout sur des disques durs chez moi et au format RAW. Il me reste juste à finir de stocker mes originaux sur HubiC.
Vu la taille de mes archives et ma connexion ADSL, c’est encore du domaine du rêve ! Mais pas grave, je rêve…
# | 22/05/2013 | 09:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet
Clairement, je ne suis pas fanatique de ce type d’ouvrage orienté grand public et abondamment illustré. Erreur de jugement : si je n’aime certes pas le format, force est de reconnaître que celui-ci m’a particulièrement intéressé. Explications.
Bon, pas la peine de vous faire un dessin, qui dit Photo Nature évoque forcément les petites bêtes, les plus grosses, la flore et tout ce qui ressemble de près et de loin à un milieu naturel (bord de mer, campagne, montagne, etc.).
Si vous cherchez un bouquin honnête pour vous lancer dans la prise de vue des petites fleurs du square voisin ou de votre jardin, envie de savoir à quelle vitesse photographier un papillon ou une abeille (…dépêchez-vous, les pesticides ont fait des ravages et cela n’a rien d’amusant), tournez les pages de cet ouvrage pour trouver, parmi les nombreux conseils, les informations idoines.
Pas besoin d’un matériel de compétition et de prendre un crédit sur 20 ans, le livre démarre sur un choix restreint de boîtes à pixels et d’optiques à tout faire fort raisonnables. Bref, des outils qui feront correctement leur boulot.
J’ajoute que l’on peut aussi employer un iPhone (ok, pas pour photographier un sanglier)…
Tout au long de ce bouquin, les conseils dispensés sont loin d’être idiots. Juste pratiques, pragmatiques : bref utiles. Bien entendu, nous avons le droit de ne pas tout accepter.
Mais c’est pas mal de se retrouver face à un bouquin qui ne parle pas d’expert à expert (genre, on est entre nous), qui revient sur des explications de base (si, si !), qui affiche des images avant et après l’emploi d’une solution.
Mieux, des images que vous auriez pu réaliser car non spectaculaires et non prises aux confins du désert de Gobi… qui n’est qu’à trois stations de métro de chez vous comme vous le savez. Bref, un bouquin qui ne requiert pas un pré requis technique comme certains ouvrages d’experts l’imposent. Ou vous snobent si vous ne possédez pas les codes de base.
Rafraîchissant
Bref, si vous êtes aussi nul que je le suis (jeudi confession), inculte en photographie mais avez envie, vous aussi, de photographier les petites fleurs, bienvenue…!
Bien entendu, certains passages obligés du livre ne vous concerneront pas : on va vous expliquer page 94 comment réaliser un panorama alors que ce que vous souhaitez c’est juste comprendre quel mode employer avec la bonne vitesse pour immortaliser le piaf qui est dans votre jardin.
Mais qui peut le plus peut le moins (…tiens j’ai employé cette formule récemment ailleurs).
Du coup, la mise en pages (et, de facto, le format) participe bien, les images plein format (mais pas exceptionnelles, je me répête) vont vous rassurer et je suis persuadé que vous allez vous dire assez vite que, vous aussi, vous êtes capable de cadrer et vous faire plaisir à réaliser ce type d’images.
Or c’est cela qui est le premier déclencheur (humour !), l’envie de…
Pour ma part, hormis la technique derrière laquelle certains professionnels se réfugient en toutes circonstances pour faire comprendre au vulgum pecus qu’ils ne resteront que des amateurs (…oui et alors ?), je crois fermement à la photographie comme thérapie douce…!!
Et c’est pour cela que je milite activement pour que la photo, à l’iPhone comme au reflex, soit enseignée ou en tous cas rendue accessible à tous.
Bien sûr, il y a des photographes d’exception, etc. Mais, au risque à nouveau de me faire des tas de copains (trop tard !), c’est bon, laissez nous un peu de place, non pour essayer de vous voler votre boulot (sic !) mais juste pour vider nos têtes, évacuer notre stress, libérer nos tensions.
En gros, en réalisant des images de pur amateur (malhabile ou doué, peu importe), hormis le résultat esthétique de vos clichés que quelques experts auto-proclamés (…et cuistres) se chargeront de flinguer, c’est vous, photographe occasionnel, que vous rendrez heureux.
Partir avec sa boîte à pixels est un moment détente
Oubliez les conseils, les recommandations, la techniques. Mais surtout vos problèmes, vos soucis, ne soyez plus qu’un œil en mouvement (et ce quelque soit le prix de votre matériel !), bougez, bougez encore, essayez les cadrages que vos émotions et vos envies vous suggèreront, n’écoutez personne !
La moisson d’images, bonnes ou mauvaises, moyennes, floues n’est pas en l’occurrence le plus important. Vous vous serez vidé de votre stress.
Mieux, si vous regardez ce que vous ramenez, il y a au moins une image dont la construction, les couleurs, le cadrage vous rappellera à quel point vous avez bien fait de sortir et avaler ce sentier, ce bord de côte, bifurqué à tel moment. Ajoutez Moves (lire mon billet dans tiaaft) dans votre iPhone pour retracer, retrouver votre parcours chaotique même s’il bouffe de la batterie.
Et ce livre ?
Ben quoi, est-ce un défaut de vulgariser avec brio une pratique ? Non…? Alors les infos de base avec lien vers une librairie en ligne, celle de l’éditeur…
Tiens, il y a longtemps que je n’étais pas revenu sur une de mes thématiques préférées — avec ses forces et ses faiblesses — mais, en déboulant en plein milieu d’une émission de France-Inter, la surprise est qu’elle est bien trop rarement évoquée.
Bien sûr qu’il est souvent difficile — voire impossible — pour des salariés rentrant du boulot de se rendre ensuite dans certains services publics qui ont été délocalisés à des kilomètres de chez eux, que les transports publics sont archi bondés aux heures de pointe, etc.
Comment ça, ce n’est pas vrai ?!
Tiens, je ne résiste pas à vous narrer ma dernière aventure administrative (avec, je tiens également à le souligner, des gens sympas dans tous les cas et conscients du burlesque involontaire de la situation !)… En gros…
se rendre pour mes parents au centre ville de Maurepas où étaient regroupés de manière pratique tous les services dont la Poste, le marché, la Mairie.
s’entendre répondre : Ah désolé, le service des impôts est désormais à Guyancourt.
Mais il y a encore du personnel ici !
Oui ! Mais nous ne pouvons traiter aucun dossier…
se rendre jusqu’à un bâtiment neuf au bout d’une avenue déserte en voiture muni de son GPS (merci TomTom) dans un dédale de voies sans âme et quasi sans issue…!
s’entendre dire qu’il (nous) manque telle pièce (…que l’on me fournit aussitôt…) mais que de toute manière cela dépend des impôts de… Versailles
être enfin accueilli (très courtoisement) par des gens désolés de mes pérégrinations rue de l’école des postes au terme d’une longue errance dans un bâtiment en travaux…!
Trois heures cumulées et un bon nombre de dizaines de kilomètres dans un tissu urbain en pleine mutation…
Rappel, je suis indépendant, je dispose encore de mes capacités physiques (qui se marre dans mon dos ?) et — encore ! — d’un véhicule.
C’est quoi ta solution…?
Pour ma part, ce qui me sidère est encore et toujours l’absence de prise en compte d’une solution qui a fait ses preuves, la possibilité de travailler à domicile.
Oui, vous avez bien lu : bosser chez soi.
Bien entendu que cela demande quelques aménagements de la part de l’entreprise qui n’est pas toujours prête à les réaliser.
Et, surtout, faire confiance à ce (…salopard en puissance, feignasson masqué, tricheur né — barrez les mentions inutiles) qu’est nécessairement le salarié !
