Crier pour se défouler !

Ping-pong habitude
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Hier après-midi, j'attendais mon habituelle compétitrice (sic !) qui rentrait de son lycée. À peine son sac d'école posé, direction notre habituelle table de ping-pong en béton située dans un espace aménagé par la ville. Bref, une zone en plein air (lire cette ancienne chronique sur urbanbike)…

Le soleil était assez bas, la température fraîche (!!) mais les adversaires déterminés à en découdre.

Ma douce m'avait signalée le matin que nous avions quelques jeux de balles neuves dans un tiroir (jeux que je cherchais depuis des semaines sans résultat…!).

Bref, correctement équipés et chaudement habillés, nous nous sommes affrontés sur un plateau détrempé pendant une bonne heure.

Bon, tout cela n'a que peu d'intérêt hormis noter sur vos tablettes qu'elle m'a encore écrabouillé par ses retours puissants et variés. La pile, quoi.

@urbanbike

Comme nous sommes généralement seuls à ces heures et par ce temps maussade, nous en profitons également pour nous défouler sans peur d'incommoder par nos cris (hurlements, vociférations ?!) le voisinage…!

Et ça fait du bien de hurler tout son saoul !

Je commence à nettement mieux comprendre certains héros de la terre battue que je suivais dans mon enfance à la télévision et qui accompagnaient (…pour certains, qui accompagnent toujours !) leurs puissantes volées, retours, revers d'un cri sourd…!

Bien entendu, comme nous sommes bien élevés, nous baissons le volume dès que des promeneurs ou d'autres sportifs sont à portée d'oreille.

Sans chercher une quelconque explication, sachez que pour se libérer des tensions et/ou frustrations, il n'y a pas mieux.

Savoir si cela améliore le jeu, je peux déjà répondre que non en ce qui me concerne…! Juste que cela fait marrer ma gamine surtout quand je commente mes volées qui partent en mode spoutnik…!

@urbanbike

Reconsidérer | mode ironique

De version en version…
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En me baladant avec ma fille en début d'après-midi (je glisse sur la pile qu'elle m'a infligé au ping-pong…), nous avons profité des derniers rayons de soleil pour marcher dans les rues.

C'est toujours un moment privilégié pour échanger. Enfin, plus exactement, pour qu'elle me parle de ce qu'elle ressent. Pas facile pour une adolescente de traduire en mots la violence de ses années de collège et ce qu'elle vit désormais au lycée. Il est clair qu'elle y rencontre des enfants plus ouverts.

Ce qui m'a épaté ce matin, c'est qu'elle a reçu des SMS d'autres filles de sa classe. Cela fait quatre condisciples qui correspondent et lui envoient des infos. Là, c'était l'annonce d'une conférence imprévue qui venait se glisser dans son emploi du temps de lundi. Et elle de répondre en utilisant SIRI pour dactylographier vocalement avec la ponctuation…

Son seul lien avec son ancien collège est une gamine adorable qui est restée en ULIS, une amie chère avec laquelle elle correspond tous les jours.

Ma fille me dit qu'elle est surprise de constater que des élèves qui étaient avec elle au collège ne lui adressent jamais la parole, ne la saluent même pas alors que d'autres, qu'elle n'a rencontré que cette année, échangent avec elle.

Réévaluer ses outils comme ses connaissances

Et c'est ici que je veux en venir avec un petit parallèle tiré par les cheveux mais pas tant que cela.

J'ai effectivement tendance à toujours revenir sur mes outils dès qu'une nouvelle version est annoncée. L'idée est de vérifier si mon opinion est toujours fondée ou non. En gros, est-ce que l'application corrige les dysfonctionnements précédents, propose de nouvelles options, a changé de look (!), devenue plus ergonomique, exporte ou importe plus facilement.

Je pense que certains lecteurs ont deviné où je veux en venir. Pour ses condisciples de ces années de collège, ma fille est restée la collégienne d'alors, en version 1.0.

Même s'ils ont passé quatre années à ses côtés, ils ont conservé d'elle l'image des premiers jours, la gamine hésitante et dans son monde avec, pendant un court trimestre, une AVS à ses côtés. Une élève absolument pas en phase avec leurs propres centres d'intérêt (…mode, maquillage, vedettes et autres). Leur étonnement a été de la retrouver en classe supérieure année après année, d'aucuns expliquant même que cela n'avait été possible que parce qu'elle était handicapée.

Qui sait qu'elle a eu une mention à son brevet, qu'elle n'est pas dans ce lycée prestigieux par complaisance mais juste parce qu'elle a bossé pour être au niveau des normaux ?

Inversement, dans sa classe de seconde, tous ses nouveaux condisciples l'ont découverte en version 5.0.

Ils savent qu'en mode maths ou SVT il y a des faiblesses (!), que parfois l'application ne comprend pas le contexte… Mais tous savent qu'elle cartonne en français, anglais, espagnol, russe et grec ancien. Leur regard est au fait de ses performances actuelles, pas celles de la version 1.0 (…qui avait néanmoins gagné le concours d'anglais the big challenge des classes de sixième).

Mieux encore, ils ont été informés immédiatement dès la première semaine par la professeur principale (…et après consultation de l'intéressée…) de son autisme.

Bref, c'est un peu cela l'idée : ne pas avoir peur de jeter à nouveau un œil sur tel ou tel produit malgré le souvenir exécrable que l'on en a conservé, ne pas hésiter à échanger à nouveau avec des humains avec qui on était en froid (…sauf si on se fait accueillir avec pierres ou invectives…!). Réévaluer en permanence, reconsidérer…

À nouveau, je lui ai expliqué qu'elle ne devait pas s'attrister de l'attitude de ses anciens condisciples qui ne conservent d'elles que le souvenir de la version 1.0 sans en avoir alors analysé toutes ses facettes…!

Et surtout, s'en moquer. Ne pas se justifier d'être ce que l'on est. Laisser flotter les rubans… comme le disait Jacqueline de Romilly…

Penser que la vie est une splendide (mettre ici le mot de votre choix…) que nous quitterons tous, tôt ou tard, de la même manière. Et chaque jour redécouvrir le monde qui nous entoure.

@urbanbike

Construire et développer sa pensée, dialoguer avec un ado autiste

Messages, un outil ad hoc
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J'ai du l'évoquer quelque part sur urbanbike. J'échange énormément avec l'application Messages sur iPad. Pour une adolescente autiste, saisir au clavier est nettement plus adapté que de s'exprimer oralement. Elle prend du coup le temps de construire et développer sa pensée.

Le scénario est quasi immuable, elle est dans sa chambre et moi dans la mienne. Elle vient de voir un documentaire sur ARTE en streaming sur son iPad, elle a une question en tête…? Hop, un message.

C'est souvent long mais cela s'avère à l'usage un excellent outil pour l'amener, par petites touches, à formuler tout ce qu'elle a à dire. Dès qu'elle se rend compte qu'elle n'a pas été assez précise, hop, elle ajoute le détail indispensable. Et je réponds point par point.

Adapté

Elle a le besoin d'épuiser le sujet avant de passer à un autre. Un autiste ne sait pas passer d'une conversation à une autre, n'arrive pas à en suivre plusieurs en même temps. Conservez ce trait particulier en mémoire (…et passez un peu de temps sur cette partie du blog de Martin Winckler)…

Quand vous lui demandez comment ça va, sa réponse n'est jamais un banal ça va mais une vraie réponse. C'est pourquoi elle s'exprime peu en milieu scolaire, étonnée par la superficialité des échanges.

Oui, et toi…? n'est pas une réponse pour un autiste.

Une longue enfilade de messages

Du coup, Messages est ideal pour communiquer et revenir sur des détails qui peuvent vous sembler insignifiants mais qu'elle a impérativement besoin de comprendre. Le sens de telle expression, pourquoi telle remarque, etc.

Au départ, c'était parfois horripilant car j'essayais de rester concis. Mais c'est devenu un exercice de patience et je commence à formuler mes réponses en élargissant à ce qui ne manquera pas de m'être demandé.

Pour un autiste, rien n'est superficiel, tout a le même poids, la même importance.

C'est devenu notre quotidien. Elle est nettement plus à l'aise à l'écrit et prends le temps de forger ses questions comme ses réponses.

Elle comme moi pouvons attester de l'effet bénéfique sur sa manière d'appréhender le monde, elle me pose des questions qu'elle ne formulerait pas oralement. Bref, du coup, nous voici souvent dans une correspondance épistolaire… et instantanée !

Certes, il y a encore des petits trucs à régler, son irritation quand je ne réponds pas de suite car je suis déjà au téléphone ou autre. Elle a parfois du mal à masquer son impatience.

Bref, ces échanges lui ont permis, à leur mesure, de progresser. Mieux, elle ajoute désormais le contexte à ses histoires au lieu de balancer son propos sans la notion lieu ou date, sans situer les protagonistes

Enfin, ce n'est jamais pénible…!

Elle écrit sans fautes, avec des expressions choisies. Plus amusant, elle corrige ma saisie erratique ! Et fait preuve d'un humour désarmant.

Une tablette sinon rien…

Sans vouloir faire de la pub pour l'iPad, voilà un excellent investissement pour communiquer avec des enfants différents et intelligents. Pas la peine d'investir dans le dernier né de chez Apple, un iPad 2 ou 3 fait parfaitement l'affaire. En cette période où des utilisateurs de la première heure vont migrer vers le iPad Air ou mini, aidez-les à s'offrir leur nouveaux précieux en les débarrassant à vil prix de leurs anciennes tablettes !

Note de fin : cela va sans dire mais je précise que l'on se parle bien entendu tous les jours longuement…! Mais, pour échanger en profondeur sur une thématique donnée, Messages est pas mal…!

Enfants, iPad et tutti quanti…

Vive la différence…
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En écho à l’enquête de MacG, ces quelques lignes.

Utilisateur d’iPad et de Mac, j’ai cédé mon premier iPad à ma fille quand je suis passé au iPad 2 (c’est ma manière de considérer l’obsolescence programmée), son antique G5 mettant un temps abyssal à démarrer dans un environnement sonore indescriptible…! Bossant à la maison, facile de tester des applications qui atterriront sur sa tablette si nécessaire.

Depuis, elle est passée à la version 2 quand j’ai acquis le Retina pour écrire. Et bien avant que j’arrive à planter son G5…!

— Alors, c’est l’horreur, elle ne fait que jouer ou écrire sur FaceBook, hein…?

Ben non…!
Ma fille utilise Safari mais aussi des apps comme Wikipanion ou Qwiki en anglais pour ses recherches. Bien entendu, elle relève ses mails et communique fréquemment avec moi via Messages, ce qui nous évite de hurler d’une pièce à l’autre…!

— C’est une extra-terrestre ta gamine…?

Non, elle est juste différente. Elle communique parfois le soir via SMS avec quelques enfants des classes ULIS[1] de son collège mais n’emploie pas FaceBook

Bref, elle se sert essentiellement de cette tablette pour apprendre ou rechercher une info. Elle consulte le Robert, le Dixel et des dictionnaires de langue (anglais et espagnol), regrette juste que je n’ai pas encore trouvé de dictionnaire de Grec et de Latin (si vous avez une idée pour l’iPad, merci de m’en informer…!).

Mais son outil de prédilection, c’est Day One après avoir employé pendant 6 mois Pages. Peu-à-peu, je lui ai montré comment baliser en Markdown et elle a rédigé seule son rapport de stages de troisième en remontant le contenu de ses journées dans un fichier unique dans Byword.

C’est dans Day One qu’elle consigne ses notes. Le contenu est sauvegardé sur son compte DropBox. Je ne les lis jamais, c’est son univers.

Enfin elle emploie également l’app ARTE. Cette dernière lui permet de regarder en streaming des émissions sur les sujets qui l’intéressent…

Le reste du temps, elle lit des livres papier ou travaille son piano. Ou me sollicite pour une sortie (c’est mon coach personnel…!). Effectivement, pas besoin de la surveiller, maturité impressionnante… Il faut reconnaître que sa différence qui l’handicape dans sa classe.

Pour finir, je vais lui passer le livre de Josef SCHOVANEC, Je suis à l’Est !… Sur son iPad, CQFD. Ce serait pas mal que ses camarades le lisent également…


  1. C’est la seule à échanger sans faux-semblants avec ces gamins retardés, ravis pour leur part d’avoir un contact chaleureux avec une troisième.  ↩

Pourquoi conserver nos vielles machines…

Mais pour combler d'autres besoins, cette question…!
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Je suis très fort (trois lettres auraient suffit). Hier en, souhaitant faire la mise à jour du vieux Power Mac G5 de 2004, désormais dédié à l'usage exclusif de ma fille, je suis arrivé à tout planter…

Pire, je me suis obstiné à essayer d'installer OSX 10.5 (n'importe quoi !) avant de réaliser que j'avais expédié dans le sud de la France mes CD de la version 10.4. J'aurais pu me relire et m'éviter de tout saborder…!

Bref, tout faux.

Et, bien entendu pas la moindre sauvegarde. Et ce quelques semaines après les claquements sinistres sur le disque de mon antique Titanium 667 (…de 2002) qui ne m'ont pas servi de leçon……!

Bref, je vais passer à nouveau une ou deux demi-journées pour remettre le G5 en marche… Parce qu'elle en a besoin, c'est tout.

@urbanbike

Ma fille est abonnée depuis des années à ToboClic et MobiClic (voir cette chronique sur urbanbike) et, ces derniers temps, elle continue à recevoir sa livraison de MobiClic. Certes, nous ne nous sommes pas réabonnés, d'un commun accord, ce qu'elle lit désormais est plus dans cette veine.

À ma question : c'était bien ton dernier MobiClic…? — elle me répondait invariablement que c'était bien.

Sauf qu'elle n'osait pas me déranger pour me dire que son ordi ne fonctionnait plus. Ce n'est pas dans sa manière de fonctionner et, d'ailleurs, je vous engage à lire ceci pour comprendre. Bref, cela fait deux bons mois que cela dure.

Il est vrai qu'elle est passée sur iPad depuis un an (voir cette chronique sur urbanbike).

Mais la question n'est pas là… Pas d'apps malheureusement pour MobiClic. Or cette livraison mensuelle est encore importante pour elle. Elle a appris des tas de choses en parcourant parfois des dizaines de fois chacun de ces DVDs ou CD-roms. Il faut dire qu'il est nettement plus simple pour elle de lancer un CD que de trouver un môme de son âge pour converser avec elle.

Bref, je suis en dessous de tout et ma réparation en mode plantigrade d'hier catastrophique…! Merci à @ggete et @david_bosman pour leur aide efficace en cours…!

Hacker…? Non, autiste avant toute chose…

À propos de Gary McKinnon
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Les Anglais ont refusé d’extrader un de leurs ressortissants qui est entré dans 97 systèmes informatiques US depuis son domicile de Londres il y a plus de dix ans.

Ce gars n’est pas un hacker au sens technique du terme, juste un autiste asperger supérieurement doué, intelligent mais qui vit dans sa bulle. Bref, pas franchement en phase avec le monde qui l’entoure. D’ailleurs ses motivations le démontrent.

Et comme c’est un autiste, pas un délinquant, il n’a pas nié avoir agi puisque ses intentions n’ont rien à voir avec un quelconque problème de sécurité nationale mais de rechercher ce qui le tracassait. Et je peux vous dire qu’il est difficile de dévier un autiste de son idée fixe.

Les Aspergers sont des gens à part et souvent incompris par ceux qui les côtoient. Oui, c’est réellement un jeune homme vulnérable malgré sa prodigieuse intelligence non décelée en son temps — et sa capacité à comprendre et rentrer dans un serveur bien sécurisé. Le problème est que l’autisme est très, très mal compris. Surtout sur ses aspects parfois délirants.

De plus, le qualifier de pirate est grotesque… Ce gars n’est pas responsable de ses actes, les 60 ans de prison et 1,4 millions d’euros d’amende ne prennent absolument pas en compte sa pathologie. Au contraire, il faudrait lui demander de recommencer et de tester toutes les failles de ces serveurs car sa vision est totalement différente comme il le raconte lui-même

“Sur le serveur de la Nasa, explique-t-il, j’ai vu ce que je suis convaincu être une sorte de satellite ou de vaisseau spatial. Mais il ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà pu voir : il n’y avait pas de rivets ni de soudures. C’était comme une pièce de métal sans aspérité, et ça se trouvait juste au-dessus de la Terre”

J’engage mes lecteurs à lire le livre de Daniel Tammet, Je suis né un jour bleu (voir cette chronique sur urbanbike) qui les éclairera sur cette dimension de l’autisme qui nous échappe totalement.

Bref, ce billet à chaud pour remercier les Anglais d’avoir compris et défendu Gary McKinnon, un Asperger non détecté dans son enfance. Aujourd’hui, c’est devenu plus facile de déceler ces mômes différents et étonnants même si l’on comprend toujours très mal leurs pathologies. Dernier point, si on prend le temps de les écouter et de dialoguer, ce sont des personnes remarquables.

Voilà, c’est dit.

image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike

Sans oublier…!

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les liens vers des billets proposés sur…

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cf. lien publié le 2014-04-17 06:37:02 GMT

cf. lien publié le 2014-04-16 17:56:43 GMT

cf. lien publié le 2014-04-16 17:54:18 GMT

cf. lien publié le 2014-04-16 17:53:30 GMT

cf. lien publié le 2014-04-16 17:34:13 GMT

cf. lien publié le 2014-04-16 17:25:39 GMT

cf. lien publié le 2014-04-16 17:24:55 GMT

cf. lien publié le 2014-04-16 17:23:59 GMT

cf. lien publié le 2014-04-16 17:23:15 GMT

cf. lien publié le 2014-04-15 17:58:00 GMT

cf. lien publié le 2014-04-15 17:54:31 GMT

cf. lien publié le 2014-04-14 19:04:12 GMT

cf. lien publié le 2014-04-14 17:35:44 GMT

cf. lien publié le 2014-04-14 07:58:43 GMT

Accès à une vidéo…

cf. lien publié le 2014-04-13 19:39:05 GMT

cf. lien publié le 2014-04-13 12:31:59 GMT

cf. lien publié le 2014-04-13 12:26:30 GMT

cf. lien publié le 2014-04-13 05:44:02 GMT

cf. lien publié le 2014-04-13 05:39:46 GMT

Le Terminal et ses usages - AYA

cf. lien publié le 2014-04-12 18:21:52 GMT

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