Constatation des désordres et notification aux entreprises avec Archi Pad ou FinalCADDans |
architecture |
mémoire digitale |
sans attaches |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
C’est une tendance de plus en plus visible sur iPad, l’arrivée de produits ciblés, des applications verticales répondant à un besoin précis et simplifiant d’un coup des procédures souvent fastidieuses.
Un exemple avec le suivi de réunions de chantier
Lors de la construction d’un bâtiment ou d’une rénovation, à toutes les étapes d’un chantier se déroulent des réunions de chantier (ou visites) qui permettent de s’assurer que la construction, le réagencement suit strictement les plans et instructions établis par l’architecte, le décorateur, l’architecte d’intérieur.
En gros, cette réunion consiste à faire le tour du chantier en l’état, équipes des entreprises et des concepteurs confondues, aux phases critiques. Cette visite permet constater de visu les chameaux, terme englobant les différentes erreurs qui vont de la mauvaise interprétation d’un plan (si, si cela arrive, la trémie réalisée au mauvais endroit) à une malfaçon caractérisée.
Comme le chantier est en cours, il est assez facile pour une entreprise — dès lors qu’un désordre constaté lui est imputé — de faire intervenir une équipe pour corriger le point noté lors de la visite sans bouleverser le calendrier des autres corps de métier qui doivent intervenir derrière.
C’est pourquoi il est notifié dans les comptes rendus une date d’exécution de chacun de ces réajustements. Pas question de laisser filer l’intervention d’un électricien et accepter qu’il débarque après le passage des peintres pour déplacer un interrupteur avec creusement d’une saignée dans un mur…!
Ces dysfonctionnements sont traditionnellement notifiés lot par lot (couverture, plomberie, électricité, etc.) aux entreprises sur une feuille.
Cela s’effectue directement par des annotations sur un tirage papier des plans, les dysfonctionnements sont reportés et notés au fur et à mesure sur des feuilles volantes qui seront parfois ressaisies en un compte rendus de réunion de chantier après validation par tous les corps d’état.
Bref, c’est une opération fastidieuse, l’occasion de nombreuses pertes de temps pour tous le acteurs.
Et c’est ici que l’iPad intervient avec son écran confortable, sa portabilité, son clavier virtuel, son épatante autonomie et, mieux encore, sa liaison Wifi ou 3G.
Deux exemples sérieux, un troisième bricolé comme solution de dépannage et expliquant par l’absurde (quoi que…!) l’intérêt des deux premières solutions…!
Archi Pad
Cette application verticale offre une version de démo (lien iTunes) avec un bon exemple d’ouvrage qui permet de réaliser une réunion de chantier virtuelle pour illustrer le concept.
Avec Archi Pad, il suffit dans l’absolu de charger les plans directement dans l’iPad puis de saisir la liste de tous les intervenants (ce qui devrait être quasiment effectué qu’une seule fois dans le meilleur des cas pour chaque chantier).
Reste ensuite à acter la date de la visite…
À noter quelles sont les entreprises présentes sur place…
les faire signer (au doigt sur l’ecran) puis à démarrer le rapport de visite.
C’est ce dernier qui nous intéresse.
Étage par étage, pièce par pièce, toutes les malfaçons constatées à vue sont notées, expliquées…
Localisées avec un numéro d’ordre sur le plan, affectée à une entreprise.
Et toujours la possibilité de zoomer…
Une date limite d’intervention sur chaque réserve est décidée conjointement avec le représentant de l’entreprise concernée.
Une fois la visite terminée, tous les chameaux identifiées, l’application permet de consolider puis générer plusieurs types de documents au format PDF qui seront, sur le champ, expédiés aux différents acteurs.
Gain de temps épatant en perspective. Certes, la version professionnelle d’Archi Pad est à 480 € mais voici un premier produit tout en un qui vous permet de gérer l’intégralité d’une visite depuis un banal iPad.
Manque juste la possibilité, si nécessaire, d’ajouter une photo à chaque désordre pour mémoire.
FinalCAD
Le positionnement de FinalCAD (lien iTunes) est différent du produit précédant car il utilise, certes, l’iPad (application à 40 €) lors de la visite de chantier mais cette application est à considérer plus comme un satellite d’un programme accessible via internet (prix non communiqué) qui, seul, permet l’export des réserves et des plans au format PDF.
Pas d’import de fichier DWG et PDF dans la version de base sur l’iPad, juste la possibilité de récupérer des photos et d’en ajouter lors du pointage d’une réserve pour la détailler.
Comme sur Archi Pad, une échéance peut être ajoutée avec, en complément, un suivi des dépassements des dates d’intervention. Puis le compte rendu de visite expédié à qui de droit, tableau récapitulatif HTML mais pas de fichier PDF depuis la version de base.
Bref, FinalCAD est un peu moins intégré car toute sa mécanique de calcul et de suivi reste lié à un programme centralisé sur le net comme dit en préambule. FinalCAD propose des démonstrations in situ pour tester leur solution.
Noteshelf (ou un autre…)
Bien sûr, tout le monde n’a pas à traiter de très gros projets et pour la rénovation d’une chambre d’étudiant avec l’intervention d’une seule entreprise générale, on peut se servir utilement d’une petite application de prise de notes dessinées comme Noteshelf (lien iTunes) à moins de 4 euros…
Bien entendu, cette solution minimaliste est juste un rappel en mode amusé (gag…!) que l’on peut détourner des produits standards dans le cadre d’un usage unique. Dans tous les autres cas de figure, utiliser une application dédiée est un réel plus tant en terme de réactivité qu’en recherche de responsabilité.
Bref, cet exemple de visite de chantier est aussi une manière de sortir des clichés habituels du doudou numérique et autres visions du iPad juste réservé aux bobos, etc.
D’ailleurs, il existe de plus en plus d’applications pour les métreurs ou architectes pour établir des relevés. Nous y reviendrons…
# | 14/12/2011 | 13:50 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Le rouleau de calque numériqueDans |
entreprendre en solo |
mémoire digitale |
sans attaches |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Bon, même si je reste emballé par Noteshelf pour écrire, prendre des notes manuscrites au stylet — ou pas — sur iPad, pour dessiner, on se retrouve vite à l’étroit.
Hormis Adobe Ideas qui permet de travailler sur un plus grand plan (mais dans toutes les directions), tous les produits proposent, grosso modo, juste de crobarder sur une taille d’écran.
Sketch Rolls (le bien nommé…!) vient de passer ce soir en 1.3 (lien iTunes) et apporte ce qui manquait, la couleur.
16 couleurs avec variation au choix de l’épaisseur. La version précédente se limitait à un simple tracé noir et blanc fort pratique mais limité.
La force de Sketch Rolls, c’est son concept de long rouleau de papier qui me rappelle furieusement les rouleaux de calque que je consommais quand je faisais mes études d’archi…
De fait, vous pouvez ajouter 5 écrans à celui de départ et vous arrêter où vous le souhaitez dès lors que vous utilisez deux doigts pour le dérouler… Avoir un fond immaculé, ligné ou à petits carreaux…
Et bien sûr, vous n’êtes pas limité à cette valeur de 6 écrans, vous pouvez ajouter dans un même projet d’autres rouleaux/feuilles…
On peut envoyer à la fin un écran recadré ou tout le projet ce dessiné par courriel ou vers l’album du iPad en étant dans le dessin.
Mais le mieux est l’envoi du projet complet par PDF…! Ou encore au format SRP (Sketch Rolls Project) à un correspondant doté du même produit sur son iPad…! Et ce depuis la bibliothèque des crobards…
Bref, juste génial… D’autant que vous pouvez dupliquer un premier projet pour le compléter, etc.
# | 9/12/2011 | 20:45 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Sur Mac mais aussi sur iPadDans |
dans mon bocal |
groummphh |
mémoire digitale |
sans attaches |
par Jean-Christophe Courte
Quelques petites notes écrites sur mon iPad pour mémoire… Ceci n’est PAS un billet…!
Mettre en pages un très long livre sur Mac n’est pas un réel problème avec une application comme Adobe InDesign ou Quark XPress par exemple.
La véritable question se joue avant :
avec quoi rédiger puis agglomérer tous les fragments de texte pour en faire un ouvrage qui sera, ou non, mis en pages ultérieurement dans une autre application…?
Les lecteurs d’urbanbike savent que c’est une question qui me taraude depuis longtemps et qu’elle revient régulièrement dans cet espace (depuis 2003)…
Les Mac users disposaient d’un produit fabuleux qui a malheureusement disparu lors du passage sous OSX (alors qu’il était originellement conçu sous Unix, cherchez l’erreur…), à savoir FrameMaker racheté quelques années avant par Adobe. Dépecé au profit d’Indesign, il reste encore à ce jour dans sa dernière version Mac sous Classic, un produit génial et nombre d’amis compositeurs — que je salue au passage — le conservent encore sur leurs vieilles machines. Ou ont basculé sous Windows qui, seul, peut s’enorgueillir de posséder une version à jour.
Ceci étant dit, alors quel outil pour rassembler, ordonner écrits et sources, notes et iconographie ? Bien sûr on pense illico aux outils bureautiques, les clones de Word, à l’original signé Microsoft ou encore à Pages de chez Apple. Ou encore à des produits comme Mellel, Nisus, etc. C’est oublier qu’ils sont, pour la majeure partie, conçus pour mettre en pages des rapports comportant tableaux et graphiques. Pas réellement pour écrire même si la majorité des auteurs les utilisent à défaut d’avoir trouvé mieux.
Ajoutez une certaine paresse des éditeurs qui fournissent des feuilles de style ad hoc et recommandent implicitement un produit qui, de facto, devient un standard. Bref.
Fabuleux en entreprise — le mode plan reste une fonctionnalité géniale entre les mains d’un utilisateur chevronné — ces produits ne sont pas pour autant les meilleurs claviers pour assembler et traiter dans le même des temps des documents de deux types, l’ensemble de qui constituera l’ouvrage et ce second ensemble hétéroclite que sont les notes, la documentation, les références. le tout devant vivre côte à côte et rester accessible à tout instant sans se mélanger.
La dernière faiblesse de ces applications est l’emploi d’un format d’enregistrement propriétaire difficilement compatible avec le format texte brut. Certes leur format est idéal pour supporter des enrichissements stylistiques mais le travail d’un auteur est d’écrire, pas de passer du temps à soigner la mise en forme.
Bref, pour lire du Word ou autre, il vous faut, à tout le moins, une moulinette ou l’application de l’éditeur propriétaire du format d’enregistrement que l’auteur va employer à 5% de ses possibilités, un investissement souvent inutile.
Or le iPad remet en selle le format texte et propose dans son incroyable catalogue une foultitude d’applications toutes plus inventives les unes que les autres. Qui reviennent à l’essentiel, la saisie des texte !
Du coup, s’il est possible d’écrire avec des outils légers, retrouver sur Mac le goût de TextEdit (livré avec OSX), iA-Writer, Byword et bien d’autres, le problème reste entier : comment assembler des fichiers disparates pour en faire au final un truc cohérent…!!!
Scrivener, Ulysses, deux options…
Le monde Mac n’est pas avare de produits et nous propose Scrivener et Ulysses. Il ne sera pas simple pour un auteur de trancher de manière claire. En effet, ces deux produits ont des qualités indéniables et le choix de l’un comme de l’autre est affaire personnelle, de feeling…
Scrivener : couteau suisse ou usine à gaz ?
Revenir sur Scrivener ne fut pas simple. Mes souvenirs de la version précédente étaient une succession de déconvenues et de réflexions horrifiées devant l’ergonomie improbable de ce soft. Et pourtant, que de fonctions astucieuses, puissantes que l’on peut y dénicher en cherchant un peu après… avoir trouvé la porte d’entrée !
Ainsi l’option des fiches que l’on déplace littéralement sur son écran pour composer, agencer, organiser son document est particulièrement séduisante d’autant qu’il est possible de les créer au fil de l’eau, comprendre, en ajouter autant que souhaité avec juste un titre et sans se soucier du contenu. Fichier ou dossier, l’agencement du document se fait rapidement, sans oublier des emboitements de dossiers dans d’autres dossiers.
La seconde clé de Scrivener est la possibilité de lire un continuum de plusieurs fichiers comme s’il s’agissait d’un unique document. Et, bien sûr, d’intervenir n’importe où dans cette succession de fragments de textes affichée à l’écran. Seuls des filets horizontaux indiquent que l’on agite sur de multiples fichiers concatenés.
Enfin, en fouillant, on découvre des perles cachées ci et là. La possibilité d’organiser son document comme dans une feuille de tableur, la simplicité pour allouer à chaque fichier un label ou un état d’avancement est séduisant.
Ou la possibilité de synchroniser ses nombreux fichiers avec un dossier sous DropBox qui peut être édité par d’autres traitements de texte — à la condition express que ni le format d’enregistrement, ni le nom du fichier ne soient altérés. Cette option est épatante car elle permet de poursuivre l’écriture ses ses fragments ailleurs.
Ces fichiers modifiés sont ensuite synchronisés à nouveau dans Scrivener et ré-assemblés au sein de la structure de l’ouvrage en création dans cette applications. Mieux, les changements peuvent être indiqués à l’auteur.
Ulysses, plus sobre mais Markdown inside !
À ce jeu du nombre de fonctionnalités, il est clair qu’Ulysses est dépassé. Faut-il y voir un signe de faiblesse ou, en inversant la charge, de maturité ?! Avons-nous besoin dans nos projets de cette puissance ou pouvons-nous nous contenter des fonctions essentielles ?
Ulysses permet d’organiser très simplement un ensemble de fichiers et,mieux, de les distribuer par collections, par groupes. Du coup, déplacer un fichier pour l’agencer se fait par un simple déplacement dans le mode liste.
Chaque fichier peut être traité en Markdown, ce qui simplifie la saisie et permet les apports par simple copier/coller d’autres traitements de texte supportant également ce balisage. Certes, il n’est pas possible de travailler sur un continuum de fichiers mais Ulysses vous permet de visualiser un fichier en plus de celui affiché au centre, et mieux, si vous sélectionnez plusieurs fichiers — même de manière discontinue — vous visualisez bien ce continuum de fragments, certes sans pouvoir intervenir dedans.
Mais l’un des autres points les plus intéressants est la capacité d’Ulysses à insérer des images bien que l’on ne travaille qu’en mode texte. Et sur ce point précis, Scrivener ne fait pas le poids… À mes yeux.
Choisir, c’est toujours renoncer !
Aspect commun qui n’est pas des moindres, l’export sur ces deux produits peut prendre plusieurs formes ou formats, de l’ePub au PDF. Ces deux produits vous proposent de créer des sets à employer lors de chaque type d’export, de les personnaliser à l’extrême.
Alors, quel produit employer ?
Déjà, ne faut-il pas ajouter un s. Pour ma part, c’est un ensemble de produits que j’emploie sans exclusive d’autant que mes fragments démarrent leur vie sur mon iPad ou mon iPhone et n’hésitent pas à faire des allers et retours entre ces derniers et mon Mac via DropBox ou Mail en utilisant, sans état d’âme, un copier/coller si nécessaire.
Encore une fois, chacun a SA pratique et des besoins différents. Si vous devez insérer un grand nombre de visuels dans votre texte, vous choisirez Ulysses. Si vous devez réorganiser au fil de l’eau votre tapuscript, vous opterez peut-être pour les options innombrables de Scrivener.
Bref, il n’y a pas encore de solution élégante qui permette de bosser sur son iPad et sur son Mac. Mais cela devrait changer car de plus en plus de développeurs comprennent les interactions entre tous ces écrans.
Ainsi connecter — par exemple — Daedalus touch sur iPad avec Ulysses sur Mac écrit par les mêmes développeurs serait une manière somptueuse de répondre à cette question, non…? On peut rêver…
Cela est d’autant plus amusant à imaginer que certains marketeux de très gros éditeurs n’ont pas trouvé mieux comme stratégie que d’alourdir la pression financière sur les utilisateurs en proposant des conditions quasi léonines de dernière minute à leurs mises à jour. Et ce, au risque de perdre leurs principaux soutiens…!
Suicidaire quand des alternatives comme celles citées ici-même se déploient peu-à-peu à des prix… raisonnables.
# | 24/11/2011 | 09:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
65 ans de photo par Frank Horvat…Dans |
ça se regarde |
mémoire digitale |
photographie |
sans attaches |
par Jean-Christophe Courte
Je ne résiste pas ce soir à publier ce court billet à propos de ce chouette témoignage d’un grand photographe né en 1928 qui s’est offert le luxe de faire développer une application sur iPad avec une grande partie de son travail.
Et ce, après son site internet, horvatland…
Bon, cela pèse quand même un bon Go à mettre sur son iPad… Mais mode d’emploi sur YouTube pour vous donner l’envie (…ou non) de le charger. Pour mémoire, cette application est gratuite. Néanmoins, l’accès a plus de 2000 images en haute résolution est payant…
Note : sur son site internet, cinq séries complètes dont Un oeil au bout des doigts, images réalisées de 2006 à 2010 avec une introduction amusante d’un gars toujours curieux…
En tout cas il me permet d’entreprendre encore, sur mes vieux jours, des grands voyages de découverte : par exemple sur la table du petit déjeuner, où le pot vide du yaourt, entre les pelures du pamplemousse et sous les rayons du soleil, devient un paysage fantastique. Ou au ras du sol, où le pied d’une élégante, boudiné dans une chaussure à hauts talons trop étroite, apparaît comme une gigantesque métaphore - je ne sais pas trop de quoi. Reste que jamais, avec un appareil ordinaire, je ne me serais mis à plat ventre devant ce pied !
Ou encore la série des 12 interviews d’Entre Vues réalisés par Frank, 12 témoignages que tout photographe devrait lire… Dont ceux de Jeanloup Sieff et d’Edouard Boubat.
Bref, un parcours atypique à (re)découvrir, de l’argentique au numérique.
Merci Véronique et Frank…! Et bravo à Serge pour la mécanique.
# | 20/11/2011 | 23:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |