image du monde végétal — close-up

Mon grosPod s’appelle iPad…

Second ordinateur ou unique machine…? Les deux…!
Dans | ça se regarde | dans mon bocal | jardin planétaire | sans attaches |

par Jean-Christophe Courte

Voilà, c'est fait.
La saison 2 démarre sur les chapeaux de roue car tout le monde s'interroge sur les usages de ce nouveau périphérique, sur son utilité. Côté design, rien-à-dire, Apple nous a sorti un produit dans la droite ligne de l'iPhone et la bestiole est tout sauf moche. Rien à voir avec l'aspect ado boutonneux de certains produits concurrents…!

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Bon, je n'ai pas eu l'occasion de suivre en direct cette keynote pour cause de client sympathique à dépanner au plus vite.

Mais, mieux, j'ai droit aux commentaires d'un futur utilisateur…! Comme il suivait la retransmission en direct, mon fils me hurlait une info clé depuis sa chambre. C'est ainsi que j'ai eu connaissance, par bribes sonores, de l'arrivée de l'iPad tout en découvrant — avec plaisir — qu'il y a avait un second MacUser à la maison…!

Et puis j'ai jeté un œil sur son Mac au moment où iWorks était annoncé.
Coïncidence, j'ai réalisé ma mission d'hier soir sur Pages pour une simple raison de liens internet insérés dans un fichier texte qui se perdaient lors de l'importation dans InDesign. Pas question pour moi de me battre à nouveau avec Word. Pages m'a dépanné comme il le fait depuis des mois. Signe inquiétant, j'ai même acheté une version familiale que j'ai installé sur le vieux titanium sous OSX 10.4.11 de ma gamine comme sur le Mac du fiston.

Alors, retrouver comme première suite logicielle iWorks sur l'iPad, c'est un signe que je trouve très intéressant. Pourquoi…?

Hormis tout l'écosystème du iPhone que l'on retrouve sur cet iPad, hormis la taille de l'écran — 9,7" de 1024 x 768 pixels avec une résolution de 132 ppi en deçà de ce que je rêvais de trouver — taille qui permet enfin de consulter une carte marine confortablement et de lire des bouquins avec une qualité proche de l'imprimé, cette suite permet à tout à chacun de bénéficier d'un traitement de texte efficace, d'un tableur et d'un outil fabuleux, arrivé trop tard dans ma vie professionnelle malheureusement, je parle bien de Keynote naturellement…! Le tout interface avec iTunes, iPhoto et bien d'autres modules connus de tous.

Un iPad pour qui…?
Je ne suis pas encore (quoi que !) concerné par ce iPad, mes besoins étant plus complexes avec du traitement d'image et des applications compatibles avec mon activité de graphiste. De plus mon MacBookPro 17" avec son disque interne SSD est idéal tant chez moi qu'en régie chez les clients.

Et pourtant…!
En discutant brièvement avec mon fils, je lui faisais remarquer que le iPad en l'état était le produit que je souhaiterais si je n'étais plus en activité (encore pas mal d'années à attendre…!). Il contient Mail, Safari, iWorks donc, sans oublier les iApps que je consulte régulièrement.

Étonnamment, il m'a fait part de sa propre impression quand à l'usage du iPad, allant même à se dire que ce serait l'outil idéal pour lui pour suivre ses cours dans son école d'ingénieur à la rentrée prochaine. Léger (730 grs pour le modèle 3G), se glissant sans problème dans un petit sac à dos (243 par 190 mm et moins de 14 mm d'épaisseur…), moins de risque de basculement qu'un portable si ce périphérique est sur ses genoux lors de la prise de notes, bref, il était déjà en train de me brosser un portrait flatteur de l'iPad…!!
Mais non, je ne le vois pas venir…!

Sur le site d'Apple j'ai même relevé que l'on pouvait y ajouter un clavier physique + un iPad Dock pour le tenir comme un écran en mode portrait.

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Et même une housse de protection disposant d'un système de chevalet comme l'apprécient les étudiants des beaux-arts.

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Et puis ce matin, avant de terminer cette chronique, j'ai emmené ma fille au collège… Le jeudi est une journée lourde pour elle à tous niveaux. Levée à 06:45, elle rentre tard avant de suivre son cours de cirque en fin de journée (elle fait du trapèze).

J'ai soulevé son sac-à-dos, près de 9 kilos (je le pèserais ce soir par curiosité…) entre les livres de cours et autres fournitures. Je ne vous fais pas un dessin.

Imaginons un iPad pour les écoliers, que 680 grs pour le modèle sans 3G à transporter en plus de sa trousse et d'un bloc de papier, le bonheur, non…?! Sans évoquer des livres de cours toujours impeccables (vous avez vu l'état des livres qui les écoliers se refilent d'une année sur l'autre…?!) et à jour par le simple jeu d'un bon téléchargement. L'autonomie de 10 heures permet déjà de suivre une journée de cours sans difficulté et ce n'est qu'un début si vous suivez comme moi l'actualité scientifique.

Bref, des perspectives pour le iPad…? Mais il y en a des tonnes. Dont, bien entendu le mode liseuse de livres numériques en couleurs s'il vous plaît.

Je vais terminer par une anecdote. Je suis un réel fan de mon vieux Canon 5D et de mon optique de prédilection, le 180 macro. J'envisage à terme un basculement sur un boitier plus professionnel comme le Canon EOS-1Ds Mark III. Mais depuis que je me suis offert un G11 qui enregistre également au format RAW et offre nombre de petites options comme un mode LiveView, je suis de plus en plus enclin à l'utiliser et à l'embarquer avec moi dès que je sors. Mieux, mes envies de 1Ds sont à la baisse.

Souvenez-vous du iPhone qui faisait plus qu'un téléphone. Aujourd'hui je m'en sers quotidiennement. Aussi, si je retrouve les iApps comme WriteRoom et d'autres, je bénéfice non seulement de l'expérience de ces années de multi-touch mais aussi d'un écran nettement plus vaste sans être déraisonnable. Bref, ce iPad se glisse sans difficulté dans un sac photo ou dans le sac de mon Brompton…!

Bref, cet ovni va trouver sa place mais c'est aussi à nous d'en trouver les usages. Sur ce point, je crains que l'on croule sous les propositions dans très peu de temps. Et lire le Monde en PDF sur un iPad, j'avoue que cela me tente déjà pas mal…!

NB : toutes les photos illustratives sont empruntées, CQFD, au site d'Apple.
Info(s) pratique(s)…

Lu dans LeMonde.fr ce matin, ce mot d'Hervé Le Tellier :
900 000 gardes à vue cette année en France. Un record. Souvent dix heures, à attendre le bon vouloir policier, sans avocat. Une raison de plus pour se procurer l'iPad d'Apple.


À lire aussi l'analyse de Guillaume Gete sur son blog, dont ceci :
Il y a un point très important dans la mise en scène de la présentation de l’iPad : le fauteuil. Le message est clair : « ce n’est pas un produit que vous utiliserez devant une table ». Prenons l’exemple de mon épouse qui surfe sur le canapé ou dans le lit. Le Macbook est très bien, mais son autonomie est moindre, il chauffe, et il est finalement un peu lourdaud pour des besoins finalement simples. Mais il ne pourra pas être remplacé tout de suite par un iPad pour d’autres raisons : capacité plus limitée, pas de multitâche… En revanche, ce dernier pourrait être un objet purement familial pour des utilisations sans prise de tête.

Je partage ce point de vue (et, bonheur, être dans un fauteuil sans se faire engueuler…!)

Concevoir des bâtiments bioclimatiques | Fondements et méthodes

Pierre Fernandez et Pierre Lavigne
Dans | ailleurs | architecture | ça se lit | dans mon bocal | jardin planétaire |

par Jean-Christophe Courte

Développement durable, HQE, bioclimatique, des incitations très légitimes à réduire tant la consommation énergétique des bâtiments que de les concevoir de manière durable, à choisir des matériaux plus respectueux de l’environnement, etc.

Pour pas mal de personnes, cela s’arrête souvent au choix des matériaux. Et d’aucuns de décrier le béton, plébisciter le bois, etc.. Si l’on peut gloser et s’invectiver à ce propos, ce n’est qu’une fraction du problème. Le livre édité par les éditions du Moniteur revient sur toutes les contraintes de la conception d’un bâtiment bioclimatique et le feuilletage du livre m'a remis en mémoire nombre de réalisations construites ces dernières décennies. Celles oubliant l’incidence de la forme et de la taille des bâtiments (chapitre 13). Ou celles faisant l'impasse sur les problèmes aux turbulences générées par le vent (chapitre 24)… Chacun a en tête sa collection particulière de lieux et bâtiments que l'on ressent comme particulièrement ratés, ce livre nous délivrant un certain nombre de clés.

Ce qui est également intéressant dans les 30 chapitres et les annexes qui composent cet ouvrage, c’est de rappeler que des solutions intelligentes ont été trouvées localement par les habitants vivants sous certaines latitudes et qu’il serait astucieux de s’en inspirer à nouveau… Illustration…

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Photo d’une maison laotienne (©Michaël Thévenet)

Murs « Trombe » pour capter la chaleur du soleil, brise-soleil, flux d’air pour assurer la ventilation naturelle d’un logement, puits de fraîcheur, ombre, utilisation de l’eau, plantations pour bloquer le rayonnement solaire ou les échanges par rayonnement infrarouge entre façades, toutes ces notions sont revues de manière claires et systématiques. Et selon que l’on soit en pays froid ou chaud.

L’intérêt d’un tel ouvrage est bien d’expliquer, à l’aide de courbes et de leurs équations respectives, les incidences de tous ces points à prendre en considération. Le tout appuyé par un texte précis et de très nombreux schémas. Bref, rappeler pour chaque point les paramètres indispensables.

Ainsi ceux qui constituent ce truc bizarre que l’on nomme « confort » avec les notions de température mais également d’hygrométrie. Dont la thermophysiologie humaine…!

Là, devant mon écran, ma production de chaleur oscille entre 105 et 140 W. Bien moins que le gars qui bosse, par exemple, dans un garage à démontrer un moteur et qui lui peut atteindre… 700 W !

Bref un excellent ouvrage à l’usage des architectes et des constructeurs mais, surtout, un bouquin de référence à mettre entre les mains de tous les étudiants en architecture mais aussi entre celles des élèves ingénieurs qui se destinent à l’univers du bâtiment pour leur éviter de négliger ces notions essentielles dans la conception de nouveaux produits.

430 pages grands format très aérées sur deux colonnes et agréables à lire, excellente iconographie, schémas clairs. Le type de bouquin que j’aurais aimé avoir lors de mes propres études, notamment pour dynamiter certains préjugés d’alors. Mais ceci est une autre histoire.

Comme le disent les auteurs…
L’architecture est fatalement climatique, il n’y a architecture que lorsqu’il y a contraintes. Le climat en est une à laquelle on n’échappe pas.




Concevoir des bâtiments bioclimatiques
Fondements et méthodes
Pierre Fernandez et Pierre Lavigne
Éditions du Moniteur
9782281114546 | 85 €

Vous trouverez le sommaire complet sur ce lien

image caddie

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Voigtländer Ultron SL II pour Canon | 3

Neige matinale
Dans | dans mon bocal | photographie |

par Jean-Christophe Courte

Ficher brut de correction… 1/13° | f/2.2 | 200 ISO

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Sympathique piqué…! Après chacun traite à son idée, selon son ressenti.

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Bref, il neige ce matin !

Bonjour, je parle bien à Monsieur Barabari…?

Centre d'appels et démarchage à domicile
Dans | dans mon bocal | entreprendre en solo | groummphh | travailler chez soi |

par Jean-Christophe Courte

Je viens de lire un très bon billet sur le blog ouinon.net qui évoque, en miroir, mon propre quotidien. Je vous engage à le lire car il est inutile que je revienne sur ce qui a été évoqué de manière fort plaisante par Christophe Druaux.

Et pourtant, le nombre de fois où je me retrouve dans une situation similaire, interpellé courtoisement au téléphone. Bonjour je parle bien à Monsieur Barabari…? alors même que j'ai décliné posément mon nom en décrochant. Le seul avantage de la présentation de mon nom est que le télévendeur pense parfois qu'il s'est planté dans la mesure ou ce n'est pas ce nom qui est inscrit sur la fiche affichée sur son écran. Et raccroche. Mais généralement, cet interlocuteur insiste et se présente. C'est souvent étrange. Sans vouloir vexer quiconque, j'ai du mal à amalgamer la voix (…quelque fois charmante) avec le titre annoncé, le propos de l'appel et, surtout, la difficulté à dérouler clairement l'objet de ce coup de fil inattendu… Non, je n'ai pas des revenus abondants qui méritent de l'optimisation fiscale…! Non, je suis satisfait de ma banque, de mon opérateur téléphonique, de ma couverture d'assurance maladie, que sais-je encore…!

J'ai tenté nombre de solutions.
La connivence, genre j'ai aussi fait ce boulot.
La gentillesse, type je ne vous envoie pas bouler, il fait beau chez vous…?
La résignation, mode faut que vous gagnez votre vie mais bon cela ne m'intéresse pas, essayez quand même de me convaincre…, etc.

Mais comme cela devient de plus en plus fréquent, après avoir essayé le… Ah, désolé, nous l'enterrons demain — de très mauvais goût et totalement inefficace, j'ai opté pour une formule ferme, concise suivie d'un coupure immédiate de la conversation avant même que mon interlocuteur ait le temps de sortir les avirons lors de son explication embrouillée 
Un simple "bonne journée…!" avec du vrai sourire dans la voix.

Deux ou trois fois, mon lointain correspondant m'a rappelé, n'ayant pas compris (…ou que trop…!) qu'il m'importunait mais cela c'est très vite calmé. Je me suis fait juste engueuler une fois, brièvement car j'ai raccroché à nouveau en prononçant ma phrase rituelle avec un plus grand sourire dans ma voix.

Néanmoins, avant de mettre un terme définitif à l'échange, j'analyse le contexte. Français laborieux, argumentaire ânonné, réverbération, déphasage, bruits de fond, qualité médiocre de la ligne et, bien entendu, angle abordé pour me contacter. Dans près de 99 % des cas, mon "bonne soirée" en mode amical clôt le sujet.

Mais il m'est arrivé également pour une fraîcheur de voix particulière, une tessiture sympathique, une présentation réussie, de passer un peu de temps avec mon interlocuteur. Étonnamment, ce dernier l'a bien perçu comme une respiration, une pause dans sa soirée parsemée de refus. Nous avons échangé quelques phrases d'humain à humain, entrecoupés de petits sourires téléphoniques puis nous nous sommes quittés sans rancoeur.

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Note(s) de lecteur(s)…

Jean M. ajoute ceci…
J'ai opté depuis longtemps pour le mode "connivent supérieur", efficace semble-t-il vu le peu d'appels vécus au quotidien.

"Connivent supérieur" consiste à laisser entendre au téléphoniste que l'on fait appel régulièrement à ce type de service (et donc qu'on en connait parfaitement les règles...)

2 cas :

J'ai le temps (et envie de le perdre) : Chaque phrase de l'interlocuteur est reformulée avec une suggestion de modification : vous voyez, à votre place, j'aurais plutôt dis ça... au bout de 4 ou 5 reformulations de ce type, on me raccroche au nez.

J'ai pas le temps (ou pas à le perdre) : Là, dès le départ, ça donne : "Dans votre plan de dialogue téléphonique, vous devez avoir un nombre d'objections au-delà duquel, vous DEVEZ laisser tomber, on va gagner du temps tous les deux, vous les avez eues..."


Jean-Fréderic D. propose une autre solution…
amorcer la conversation et poser le combiné :
selon le mode opératoire, le correpondant va aller quasiment au bout de son argumentation avant de s'apercevoir qu'il n'y a personne au bout du fil...
Reste plus qu'à racrocher après le biiip biiip biiip sonore

Arf !

Vieillir chez soi | 1

Déni et manque d'anticipation
Dans | dans mon bocal | groummphh |

par Jean-Christophe Courte

Bon, les prochains jours, urbanbike va réduire la voilure. Jamais simple de prendre le taureau par les cornes et d'essayer modestement de gérer des fins de parcours pour les rendre plus douces… En cause, un paquet de facteurs difficiles à cerner même si, nous tous, nous avons bien quelques idées à ce propos. Trop souvent, des décisions prises dix ou quinze ans plus tôt sans aucune anticipation. Des "non" décisions, quoi ; des "on verra plus tard". Ben "plus tard", on y est et rien n'a bougé. Plutôt empiré.

Sans oublier le plus gros déni, celui de se voir vieillir.

Ce manque d'anticipation, c'est que tout corps physique vieillissant peut lâcher, que la "maison de poupée" de l'époque peut devenir un enfer, que prendre sa voiture pour aller faire des courses met en danger tant le conducteur que les autres usagers des voies publiques. Je ne parle même pas de l'ascension de l'Annapurna que représente la montée d'un étage, des jambes qui se dérobent malgré l'usage d'une canne, des épreuves quotidiennes pires que celles d'intervilles… Comment ça, non ? Bien sûr que si : se laver, enjamber une baignoire, préparer un repas, faire sa vaisselle, fermer les volets, tout ceci demande à nos anciens une volonté sans faille.

C'est souvent d'autant plus rageant que l'on envisageait très bien la fin du film, que l'on a même la formation idoine et de solides arguments,. Sauf qu'il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Des solutions pratiques d'accessibilité existent mais, comme elles ressemblent de trop à celles préconisées pour les handicapés, elles sont souvent refusées. Pire, elles sont moquées alors que c'était le moment d'y penser et de les mettre simplement en œuvre. D'autant plus que le corps et l'esprit d'alors galopaient de concert et qu'il était facile d'anticiper, de préparer son logement pour ce futur inéluctable.

Dix ans après, "bingo"…!
Aucune satisfaction de ma part à découvrir que nos "fadaises" étaient fondées. La question, quand on se repasse le film, est de comprendre qu'est-ce qui a buggué ; pourquoi nos signaux, nos explications, nos solutions n'ont pas été prises en compte…?

Et puis la chute — dans toutes les définitions du mot — s'accélère sans qu'il soit toujours possible d'intervenir. À la limite, elle est presque souhaitable rapidement pour enfin intervenir. Sauf que dans de nombreux cas, on se heurte à un entêtement inoxydable, à un refus net et catégorique. Quand ce n'est pas à une perte de sens…!

Satisfaction d'avoir eu raison…? Aucune. Juste l'envie de tout envoyer paître par moments. D'autant que cette salve de problèmes tombe toujours au moment où tout se dégrade…!

Une météo exécrable alors qu'il faut emmener son petit monde à des tas d'examens sur des routes enneigées — la "maison de poupée" est évidemment loin du centre ville ; un engorgement délirant des urgences pour des causes incroyables comme celle expliquée hier par une professionnelle de santé, la mise à l'hôpital volontaire des "vieux" pour cause de fêtes de fin d'année (le vieux sous le sapin, c'est pas glamour…!)

Sans oublier les réticences mêmes de ceux même qu'il faut aider alors qu'il est clair que c'est urgent…! Ras le bol des "attends, attends, attends…" Attendre quoi…?

Voilà, lecteur, pourquoi urbanbike va se mettre un peu à la cape ces prochaines temps.

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Note : l'avantage de bosser chez soi, d'être indépendant, de faire son boulot en toutes circonstances (la nuit, quoi) et d'avoir des clients compréhensifs permet de gérer cela. Je troque mes chroniques quotidiennes pour le mode ambulancier, pousseur de fauteuil roulant, nettoyeur de paperasses. À ce propos, il me manque quasiment une lampe frontale lors de mes fouilles archéologiques dans les papiers nombreux et épars — comprendre planqués dans tous les coins de la maison — à la recherche de la carte vitale perdue, des attestations des assurances, etc.

Conserver un esprit de dérision et de l'humour permet de relativiser en toutes circonstances, fussent-elles parfois abomifreuses…!

À suivre…
Note(s) de lecteur(s)…

Oh…! Je pensais que seuls les sujets polémiques déclenchaient un afflux de commentaires (ici des mails). Merci à tous ceux (Aude, Olivier, Philippe, Dominique, Joël et bien d'autres…) qui m'ont écrit ce matin ou téléphoné, c'est très sympa, j'essaye de répondre à tous.
La situation est pour le moment sous contrôle (enfin, on croise les doigts) mais je note que ce sujet est étonnamment sensible. Comme l'écrit Thierry, Anticiper ses vieux jours, un vrai sujet. Merci aussi à FK qui est toubib et a un regard de l'intérieur du système (et c'est pas joli, joli…).
logotype d'urbanbike

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hop
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