De 100 Ko à 100 Mo par mission en 15 ansDans |
mémoire digitale |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Suite à un commentaire de Tony en réaction au billet de Stéphane, j'ai rapidement ouvert à nouveau mon fidèle Tri-Catalog. Mercredi matin, on m'a demandé de retrouver deux couvertures réalisées entre 1992 et 1994… Et cet événement m'a rappelé une situation étrangement proche vécue en 2001…! (Voir article suivant)
Ouf, je les ai retrouvées (du pur Illustrator) mais à l'époque, je n'avais aucune vision sérieuse du cataloguage et de la sauvegarde. Pire, j'utilisais un nommage plus que sommaire de mes fichiers.
La réelle problématique des 10 prochaines années dans mon job est la conservation et le cataloguage de tous mes fichiers.
Aujourd'hui, graphiste, je me trouve désormais face à 172 volumes de sauvegarde (CD-Rom et depuis un an, DVD), gravés en deux exemplaires et représentant un volume total de 3123797 Mo (merci Tri-Catalog).
Tout ceci pour 176210 fichiers. Mais entre les fichiers d'il y a 15 ans (100 Ko le fichier MacDraw moyen pour une présentation) et un simple projet de couverture aujourd'hui qui avoisine les 50 à 100 Mo, il y a un gouffre ! Alors, oui, il y a des doublons de dossiers, mais pas mes photos numériques qui sont sauvegardées à part sur deux disques de 240 Go.
Comme je persiste à penser que le CD-Rom n'est pas la panacée, je sauvegarde tous mes volumes sources d'une manière un peu particulière. Chaque volume est stuffité, donc compressé et placé dans un dossier sur deux autres gros disques firewire…
Comme mes archives de travail gonflent chaque année, que la probabilité pour que mes disques durs me lâchent augmente fortement au bout de 24 mois, tous les deux ans, j'investis dans deux nouveaux disques durs plus volumineux. Du coup, j'ai quelques disques de 80 ou 120 Go que je conserve dans un coin mais qui ne sont plus opérationnels qu'au cas pas cas…!
Si vous avez bien compté, j'ai donc deux sauvegardes actives sur disque et deux sauvegardes "mortes" sur CD ou DVD. Sans oublier deux disque miroirs de ma machine de travail. C'est à ce prix que je dors relativement tranquille…
# | 17/02/2006 | 09:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
La sauvegarde, c'est tout un artDans |
mémoire digitale |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Après deux gros séismes dans mes données, j'ai fini par consacrer quelques minutes quotidiennes à la duplication de mon travail. Question d'hygiène et de santé mentale ? Oui, et de bon sens aussi.
Voici quelques jours, un client éditeur de son état me passe un coup de fil : « Dis ! tu n'as pas conservé les sources du livre de Christian H. ? Tu sais… » Un ouvrage que j'avais mis en page en 1995 ! L'auteur ayant perdu son original, l'éditeur sa copie des fichiers, il me restait à plonger dans mes archives. Horreur !
Des copies des productions de mon équipe, j'en ai des tas, littéralement : ils prennent de la place et du volume au bureau. Dire que tout est homogène et correctement sauvegardé, ce n'est vrai que depuis deux ans. Avant, c'était poétiquement géré dans l'urgence.
Mes premières sauvegardes datent de 1984 : des disquettes 400 Ko simple face, des 800 Ko par la suite, suivies par des double face de 1,4 Mo. J'en ai des tiroirs entiers, des boîtes désormais couvertes de poussière. À l'intérieur, des disquettes aux étiquettes bien calligraphiées, en deux exemplaires, les suicides de floppy n'étant pas rares à l'époque.
Après, j'ai succombé aux Bernoulli Box. Des quasi disques durs d'une fiabilité fabuleuse qui ne m'ont jamais lâché, contrairement aux Syquest en vigueur dans la PAO. J'en ai eu aussi, il fallait bien être compatible avec ses confrères et fournisseurs. Que celui qui n'a pas perdu de précieuses données à cause des Syquest me jette la première cartouche !
Le Bernoulli c'était la Rolls, même en terme de prix. Je me souviens avoir fait blanchir quelques cheveux à des clients en extrayant la galette de mon lecteur, en la balançant par terre et sur le mur, puis en la réintroduisant dans mon Macintosh. Succès assuré. La même démo avec un Syquest tournait court ! Malheureusement après la version 90 Mo, le support Bernoulli, fiable (trop fiable) et inusable a disparu des magasins.
J'ai pris alors des cartouches à bandes grand format, assez instables et au lecteur capricieux, puis des bandes DAT qui emmagasinaient trop lentement 2 Go sur des cartouches 4 mm DDS de 90 mètres. En remplacement, je suis passé au JAZ, très fiable également et toujours en activité 6 ans après. Mais rapidement, l'évidence a été de graver des CD-ROM d'archive.
À cela deux points atouts nouveaux : fournir un CD n'est pas coûteux, surtout comparé aux innombrables ZIP, Bernoulli ou Syquest passés aux profits et pertes. Ensuite, en cas de problème, le CD non reinscriptible sert de juge de paix sur un job, pour départager les responsabilités. Depuis, les back-up sont simples, rapides, facilement doublés voire triplés (d'où ma colère quand le prix des CD-R a monté) et archivés dans des lieux séparés. Mieux, retrouver des fichiers est un jeu d'enfant avec un logiciel comme Tri-Catalog.
Et le bouquin de Christian H. ? Compte tenu de l'époque, il était forcément sur l'une de ces centaines de bandes DAT. Il m'a d'abord fallu trouver sur le net une version du pilote à peu près à jour et compatible avec mon système. Puis j'ai grillé un week-end à tester des dizaines et des dizaines de DAT. 90% des bandes sont maintenant dans mon garage prêtes pour décorer le prochain sapin de Noël. Et, chance infime, j'ai fini par débusquer les fichiers tant convoités.
Mais je garde un drôle de sentiment après ce week-end. En près de 17 ans, j'ai accumulé des centaines de gigas de données. Et aujourd'hui ? Elles sont soit totalement illisibles, la faute aux supports vieillissants ; soit inutilisables, les lecteurs et leurs constructeurs ayant rendu l'âme. Il ne me reste qu'à monter le Musée des fichiers inutiles… j'ai toute la matière première à portée de main !
Écrite en Mars 2001 à la demande de Michaël Thévenet (alors rédacteur en chef) pour 01.net
NB : toutes les bandes DAT sont passées à la benne depuis l'écriture de ce papier.
# | 17/02/2006 | 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Comment travailler chez soi, c'est aussi débrancher son téléphone…!Dans |
signé lukino |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte

Nb : ce strip ne peut être réellement compris que par les lecteurs du
bouquin, Comment travailler chez soi ! Là où sont décrites les relations professionnelles des deux auteurs (Courte et Lukino)…!
# | 2/01/2006 | 16:34 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Des nouvelles de "comment travailler chez soi"…Dans |
signé lukino |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte

Pour en savoir plus sur
Michel Houellbecq, c'est
ici. Pour en savoir plus sur
Comment travailler chez soi, lire la suite…
Voilà 15 jours pile-poil que le livre est disponible (…comment, vous n'avez pas encore lu "
Comment travailler… chez soi" ?!!).
Et déjà quelques réactions sympathiques, parfois sous la forme d'une simple citation dans un visuel (dans
kernelpanic et sur le
journal de Cédric) ou un billet de
Vincent sur
MacGeneration.
Comme
vous, nous sommes ravis de l'élan de bonne humeur qui accompagne cette parution. J'ai appris jeudi qu'une agence en avait acquis un bon stock pour les offrir à ses clients pour les fêtes…
À qui s'adresse ce livre
Comme nous l'avions déjà
dit, "Comment travailler… chez soi" n'est pas une thèse soporifique, un précis technique, une encyclopédie détaillée et exhaustive. Notre idée était de réaliser un petit bouquin qui ne se prenne pas au sérieux à destination de nos pairs qui travaillent aussi à domicile.
Ensuite, que la légèreté des propos comme des illustrations puisse servir à engager le dialogue avec les proches.
Travailler chez soi n'est pas toujours perçu comme un
vrai boulot, une activité noble et sérieuse. Souvent notre propre entourage ne comprend pas réellement comment nous fonctionnons (doux euphémisme)…
Avec Jacques, nous nous disions que ce bouquin devait être lisible par tous, familles, amis comme clients.
Par exemple, ma propre belle famille a été un peu surprise, certaines situations leur rappelant des situations vécues… Mon beau-père l'a pris avec humour et cela nous a permis de remettre les pendules à l'heure. Eh oui, le beau-fils travaille pour de bon…
Bref si nous pouvons aider à renouer le dialogue, si "Comment travailler chez soi" agit comme une thérapie familiale ou professionnelle, c'est déjà cela de gagné !
Il n'apportera évidemment pas grand-chose aux professionnels aguerris, c'est un simple pense-bête à propos des bonnes habitudes que l'on oublie trop souvent nous-même de suivre ! Il peut être utilisé comme piqûre de rappel, sans parler du plaisir de se sentir moins seuls…! Bref, comme l'écrivait ici un de nos lecteurs, c'est "ma" vie…!!
Cet opuscule est essentiellement destiné aux débutants qui ne se connaissent pas encore suffisamment notre univers (d'où le titre) et qui peuvent être tentés de rejoindre nos rangs sans se rendre compte des contraintes.
Un dernier point que je tiens à souligner. Nous avons multiplié les planches d'exemple en téléchargement ici et sur le site d'Eyrolles. Si par inadvertance, vous achetez ce livre et que vous le trouvez médiocre, prenez-vous en à vous-même…! Il n'a jamais été plus facile de découvrir un livre avant de l'acquérir me semble-il…
Par contre, n'hésitez pas à nous indiquer ce qui manque, à faire des remarques pour la seconde édition (on prévoit 620 pages ultra-techniques en corps 7 et une loupe pour les strips de Lukino…). Plus sérieusement, certains sujets ont été évacués. Ainsi le handicap, que ce soit celui du télétravailleur ou de l'un de ses proches, ce n’était pas la peine de plomber l'ambiance avec du quotidien moins guilleret.
Enfin, le dernier objectif était de réaliser un livre abordable en terme de prix.
À vous…
# | 16/12/2005 | 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
En librairie le 2 décembre… 2005 ! Déjà culte…Dans |
ça se lit |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
23 mois de travail, 5 ordinateurs, 4 souris, 324 heures de vidéo conférence, 1483 litres de "biiip", 23547 mètres de "bolom bolom", 127 interviews exclusives, 3 ongles cassés, 2 procès potentiels… Ajoutez 1 recherche bibliographique de tout premier plan, 274 feuilles de calque, 4 tapuscrits, 1 éditeur, 1 postface de Martin Winckler et vous aurez une faible idée de l’énergie dépensée pour rédiger ce guide exceptionnel…
Oui, Mesdames et Messieurs, l'ouvrage de référence que vous attendiez, le seul livre illustré sur le travail à domicile bourré de conseils, de vécu sera disponible dans votre librairie dès le 2 décembre au prix incroyable de 10 euros.
Découvrez en deux couleurs le talent unique extraordinaire étonnant de Lukino, le style hors pair de Courte…
Noël approche, l'ANPE ne souhaite plus vous compter au rang de son club, offrez-vous le seul ouvrage qui vous expliquera comment vous lancer dans votre nouvelle vie… Ou, au contraire, pourquoi vous n'êtes pas fait pour travailler chez vous…
Dès le 2 décembre 2005, demandez à votre libraire le Courte-Lukino…
Bon, c'est fait.
Jacques Lucchino et moi-même avons terminé ce livre. Tout d'abord, un grand merci à Martin Wincker qui a rédigé la postface santé, à l'équipe de feu Macdigit (Dominique Chiron, Michaël Thévenet, Volker Gilbert…) qui nous a relu, fait des suggestions et encouragé… À Joël Seguin, notre éditeur désormais aux USA, qui a usé et abusé du fouet pour nous faire écrire ou dessiner. À tous ceux qui ont œuvré à sa réalisation technique (Michel — désormais à la retraite, Guillaume, Sylvie et j'en oublie…!).
Au sommaire :
Préparer son espace
Installer matériel et connexions
Démarrer son activité
Optimiser sa vie au quotidien
Des raisons d’échouer
De très bons motifs pour continuer…
Fiche bibliographique :
Comment travailler… chez soi
Courte • Lukino
Éditions Eyrolles
128 pages en deux couleurs (si, si deux…! comme les dessins des chroniques)
format 128 par 210 mm
ISBN : 2-7081-3417-5
10 €

Lecteurs: tout public
Pérennité : se bonifie comme un bon vin…
Jargon : pas de jargon, tout est dessiné !
# | 23/11/2005 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |