image du monde végétal — close-up

Des raisons d’échouer | 9 | Vivre en pyjama

La chronique du Lundi
Dans | signé lukino | travailler chez soi |

par Jean-Christophe Courte

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Suite à tout ce qui a été dit aux pages précédentes, le symptôme ultime est de ne même plus faire l’effort de s’habiller… On sort de son lit et, hop, on enfile une tenue de travail…

« Ah, c’est chouette de bosser chez soi, on peut travailler en pyjama… »
Et pourquoi pas en survêtement et en espadrilles, comme Monsieur mégot, le professeur de sport de Spirou ? !
Le matin, avant de partir travailler – même à 2 mètres de son lit, on s’habille…
Il est indispensable de créer une rupture, se mettre dans les conditions du travail… Et de rester dans le mouvement général, pas la peine de se lever à 9 h 00 avec la mauvaise excuse que vos collègues arrivent à cette heure-là au bureau !
D’autant que vous pouvez vous retrouver en plein gag avec votre patron, un client ou un collègue qui débarque à l’improviste. Et vous, en pyjama, à peine réveillé !
Obligez-vous à décoller de votre lit et à vous activer dès potron-minet. Préparer le petit-déjeuner de toute la famille est une excellente astuce, toute la maisonnée appréciera. Surtout si vous sortez chercher le pain ou les croissants tout chauds…

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Cet extrait est tiré de Comment travailler chez soi

Je crée ma boîte chez moi

Tout l'été pour y penser
Dans | travailler chez soi |

par Urbanbike

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Le dernier numéro de L'Entreprise vient d'arriver en kiosque. L'une des deux journalistes, Valérie Froger, a longuement interrogé Jean-Christophe dès le mois de mai. Elle avait repéré Comment travailler… chez soi, l'incontournable manuel à destination de tous ceux qui souhaitent créer leur boîte chez eux…! Ce livre, paru aux éditions Eyrolles fin 2005, n'a pas pris une ride, les auteurs quelques unes…!

Vous retrouverez par exemple dans ce dossier du magazine, construit à partir du sommaire du livre, la liste des six trucs pour séparer vie privée et vie professionnelle. Sur urbanbike, vous aurez les dessins de Lukino en plus :
Établir des règles avec ses proches
Fixe ou portable, un téléphone pro
Fixer un cadre à votre famille quand aux horaires
Une adresse de courriel pro
Soignez l’ambiance de travail
Résister à l'appel du frigo…!

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Oui, créer sa boîte chez soi, travailler chez soi — à temps partiel ou non, est une manière de travailler désormais reconnue…! Mais pour les pionniers que nous sommes, cela n'a pas été une opération évidente, tant vis-à-vis de nos clients que de nos familles… Aussi, commencez par une soirée ou un jour par semaine, la suite est dans le livre !

Aux USA, ce mouvement s'est développé rapidement depuis plus de dix ans. Après la décision de ne plus imposer les intérêts d'emprunts sur le logement en France (déjà appliquée par les propriétaires américains depuis plusieurs années), à quand des mesures pour ceux qui travaillent chez eux ? L'avance américaine devrait nous inspirer : paperasserie réduite à une page, inscription en une heure au registre de commerce, imposition simple regroupée sur votre feuille d'impôts personnelle et nombreuses déductions fiscales. Vous comprendrez donc mieux pourquoi les voitures de vos voisins sont si peu utilisées !
À ce propos, voir le livre Free Agent Nation.

Des raisons d’échouer | 8 | Ne plus sortir de sa bulle

La chronique du Lundi
Dans | signé lukino | travailler chez soi |

par Jean-Christophe Courte

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Accident fréquent, celui de ne même plus s’échapper de chez soi, l’unique fenêtre sur le monde étant l’écran de votre machine…

Voilà une semaine que vous travaillez seul chez vous, à la fois heureux et un peu déphasé… C’est le moment de vous souvenir que le monde tourne au-delà de votre écran !
La cassure est parfois trop brutale par rapport à votre mode de vie précédent… Aussi, n’hésitez-pas à organiser au moins une fois par quinzaine un rendez-vous formel avec vos équipiers : se voir, se sentir, se parler autour d’une table est essentiel. Après les échanges strictement professionnels, passez à des contacts amicaux et décontractés. C’est le seul moment où vous pourrez leur parler librement mais n’en dites pas trop sur vos nouvelles conditions de vie, évitez de conduire vos interlocuteurs sur des pistes qui relèvent du fantasme. De nouveau au téléphone, reprenez les bonnes vieilles habitudes…
Pour vos clients, procédez de même, planifiez un jour en semaine vos rendez-vous clients. Fixez-en plusieurs avec suffisamment de marge pour ne pas vous retrouver coincé sur l’un et en retard sur l’autre. Et si vous avez du temps, c’est le moment de passer acheter un Cd-Rom de musique ou des livres…
En résumé, sortez de votre bocal… ! Accessoirement, écoutez la radio, évitez le jour de grève générale !

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Cet extrait est tiré de Comment travailler chez soi

Travailler en Mode sciatique

Accident du travail en bossant chez soi…? C'est possible…!
Dans | groummphh | travailler chez soi |

par Jean-Christophe Courte

Il y a quelques années, quand je bossais sur Paris quasiment tous les jours, je lançais régulièrement sous forme de boutade que l'on ne ferait pas de beaux vieillards à force de s'activer 15 heures par jour sans une hygiène de vie sérieuse. La pratique sportive étant quasiment absente de la mienne pour diverses causes dont celle, majeure, des missions s’enchaînant les unes derrière les autres, ce qui devait arriver arriva…

Ce billet d'une situation vécue n'a de but que d'être un rappel au lecteur…!

Quand un livreur arrive avec un gros paquet, quelque soit la taille de ce dernier (enfin, dès que cela dépasse la taille d'une grosse boîte à chaussures…), demandez-lui instamment de le poser sur le sol ou sur un rebord de fenêtre…! Pourquoi…? C'est tout simplement que vous ne jouez pas dans la même catégorie que votre vis-à-vis, que vous n'avez pas son entraînement…! Si, si, la personne devant vous est un véritable athlète, parfaitement échauffé. Vous, non…!

Pour résumer, mon relais s'est mal passé — c'est fou comme un emballage en papier peut être trompeur…! Comme le lapin d'Alice, le livreur est reparti chez d'autres clients. Voulant faire bonne figure, j'ai poursuivi comme si de rien n'était. Et pour aggraver la situation, je n'ai pas plié mes jambes pour poser ce truc. Je me suis penché avec le sentiment au retour de ne plus arriver à me redresser ! Bref.

Dans l'heure, mes reins étaient sérieusement vrillées. Comme j'ai minimisé la fourberie de cet événement, passage en "mode sciatique" (en fait, une cruralgie… mot dans lequel il y a bien le mot râle…!) dès le lendemain…! Je glisse sur l'aspect inconfortable, les nerfs qui vibrent dans les jambes, l'impossibilité de trouver une position où ces élancements continus s’annihileraient, la piqûre dans la nuit par un toubib diligenté par SOS médecins, l'estomac retourné par les médocs, etc.

Depuis, je suis comme un vieillard marchant à petits pas et ne trouvant le calme qu'assis dans mon aeron. Comme un œuf sur son coquetier…! De mon fauteuil de travail à mon écran, il n'y a qu'un pas que je franchis sans peine sur mes roulettes. C'est l'avantage de travailler chez soi, pas besoin de prendre de congés pour récupération : même avec les guiboles en vrac, on peut pianoter sur le clavier et déplacer la souris quand bien même une relation douloureuse s'établit entre bras et jambe.

Ce sont des moments où l'on se rend compte de sa fragilité mais également de l'hostilité de son propre environnement. Là encore, on sait que l'on va s'en remettre dans les mois qui viennent… Comme la station debout n'est pas conseillée, on se surprend à regretter qu'il n'y ait pas une poignée ici pour se redresser, à maudire ces marches là sans rampe de soutien… Du coup, je note nombre de petites améliorations à réaliser…! Mais je suis déjà certain de les oublier dès que je serais à nouveau sur pied. Quoi que…

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En savoir plus

Des raisons d’échouer | 7 | Céder à l’appel du frigo

La chronique du Lundi
Dans | signé lukino | travailler chez soi |

par Jean-Christophe Courte

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Que celui qui n’a jamais péché lève le doigt !

Danger ! Vous pouvez vous surprendre, sur le coup de 11 heures, à rêver d’un thé ou d’un café… Vous atterrissez dans votre cuisine avec une envie supplémentaire de grignoter quelque chose. Non !
Chez vous, pas de collègues avec qui discuter tout en sirotant un gobelet devant la machine à café… Le travailleur à domicile se trouve devant un piège bien plus redoutable et sournois : le frigidaire… !
C’est tellement tentant de goûter à cette petite mousse pistache ou à cette crème basses calories à la vanille et éclats de noisettes… Et puis, quoi ? Un petit carré de chocolat (juste un…) de cette variété dont vous ne vous souvenez plus le goût (orange et café ou orange et praliné…). Et puis il reste de ce délicieux jus de fruits ouvert hier (et qui risque de se périmer trop tôt) allongé avec une larme de rhum blanc agricole…
Travailleurs à domicile, travailleuses à domicile, repoussons les pièges abjects du grand réfrigérateur et de ses nervis pâtissiers, luttons contre cette perfide tentative de paralyser notre activité quotidienne par une augmentation hypocrite de notre surcharge pondérale… Ne laissons pas cet excès de calories briser notre moral… Résistons !

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Cet extrait est tiré de Comment travailler chez soi

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