Périodes de pointe et saturation

Services publics au bord de la crise de nerf…
dans | bosser chez soi | écouter | groummphh |

Tiens, il y a longtemps que je n’étais pas revenu sur une de mes thématiques préférées — avec ses forces et ses faiblesses — mais, en déboulant en plein milieu d’une émission de France-Inter, la surprise est qu’elle est bien trop rarement évoquée.

Bien sûr qu’il est souvent difficile — voire impossible — pour des salariés rentrant du boulot de se rendre ensuite dans certains services publics qui ont été délocalisés à des kilomètres de chez eux, que les transports publics sont archi bondés aux heures de pointe, etc.

Comment ça, ce n’est pas vrai ?!

Tiens, je ne résiste pas à vous narrer ma dernière aventure administrative (avec, je tiens également à le souligner, des gens sympas dans tous les cas et conscients du burlesque involontaire de la situation !)… En gros…

  • se rendre pour mes parents au centre ville de Maurepas où étaient regroupés de manière pratique tous les services dont la Poste, le marché, la Mairie.
  • s’entendre répondre : Ah désolé, le service des impôts est désormais à Guyancourt.
  • Mais il y a encore du personnel ici !
  • Oui ! Mais nous ne pouvons traiter aucun dossier…
  • se rendre jusqu’à un bâtiment neuf au bout d’une avenue déserte en voiture muni de son GPS (merci TomTom) dans un dédale de voies sans âme et quasi sans issue…!
  • s’entendre dire qu’il (nous) manque telle pièce (…que l’on me fournit aussitôt…) mais que de toute manière cela dépend des impôts de… Versailles
  • être enfin accueilli (très courtoisement) par des gens désolés de mes pérégrinations rue de l’école des postes au terme d’une longue errance dans un bâtiment en travaux…!

Trois heures cumulées et un bon nombre de dizaines de kilomètres dans un tissu urbain en pleine mutation…

Rappel, je suis indépendant, je dispose encore de mes capacités physiques (qui se marre dans mon dos ?) et — encore ! — d’un véhicule.

C’est quoi ta solution…?

Pour ma part, ce qui me sidère est encore et toujours l’absence de prise en compte d’une solution qui a fait ses preuves, la possibilité de travailler à domicile.

Oui, vous avez bien lu : bosser chez soi.

Bien entendu que cela demande quelques aménagements de la part de l’entreprise qui n’est pas toujours prête à les réaliser.

Et, surtout, faire confiance à ce (…salopard en puissance, feignasson masqué, tricheur né — barrez les mentions inutiles) qu’est nécessairement le salarié !

Eh oui, c’est la première barrière mentale à franchir.

C’est bien connu, le mec qui bosse chez lui est une anguille qui fera tout pour ne pas travailler autant que ses collègues au bureau qui, eux, quotidiennement, se retrouvent en petits groupes subversifs pour tirer une clope ou discourir sur les martingales comparées des RTT et des ponts depuis des semaines devant la machine à café.

Eux, c’est nettement moins grave, ils sont présents dans l’entreprise…!

Bien entendu, comme dans tous groupes humains, il y aura des tireurs au flan de première classe mais, et c’est ce qu’oublient les boîtes et les DRH, c’est plus facile à constater car celui bosse chez lui a des tâches précises à réaliser. Et se doit donc de les remplir, ne pouvant se décharger sur autrui.

Alors, qu’un employé passe moins d’heures hyper concentré chez lui ou enfile les heures habituelles — hors temps de transport — dans l’entreprise, l’important n’est-il pas que sa tâche soit faite et bien…? Enfin, c’est ce que je crois naïvement.

Attention : tout le monde n’est pas apte à être indépendant et autonome. Et puis tout le monde n’a pas envie de bosser chez lui pour de simples raisons de surface de logement, de caractère ou de motivation. Remplacer une solution par une autre n’est pas plus viable…

Et si on essayait…?

Bref, au moment ou la pollution augmente suite aux transports automobiles massifs — parfois faute de place dans les trains —, de retards et/ou incidents trop fréquents qui peuvent donner lieu à des sanctions — votre train a eu du retard, je ne veux pas le savoir —, de lignes mal desservies, etc. Si au lieu de bâtir des plateaux de bureaux (…de plus en plus vides comme le montrent ces grands calicots à louer…) dans des endroits battus par les vents tout en grignotant des terres agricoles, si… on réfléchissait à d’autres pratiques.

Si, tout simplement, on essayait en partie le télétravail.

Il ne s’agit pas de ne plus voir ses ouailles mais de les retrouver uniquement pour un briefing une fois par semaine, employer des lignes internet et de la vidéo pour communiquer. Les solutions existent, ce sont juste les individus qui ont le pouvoir de les mettre en œuvre qui buguent.

Chez Yahoo! la PDG patine à expliquer pourquoi elle ne veut plus de télétravail. ses explications — Nous sommes plus collaboratifs et innovants lorsque nous sommes réunis. Certaines des meilleures idées naissent de la confrontation de deux idées différentes — ont peine à me convaincre (sic !). Au quotidien je bosse avec des gens créatifs et nos outils — Messages, Twitter en DM, Mail, Skype, FaceTime ou bêtement le téléphone — ne nous empêchent nullement de bosser… à distance.

Pour ma part, et contrairement à ce décideur, aller chercher ma gamine à la sortie de son collège est un motif de plus de poursuivre… D’autant qu’une fois rentré, je bosse jusqu’au diner…

Bref, le télétravail fonctionne sur une notion simple : la confiance.

Si quelques individus ne sont pas digne de cette dernière, ce n’est pas pour autant très intelligent ou astucieux de punir la très large majorité que cela arrangerait quotidiennement en y réfléchissant bien.

Mais il est vrai que les arguties pseudo productivistes ou à connotation “c’est plus créatif” démontrent à quel point certaines habitudes ont du mal à changer.

Ne pas croire que se sont des décisions de vieux dirigeants… Madame Mayer n’a pas 40 ans et loin d’être la seule à être effrayée par l’idée de ne pas tenir ses troupes à l’oeil…

Pour finir, je vois avec tristesse que les recommandations de notre livre… dont l’écriture a démarré il y a — déjà ! — 10 ans avec Lukino avant d’être publié fin 2005 n’ont pas trouvé beaucoup d’écho…! Notez que le niveau des ventes était déjà un excellent indicateur ! C’est resté un bref-seller…!

@Lukino

Des sonneries classiques sur votre iPhone ou iPad…

Ringtones | Brussels Philharmonic fait très fort…
dans | écouter | iOS | pratique |

Ras le bol de la sonnerie Marimba…? Les extraits trouvés sur le net sont moyens…? L’AppStore ne vous propose pas le thème musical souhaité…?!

Alors optez pour un grand orchestre…! Celui du Brussels Philharmonic… Et jetez un oeil sur les sonneries enregistrées magistralement…! Merci à eux car, de plus, tous ces enregistrements de qualité sont gratuits.

Ces sonneries (au nombre de 12) sont disponibles sur cette page…!!

Il suffit de télécharger celle qui vous intéresse… De la décompresser puis de glisser le ou les fichiers .m4r sur la zone tramée en bleu de iTunes (en haut à gauche).

@urbanbike

Ensuite, après avoir coché dans Sons celles que vous souhaitez placer sur votre iPad ou iPhone, procédez à une synchro

@urbanbike

À vous de jouer dans les Réglages.

Et même d’attribuer dans les options du Carnet d’adresses une sonnerie personnalisée aux personnes que vous souhaitez. Ma petite famille est précédée par So What depuis des années…!

Enluminures flamandes

De la cour de Bourgogne et directement sur votre iPad
dans | ailleurs | écouter | iOS | voir |

Ces quelques lignes pour évoquer cette application gratuite arrivée hier soir sur iPad, Enluminures flamandes de la cour de Bourgogne et édité par la BNF.

@urbanbike

Et qui donne plus encore envie d’aller voir l’expo après l’avoir parcourue sur un écran…

@urbanbike

Une vidéo associée à une série de 20 visuels commentés…

@urbanbike

Chaque visuel étant expliqué tant par un texte d’accompagnement que par une bande audio… Le tout en français.

Remarquable, bravo !

Arte Live Web sur iPad

Du spectacle vivant à toute heure…
dans | écouter | iOS | voir |

Besoin de vous concentrer en écoutant un peu de Jazz ou de musique classique…?

@urbanbike

Posez votre iPad à coté de votre Mac et suivez des yeux (en temps en temps) mais des oreilles un concert avec cette nouvelle application proposée par ARTE… Arte Live Web qui tourne sur iPhone et sur iPad…

@urbanbike

Et du choix, il y en a…

@urbanbike

Pendant que j’écris ce billet…

@urbanbike

Dommage de ne pas avoir le son…!

@urbanbike

Intérêt…? Découvrir et se faire sa propre opinion… Tout en bossant. Bon, après cet intermède…

Fingerpost…

Rappel pratique | Depuis le 1er avril (sic !) 2011…
dans | écouter | groummphh | lire | voir |

@urbanbike

Nouvelles brèves de comptoir | Tome 2

Jean-Marie Gourio
dans | ailleurs | dans mon bocal | écouter | groummphh | lire |
Le spermatozoïde, si il savait qu'il allait faire un gosse, peut être qu'il irait pas.

Ce recueil n'est pas à mettre entre toutes les mains. L'humour populaire qui ressort de ces brèves demande quelques connaissances de base…!

Déjà d'avoir pénétré dans un café. Non pas le café “chic” à la mode, designé par tel grand décorateur ou recommandé pour la présence supposée de telle ou telle personnalité. Non, là, j'évoque les vrais “rads”, ceux avec de vrais gens dès le matin, ceux où servir un ballon de blanc accompagné d'un sandwich camembert n'est pas une incongruité…!

Ensuite d'écouter les gens qui peuplent ces lieux, de les aimer tels qu'ils sont, sans mépris. Pour cela, il faut passer du temps, être accepté par les habitués, échanger et donc les entendre, les côtoyer.

Pendant une dizaine d'années, le “Vert Luisant” rue du Mont-Thabor, un bistrot parisien tenu par Juliette et Pierre (s'ils me lisent, qu'ils sachent que je pense régulièrement à eux…), a été tour à tour le lieu de mon petit déjeuner, de mon café vers 10 heures, de mon repas le midi, de mon café du soir.

Et, chaque jour, je croisais les clefs d'or (concierges) des grands hôtels, les employés de bureau, les tireurs du laboratoire proche, imprimeurs, coursiers, commerçants, etc.
Une ambiance bonne enfant et des paroles.

Jean-Marie Gourio a cette incroyable capacité à entendre et, surtout, à retenir. Dans ce recueil comme dans le premier (voir cette chronique sur urbanbike) que j'avais lu en son temps, j'ai retrouvé des expressions que j'avais quasiment entendues.

Cet humour parfois lié à la boisson mais aussi à une certaine dépression, difficulté à vivre, sont souvent pétries de poésie, de bon sens (ô combien…!), d'ironie.

Propos d'ivrognes …?
Non, souvent, sagesse populaire de ceux qui préfèrent s'alcooliser en conscience que de regarder la télé réalité ou d'écouter les grandes déclarations de nos politiques. Une forme de résistance dans des vies broyées, qu'elles soient professionnelles ou personnelles.

Mon RMI, je le bois au comptoir, c'est normal, c'est ici que je le gagne.

Oui, j'oubliais, des brèves souvent empruntes d'une énorme lucidité. Bref, ce bouquin me touche car il me remets en mémoire des scènes vécues pas qu'au Vert Luisant mais aussi au bar de la Marine (devenu bien respectable depuis) et dans d'autres gargotes de province dont j'ai poussé la porte.

Acheter un bébé, ça peut se comprendre, c'est vendre un bébé qui est pas normal.

Quand t'es vieux, vaut mieux aller en prison qu'à l'hôpital, les gardiens sont toujours là alors que les infirmières tu les voies jamais.

Des milliards d'euros qui paressent en fumée, moi j'ai pas vu de fumée.

La voiture propre, je suis d'accord, j'arrête pas de laver la mienne.

Pour punir les banquiers, faudrait que la crise financière, ça leur fasse mal aux dents.

Il faut un balcon pour secouer la salade, et ça, les architectes, ils y pensent pas.

Dans la banque, plus t'es un enculé, plus t'as le paradis fiscal !

Les vieux, c'est pas la peine qu'ils vivent au ralenti si c'est pour mourir aux urgences.

La prison pour les douze ans, c'est trop tard, moi c'est les parents que je foutrais en taule avant qu'ils fassent des gosses.

La descente aux enfers, c'est en ascenseur, la remontée, c'est à pied.

Ces brefs extraits pour vous donner envie de lire les 400 pages de ce livre. Merci à Jean-Marie Gourio pour ce travail de bénédictin(e) !



Les nouvelles brèves de comptoir
Jean-Marie Gourio
Points
9782757819043 | 7,50 €

image caddie

breves de comptoir

Le baroque, c’est “has been”…

Gaëtan Naulleau "out"
dans | écouter | groummphh | potager |
Bon, je ne peux que relayer ce billet de Ysengrain sur Cuk.ch ce matin…

D'ailleurs sur urbanbike, on ne connaît pas du tout cette musique…!!
Laurent doit juste s'étouffer. Pour mémoire, les très chouettes photos de ce dernier à Souvigny.

201105030 baroque

Même que cette musique ringarde attire les foules…!

Bref, l'histoire jugera mais dans ma ville on a encore un centre de musique baroque

Alors Jan-Luc, on fait fissa Commande-Z…?
image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike

Images végétales sur…

image

Trouvé sur le net, noté sur…

ex. Inexten.so

cf. lien publié le 12/02/2016 à 20:57

cf. lien publié le 12/02/2016 à 20:55

cf. lien publié le 12/02/2016 à 20:51

cf. lien publié le 12/02/2016 à 20:43

cf. lien publié le 12/02/2016 à 10:29

cf. lien publié le 12/02/2016 à 09:39

cf. lien publié le 12/02/2016 à 09:37

cf. lien publié le 12/02/2016 à 09:36

cf. lien publié le 11/02/2016 à 21:28

cf. lien publié le 11/02/2016 à 21:25

Follow me on App.net

Urbanbike est hébergé par…

image

Ailleurs…

image

image