Les choix de Barnes and NobleDans |
édition américaine |
par Joël Seguin
Aux Etats-Unis,
Barnes and Noble possède une librairie dans tous les recoins de l'immense territoire depuis des générations. Avant qu'Amazon ne trouve ses marques, Barnes and Noble dominait le secteur de la vente de livres avec un service client impeccable, des librairies accueillantes et des prix attractifs.
En quelques années, ces trois pierres angulaires sont remises en question. Côté en Bourse, ce groupe familial basé a New York observe les lignes se déplacer. Après Amazon, basé à Seattle, les californiens Google et Apple débarquent.
Le remplacement de l'actuel dirigeant par celui qui a repris en main la stratégie Internet du groupe montre une voie radicale, possible.
À suivre.
NB : sans oublier le
nook, le reader maison…
# | 24/03/2010 | 10:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | |
Anticipation à partir de mes usagesDans |
ça se lit |
édition américaine |
mémoire digitale |
sans attaches |
par Jean-Christophe Courte
Récemment, j'ai cherché dans ma bibliothèque l'excellent
FileMaker Pro 8 missing manual avant de me souvenir que je l'avais prêté à Marc. Mais comme j'étais pressé, j'ai d'abord regardé sur
eyrolles.com si le livre était toujours disponible avant de me souvenir que cet éditeur vendait désormais nombre de .pdf via leur serveur
Izibook, un service bien pratique soit dit en passant.
Bon, l'ouvrage étant trop ancien (2006 pour la version 8 de FileMaker Pro), je n'ai pas été surpris de ne pas le trouver, FileMaker est actuellement en version 10. Du coup, je l'ai cherché sur le site de O'Reilly aux USA, sachant que cet éditeur proposait de plus en plus de livres numériques disponibles même sur
iPhone comme je l'avais évoqué en mai.
Et hop, pour moins de $10, j'ai téléchargé
deux versions du livre
FileMaker Pro 10: The Missing Manual : la première en .pdf sur mon Mac, la seconde au format ePub sur mon iPhone. Pour une recherche d'infos dans un livre technique, utiliser les hyperliens depuis l'index du PDF comme ceux contenus dans le fichier ePub, c'est simplement génial.
Ici, sous iPhone en ePub depuis Stanza.
Avec des hyperliens qui fonctionnent en tapotant…
Et un sommaire pour naviguer…
Au format .pdf, c'est encore plus évident, surtout sur un écran assez confortable.
Bref, ceci m'inspire quelques réflexions…
Les éditeurs hors USA feraient bien de s'interroger car, ce que je découvre à nouveau, ce sont des petites choses qui, mises bout-à-bout, pourraient être fortement concurrentielles.
Tout d'abord, un prix du livre numérique qui s'adapte en fonction des ouvrages concurrents et de la fraîcheur du livre. En effet, rien n'interdit à un éditeur américain de baisser drastiquement le prix d'un ouvrage sur son site, de le promouvoir dès lors que des éditeurs concurrents publient à leur tour sur le même sujet, etc.
Ensuite, les offres multiples comme papier et numérique — certes réservée aux USA — ou numérique seul, ouverte à tous.
La possibilité de télécharger le même livre depuis un même compte sur plusieurs machines (mon exemple Mac + iPhone) sous plusieurs formats.
L'absence de TVA puisque téléchargé depuis un serveur étranger.
Mais le plus fort reste à venir car qui peut empêcher un éditeur US de sortir demain — en numérique uniquement — ses ouvrages traduits dans différentes langues…? Or côté informatique, les applications étant majoritairement nord-américaines, il ne fait pas de doute les éditeurs d'outre-atlantique ont, d'emblée, une longueur d'avance. Avec une diffusion dans d'autres langues — depuis les USA, ce serait… deux longueurs d'avance.
Avec l'arrivée des iPads chez Apple en février (…voire avant car manifestement cela bouge aussi chez Microsoft), les options de téléchargements
via iTunes (regardez un peu comment a été reconstruit l'interface de cette boutique, pas de souci pour ajouter de nouveaux secteurs comme des livres par exemple…), le mode de distribution d'ouvrages numériques techniques peut évoluer/changer assez brutalement. Et ceci dans un très proche avenir.
Note : Cela n'empêche pas la littérature (même de gare…) de faire des scores étonnants
via internet en édition numérique. Ainsi le dernier Dan Brown, The Lost Symbol, semble avoir déjà dépassé en numérique (cf.
Letemps.ch) les chiffres de vente de l'édition imprimée. De plus, sur Amazon.com, le prix de la version numérique — 528 pages à lire à l'écran — est moitié moins chère que la version papier. Il faut aussi rappeler qu'il n'y a pas de prix unique du livre aux USA et que cela génère des batailles démentes comme le montre ce récapitulatif sur
publishersweekly.com
Note 2 : Maigre consolation, en France, nous avons des réseaux téléphoniques qui fonctionnent assez bien pour servir les utilisateurs de iPhone. Manifestement, aux USA, c'est pas trop cela comme l'indique ce
virulent billet… C'est pourquoi les rumeurs autour d'Apple et d'un second opérateur ne sont pas saugrenues.
Rien à voir : si vous avez envie de
convertir vos bases Access vers Filemaker, c'est possible.
# | 23/09/2009 | 08:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
À propos des sommaires de livres en ligneDans |
édition américaine |
par Joël Seguin
Contrairement aux apparences, notre génération a la chance de pouvoir renforcer ce qui fait qu'un livre est un livre.
Du texte au livre, les avatars du sens : ce livre d'Hubert Nyssen, fondateur d'Actes Sud, pourrait à lui seul faire l'objet d'articles dans Livres Hebdo, de conférences ou de cours là où sont formés une partie des éditeurs français : Asfored, Villetaneuse ou ESCP.
Pourquoi ?
Car il découpe tous les éléments qui constituent le livre, de sa création au pilon. Une vie de livre en somme.
Et quand cette autopsie est relue avec les yeux d'internet, on devine par exemple combien le sommaire est utile comme point de passage pour trouver à lire via le Net. Or, la richesse des bases de données permet de fournir un moteur de recherche des sommaires, de créer simplement une page spéciale dans toute librairie en ligne où
les sommaires de tous les livres d'une catégorie sont réunis.
Oui, la couverture doit toujours faire vendre comme disait mon ancien
Chairman avec justesse ; oui, un auteur brillant ou connu a des chances de mieux s'en sortir sur la durée. Je sais aussi trouver des trésors de livres cachés derrière un titre à côté de la plaque, une couverture ratée, un éditeur mal choisi. Face à la profusion, je choisi mes livres grâce aux sommaires et quelques pages extraites. Je trouve même parfois une raison d'acheter un livre pour deux chapitres seulement.
La présentation des livres sur les librairies en ligne s'émancipe rapidement avec des visuels de livres en grand, des vidéos, des évènements, des ouvrages proposés en regard... il manque cette base de données brute où la colonne vertébrale de chaque livre est accessible instantanément et non en cliquant cinq fois afin de passer au livre suivant. Le cerveau est alors distrait par une nouvelle couverture, un nouveau nom d'auteur, un prix, une promotion etc.
La créativité et l'efficacité du site web constamment amélioré de
Barnes and Noble en est un cas d'école.
À quand l'accès direct au livre des sommaires ? La perception du livre exposé sur un écran prend ses marques, en jouant logiquement sur une autre partition qu'une pile trônant sur une table de libraire.
A noter la série d'été du Figaro inaugurée ce lundi pour sept semaines :
Les éditeurs fondateurs, portraits d'éditeurs dont la maison porte leurs noms.
Première interview passionnante de Sabine Wespieser.
Pour mémoire sur Urbanbike :
Visite guidée d’un catalogue de livres | 2
Les stratégies internet des maisons d’édition | 2
# | 30/06/2008 | 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | |
A suivreDans |
édition américaine |
par Joël Seguin
Barnes and Noble annonce cette semaine
ses résultats financiers pour les premiers mois de l'année et évoque une possible prise de contrôle de son concurrent-doublon Borders.
C'est une opportunité historique pour se recentrer sur l'essentiel des années à venir : des librairies bien situées, bien fréquentées et une librairie en ligne reconnue comme un passage obligé sur Internet.