Eh oui, c’est la première barrière mentale à franchir.
C’est bien connu, le mec qui bosse chez lui est une anguille qui fera tout pour ne pas travailler autant que ses collègues au bureau qui, eux, quotidiennement, se retrouvent en petits groupes subversifs pour tirer une clope ou discourir sur les martingales comparées des RTT et des ponts depuis des semaines devant la machine à café.
Eux, c’est nettement moins grave, ils sont présents dans l’entreprise…!
Bien entendu, comme dans tous groupes humains, il y aura des tireurs au flan de première classe mais, et c’est ce qu’oublient les boîtes et les DRH, c’est plus facile à constater car celui bosse chez lui a des tâches précises à réaliser. Et se doit donc de les remplir, ne pouvant se décharger sur autrui.
Alors, qu’un employé passe moins d’heures hyper concentré chez lui ou enfile les heures habituelles — hors temps de transport — dans l’entreprise, l’important n’est-il pas que sa tâche soit faite et bien…? Enfin, c’est ce que je crois naïvement.
Attention : tout le monde n’est pas apte à être indépendant et autonome. Et puis tout le monde n’a pas envie de bosser chez lui pour de simples raisons de surface de logement, de caractère ou de motivation. Remplacer une solution par une autre n’est pas plus viable…
Et si on essayait…?
Bref, au moment ou la pollution augmente suite aux transports automobiles massifs — parfois faute de place dans les trains —, de retards et/ou incidents trop fréquents qui peuvent donner lieu à des sanctions — votre train a eu du retard, je ne veux pas le savoir —, de lignes mal desservies, etc.
Si au lieu de bâtir des plateaux de bureaux (…de plus en plus vides comme le montrent ces grands calicots à louer…) dans des endroits battus par les vents tout en grignotant des terres agricoles, si… on réfléchissait à d’autres pratiques.
Si, tout simplement, on essayait en partie le télétravail.
Il ne s’agit pas de ne plus voir ses ouailles mais de les retrouver uniquement pour un briefing une fois par semaine, employer des lignes internet et de la vidéo pour communiquer. Les solutions existent, ce sont juste les individus qui ont le pouvoir de les mettre en œuvre qui buguent.
Chez Yahoo! la PDG patine à expliquer pourquoi elle ne veut plus de télétravail. ses explications — Nous sommes plus collaboratifs et innovants lorsque nous sommes réunis. Certaines des meilleures idées naissent de la confrontation de deux idées différentes — ont peine à me convaincre (sic !). Au quotidien je bosse avec des gens créatifs et nos outils — Messages, Twitter en DM, Mail, Skype, FaceTime ou bêtement le téléphone — ne nous empêchent nullement de bosser… à distance.
Pour ma part, et contrairement à ce décideur, aller chercher ma gamine à la sortie de son collège est un motif de plus de poursuivre… D’autant qu’une fois rentré, je bosse jusqu’au diner…
Bref, le télétravail fonctionne sur une notion simple : la confiance.
Si quelques individus ne sont pas digne de cette dernière, ce n’est pas pour autant très intelligent ou astucieux de punir la très large majorité que cela arrangerait quotidiennement en y réfléchissant bien.
Mais il est vrai que les arguties pseudo productivistes ou à connotation “c’est plus créatif” démontrent à quel point certaines habitudes ont du mal à changer.
Ne pas croire que se sont des décisions de vieux dirigeants… Madame Mayer n’a pas 40 ans et loin d’être la seule à être effrayée par l’idée de ne pas tenir ses troupes à l’oeil…
Pour finir, je vois avec tristesse que les recommandations de notre livre… dont l’écriture a démarré il y a — déjà ! — 10 ans avec Lukino avant d’être publié fin 2005 n’ont pas trouvé beaucoup d’écho…! Notez que le niveau des ventes était déjà un excellent indicateur ! C’est resté un bref-seller…!
# | 15/05/2013 | 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet