
Une des rares pétitions qui mérite d'emblée votre signatureDans |
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signé lukino |
par Jean-Christophe Courte
Quand Jacques m'a parlé de cette
pétition pour la sauvegarde des hôpitaux publics (groumph, je ne me relis pas assez, merci Guillaume), j'ai immédiatement été attentif, intéressé. Cela fait quelques mois que je cours les hôpitaux entre urgences et services de cardiologie. Hier, j'étais à l'UHCD de l'hôpital de ma ville après un œdème pulmonaire de ma génitrice.
Ce que je constate et vois comme simple visiteur des derniers établissements où je me suis rendu, ce sont des professionnels de santé qui bossent comme des dingues, font un boulot exceptionnel dans des conditions de stress et pénibilité que nous serons fort nombreux à refuser tout net.
Car l'hôpital, ce n'est pas que du soin ou de la chirurgie, c'est aussi donner à manger, réconforter, laver, nettoyer, "vider les poches" et intervenir à nouveau quand le patient part en vrille, quand les alarmes "bippent" à la folie… Là, pas question de se poser le coût de l'intervention ou de dépassement d'horaire quand cela va mal, l'hôpital n'est pas une usine contrairement à ce que d'aucuns voient en analysant — à froid — un tableau Excel…!
Ici, désolé, pas de management par objectifs…!
Tous n'ont pas vécu, justement, ces expériences de vie qui changent le regard quand on est pas loin d'y passer…
Ainsi
Jean-Marc Sylvestre que j'entendais souvent sur France-Inter et qui, en 2003, a écrit un étonnant bouquin,
Une petite douleur à l'épaule gauche…
J’ai failli mourir… Quand ça vous arrive à vous, on regarde la planète d’une façon différente.... Ça commence par une banale douleur à l’épaule, ça dégénère assez rapidement en attaque septicémique et ça se termine par la découverte d’une poubelle explosive à l’entrée de l’aorte... Tout ce qui vous a passionné des années devient totalement dérisoire : la télé de Chirac, les querelles budgétaires, les crises de nerf de Bercy, la chute de la Bourse…
Jusqu’à cet été, je ne connaissais du système de santé français que l’ampleur du déficit de l’assurance maladie. Depuis je sais que ce déficit que j’ai tellement critiqué, m’a sans doute sauvé la vie… En deux mois, j’ai dû subir tous les examens possibles. Il n’y a pas un millimètre de mon corps qui n’ait été radiographié…
En toute logique je n’aurais pas dû survivre.
La chance, oui, cette bonne étoile qui veille sur chacun de nous sans doute… Ma chance la vraie, c’est d’avoir été traité, par une poignée de médecins extraordinaires de compétence… Dans un système, qui, pour être critiqué, n’en demeure pas moins des plus performants… Je sais aujourd’hui que, sans ce système de santé français et la capacité d’investigation qu’il donne aux médecins, j’étais mort.
Dans une logique purement financière, aucun contrôleur de gestion n’aurait pu accepter de telles dépenses. Le "return" était trop improbable.
Cette médecine haut de gamme est évidemment très chère. Deux mois d’hospitalisation dans trois hôpitaux différents, des traitements antibiotiques très lourds, les radios, les scanners, les IRM, il existe des formes de vacances plus économiques. Sans la Sécurité sociale, couplée à des systèmes complémentaires d’assurance financés en partie par l’employeur, je n’aurais jamais eu les moyens de payer cette chance de survie.
La querelle du déficit est sans doute importante, mais elle est dérisoire par rapport à l’enjeu. Quand on sait la valeur détruite chez Vivendi sous le règne de Jean-Marie Messier, ou celle qui s’est évaporée à France Telecom. Quand on sait les salaires que demandent les stars du football, on se dit que les hôpitaux pourraient dépenser un peu plus d’argent sans qu’on les traite d’inciviques…
Le système de santé français est formidable : il faudrait être sûr que tout le monde puisse en bénéficier…
(Extrait trouvé sur le site
D&S)
Bref, quel meilleur défenseur de l'Hôpital public que celui qui la pourfendait quelques mois avant…?!
Aussi n'hésitez-pas à apporter votre signature à cette
pétition qui nous concerne tous, parents, enfants, amis et proches. Plus de 500 000 signataires déjà (non, pas un zéro de trop).
Note : Une petite pensée pour l'ami
Jean-François qui se remet lentement…
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le 17/02/2010 à 08:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Takuro Yamamoto | F-WhiteDans |
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par Jean-Christophe Courte
Je ne connais pas
Takuro Yamamoto mais je suis sur internet ses réalisations au Japon. J'ai découvert son site
via des revues en ligne comme
whatwedoissecret.org et bien d'autres. Je pense que nous avons tous été surpris par sa maison
F-White.
À priori, rien de nouveau. Un environnement pas très gai dans la banlieue
tristoune de
Kashiwa (voir la localisation pour comprendre…!) au Japon…
Bref, une petite parcelle coincée entre deux rues obliques et quelques voisins très présents…! Nous avons déjà évoqué cette problématique urbaine dans quelques billets…! Du coup, solution assez commune, un patio autour du quel la maison ce concentre.
Mais là où Takuro Yamamoto innove véritablement, c'est sur le positionnement même de ce patio…! Au lieu de le centrer comme dans toutes les maisons traditionnelles (…référerez vous au type de construction que l'on trouve autour de la Méditerranée), Takuro le décentre et l'incline sans complexe dans son projet…! Du coup, ce positionnement libère des volumes nettement plus intéressants à occuper.
Plan (avec lien vers un article complet)
Et photo de la maquette (avec lien itou)
La suite sur les liens cités…
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le 16/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Membre de l'EHPADDans |
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par Jean-Christophe Courte
Six semaines après…
Et la palme d'or est attribuée à…
Aloïs Alzeihmer pour l'ensemble de son action…! Le diagnostic de la seconde équipe médicale fut sans appel. Paf, un superbe cas d'Alzheimer avec une très belle et rapide dégradation de la mémoire.
Du coup, le paternel est devenu membre de l'EHPAD sans l'avoir souhaité, lui. Une semaine passée dans ce lieu de vie plus apaisant lui a permis de retrouver quelques notions, se souvenir de son numéro de téléphone…
Le problème avec les gens intelligents, ceux que l'on qualifie d'intellectuels, c’est leur capacité à (se) dissimuler leur état réel, à se soustraire au regard des autres (amis, corps médical, etc.) pour éviter remarques ou interrogations.
Quand leur situation réelle apparaît au jour, il est souvent trop tard pour les aider. Bien évidemment, en se repassant le film, il y avait des signes avant coureurs, des dysfonctionnements patents, des bribes d'informations. Mais comment expliquer à une personne encore valide et fort combative, têtue même, qu’elle doit se faire examiner…?! Impossible de la contraindre. Vous même, êtes-vous porté à accepter la pression amicale des vôtres à la première fièvre…? Alors, à plus forte raison… Quand vous la perdez…!
Du coup, l’aspect excentrique du bonhomme était l’arbre qui cachait la forêt… Aux urgences, l’équipe médicale bien affûtée ne s’est pas contentée d’examiner les conséquences de sa chute mais a pris en compte l'ensemble, les autres signes. Et, hop, direction un autre hôpital pour soigner certes une infection mais surtout diagnostiquer le reste avec l'aide d'une psychologue et d'un gériatre. Tableau sans appel mais avec quelques espoirs néanmoins.
Il faut dire que le 7 sur 30 au
MMS (test de Folstein ou Mini Mental Score) les a mis sur la voie.
Lundi, je suis allé lui rendre visite dans son nouvel environnement, une chambre spacieuse dans une EHPAD à 30 minutes de chez moi. Bonne surprise, quelques pans de mémoire semblent se remettent en place, son disque dur interne se défragmente, aucune difficulté pour me reconnaître et demander des nouvelles du reste de la tribu.
Mais derrière cette apparence de normalité retrouvée, des blancs énormes et des trous encore plus gigantesques. Les dix dernières années passées semblent se réduire à quelques faits et basta.
Comment expliquer à cet homme de 84 ans que les prochaines années de sa vie, sauf miracle, vont se dérouler dans cet univers feutré mais peuplé de créatures vieillissantes. Intellectuellement, il est encore vif et commence à me faire part de sa difficulté à retrouver les informations de sa vie. Élocution correcte et quelques bribes d'humour (noir) présents. Le personnel médical est de qualité mais les distractions sont rares. Refus des livres pour le moment mais une curiosité dévorante pour les programmes télévisuels avec recherche des émissions qui l'intéressent. "Tiens, sur la 5, un documentaire sur le Danube…" Sauf cette chaîne n'est pas accessible.
Ayant beaucoup voyagé pour son boulot, c'est cela qui l'intéresse, retrouver des lieux où il s'est baladé professionnellement. Sur l'écran, un type se balade avec une caméra sur l'épaule. Mon paternel ne l'écoute pas mais reconnaît d'un coup d'œil Sydney.
Mais là, mauvaise surprise, sa télévision ne capte que des chaînes commerciales aux programmes usées jusqu'à la corde, des rediffusions de séries poussiéreuses, antédiluviennes. Pas d'accès à
ARTE ou à des chaînes documentaires. Pas franchement la meilleure des solutions pour l'aider à reconstruire sa mémoire.
Ironie de la situation, sa petite fille autiste est dotée d'une mémoire hallucinante…
Note(s) de lecteur(s)…
Merci aux lecteurs qui m'ont expédie un courriel et merci à Franklin K. pour ce qui suit…
En clair, c'est justement quand l'entourage perçoit des dysfonctionnements cognitifs au milieu d'un fonctionnement "presque" normal qu'il faut aller consulter. Et ça, là, pour cet aspect niente, que dalle, aucune incitation.
Nous, soignants, savons que le désastre économico-social s'approche à grands pas (mais il vaut mieux sans doute aller se montrer à Haïti, non pas qu'il ne faille pas s'en préoccuper, c'est une vraie urgence, mais sans doute pas moins que le tremblement de terre qui attend et atteint potentiellement nos sociétés où la durée de vie approche et dépasse les 80 ans).
Oui, il est certain que refaire un MMS quand mon père sera stabilisé au plan cognitif est nécessaire car son état de souffrance a certainement amplifié son maigre score. Néanmoins, même s'il y a du mieux, je ne suis guère optimiste.
À suivre.
Ah oui, qui avait dit faire de l'Alzheimer une priorité nationale…?!
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le 3/02/2010 à 09:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Mais pas simpliste…! Et alors…?!Dans |
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par Jean-Christophe Courte
Eh oui, que de découvertes ces dernières 48 heures… La neige ce matin (ceci explique pourquoi j'ai si bien dormi et ce réveil tardif du à l'atténuation des bruits…!)
Et celles des premiers utilisateurs décortiqueurs d'OS3.2, celui du iPad. Ben oui, bien plus de possibilités que celles montrées lors de la KeyNote par Steve Jobs. Et cela en étonne encore quelqu'uns…! J'ai lu nombre de commentaires qui sanglotent sur l'absence de flash, l'absence de caméra vidéo, d'impossibilité de charger des images, de photographier. Attendez, Apple lance un nouveau produit et déjà, juste pour démarrer, il y a un sacré écosystème stable qui devrait nous éviter bien des déconvenues.
De plus, la cible ne semble pas être l'utilisateur habituel de Mac mais bien tous ceux ont une idée un peu angoissée de l'informatique. Là, nombre de notions ont été volontairement masquées pour mettre l'utilisateur dans les mêmes conditions que lorsqu'il programme son four à micro-ondes ou utilise son bridge numérique… Certes je galèje mais l'iPad semble être beaucoup de choses sauf un produit prise de tête.
Et bien entendu, nous qui vivons avec des Macs de production, des outils sophistiqués, revenir à une configuration que l'on pourrait qualifier de "simplissime" peut surprendre. Mais encore une fois, ce produit doit trouver de nouveaux utilisateurs pour s'installer. Nous, les
early users de la première heure (redondance voulue…!!), nous attendrons la seconde vague (quoi que je suis de moins en moins convaincu d'attendre si longtemps…!).
Apple doit étendre sa clientèle et proposer des optons spécifiquement pour "djeuns" c'est, paradoxalement, la meilleure manière de faire fuir les gens visés par ce iPad.
Mais qui sont-ils…?!
Je me répète, les utilisateurs de produits Macs reviendront après avoir boudé cette première esquisse qui ne leur est pas réellement destinée (entre mon MacBook Pro et mon iPhone, je suis déjà gentiment loti, faut pas charrier…). Mais bien les personnes pas toujours familiarisées avec l'informatique et qui ont envie d'essayer les liseuses numériques avec les "gros" plus de l'iPad. Ont-elles envie d'être submergées pas des kilos de fonctionnalités dont elles risquent, de plus, de ne pas avoir besoin…? Je ne le crois pas.
Là, l'iPad est bien un grosPod avec juste ce qu'il faut pour contenter le lecteur de bouquins comme d'informations… Un écran vaste et en couleurs, pas de boutons tous azimuts sur le corps de cet outil comme sur le première télécommande multi-média venue (!!), une qualité de lecture idéale (je me réfère à mon iPhone), la lecture de fichiers en .pdf, de sites Web via Safari, la possibilité de copier/coller un bout de texte voir une page et de l'expédier par Mail à un correspondant. Ben, oui une
super liseuse avec connexion active sur le net.
Et pour les plus actifs, la possibilité de se dépanner avec
Pages, d'insérer des images (merci à Tony d'avoir rappelé cette information sur le
iPad Camera Connection Kit) en provenance de leur numérique.
Après…?
Après, si l'iPad décolle, conserver cette version de base pour ceux qui le souhaitent tout en commercialisant des versions plus puissantes pour les autres, ceux qui veulent du multi-fonction à tout prix (et c'est aussi une raison du lancement de ce iPad, le
prix…-) et mieux encore.
Bon, en même temps, je pense parfois à tous ces boîtiers numériques haut de gamme achetés à prix d'or par certains qui clament haut et fort d'impératifs besoins et à leur production, des images proches à celles issues d'un simple bridge. D'autant plus amusant quand ces utilisateurs laissent les réglages par défaut et bossent en JPEG…
Car c'est aussi cela le problème.
Plus de fonctions mais pour faire quoi…? Regardons l'usage de nos machines actuelles…! Pour ma part, j'ai souvent l'impression de l'utiliser à moins de 10 pour cent de ses capacités. Alors trêve de fantasmes, un iPad, c'est bien un grosPod pour des usages qu'il nous faut inventer.
Guillaume Gete a raison de rappeler que l'accessoire numéros un du iPad, c'est le fauteuil… Consulter des news, lire des bouquin techniques en PDF, se balader sur la toile dans d'autres conditions que celles qui sont les miennes en ce moment, assis sur une chaise et attelé à ma table de travail…
Nous verrons dans deux mois si Apple a réussi son pari. Pour l'heure, je n'entends parler autour de moi que d'intentions d'achat. Et de la part de personnes qui ne sont que très peu informatisées et/ou souhaitent un appareil plus simple à utiliser chez elles…!!
Plus simple, c'est peut être le mot qu'il faut retenir.
Or, pour la suite, les briques de base sont là.
Vidéo conférence entre autres…
Patience. J'ai bien attendu près de 4 ans ce grosPod…!
Pour finir, lire le billet de Florian Innocente intitulé : IPad :
l'ordinateur "Pour les nuls" ?
Excellent…
NB : je viens encore de parcourir des sites où cela discute sec sur les forces et faiblesses du iPad. Mesdames, merci de vos remarques sensées qui sont à l'opposé des explications technoïdes de la gente masculine…! Et cela aussi, c'est nouveau.
NB2 : demain, DxO…
NB3 : très bon billent de
Laurent… Dont :
L’iPad, c’est aussi le truc qui va traîner à la cuisine pour lire les infos le matin en buvant son café, amuser les enfants au petit-déjeuner, avoir toutes les recettes de cuisine à portée de main, le truc qu’on s’échangera autour de la table pour montrer les photos de vacances, le truc au salon qui servira au “fact-checking” quand on regarde la télévision en famille, et peut-être le bidule qui va remplacer la pile de magazines aux chiottes.
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le 30/01/2010 à 10:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Second ordinateur ou unique machine…? Les deux…!Dans |
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par Jean-Christophe Courte
Voilà, c'est fait.
La saison 2 démarre sur les chapeaux de roue car tout le monde s'interroge sur les usages de ce nouveau périphérique, sur son utilité. Côté design, rien-à-dire, Apple nous a sorti un produit dans la droite ligne de l'iPhone et la bestiole est tout sauf moche. Rien à voir avec l'aspect
ado boutonneux de certains produits concurrents…!
Bon, je n'ai pas eu l'occasion de suivre en direct cette keynote pour cause de client sympathique à dépanner au plus vite.
Mais, mieux, j'ai droit aux commentaires d'un futur utilisateur…! Comme il suivait la retransmission en direct, mon fils me hurlait une info clé depuis sa chambre. C'est ainsi que j'ai eu connaissance, par bribes sonores, de l'arrivée de l'iPad tout en découvrant — avec plaisir — qu'il y a avait un second
MacUser à la maison…!
Et puis j'ai jeté un œil sur son Mac au moment où
iWorks était annoncé.
Coïncidence, j'ai réalisé ma mission d'hier soir sur
Pages pour une simple raison de liens internet insérés dans un fichier texte qui se perdaient lors de l'importation dans InDesign. Pas question pour moi de me battre à nouveau avec Word.
Pages m'a dépanné comme il le fait depuis des mois. Signe inquiétant, j'ai même acheté une version familiale que j'ai installé sur le vieux titanium sous OSX 10.4.11 de ma gamine comme sur le Mac du fiston.
Alors, retrouver comme première suite logicielle iWorks sur l'iPad, c'est un signe que je trouve très intéressant. Pourquoi…?
Hormis tout l'écosystème du iPhone que l'on retrouve sur cet iPad, hormis la taille de l'écran —
9,7" de 1024 x 768 pixels avec une résolution de 132 ppi en deçà de ce que je rêvais de trouver — taille qui permet enfin de consulter une carte marine confortablement et de lire des bouquins avec une qualité proche de l'imprimé, cette suite permet à tout à chacun de bénéficier d'un traitement de texte efficace, d'un tableur et d'un outil fabuleux, arrivé trop tard dans ma
vie professionnelle malheureusement, je parle bien de
Keynote naturellement…! Le tout interface avec iTunes, iPhoto et bien d'autres modules connus de tous.
Un iPad pour qui…?
Je ne suis pas encore (quoi que !) concerné par ce iPad, mes besoins étant plus complexes avec du traitement d'image et des applications compatibles avec mon activité de graphiste. De plus mon MacBookPro 17" avec son disque interne
SSD est idéal tant chez moi qu'en régie chez les clients.
Et pourtant…!
En discutant brièvement avec mon fils, je lui faisais remarquer que le iPad en l'état était le produit que je souhaiterais si je n'étais plus en activité (encore pas mal d'années à attendre…!). Il contient Mail, Safari, iWorks donc, sans oublier les iApps que je consulte régulièrement.
Étonnamment, il m'a fait part de sa propre impression quand à l'usage du iPad, allant même à se dire que ce serait l'outil idéal pour lui pour suivre ses cours dans son école d'ingénieur à la rentrée prochaine. Léger (730 grs pour le modèle 3G), se glissant sans problème dans un petit sac à dos (243 par 190 mm et moins de 14 mm d'épaisseur…), moins de risque de basculement qu'un portable si ce périphérique est sur ses genoux lors de la prise de notes, bref, il était déjà en train de me brosser un portrait flatteur de l'iPad…!!
Mais non, je ne le vois pas venir…!
Sur le site d'Apple j'ai même relevé que l'on pouvait y ajouter un clavier physique + un iPad Dock pour le tenir comme un écran en mode portrait.
Et même une housse de protection disposant d'un système de chevalet comme l'apprécient les étudiants des beaux-arts.
Et puis ce matin, avant de terminer cette chronique, j'ai emmené ma fille au collège… Le jeudi est une journée lourde pour elle à tous niveaux. Levée à 06:45, elle rentre tard avant de suivre son cours de cirque en fin de journée (elle fait du
trapèze).
J'ai soulevé son sac-à-dos, près de 9 kilos (je le pèserais ce soir par curiosité…) entre les livres de cours et autres fournitures. Je ne vous fais pas un dessin.
Imaginons un iPad pour les écoliers, que 680 grs pour le modèle sans 3G à transporter en plus de sa trousse et d'un bloc de papier, le bonheur, non…?! Sans évoquer des livres de cours toujours impeccables (vous avez vu l'état des livres qui les écoliers se refilent d'une année sur l'autre…?!) et à jour par le simple jeu d'un bon téléchargement. L'autonomie de 10 heures permet déjà de suivre une journée de cours sans difficulté et ce n'est qu'un début si vous suivez comme moi
l'actualité scientifique.
Bref, des perspectives pour le iPad…? Mais il y en a des tonnes. Dont, bien entendu le mode liseuse de livres numériques en couleurs s'il vous plaît.
Je vais terminer par une anecdote. Je suis un réel fan de mon vieux Canon 5D et de mon optique de prédilection, le 180 macro. J'envisage à terme un basculement sur un boitier plus professionnel comme le
Canon EOS-1Ds Mark III. Mais depuis que je me suis offert un G11 qui enregistre également au format RAW et offre nombre de petites options comme un mode
LiveView, je suis de plus en plus enclin à l'utiliser et à l'embarquer avec moi dès que je sors. Mieux, mes envies de 1Ds sont à la baisse.
Souvenez-vous du iPhone qui faisait plus qu'un téléphone. Aujourd'hui je m'en sers quotidiennement. Aussi, si je retrouve les iApps comme
WriteRoom et d'autres, je bénéfice non seulement de l'expérience de ces années de multi-touch mais aussi d'un écran nettement plus vaste sans être déraisonnable. Bref, ce iPad se glisse sans difficulté dans un sac photo ou dans le sac de mon
Brompton…!
Bref, cet
ovni va trouver sa place mais c'est aussi à nous d'en trouver les usages. Sur ce point, je crains que l'on croule sous les propositions dans très peu de temps. Et
lire le Monde en PDF sur un iPad, j'avoue que cela me tente déjà pas mal…!
NB : toutes les photos illustratives sont empruntées, CQFD, au site d'Apple.
Info(s) pratique(s)…
Lu dans LeMonde.fr ce matin, ce mot d'Hervé Le Tellier :
900 000 gardes à vue cette année en France. Un record. Souvent dix heures, à attendre le bon vouloir policier, sans avocat. Une raison de plus pour se procurer l'iPad d'Apple.
À lire aussi
l'analyse de Guillaume Gete sur son blog, dont ceci :
Il y a un point très important dans la mise en scène de la présentation de l’iPad : le fauteuil. Le message est clair : « ce n’est pas un produit que vous utiliserez devant une table ». Prenons l’exemple de mon épouse qui surfe sur le canapé ou dans le lit. Le Macbook est très bien, mais son autonomie est moindre, il chauffe, et il est finalement un peu lourdaud pour des besoins finalement simples. Mais il ne pourra pas être remplacé tout de suite par un iPad pour d’autres raisons : capacité plus limitée, pas de multitâche… En revanche, ce dernier pourrait être un objet purement familial pour des utilisations sans prise de tête.
Je partage ce point de vue (et, bonheur, être dans un fauteuil sans se faire engueuler…!)
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le 28/01/2010 à 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
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