Après tout, le concurrent le plus offensif du libraire n'est plus... le libraire d'en face mais Internet, Google, les jeux vidéos, la Wii, Facebook etc.
Pour mémoire, lire également à propos de Barnes and Noble:
La page à 40 % | 1
La page à 40 % | 2
# | 21/05/2008 | 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | |
RafraîchissementDans |
ça se lit |
édition américaine |
par Joël Seguin
Avec l'actualité française autour de la présidence vacante du FMI,
voici deux petits rafraîchissements.
D'abord via
Les Français ont-ils vocation à être les hauts fonctionnaires du village mondial ? de Jean-Pierre Robin pour Le Figaro :
De tous les Occidentaux, les Français ont la réputation d’être les plus hostiles à la mondialisation. Ils ignorent manifestement qu’ils en sont les organisateurs les plus prestigieux ! Pascal Lamy dirige l’Organisation mondiale du commerce et Dominique Strauss- Kahn a de très bonnes chances de prendre la direction générale du Fonds monétaire international à l’automne. Or l’OMC et le FMI – l’une pour le commerce et l’autre pour l’économie et la monnaie – sont sans conteste les deux institutions phares de la globalisation. Celles qui façonnent les règles du jeu et en arbitrent les crises. Il n’y a pas que l’OMC et le FMI où nos compatriotes monopolisent les plus hauts postes. Dans l’olympe des organisations intergouvernementales, ils sont partout. Michel Jarraud, à l’Organisation mondiale de la météorologie, Claude Mandil à l’Agence internationale de l’énergie, le Dr Bernard Vallat à l’office international des épizooties, Michel Danet à l’Organisation mondiale des douanes, Jean- Marie Guéhenno numéro deux de l’ONU en charge des questions de sécurité, Francesco Frangialli à l’Organisation mondiale du tourisme, etc. Au niveau européen également les Français sont aux avant- postes : Jean-Claude Trichet à la BCE, Jean Lemierre à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), Jean-Paul Costa à la présidence de la Cour européenne des droits de l’homme, Marc Perrin de Brichambaut comme secrétaire général de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).
Et cet extrait tiré du livre
Making globalization work de Joseph Stiglitz.
Poverty has, at last, become a global concern. The United Nation and multinational institutions such as the World bank have all begun focusing more on poverty reduction. In september 2000, some 150 heads of state or government attended the Millenium Summit at the United Nation in New York and signed the Millenium Development Goals, pledging ti cut poverty half by 2015.
Until recently, the IMF traditionally focused on inflation rather that on wages, unemployment and poverty. Its view was that poverty reduction was the mandate of the World Bank, while its own mandate was global economic stability. But focusing on inflation and ignoring employment led to the obvious result : higher unemployment and more poverty. The IMF has now made poverty reduction a priority.
Livre qui rejoint ceux d'autres
économistes de premier plan qui ont su récemment expliquer sans trop jargonner ou compliquer ce qui se passait à l'échelle de la planète : Jeff Sachs,
The End of Poverty, Jagdish Bhagwati,
In Defense of Globalization, Bill Easterly,
The Elusive Qwest for Growth, Thomas Friedman,
The World is flat et Martin Wolf,
Why globalization works. Un peu moins de la moitié de l'humanité est pauvre. Autrement dit, près de 3 milliards de personnes vivent avec 2 dollars par jour. Tout comme les règles régissant les échanges commerciaux, de capitaux et celles liées à l'environnement, la pauvreté est un problème qui a besoin d'être traité autant au niveau local que... mondial.
Rien à voir, je ne résiste pas à vous
montrer une différence culturelle tellement flagrante sur ces questions! Voici une sélection de titres et couvertures américaines puis françaises sauf pour les livres de Jeffrey Sachs et Martin Wolf, non disponibles en français.


Et les deux versions du livre de Jeffrey Sachs :
Hardcover puis
Paperback.

Note géographique autour du FMI : la World Bank est installée dans la 18ème rue et le Trésor américain dans la 15ème!
# | 26/07/2007 | 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | |