Clairement, je ne suis pas fanatique de ce type d’ouvrage orienté grand public et abondamment illustré. Erreur de jugement : si je n’aime certes pas le format, force est de reconnaître que celui-ci m’a particulièrement intéressé. Explications.
Bon, pas la peine de vous faire un dessin, qui dit Photo Nature évoque forcément les petites bêtes, les plus grosses, la flore et tout ce qui ressemble de près et de loin à un milieu naturel (bord de mer, campagne, montagne, etc.).
Si vous cherchez un bouquin honnête pour vous lancer dans la prise de vue des petites fleurs du square voisin ou de votre jardin, envie de savoir à quelle vitesse photographier un papillon ou une abeille (…dépêchez-vous, les pesticides ont fait des ravages et cela n’a rien d’amusant), tournez les pages de cet ouvrage pour trouver, parmi les nombreux conseils, les informations idoines.
Pas besoin d’un matériel de compétition et de prendre un crédit sur 20 ans, le livre démarre sur un choix restreint de boîtes à pixels et d’optiques à tout faire fort raisonnables. Bref, des outils qui feront correctement leur boulot.
J’ajoute que l’on peut aussi employer un iPhone (ok, pas pour photographier un sanglier)…
Tout au long de ce bouquin, les conseils dispensés sont loin d’être idiots. Juste pratiques, pragmatiques : bref utiles. Bien entendu, nous avons le droit de ne pas tout accepter.
Mais c’est pas mal de se retrouver face à un bouquin qui ne parle pas d’expert à expert (genre, on est entre nous), qui revient sur des explications de base (si, si !), qui affiche des images avant et après l’emploi d’une solution.
Mieux, des images que vous auriez pu réaliser car non spectaculaires et non prises aux confins du désert de Gobi… qui n’est qu’à trois stations de métro de chez vous comme vous le savez. Bref, un bouquin qui ne requiert pas un pré requis technique comme certains ouvrages d’experts l’imposent. Ou vous snobent si vous ne possédez pas les codes de base.
Rafraîchissant
Bref, si vous êtes aussi nul que je le suis (jeudi confession), inculte en photographie mais avez envie, vous aussi, de photographier les petites fleurs, bienvenue…!
Bien entendu, certains passages obligés du livre ne vous concerneront pas : on va vous expliquer page 94 comment réaliser un panorama alors que ce que vous souhaitez c’est juste comprendre quel mode employer avec la bonne vitesse pour immortaliser le piaf qui est dans votre jardin.
Mais qui peut le plus peut le moins (…tiens j’ai employé cette formule récemment ailleurs).
Du coup, la mise en pages (et, de facto, le format) participe bien, les images plein format (mais pas exceptionnelles, je me répête) vont vous rassurer et je suis persuadé que vous allez vous dire assez vite que, vous aussi, vous êtes capable de cadrer et vous faire plaisir à réaliser ce type d’images.
Or c’est cela qui est le premier déclencheur (humour !), l’envie de…
Pour ma part, hormis la technique derrière laquelle certains professionnels se réfugient en toutes circonstances pour faire comprendre au vulgum pecus qu’ils ne resteront que des amateurs (…oui et alors ?), je crois fermement à la photographie comme thérapie douce…!!
Et c’est pour cela que je milite activement pour que la photo, à l’iPhone comme au reflex, soit enseignée ou en tous cas rendue accessible à tous.
Bien sûr, il y a des photographes d’exception, etc. Mais, au risque à nouveau de me faire des tas de copains (trop tard !), c’est bon, laissez nous un peu de place, non pour essayer de vous voler votre boulot (sic !) mais juste pour vider nos têtes, évacuer notre stress, libérer nos tensions.
En gros, en réalisant des images de pur amateur (malhabile ou doué, peu importe), hormis le résultat esthétique de vos clichés que quelques experts auto-proclamés (…et cuistres) se chargeront de flinguer, c’est vous, photographe occasionnel, que vous rendrez heureux.
Partir avec sa boîte à pixels est un moment détente
Oubliez les conseils, les recommandations, la techniques. Mais surtout vos problèmes, vos soucis, ne soyez plus qu’un œil en mouvement (et ce quelque soit le prix de votre matériel !), bougez, bougez encore, essayez les cadrages que vos émotions et vos envies vous suggèreront, n’écoutez personne !
La moisson d’images, bonnes ou mauvaises, moyennes, floues n’est pas en l’occurrence le plus important. Vous vous serez vidé de votre stress.
Mieux, si vous regardez ce que vous ramenez, il y a au moins une image dont la construction, les couleurs, le cadrage vous rappellera à quel point vous avez bien fait de sortir et avaler ce sentier, ce bord de côte, bifurqué à tel moment. Ajoutez Moves (lire mon billet dans tiaaft) dans votre iPhone pour retracer, retrouver votre parcours chaotique même s’il bouffe de la batterie.
Et ce livre ?
Ben quoi, est-ce un défaut de vulgariser avec brio une pratique ? Non…? Alors les infos de base avec lien vers une librairie en ligne, celle de l’éditeur…
Tiens, il y a longtemps que je n’étais pas revenu sur une de mes thématiques préférées — avec ses forces et ses faiblesses — mais, en déboulant en plein milieu d’une émission de France-Inter, la surprise est qu’elle est bien trop rarement évoquée.
Bien sûr qu’il est souvent difficile — voire impossible — pour des salariés rentrant du boulot de se rendre ensuite dans certains services publics qui ont été délocalisés à des kilomètres de chez eux, que les transports publics sont archi bondés aux heures de pointe, etc.
Comment ça, ce n’est pas vrai ?!
Tiens, je ne résiste pas à vous narrer ma dernière aventure administrative (avec, je tiens également à le souligner, des gens sympas dans tous les cas et conscients du burlesque involontaire de la situation !)… En gros…
se rendre pour mes parents au centre ville de Maurepas où étaient regroupés de manière pratique tous les services dont la Poste, le marché, la Mairie.
s’entendre répondre : Ah désolé, le service des impôts est désormais à Guyancourt.
Mais il y a encore du personnel ici !
Oui ! Mais nous ne pouvons traiter aucun dossier…
se rendre jusqu’à un bâtiment neuf au bout d’une avenue déserte en voiture muni de son GPS (merci TomTom) dans un dédale de voies sans âme et quasi sans issue…!
s’entendre dire qu’il (nous) manque telle pièce (…que l’on me fournit aussitôt…) mais que de toute manière cela dépend des impôts de… Versailles
être enfin accueilli (très courtoisement) par des gens désolés de mes pérégrinations rue de l’école des postes au terme d’une longue errance dans un bâtiment en travaux…!
Trois heures cumulées et un bon nombre de dizaines de kilomètres dans un tissu urbain en pleine mutation…
Rappel, je suis indépendant, je dispose encore de mes capacités physiques (qui se marre dans mon dos ?) et — encore ! — d’un véhicule.
C’est quoi ta solution…?
Pour ma part, ce qui me sidère est encore et toujours l’absence de prise en compte d’une solution qui a fait ses preuves, la possibilité de travailler à domicile.
Oui, vous avez bien lu : bosser chez soi.
Bien entendu que cela demande quelques aménagements de la part de l’entreprise qui n’est pas toujours prête à les réaliser.
Et, surtout, faire confiance à ce (…salopard en puissance, feignasson masqué, tricheur né — barrez les mentions inutiles) qu’est nécessairement le salarié !
Eh oui, c’est la première barrière mentale à franchir.
C’est bien connu, le mec qui bosse chez lui est une anguille qui fera tout pour ne pas travailler autant que ses collègues au bureau qui, eux, quotidiennement, se retrouvent en petits groupes subversifs pour tirer une clope ou discourir sur les martingales comparées des RTT et des ponts depuis des semaines devant la machine à café.
Eux, c’est nettement moins grave, ils sont présents dans l’entreprise…!
Bien entendu, comme dans tous groupes humains, il y aura des tireurs au flan de première classe mais, et c’est ce qu’oublient les boîtes et les DRH, c’est plus facile à constater car celui bosse chez lui a des tâches précises à réaliser. Et se doit donc de les remplir, ne pouvant se décharger sur autrui.
Alors, qu’un employé passe moins d’heures hyper concentré chez lui ou enfile les heures habituelles — hors temps de transport — dans l’entreprise, l’important n’est-il pas que sa tâche soit faite et bien…? Enfin, c’est ce que je crois naïvement.
Attention : tout le monde n’est pas apte à être indépendant et autonome. Et puis tout le monde n’a pas envie de bosser chez lui pour de simples raisons de surface de logement, de caractère ou de motivation. Remplacer une solution par une autre n’est pas plus viable…
Et si on essayait…?
Bref, au moment ou la pollution augmente suite aux transports automobiles massifs — parfois faute de place dans les trains —, de retards et/ou incidents trop fréquents qui peuvent donner lieu à des sanctions — votre train a eu du retard, je ne veux pas le savoir —, de lignes mal desservies, etc.
Si au lieu de bâtir des plateaux de bureaux (…de plus en plus vides comme le montrent ces grands calicots à louer…) dans des endroits battus par les vents tout en grignotant des terres agricoles, si… on réfléchissait à d’autres pratiques.
Si, tout simplement, on essayait en partie le télétravail.
Il ne s’agit pas de ne plus voir ses ouailles mais de les retrouver uniquement pour un briefing une fois par semaine, employer des lignes internet et de la vidéo pour communiquer. Les solutions existent, ce sont juste les individus qui ont le pouvoir de les mettre en œuvre qui buguent.
Chez Yahoo! la PDG patine à expliquer pourquoi elle ne veut plus de télétravail. ses explications — Nous sommes plus collaboratifs et innovants lorsque nous sommes réunis. Certaines des meilleures idées naissent de la confrontation de deux idées différentes — ont peine à me convaincre (sic !). Au quotidien je bosse avec des gens créatifs et nos outils — Messages, Twitter en DM, Mail, Skype, FaceTime ou bêtement le téléphone — ne nous empêchent nullement de bosser… à distance.
Pour ma part, et contrairement à ce décideur, aller chercher ma gamine à la sortie de son collège est un motif de plus de poursuivre… D’autant qu’une fois rentré, je bosse jusqu’au diner…
Bref, le télétravail fonctionne sur une notion simple : la confiance.
Si quelques individus ne sont pas digne de cette dernière, ce n’est pas pour autant très intelligent ou astucieux de punir la très large majorité que cela arrangerait quotidiennement en y réfléchissant bien.
Mais il est vrai que les arguties pseudo productivistes ou à connotation “c’est plus créatif” démontrent à quel point certaines habitudes ont du mal à changer.
Ne pas croire que se sont des décisions de vieux dirigeants… Madame Mayer n’a pas 40 ans et loin d’être la seule à être effrayée par l’idée de ne pas tenir ses troupes à l’oeil…
Pour finir, je vois avec tristesse que les recommandations de notre livre… dont l’écriture a démarré il y a — déjà ! — 10 ans avec Lukino avant d’être publié fin 2005 n’ont pas trouvé beaucoup d’écho…! Notez que le niveau des ventes était déjà un excellent indicateur ! C’est resté un bref-seller…!
# | 15/05/2013 | 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet
La vue satellite(3D FlyOver dans la langue de Billou) sur l’application sous iOS Plans se déploie discrètement et Tim (!) m’avait assuré que je serais rapidement satisfait des progrès de la cartographie pommée (non, il n’y a pas de faute)…!
Bref quelle joie (…pincer un peu les joues) de retrouver mon parc, mon grand canal, mon château…!
Maison, maison…!
Oui, avec l’effet 3D, ça ressemble à ça mais vous pouvez tourner autour…
À droite, la Place d’armes
Bon j’ai d’abord regardé si tout y était. Ici, la gare des chantiers en face du collège de ma fille est au grand complet…
Et, en haut à gauche de la copie d’écran, la structure en fonte de la halle
Je m’interrogeais sur la date de la prise de vue…
Si le Potager du Roi ne peut pas trop donner d’informations (lire cette chronique et les précédentes)…
Ici, Le carré des asperges…
Je pense avoir trouvé en pointant là…
En survolant la pièce d’eau des Suisses…
Le survol des jardins ouvriers des Mortemets est nettement plus explicite… C’était bien avant ces photos, et donc nettement plus à ce moment-ci (quelques photos historiques puisque ces parcelles ne sont plus…).
Les parcelles des amis sont encore présentes, le doigt indique la rangée horizontale qui a été rasée…
Bref, juste avant que l’on célèbre le 400° anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre… en taillant dans le vif des jardins potagers… Snif !
Satellite, carte ou les deux…?
Bien entendu pour accéder à cet effet 3D il faut modifier l’interface de Plans… Mais vous pouvez mixer les deux principales options…
Trois options…
Et du coup, le nom des allées se superposent à la vue aérienne… Allée des Sabotiers, Allée des Paons…
Mais que vois-je…!
Détails cachés
Ce qui est amusant, ce sont certains détails masqués par de hauts murs qui, soudain, deviennent accessibles sans avoir besoin de se faire la courte-échelle…!
Mais qu’est-ce à deux pas du pavillon de la Lanterne…?! Louis-Georges-Albert, pouvez m’expliquer…?
Indications pas toujours complètes
Bon, comme sur Google Maps, il manque des détails…! Je cherche vainement à connaître le nom de ces escaliers qui sont au bout du bras dit de la Ménagerie sur le Grand Canal…
On ne me dit rien…!
Juste pour que je puisse nommer quelques images faites au iPhone…
Sur ces marches…
En tous cas, Plans progresse…!
