Allergies et compagnieDans |
autisme |
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dans mon bocal |
groummphh |
sans attaches |
par Jean-Christophe Courte
La première version de
ProxiProduit (lien
iTunes) est disponible gratuitement.
L'idée est séduisante, afficher sur son iPhone à partir d'une capture du code-barre toutes les infos relative à un produit…
Dont les éventuelles allergies. Ainsi cette délicieuse plaque de "biiiip"…
Après capture de son code-barre…
Le résultat est
implacable, je peux en consommer un caddie par jour (pour le moment, l'info nutritive de ce produit est absente…!). Mais attention si je suis allergique au lait ou aux fruits à coque, stop…!
Pour l'instant, sur les quelques produits testés, l'information nutritive n'est pas toujours affichée. La, je retourne à la méthode traditionnelle de lecture optique avec mes lunettes de l'emballage qui… ne m'en dit pas plus — je vous disais bien que c'était sans aucun effet sur mes hanches…!
Bon, ce n'est pas le cas de tous les produits, rapide tour d'horizon…
Et bien entendu, à chaque fois, les allergies possibles en relation avec le produit sont affichées en fin d'écran (pour ma part, j'aurais inversé ou proposé,
via des préférences, des affichages personnalisés)…
Hormis cela il est possible de renseigner un profil personnel qui sera expédié aux développeurs de l'iApp.
Comme de consulter ses dernières captures de code-barre pour les montrer à son entourage…
Bon, peut mieux faire dont alerter le titulaire du profil en affichant une alerte dès qu'un produit qu'il vient de scanner est corrélé à l'une de ses allergies. Ensuite proposer un affichage de l'historique sous le nom des produits et non exclusivement par codes-barres, etc.
À suivre…!
Rien à voir : je confirme le
coup du réveil sur l'iPhone 4 liée à l'heure d'hiver. Heureusement je me suis réveillé automatiquement (vive le subconscient V. 57…!) à 06:44 pour constater de mes yeux (et oreilles) que mon alarme de 06:45 ne sonnait pas (à 06:45, CQFD).
Bref,
pour une belle sonnerie, c'est une belle sonnerie (
Bobby Lapointe)
# | 3/11/2010 | 09:04 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Karin FossumDans |
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par Jean-Christophe Courte
Je sais : deux dans la même semaine, c'est trop. Mais c'est cela la période estivale, la possibilité de rattraper le temps perdu et de lire en accéléré une pile de livres en souffrance. Ou de lire plus décontracté.
Après
Ne te retourne pas ! de Karin Fossum, Béatrice m'a passé dans la foulée un second livre de cet auteur qu'elle venait juste de terminer.
Polar que j'ai lu en deux épisodes en un seul après-midi. Je pense que le sujet m'a
indirectement touché avec le personnage d'Errki, ce gamin qui s'échappe d'un centre psychiatrique. Paradoxalement, dans cette histoire, c'est certainement le plus lucide malgré ses petites voix intérieures, ses peurs paniques et sa gestuelle répétitive. Le mot autiste n'est pas évoqué mais le regard des autres sur ce môme m'a également remis en mémoire nombre de situations vécues. Bref, Karin Fossum trousse une fois de plus un scénario savoureux même si l'intrigue d'un bon polar ne peut se dérouler sans son lot de cadavres.
L'histoire est démente, anachronique et la confrontation d'Errki avec un braqueur de banque mériterait d'être porté à l'écran… J'en dis déjà trop car au risque de me répéter, cet auteur a un talent fou et je ne souhaite pas déflorer la trame de ce récit dramatique entrecoupé de situations souvent loufoques.
Bref une chouette semaine avec la lecture de ces deux excellents polars de Fossum. Je lis en ce moment
Suave comme l'éternité de George P. Pelecanos, l'auteur de
Funky guns et ce n'est franchement pas le même niveau.
Bref, commencez par
Ne te retourne pas ! et si, comme moi, vous tombez sous le charme, vous aurez le choix entre
Le diable tient la chandelle et
Celui qui a peur du loup pour poursuivre.
Bref, à mes yeux, à nouveau un bouquin remarquable (et plus encore à cause de ce môme givré et soupçonné par tous). Si cela pouvait changer d'un iota le regard du lecteur sur les gamins étranges, ce serait déjà cela de gagné.
Celui qui a peur du loup
Karin Fossum
Traduit du norvégien par Alex Fouillet
JC Lattès
9782709626002 | 20 € | 365 pages
# | 10/08/2010 | 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Daniel TammetDans |
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par Jean-Christophe Courte
Excellent témoignage puisé à la
meilleure source, celle de ce gamin autiste qui se raconte sans fards. Hormis l'étrangeté de son propre syndrome, ce qui m'a le plus touché, ce sont ses souvenirs d'enfance — des souvenirs très précis, hormis les autres enfants, de ses écoles successives — et les explications qu'il donne de ses peurs, de ses attitudes. Si j'ai retrouvé quelques attitudes de ma progéniture, le plus épatant fût de déceler certaines de mes propres terreurs enfantines.
Les premiers chapitres de ce livre devraient être proposés à la lecture de tous les gamins dits
normaux pour qu'ils comprennent un peu mieux les attitudes
a priori étranges de certains de leurs voisins de classe. Mais plus qu'à ces gamins qui s'avèrent très sympas une fois qu'on leur a expliqué ce qui se passait — les mômes ont une fabuleuse capacité de compréhension dès lors que l'on explique les choses — c'est surtout à leurs parents qu'il faudrait le recommander…!
Souvent, derrière des sourires bienveillants et peints, la compassion affichée en sautoir, ce sont les recommandations un peu étranges qu'ils font à leurs propres enfants qui restent les plus affligeantes (j'ai d'autres mots plus durs mais chacun comprendra…!).
Comme pour beaucoup de choses, c'est l'ignorance et les peurs qui pose un réel problème. Autant que les certitudes rassurantes et un peu bébêtes basées sur la bonne conscience. Bref, dès que l'on évoque l'autisme, ça déconne à plein tube dans les chaumières. Pathétique…!
Je ne peux que vous inciter à vous plonger dans cet OVNI littéraire, ce témoignage direct d'un de ces gamins pas comme les autres et qui, lui, s'en est assez bien sorti. La prochaine fois que vous croiserez un gamin autiste, soyez vous-même, direct : ce sera mille fois fois plus efficace que de changer de trottoir ou de vous forcer à sourire stupidement…!
Je suis né un jour bleu
Daniel Tammet
J'ai lu
9782290011430 | 6,70 €
# | 21/06/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Bien plus qu'un bon moment…Dans |
autisme |
par Jean-Christophe Courte
Après quelques échanges par courriel avec Joël qui l'ont conduit à trouver une table de ping-pong pour son
organisation aux USA, j'ai pris le temps de rédiger — à sa demande — ce billet un peu personnel qui peut intéresser des parents ou des éducateurs s'occupant d'enfants autistes.
C'est un simple témoignage de mes propres pratiques qui n'a pas grand chose à voir avec l'angle d'urbanbike. Bref, n'hésitez pas à passer ce qui suit…
Testé depuis des mois…!
Avec ma fille (j'insiste sur le fait que ce qui suit a été imaginé, discuté et testé
ensemble, rappelant au passage qu'un enfant autiste est loin d'être idiot), nous avons mis en pratique une solution qui fonctionne diablement bien et qui reste stimulante et ludique pour nous deux. Cela consiste à retrouver régulièrement le chemin de la table de ping-poing. Jusqu'ici rien que du très banal…!
Dans ce jeu, l'enfant comme l'adulte sont quasiment à égalité face à des échanges qui demandent pas mal de vivacité, de réactivité comme d'anticipation. Cela m'a permis de vérifier d'ailleurs l'incroyable capacité à retourner une balle que déploient ces mômes alors que l'on a l'impression qu'ils sont
ailleurs. Que nenni…! (
Rappel pour mémoire)
Bien évidemment, les premiers échanges ne sont pas simples mais il faut savoir être comédien, accepter de perdre, faciliter la prise en main de la raquette; la compréhension des règles de base et, surtout, rendre la séance amusante. Cette période de démarrage sera brève car votre champion(ne) a des ressources. Et apprend vite…!
D'ailleurs, pour éviter que le jeu soit interrompu à chaque point par la recherche de la balle qui est allée se nicher dans un coin du terrain ou sous la table, nous avons imaginé ceci : chaque joueur dispose de 4 ou 5 balles qu'il place dans sa poche (4 au maximum si c'est à tenir dans une seule main…). Cela évite de hacher le jeu, de le rendre
abomifreusement soporifique…!
Enfin, au moment de l'engagement, je laisse d'abord ma mouflette servir toutes ses balles à la suite. Cela lui permet de ne pas
bloquer si elle est maladroite dans la mesure où elle peut immédiatement se rattraper en rejouant son service.
Inversement, pour l'aider à améliorer sa bonne pratique du ping-pong, quand c'est à moi de servir, j'annonce où je vais engager toutes mes balles, ce qui permet d'intégrer la direction de la balle et, sur les 4 ou 5 engagements qui se succèdent, d'en retourner un maximum. Ces bons retours lui permettaient au départ de ne pas se sentir dépassée et de rester dans la partie.
En effet, c'est à moi désormais de faire très attention tant elle est devenue redoutable et s'améliore à chaque nouvelle partie…! Au bout de quelques mois, les précautions deviennent inutiles car les automatismes et l'apprentissage du jeu l'ont rendu agile dans toutes les phases du jeu et elle renvoie désormais des balles difficiles avec, comme seul objectif, battre son père…! Je suis souvent à la peine car elle n'hésite plus à jouer les diagonales et, surtout, à les alterner, à amortir…! Une horreur…!
Une fois que les balles sont toutes à terre, nous procédons à un autre jeu, celui du
ramassage rapide.
Cela consiste à aller plus vite que l'autre et à récolter le maximum des balles disponibles. Cela casse la tension précédente et génère un moment de bonne rigolade dans la mesure où tous les coups sont permis dont celui d'aller dans la surface de jeu de l'adversaire lui faucher ses balles. Si c'est moi qui en récupère le plus, je rééquilibre les quantités. Inversement, si c'est elle qui a été la plus rapide, il faut impérativement lui laisser le plaisir d'engager plus de balles. C'est une phase qui apporte de la bonne humeur.
Cette alternance de parties acharnées et de pauses ludiques nous permet de jouer souvent plus d'une heure dans une chouette ambiance ponctuée d'éclats de rire. Car, très souvent c'est l'enfant qui gagne les points (si ce n'est pas le cas, débrouillez vous
au départ que ce le soit…) à son plus grand plaisir et surtout si son adversaire affiche le même bonheur de jouer.
Ce dernier point est important.
Si vous faites la gueule, abstenez-vous de jouer et/ou de proposer de jouer. Le vrai plaisir est le partage de ces instants où le rapport de forces est bien équilibré. Surtout si, très vite, vous expliquez à l'enfant comment balader votre adversaire en alternant un coup à gauche puis un coup à droite, histoire de vous obliger à cavaler de l'autre côté de la table. N'hésitez-pas à manifester le plaisir que, vous aussi, vous prenez à jouer surtout quand votre jeune adversaire vous prend en défaut.
C'est parfois un peu difficile car il y a des baisses de forme pour tous, des matins blèmes, des passages de pluie mais ne vous laissez pas décourager et, au bout de quelques mois, optez pour des raquettes plus professionnelles, histoire de marquer que vous avez, lui comme vous, franchi une étape.
Autre point, si vous perdez un point, n'hésitez-pas à marquer l'événement, à souligner la performance, à mimer le passage de la balle que vous n'avez pas pu retourner. Déjà cela affichera au minimum un sourire, au mieux un rire tonitruant…!
En parlant de cela, nous jouons à l'extérieur dans un endroit public et sur une table en béton munie d'un filet métallique (
voir les photos de ce billet prises à diverses périodes). Jouer en plein air est très agréable. Même quand le vent vient se mêler à la partie…!
Rester "expressifs".
Certes, je sens bien que cela peut indisposer certains parents qui arrivent pour quelques minutes avec leur progéniture (toute aussi bruyante, soit dit en passant…!) pour jouer à une quinzaine de mètres mais il me semble important de souligner toutes les phases du jeu pour maintenir l'attention de l'enfant et continuer à le stimuler. Néanmoins, je lui demande régulièrement de se concentrer car un gamin autiste a tendance à être facilement captivé par ce qui se déroule dans son champ visuel ou auditif même si en apparence cela ne se voit pas. Par contre, c'est dans sa manière relâchée de jouer que cela se ressent.
J'évoquais le filet métallique de notre table : quand l'un de nous envoie une balle dedans, le son rendu est amusant et cela est également un sujet de rigolade. En résumé, il est essentiel de
tout prendre de manière décontractée, détendue et d'en jouer.
Quand jouer…?
Mais dès qu'il ne pleut pas — et encore…! Nous jouons même si la table est mouillée, même s'il fait froid (il suffit de se couvrir). Nous avons même essayé quand la table était recouverte de glace (le neige venait de fondre mais gros coup de froid la nuit). Dans tous les cas, on est là avant tout pour s'amuser et, comme je l'indiquais précédemment, le vent, le crachin, le froid ne doivent pas être des prétextes pour laisser tomber. Au contraire…! Ma fille est fière que nous soyons sortis malgré tout.
Et la fin de partie…?
Une partie peut durer plus d'une heure, c'est intense du fait des balles servies à la suite. Il faut négocier avec l'enfant la fin de la partie car ce sont des mômes toniques qui aiment la routine du jeu. S'arrêter trop tôt les frustre, trop tard les fatigue. Soyez attentif et n'hésitez-pas à sonder régulièrement pour obtenir l'avis de votre partenaire.
Compter les points ou non…?
D'abord, restez large par rapport aux principes même du jeu. On suit les règles à 90 % mais pas trop strictement car ce qui est important c'est aussi le nombre d'échanges. Ensuite, compter, certes mais uniquement si l'enfant gagne le plus souvent (idem, débrouillez vous pour manquer quelques balles). L'idée n'est pas de le préparer pour les prochaines jeux olympiques mais de passer un bon moment ensemble, au même niveau…!
En gros, ajustez selon l'humeur. Généralement, nous faisons des
minis matchs avec nos 4 ou 5 balles chacun. Du coup, cela permet de finir sur un 6/4 ou du 5/3. Et de jouer aussitôt les revanches…!
Petite note pratique. Achetez vos balles par paquets de 10 et optez pour des balles de couleur. Nous avons opté pour des balles oranges qui se repèrent facilement et je n'hésite pas à en changer dès que l'une est défaillante.
# | 14/06/2009 | 08:29 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |