Regard décalé…?!

Ou acuité visuelle épatante
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En gros, nous circulons sur les sentiers, l’ambiance chromatique est parfois assez limitée…

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Au loin, le mer et le ciel…

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Et nous qui avançons dans des chemins bordés de ronces et d’ajoncs…

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Bref, difficile d’identifier avec précision ce qui se déroule sous nos yeux dans ce magma végétal… Enfin, difficile pour moi…

Avant-hier, ma fille remarque en une fraction de seconde dans les ajoncs ce qui suit, vert sur vert…

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Certes, sur ces images rapprochées au 100 ou au 180 mm avec un fond qui s’estompe, c’est évident… Mais je vous assure qu’en pleine progression, si elle ne m’indique pas la position de la bestiole, c’est une autre histoire…!

Hier, elle récidive…

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Je veux bien croire au hasard mais deux fois de suite un insecte vert qui se fond dans un environnement vert…

Certes, j’arrive encore à repérer ce qui suit…

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Ces deux là aussi…

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Bon, le dernier, je ne l’ai pas vu de suite, absorbé par la masse jaune superbement eclairée…

Mais lui…?!

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Pffffffff…! Je vieillis… (autre explication plausible…!)

Bon, le problème est qu’elle fait la même chose avec les quarts de ton

Canon EOS-1D X à l’usage | 5

ISO auto par temps gris
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Hier matin, nous sommes partis sous le crachin mais à la traine des gros nuages, ce qui nous a évité de nous faire rincer. J’avais décidé d’augmenter la valeur du diaphragme et de ne pas hésiter à taper autour du 1/500°.

Ma fille avait acceptée la veille de s’initier (enfin…!) à la photo rapprochée. Elle est donc partie avec le Canon EOS-1D Mark II avec le Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM vissé dessus. C’était la première fois qu’elle l’utilisait.

Le temps de pédaler jusqu’à Kergolay puis nous balader entre la pointe du Skeul et la pointe d’Arzic.

J’avais réglé son boitier en mode TV et vitesse au 1/125°, ISO 200. Bon, lors d’une manipulation maladroite, elle est descendue au 1/80° mais la stabilisation du Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM a compensé superbement. C’est toujours épatant de découvrir comment les images sont formées dans la tête d’une autiste. Comment elle cadre, etc.

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Au retour, elle n’a pas eu de scrupules à virer cinquante pour cent de sa récolte digitale sous lightroom. Nous avons parfois cadré à nouveau et, essentiellement, remonté la température de lumière comme je le fais pour mes propres clichés quand la balance des blancs automatique se fait piéger.

J’ai ouvert une galerie dans photager car je suis épaté.

Bref, il est clair que nous allons récidiver d’autant qu’elle a bien pigé ses erreurs…

Retour au 180 mm + 1D X

Avec ce temps gris, la sensibilité ISO du Canon EOS-1D X oscillait entre 250 (ci-dessous) et 3200.

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Pour certaines images, avec le vent qui soufflait, je suis monté au 1/640° avec un diaph fermé à 10 comme vous pouvez le vérifier dans photager en agrandissant plein écran.

Photos montrées ici, comme hier, à titre d’exemple.

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3200 ISO

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Rappel (et copier collé du billet précédent), pour lire les infos EXIF des images dans Safari (et donc apprécier les valeurs (ISO, diaph et vitesse)), installez ExifExt de Friedrich Preuß. J’insiste à nouveau car je suis trop paresseux pour les reporter ici.

Bref, je suis conquis par ce dispositif qui me permet de ne pas redouter un cortège de nuages associé à une luminosité hivernale. Mais avec du soleil, c’est mieux.

Je vais poursuivre avec une sensibilité haute plus élevée.

À suivre…

Crier pour se défouler !

Ping-pong habitude
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Hier après-midi, j'attendais mon habituelle compétitrice (sic !) qui rentrait de son lycée. À peine son sac d'école posé, direction notre habituelle table de ping-pong en béton située dans un espace aménagé par la ville. Bref, une zone en plein air (lire cette ancienne chronique sur urbanbike)…

Le soleil était assez bas, la température fraîche (!!) mais les adversaires déterminés à en découdre.

Ma douce m'avait signalée le matin que nous avions quelques jeux de balles neuves dans un tiroir (jeux que je cherchais depuis des semaines sans résultat…!).

Bref, correctement équipés et chaudement habillés, nous nous sommes affrontés sur un plateau détrempé pendant une bonne heure.

Bon, tout cela n'a que peu d'intérêt hormis noter sur vos tablettes qu'elle m'a encore écrabouillé par ses retours puissants et variés. La pile, quoi.

@urbanbike

Comme nous sommes généralement seuls à ces heures et par ce temps maussade, nous en profitons également pour nous défouler sans peur d'incommoder par nos cris (hurlements, vociférations ?!) le voisinage…!

Et ça fait du bien de hurler tout son saoul !

Je commence à nettement mieux comprendre certains héros de la terre battue que je suivais dans mon enfance à la télévision et qui accompagnaient (…pour certains, qui accompagnent toujours !) leurs puissantes volées, retours, revers d'un cri sourd…!

Bien entendu, comme nous sommes bien élevés, nous baissons le volume dès que des promeneurs ou d'autres sportifs sont à portée d'oreille.

Sans chercher une quelconque explication, sachez que pour se libérer des tensions et/ou frustrations, il n'y a pas mieux.

Savoir si cela améliore le jeu, je peux déjà répondre que non en ce qui me concerne…! Juste que cela fait marrer ma gamine surtout quand je commente mes volées qui partent en mode spoutnik…!

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Reconsidérer | mode ironique

De version en version…
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En me baladant avec ma fille en début d'après-midi (je glisse sur la pile qu'elle m'a infligé au ping-pong…), nous avons profité des derniers rayons de soleil pour marcher dans les rues.

C'est toujours un moment privilégié pour échanger. Enfin, plus exactement, pour qu'elle me parle de ce qu'elle ressent. Pas facile pour une adolescente de traduire en mots la violence de ses années de collège et ce qu'elle vit désormais au lycée. Il est clair qu'elle y rencontre des enfants plus ouverts.

Ce qui m'a épaté ce matin, c'est qu'elle a reçu des SMS d'autres filles de sa classe. Cela fait quatre condisciples qui correspondent et lui envoient des infos. Là, c'était l'annonce d'une conférence imprévue qui venait se glisser dans son emploi du temps de lundi. Et elle de répondre en utilisant SIRI pour dactylographier vocalement avec la ponctuation…

Son seul lien avec son ancien collège est une gamine adorable qui est restée en ULIS, une amie chère avec laquelle elle correspond tous les jours.

Ma fille me dit qu'elle est surprise de constater que des élèves qui étaient avec elle au collège ne lui adressent jamais la parole, ne la saluent même pas alors que d'autres, qu'elle n'a rencontré que cette année, échangent avec elle.

Réévaluer ses outils comme ses connaissances

Et c'est ici que je veux en venir avec un petit parallèle tiré par les cheveux mais pas tant que cela.

J'ai effectivement tendance à toujours revenir sur mes outils dès qu'une nouvelle version est annoncée. L'idée est de vérifier si mon opinion est toujours fondée ou non. En gros, est-ce que l'application corrige les dysfonctionnements précédents, propose de nouvelles options, a changé de look (!), devenue plus ergonomique, exporte ou importe plus facilement.

Je pense que certains lecteurs ont deviné où je veux en venir. Pour ses condisciples de ces années de collège, ma fille est restée la collégienne d'alors, en version 1.0.

Même s'ils ont passé quatre années à ses côtés, ils ont conservé d'elle l'image des premiers jours, la gamine hésitante et dans son monde avec, pendant un court trimestre, une AVS à ses côtés. Une élève absolument pas en phase avec leurs propres centres d'intérêt (…mode, maquillage, vedettes et autres). Leur étonnement a été de la retrouver en classe supérieure année après année, d'aucuns expliquant même que cela n'avait été possible que parce qu'elle était handicapée.

Qui sait qu'elle a eu une mention à son brevet, qu'elle n'est pas dans ce lycée prestigieux par complaisance mais juste parce qu'elle a bossé pour être au niveau des normaux ?

Inversement, dans sa classe de seconde, tous ses nouveaux condisciples l'ont découverte en version 5.0.

Ils savent qu'en mode maths ou SVT il y a des faiblesses (!), que parfois l'application ne comprend pas le contexte… Mais tous savent qu'elle cartonne en français, anglais, espagnol, russe et grec ancien. Leur regard est au fait de ses performances actuelles, pas celles de la version 1.0 (…qui avait néanmoins gagné le concours d'anglais the big challenge des classes de sixième).

Mieux encore, ils ont été informés immédiatement dès la première semaine par la professeur principale (…et après consultation de l'intéressée…) de son autisme.

Bref, c'est un peu cela l'idée : ne pas avoir peur de jeter à nouveau un œil sur tel ou tel produit malgré le souvenir exécrable que l'on en a conservé, ne pas hésiter à échanger à nouveau avec des humains avec qui on était en froid (…sauf si on se fait accueillir avec pierres ou invectives…!). Réévaluer en permanence, reconsidérer…

À nouveau, je lui ai expliqué qu'elle ne devait pas s'attrister de l'attitude de ses anciens condisciples qui ne conservent d'elles que le souvenir de la version 1.0 sans en avoir alors analysé toutes ses facettes…!

Et surtout, s'en moquer. Ne pas se justifier d'être ce que l'on est. Laisser flotter les rubans… comme le disait Jacqueline de Romilly…

Penser que la vie est une splendide (mettre ici le mot de votre choix…) que nous quitterons tous, tôt ou tard, de la même manière. Et chaque jour redécouvrir le monde qui nous entoure.

@urbanbike

Construire et développer sa pensée, dialoguer avec un ado autiste

Messages, un outil ad hoc
dans | autisme | dans mon bocal | iOS |

J'ai du l'évoquer quelque part sur urbanbike. J'échange énormément avec l'application Messages sur iPad. Pour une adolescente autiste, saisir au clavier est nettement plus adapté que de s'exprimer oralement. Elle prend du coup le temps de construire et développer sa pensée.

Le scénario est quasi immuable, elle est dans sa chambre et moi dans la mienne. Elle vient de voir un documentaire sur ARTE en streaming sur son iPad, elle a une question en tête…? Hop, un message.

C'est souvent long mais cela s'avère à l'usage un excellent outil pour l'amener, par petites touches, à formuler tout ce qu'elle a à dire. Dès qu'elle se rend compte qu'elle n'a pas été assez précise, hop, elle ajoute le détail indispensable. Et je réponds point par point.

Adapté

Elle a le besoin d'épuiser le sujet avant de passer à un autre. Un autiste ne sait pas passer d'une conversation à une autre, n'arrive pas à en suivre plusieurs en même temps. Conservez ce trait particulier en mémoire (…et passez un peu de temps sur cette partie du blog de Martin Winckler)…

Quand vous lui demandez comment ça va, sa réponse n'est jamais un banal ça va mais une vraie réponse. C'est pourquoi elle s'exprime peu en milieu scolaire, étonnée par la superficialité des échanges.

Oui, et toi…? n'est pas une réponse pour un autiste.

Une longue enfilade de messages

Du coup, Messages est ideal pour communiquer et revenir sur des détails qui peuvent vous sembler insignifiants mais qu'elle a impérativement besoin de comprendre. Le sens de telle expression, pourquoi telle remarque, etc.

Au départ, c'était parfois horripilant car j'essayais de rester concis. Mais c'est devenu un exercice de patience et je commence à formuler mes réponses en élargissant à ce qui ne manquera pas de m'être demandé.

Pour un autiste, rien n'est superficiel, tout a le même poids, la même importance.

C'est devenu notre quotidien. Elle est nettement plus à l'aise à l'écrit et prends le temps de forger ses questions comme ses réponses.

Elle comme moi pouvons attester de l'effet bénéfique sur sa manière d'appréhender le monde, elle me pose des questions qu'elle ne formulerait pas oralement. Bref, du coup, nous voici souvent dans une correspondance épistolaire… et instantanée !

Certes, il y a encore des petits trucs à régler, son irritation quand je ne réponds pas de suite car je suis déjà au téléphone ou autre. Elle a parfois du mal à masquer son impatience.

Bref, ces échanges lui ont permis, à leur mesure, de progresser. Mieux, elle ajoute désormais le contexte à ses histoires au lieu de balancer son propos sans la notion lieu ou date, sans situer les protagonistes

Enfin, ce n'est jamais pénible…!

Elle écrit sans fautes, avec des expressions choisies. Plus amusant, elle corrige ma saisie erratique ! Et fait preuve d'un humour désarmant.

Une tablette sinon rien…

Sans vouloir faire de la pub pour l'iPad, voilà un excellent investissement pour communiquer avec des enfants différents et intelligents. Pas la peine d'investir dans le dernier né de chez Apple, un iPad 2 ou 3 fait parfaitement l'affaire. En cette période où des utilisateurs de la première heure vont migrer vers le iPad Air ou mini, aidez-les à s'offrir leur nouveaux précieux en les débarrassant à vil prix de leurs anciennes tablettes !

Note de fin : cela va sans dire mais je précise que l'on se parle bien entendu tous les jours longuement…! Mais, pour échanger en profondeur sur une thématique donnée, Messages est pas mal…!

Enfants, iPad et tutti quanti…

Vive la différence…
dans | autisme | dans mon bocal | groummphh | iOS |

En écho à l’enquête de MacG, ces quelques lignes.

Utilisateur d’iPad et de Mac, j’ai cédé mon premier iPad à ma fille quand je suis passé au iPad 2 (c’est ma manière de considérer l’obsolescence programmée), son antique G5 mettant un temps abyssal à démarrer dans un environnement sonore indescriptible…! Bossant à la maison, facile de tester des applications qui atterriront sur sa tablette si nécessaire.

Depuis, elle est passée à la version 2 quand j’ai acquis le Retina pour écrire. Et bien avant que j’arrive à planter son G5…!

— Alors, c’est l’horreur, elle ne fait que jouer ou écrire sur FaceBook, hein…?

Ben non…!
Ma fille utilise Safari mais aussi des apps comme Wikipanion ou Qwiki en anglais pour ses recherches. Bien entendu, elle relève ses mails et communique fréquemment avec moi via Messages, ce qui nous évite de hurler d’une pièce à l’autre…!

— C’est une extra-terrestre ta gamine…?

Non, elle est juste différente. Elle communique parfois le soir via SMS avec quelques enfants des classes ULIS[1] de son collège mais n’emploie pas FaceBook

Bref, elle se sert essentiellement de cette tablette pour apprendre ou rechercher une info. Elle consulte le Robert, le Dixel et des dictionnaires de langue (anglais et espagnol), regrette juste que je n’ai pas encore trouvé de dictionnaire de Grec et de Latin (si vous avez une idée pour l’iPad, merci de m’en informer…!).

Mais son outil de prédilection, c’est Day One après avoir employé pendant 6 mois Pages. Peu-à-peu, je lui ai montré comment baliser en Markdown et elle a rédigé seule son rapport de stages de troisième en remontant le contenu de ses journées dans un fichier unique dans Byword.

C’est dans Day One qu’elle consigne ses notes. Le contenu est sauvegardé sur son compte DropBox. Je ne les lis jamais, c’est son univers.

Enfin elle emploie également l’app ARTE. Cette dernière lui permet de regarder en streaming des émissions sur les sujets qui l’intéressent…

Le reste du temps, elle lit des livres papier ou travaille son piano. Ou me sollicite pour une sortie (c’est mon coach personnel…!). Effectivement, pas besoin de la surveiller, maturité impressionnante… Il faut reconnaître que sa différence qui l’handicape dans sa classe.

Pour finir, je vais lui passer le livre de Josef SCHOVANEC, Je suis à l’Est !… Sur son iPad, CQFD. Ce serait pas mal que ses camarades le lisent également…


  1. C’est la seule à échanger sans faux-semblants avec ces gamins retardés, ravis pour leur part d’avoir un contact chaleureux avec une troisième.  ↩

image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike

Images végétales sur…

image

Trouvé sur le net, notés sur…

image

cf. lien publié le 02/09/2014 à 14:17

cf. lien publié le 02/09/2014 à 08:00

cf. lien publié le 02/09/2014 à 07:54

cf. lien publié le 01/09/2014 à 21:49

cf. lien publié le 31/08/2014 à 23:02

cf. lien publié le 31/08/2014 à 22:53

cf. lien publié le 31/08/2014 à 22:53

cf. lien publié le 31/08/2014 à 22:24

« J’assiste à des réunions concernant les ventes de produits dérivés où pas une minute n’est passée à essayer de savoir comment nous pouvons aider les clients. Il s’agit seulement de savoir comment on peut en tirer le plus d’argent possible »

cf. lien publié le 31/08/2014 à 22:08

cf. lien publié le 30/08/2014 à 21:09

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