
Dominique FertéDans |
architecture |
ça se lit |
dans mon bocal |
par Jean-Christophe Courte
Si vous voulez changer votre regard sur le handicap et les problèmes d'accessibilité tant extérieurs que dans le cadre d'un logement, de lieux publics, ne passez
pas votre chemin…!
Ce livre est très utile car il ne se base pas
uniquement sur des textes réglementaires mais sur un cas bien visible… Par qui passe dans les parages, les bâtiments de l'université de
Grenoble, CQFD. Du coup, cela donne un ouvrage plaisant en couleurs qui démontre en images et schémas ce que requièrent les fameuses règles d'accessibilité avec des exemples réels et, également, les détails qui fâchent…
En scène, les étudiants handicapés eux-mêmes, photographiés dans leurs salles de cours mais également dans les logements qui ont été conçus pour eux… Rien à dire, une bonne image vaut mille mots surtout quand elle est complétée d'autres photos qui indiquent des exemples assez limites…
Les étudiants ont joué le jeu et se sont prêtés de bonne grâce à illustrer les mouvements de leur vie quotidienne en fauteuil. Cela va de l'accès aux boites à lettres de leur immeuble jusqu'au sanitaires (en version soft mais parfois je me demande si il ne faut pas aller plus loin et décomposer — quasi pour de vrai — les soucis réels du transfert comme du passage sous la douche, histoire que les personnes valides ouvrent encore plus les yeux sur les efforts déments que cela requiert… Fin de cette large parenthèse) en passant par leurs espace d'étude comme de cuisine… Si ce livre pouvait aussi intéresser des designers, des équipementiers, ce serait un sacré plus car pourquoi ces installations fonctionnelles se doivent d'être moches…? Certes, le marché n'est pas important (ben voyons…!) mais il ne touche pas que les personnes handicapées… C'est oublier que vieillir amène tôt ou tard à des dispositifs assez proches…! Alors, merci de faire fonctionnel ET beau…!!
À ce propos, pour illustrer, j'ai eu deux témoignages en moins d'une semaine sur des délais de livraison franchement inacceptables de fabricants de douches assez particulières, bloquant dans les deux cas de travaux de réhabilitation d'espaces pour une enfant handicapé moteur et un couple de personnes âgées… Question de marché…? Pas que cela. Tant que l'on a pas été confronté soi-même à des soucis de cet ordre, on ne comprend pas…
C'est d'ailleurs ces vues qui, à mes yeux, sont les plus immédiatement convaincantes et mériteraient d'être insérées dans des cours aux étudiants en architecture comme en urbanisme… Beaucoup d'encadrés accompagnent les descriptions et les visuels. Du coup, c'est un livre que l'on peut lire en diagonal, on y trouve tout de suite des éléments de réflexion qui renvoient à d'autres problématiques.
Mais il n'y a pas que l'architecture intérieure qui a été traitée. La circulation en ville, les obstacles possibles sur les voies que l'on soit handicapé debout ou en fauteuil, etc. D'ailleurs, c'est aussi ces images qui devraient être projetées également aux valides, dès l'école maternelle, histoire que ce soit les mouflets qui fassent passer le message à leurs parents qui souvent s'en moquent où n'ont pas conscience de la gène qu'ils peuvent causer en stationnant, par exemple, avec deux roues de leur voiture sur un trottoir… Si il est relativement facile (façon de parler) à une maman et sa poussette d'enfant de contourner l'obstacle ainsi créé, il n'en est pas de même pour une personne en fauteuil. J'ai assisté à des scènes où les personnes qui commettent ces incivilités sont comme touchées de cécité dès lors qu'elles prennent conscience de leur stupidité et filent sans se retourner, sans s'excuser…!
Alors, difficile de se mettre à la place des personnes handicapées…?
Absolument pas…! En effet, un CD-Rom complète cet ouvrage et permet de mieux comprendre les difficultés de circuler en fauteuil roulant, met l'accent sur des choses qui semblent naturelles à tous les valides mais source de frustration et d'efforts pour toutes les personnes handicapées (le robinet placé à perpète, la poignée de porte mal située qui fait que refermer la porte demande à chaque fois un véritable exploit, le lavabo trop bas qui empêche de passer jambes et fauteuil dessous, etc.). C'est d'ailleurs souvent le même problème pour les enfants soit dit en passant…
À quand un concept d'accessibilité durable, de 5 à 150 ans…?!
Bref, les petites animations sonorisées de ce CD-Rom sont à suivre et à se repasser pour se sensibiliser à la circulation en fauteuil et découvrir tous les aspects oubliés dans les projets… Sur ce point, cet ouvrage complète parfaitement le livre de
Louis-Pierre Grobois,
Handicap et construction qui manque un peu (beaucoup…) de photos récentes.
Bref, un livre que toute agence d'architecture, d'archie intérieure comme de design devrait posséder et faire circuler parmi ses collaborateurs. Et quelque soit leur fonction…! Idem pour les décorateurs à la mode qui oublient trop souvent que même leurs riches clients peuvent un jour vieillir (si, si, c'est dingue…!).
Pour mémoire, le site du gouvernement français à propos du handicap,
handicap.gouv.fr…
L'accessibilité en pratique
De la règle… à l'usage
Dominique Ferté
200 pages en couleurs à l'italienne + CD-Rom
Éditions du Moniteur | Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
9782281114126 | 50 €
| le 24/06/2008 à 07:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
La version papier d'une partie du site webDans |
architecture |
ça se lit |
par Jean-Christophe Courte
Paradoxalement, c'est de plus en plus tendance à l'heure du e-book…! L'impression en livre "papier" du contenu de sites Web à fort contenu.
Récemment, c'était au tour de
Wikipédia de l'annoncer mais, bien avant, quelques éléments thématiques du site
comment ça marche ont été édités chez Dunod… Je pourrais d'ailleurs ajouter notre amie
Pascal Weeks dont les recettes sont en ligne mais qui vend chez First des livres… D'ailleurs son petit dernier se nomme
Slunch (le goûter du dimanche soir qui n'en finit plus…).
Cette fois-ci, c'est au tour des éditions du Moniteur de sortir
Caractéristiques des produits pour la construction durable. De fait une sélection des produits disponibles sur la base de données
batiproduits.com réunie dans un gros bouquin de 370 pages. L'idée est d'autant plus séduisante que l'on y trouve tant les produits de construction pour le gros œuvre (blocs isolants en argile, tuiles auto-nettoyantes, hourdis isolés, isolant en pure laine ou en coton recyclé, en fibres de chanvre…) que ceux pour le second œuvre (peintures minérales, brise-soleil — photovoltaïque ou non, parquet en bambou…). les deux dernières parties sont dédiées aux équipements techniques et aux énergies renouvelables. Récupérateurs d'eaux de pluie, chaudières à granulés de bois, stockage de pellets, kits solaires, panneaux, vous pourrez trouver dans ce livre — comme sur le site — les caractéristiques des produits et les adresses des fabricants…
Oui mais c'est disponible gratuitement sur le net, pourquoi s'offrir ce genre de livre…?
Tout simplement parce que tout est classé, immédiatement disponible et que vous n'avez pas besoin du
net pour accéder aux 400 fiches…! Le livre est en couleurs et des introductions ponctuent chaque partie. Il est préfacé par
Alain Léibard, l'auteur du
Grand livre de l'habitat solaire et
Traité d'architecture et d'urbanisme bioclimatiques…
Caractéristiques des produits pour la construction durable
Choisir et prescrire des solutions environnementales adaptées
Éditions du Moniteur
9782281114119 | 50 €
Bref, une lecture tranquille dans son fauteuil…!
| le 21/06/2008 à 06:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Opus 1 : le décentrement.Dans |
architecture |
photographie |
par Laurent Thion
Annoncé depuis un moment, disponible au compte goutte, le 24mm f/3,5 à bascule et décentrement est le premier objectif de cette focale spécifiquement développé pour un capteur numérique plein format à grand renfort de lentilles asphériques, de verre à faible dispersion (ED) et de traitement nanocristal.
Conçu avant tout pour le D3
Il est bien évident que seul ce boîtier peut tirer le meilleur de cet objectif ne serait-ce qu'en raison d'un capteur plein format. Toutefois, certaines autres spécificités du 24 désignent particulièrement le D3, et plus accessoirement le 300 comme boîtier de prédilection. La présence de contacts électriques et d'un diaphragme motorisé autorise l'usage de l'intégralité des modes d'expositions disponibles sur D3 et D300 et ce bien évidemment à pleine ouverture. La distance de mise au point est également prise en compte. Seule la mise au point doit être effectuée manuellement.
Le montage du 24 sur un D300 bien que 100% compatible peut s'avérer risqué pour de simples questions mécaniques. En effet, si l'objectif est décentré, il peut sous certains angles venir en contact avec le prisme de l'appareil, qui est plus protubérant que ce lui du D3 en raison du flash intégré. Il en est de même pour la vis de commande du décentrement, qui vient taper au même endroit et limite donc carrément la rotation de l'optique. Le "coefficient" d'augmentation de focale FX/DX de 1,5 transformant le 24 en 36mm rend de toute façon très anecdotique cette utilisation sur D300.
La perte de la commande du diaphragme par le boîtier est généralisée pour tout autre reflex numérique autre que le D3 et D300 et le montage est même déconseillé sur une grande quantité des séries f (90, 70, 60, 55, 50, 401, 801, 601, 501, f3af...).
Bref, et en attendant les prochains 45 et 85 mm à bascule et décentrement : le 24PC est dédié au D3, point - barre.
"Je suis né infirme : je n'ai que deux mains"
À gauche, l'antique 28mm, à droite le cammionesque 24PC
Il était parfaitement envisageable de travailler à main levée avec le 28pc vu qu'il n'existait qu'une seule commande de décentrement à vis, associée à une rotation de l'objectif sur 360 degrés. En gros, on pouvait cadrer en tenant classiquement l'appareil de la main droite, et en réglant la mise au point, le diaphragme et le décentrement de la main gauche. Pas très compliqué.
C'en est terminé avec le 24 : il faut au minimum trois mains.
- une pour tenir le boîtier
- une deuxième pour desserrer la vis de blocage du décentrement
- une troisième pour régler ledit décentrement
- et à nouveau la deuxième pour resserer la vis de blocage.
D'un autre coté, on peut régler l'ouverture avec la molette avant de l'appareil, utiliser n'importe quel mode d'expo et de mesure (pas toujours pour un résultat correct, d'ailleurs) et prendre la photo à pleine ouverture vu que le moteur diesel marine embarqué va se charger de fermer tout cela à la bonne valeur...
Conclusion : point de salut sans un vrai gros pied, une excellente tête micrométrique, un niveau à bulle et un verre de visée quadrillé. En option, la petite lampe de poche pour les photos de nuit (pour voir la bulle du niveau), le déclencheur électrique et un assistant musclé pour porter tout cela. Personnellement, je promène tout cela en moto mais c'est une autre histoire...
Kit (presque) complet : pied carbone série 5 Gitzo, tête 405 Manfrotto, niveau à bulle Kaiser (avec 2 bulles pour les vues verticales et horizontales). On a vu plus discret.
Comment ça marche ?
On oublie donc le 28mm PC pour découvrir une mécanique toute nouvelle.
En gros, trois commandes principales, et une qui ne sert à rien ou pas grand chose si on se cantonne à l'utilisation sur D3 - D300.
1 - vis de réglage de la bascule (+ ou - 8,5°)
2 - fermeture manuelle du diaphragme (on peut aussi et surtout utiliser celle du boîtier, donc peu utile...)
3 - verrou de rotation de l'objectif
4 - vis de réglage du décentrement (+ ou - 11,5mm)
Non visible : diamétralement opposé aux vis de réglage se trouvent les vis de blocage. Mais on en voit une sur la photo2, là haut en début d'article.
Donc et contrairement au 28mm, chaque réglage est symétrique par rapport à l'axe optique, et par conséquent, l'optique ne tourne que de 180 degrés. J'imagine que cette restriction autorise les transmissions électriques entres les parties fixes et mobiles. La rotation est verrouillée à 0, 90 et 180 degrés et nécessite d'intervenir sur le levier 3 pour débloquer. Cette commande n'est pas un modèle d'ergonomie, surtout la nuit, et je n'imagine même pas ce que cela peut donner avec des gants. À revoir éventuellement sur la prochaine version.
Par contre, le bouton de réglage du décentrement n'est pas mal fichu, bien que le billage à 0 soit un peu trop subtil (déjà fatigué sur ce modèle de test, peut être...). La vis coté opposé pour le verrouillage est trop petite et esquinte la pulpe des doigts après plusieurs heures d'utilisation. Ne croyez pas que l'on puisse s'en passer. Le poids de la partie mobile est telle qu'un serrage est vraiment obligatoire lors d'un décentrement vertical ou oblique. À la limite, on peut s'en passer lors d'un décentrement parfaitement horizontal.
Tiens, une idée : en mettant des gants, fini le mal aux bout des doigts. Et en les enlevant, on peut déverrouiller la rotation.
Bon, le jour où les métallos de Nikon retouchent le verrou de rotation, qu'ils agrandissent un peu au passage les molettes de blocage. À moins d'y adapter un petit morceau de tube en caoutchouc d'un diamètre idoine...
Aux résultats
Plus de 300 images ont été réalisées lors de ce test (j'en ai encore mal aux doigts rien que d'y penser). Il est difficile de faire un choix tant la qualité est au rendez-vous.
En voici quelques unes. Tout d'abord, la classique
avec et sans décentrement.
Ensuite, et avec l'aide du regretté Raymond Moretti, on vérifie si c'est bien droit :
Après, on profite du quartier :
Taille à 100%
Taille à 100%
Taille à 100%
Ce matériel est aussi compatible pour l'architecture de banlieue. Si il en corrige les fuyantes, il n'a hélas pas de pouvoir d'amélioration esthétique...
Petit assemblage rapide de deux vues : l'une décentrée vers le haut et l'autre vers le bas.
On peut utiliser ce 24PC avec un filtre polarisant de diamètre 77mm sans soucis aucun.
Et aussi la nuit !!
(mille excuses, mais il faisait si sombre, et je n'avais pas encore mon dépoli quadrillé, d'où l'immeuble de droite qui vient trahir un mauvais réglage d'aplomb).
Comme évoqué plus haut, j'ai multiplié les essais qui concluent tous à démontrer l'excellence de cet objectif (pouvoir séparateur, quasi absence de flare, contraste étendu, pas de frange colorée ni d'aberration chromatique, distorsion minime...), sous réserve de l'utiliser correctement avec un solide trépied et une bonne rotule. La deuxième partie de ce test portera sur la fonction de bascule, plutôt appliquée en photographie de studio.
À suivre, donc...
| le 16/06/2008 à 06:00 | Écrire à Laurent Thion |
Patrick GrépinetDans |
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travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Je ne sais pas si ma main en rade a accru mon intérêt pour ce domaine spécifique mais je suis sensibilisé au handicap comme au fait de vivre chez soi dans un
bocal pas trop adapté. Et qui dit handicap, pas que dans le logement mais aussi dans les lieux de vie (restaurant, rue, cinéma…), au bureau.
Vient de paraître, dans la collection
Méthodes des éditions du Moniteur, une série de fiches thématiques sur la conception d'un bâtiment accessible aux personnes handicapées… Depuis la Loi du 11 février 2005, pas mal de choses ont changé pour les handicapés et les établissements recevant du public doivent se mettre en conformité avec ces textes assez rapidement… Enfin, je reconnais que ce n'est pas si rapide que cela, on parle de 2015.
Ces fiches permettent de comprendre rapidement les enjeux et les difficultés même s'il existe d'autres ouvrages dont
Handicap et Construction évoqué ici-même. Ce n'est pas un ouvrage de synthèse comme celui évoqué juste avant mais bien une série de fiches pratiques et méthodologiques dans lesquelles piocher pour une question donnée… Je rappelle cela car d'aucuns pourraient s'inquiéter de trouver page 90, 106 et 171 les mêmes figures.
Je conseille à tous les acteurs du bâtiment de le feuilleter mais également à des professionnels de la nouvelle hostellerie qui s'improvisent
bed and breakfast. Voici une lecture indispensable à ceux qui aménagent des chambres d'hôtes et qui aimeraient accueillir des personnes à mobilité réduite. Si la lecture de ces pages pouvaient les dissuader également d'encombrer coquettement nombre de leurs chambres, ce serait déjà un premier pas de fait…
Car accueillir des handicapés en fauteuil, ce ne sont pas que des toilettes et des salles de bain aménagées, pas que des largeurs de couloir plus importantes. C'est aussi une profonde réflexion sur la hauteur des interrupteurs et leur situation, une réflexion sur l'ouverture des portes (pas facile d'atteindre une poignée en fauteuil, de tirer la porte pour l'ouvrir tout en reculant, etc.). C'est aussi un sol dur et non du gravier dans la cour, prémunir la personne malvoyante d'une rencontre fortuite avec un obstacle aussi stupide d'une descente d'escalier qui traverse en partie un couloir, etc.