# | 9/05/2013 | 16:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet
Ce n’est pas sur le bon site sur lequel je réponds mais c’est du vécu sur urbanbike également…
Depuis une décennie, j’en ai reçu des courriels de lecteurs sympathiques (sans ironie) m’expliquant en toute bonne foi comment faire un vrai blog et me recommandant de m’inspirer de tel ou tel qui était nettement plus ceci, voire plus cela [1]…
me suggérant de changer la largeur de la colonne (qui est restée à 450 pixels)
d’opter pour une autre couleur que le rouge
de remplacer mes petites fleurs par d’autres sujets plus graphiques
d’ouvrir (un grand, grand classique…) les commentaires
d’avoir des flux RSS fractionnés selon les catégories
d’ajouter un nuage de mots clés…
Etc.
Ou de fractionner les articles pour avoir juste le début du billet comme sur les vrais sites avec un lire plus… pour leur éviter de perdre du temps…
Attendez : mais si vous avez déjà trouvé un site qui réponde à tous ces critères tant fonctionnels qu’esthétiques, continuez à le lire. Ne me demandez pas de le singer, de bâtir ici une pâle et rassurante caricature de ce que vous avez l’habitude d’apprécier[2].
Bref, je ne cherche pas à être nominé, reconnu, interviewé, me retrouver dans un quelconque top ten de je ne sais quel classement ! C’est vous qui organisez inconsciemment une compétition entre sites, compétition auxquels certains sont sensibles.
Moi, je m’en fous. Même sans lecteurs, urbanbike va continuer à débiter ses fadaises, billets, chroniques — salades — parce que j’aime écrire pour moi-même, n’ayant pas de mémoire et recherchant dans cette base des infos qui se sont évaporées. Dont acte. Si vous venez, ce n’est pas par pur (formule rigolote ! pas par pur…) masochisme, rassurez-moi ?
Le seul truc auquel je viendrais un jour est passer cet espace en responsive, Richard de Monarobase a déjà ébauché une maquette fonctionnelle…
Par contre, peu m’ont demandé s’ils pouvaient soutenir ce site qu’ils prennent plaisir à lire régulièrement et qui fonctionne sans… rien [3]. Juste à l’énergie et, parfois, avec des billets de mes amis Lukino et Vincent. Or ces derniers ont également des activités professionnelles, ne vivent pas plus d’amour et d’eau fraîche que moi.
Bref, ceci pour dire que parfois quand je lis un tweet, un mail qui n’a rien de méchant (j’insiste sur le rien de méchant) mais maladroit, émis par une personne que l’on aime bien (j’insiste aussi sur ce point…), cela vient involontairement cisailler ma bonne humeur.
En gros, même si je comprends le point de vue de mon intervenant, cela revient à me faire remarquer que la couleur du ruban qui entoure mon dernier billet n’est pas de la bonne teinte ou que l’auteur de ses lignes a encore oublié de cirer ses chaussures [4].
Pas méchant mais décourageant !
Et là, tu te dis que ton mode partage, ce temps passé à décortiquer telle ou telle app, tu pourrais le passer à faire autre chose. Regarder la TV (non !), finir la pile de livres qui tangue à côté de ton lit (aie !), faire un nouveau tour au Potager du Roi (heuuu, non, j’ai pris ma dose de pollens hier…), me balader avec ma tribu (oui !), écouter du jazz, cuisiner (on me dit non dans mon oreillette…), aller voir de vieux copains, etc.
Et puis ça passe.
Et je me remets à écrire un petit billet d’humeur pour vider mon sac. Comme celui que vous venez de parcourir.
Sites qui, souvent, soit ont disparus corps et bien ; soit publient un billet tous les mois en r… Mais il faut reconnaître qu’ils étaient beaux et sentaient le flash chaud ! ↩
C’est comme en cuisine, évitez en ce cas les nourritures exotiques…! ↩
Je ne reviens pas sur la pub. Il n’y en a pas. Cela fait des années que je pense que ce n’est pas le bon système pour vivre de son travail. Quand je vais chez mon boulanger, je paye 1,10 € pour sa banquette tradition que je récupère toute chaude et craquante et que je partage le matin au petit déjeuner en famille. Pas d’open baguette, j’ai plaisir à acquérir un produit de qualité que j’ai choisi entre tous les boulangers de mon quartier (…chez qui je me rends quand celui-ci fait relâche). Mais mon boulanger me vend un produit physique. Je ne vous vends rien. Et, d’ailleurs, qui serait enclin à acheter un peu d’Urbanbaguette ou de Tiaaft aux pommes ? ↩
Ce que je fais rarement, je le reconnais, après l’avoir fait un an durant au 1er régiment du Train. De vrais miroirs mes Rangers alors. ↩
# | 8/05/2013 | 19:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Tweet