Bref, une lecture intéressante pour tous ceux qui doivent accueillir du public et qui ne connaissent pas les attendus législatifs…
Concevoir un bâtiment accessible aux personnes handicapées
Patrick Grépinet
Éditions Le Moniteur
9782281114140 | 55 €
Lire également sur urbanbike :
Handicap et construction | 7ème édition | Louis-Pierre Grosbois |
2/08
L'habitat des personnes âgées | Philippe Dehan |
3/08
| le 10/06/2008 à 06:30 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Des exemples dans Colle di Val d'Elsa (la ville haute) et San Gimignano…Dans |
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par Jean-Christophe Courte
Avec une main en rade suivie d'une rééducation longue, je n'ai pas eu l'occasion de revenir sur cette optique hormis
ici. Certes, j'ai adoré utiliser quelques jours le Canon EF 35mm f/1.4L USM ainsi que le Canon EF 14 mm f/2.8L USM mais il faut savoir être raisonnable car, si ce sont des optiques d'exception, leur prix l'est également…!!!
Bon, ceci n'est pas un billet technique réalisé par un photographe compétent (n'est pas Laurent Thion qui veut…!), juste une note sur le plaisir que j'ai à utiliser cette optique, que les choses soient claires…! Pour des billets "velus", voir le précédent qui se retrouve promu sur
questionsphoto.com comme quelques autres sur le Nikon D3…
Le gros avantage du Canon EF 16-35mm f/2.8L II USM est sa large polyvalence à l'usage — architecture, paysage, photo urbaine, petites notes numériques… — et le fait qu'il a été calculé pour corriger les possibles problèmes de réflexion des rayons lumineux sur la surface du capteur. En effet, si je me réfère au
EF Lens Work III, le grand livre rouge de chez Canon (neuvième édition de mars 2007), je lis que le Canon EF 16-35mm f/2.8L II USM possède 3 lentilles asphériques et 2 UD sur un total de 16 éléments rassemblés en 6 groupes contre 12 en 9 groupes pour l'excellent Canon EF 17-340mm f/4L USM que j'ai utilisé pendant deux ans (3 asphériques et 1 UD). Même poids en gros, même encombrement et un AF performant.
Ce que je constate sur mes petites notes, c'est un bon rendu dans les angles — sauf quand je suis responsable du vignetage, voir plus bas — et une meilleure dynamique (je laisse aux professionnels le soin d'utiliser des mots techniques adéquats…!).
Et, surtout, un angle max de 108° contre 104°, ce qui, dans les ruelles étroites de Sienne ou de Colle di Val d'Elsa a été souvent déterminant…! Hop, que je me colle dos au mur dans la ruelle et que je photographie sans peine le porte ou la façade qui me fait face… Le f/2.8 sert efficacement dans des lieux fort peu éclairés et je me suis surpris plus d'une fois à utiliser sans souci des vitesses basses pour photographier des fresques (d'ailleurs, nombre des photos qui traitent de Sienne — billets précédents — sont réalisés avec cette optique). Je n'avais emporté que le 70-200 et ce 16-35mm.
Quelques vues de Colle di Val d'Elsa (longue ville au sommet d'une tout aussi longue colline…!), à ne pas confondre avec la ville basse plus récente, le tout sous une lumière franchement pas terrible (très dure)…
Agrandir le plan
Bref, ceci pour illustrer cette focale pratique… Et en profiter pour montrer l'absence notable de touristes dans Colle di Val d'Elsa. Il faut noter qu'on longe cette ville pour se rendre à San Gimignano ou poursuivre vers Volterra… Autant s'y arrêter.
Car à San Gimignano, la densité de touristes est nettement plus forte… Comment ça, non…?
Agrandir le plan
Point à ne pas oublier, le positionnement du pare-soleil…! Plusieurs fois, je me suis retrouvé à photographier avec le pare-soleil un poil désaxé lors de la sortie du boîtier du sac…! Très énervant.
Néanmoins, ami lecteur, le fait de sous exposer d'un demi-diaphragmme n'est pas inutile avec ces fortes lumières…
Info(s) pratique(s)…
Dans la famille des optiques Canon, voir également…
Canon EF 14 mm f/2.8L USM
Canon EF 16-35mm f/2.8L II USM
Canon EF 85mm f/1.2L II USM
Canon EF 85mm f/1.2L II USM | 2
Canon EF 85mm f/1.2L II USM | 3
Canon EF 35mm f/1.4L USM
Canon EF 135mm f/2L USM
Canon EF 135mm f/2L USM | 2
Canon EF 135mm f/2L USM | 3
Canon EF 70-200mm f/4L USM
Dans la famille des optiques Nikon, c'est à lire…
Nikon 400 mm f/3.5
Autour du Nikon D3 et des anciennes optiques
| le 17/05/2008 à 06:30 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
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