Gros plans sur façadesDans |
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architecture |
signé laurent |
par Laurent Thion
Marseille a subit tellement de vagues de destruction au fil du temps qu'elle constitue maintenant une sorte de catalogue de ce qu'il est possible de réaliser avec des briques, des pierres, du béton ou du verre.
Tout ceci a fini par former un
patchwork aussi cosmopolite que ses habitants...
Esplanade de la Tourette
Quai du Port, immeuble de Fernand Pouillon.
Quai des Belges, immeuble du XVIIIe siècle.
Vieille Charité, XVIIe siècle, cour intérieure. Contruction de Pierre Puget, architecte du Roi.
Vallon des Auffes, architectes et maçons divers :-).
Notre-Dame-de-la-Garde, construite en 1853 par l'architecte Espérandieu. Rénovation complète achevée en 2008.
Cathédrale de la Major, bâtie au XIXe siècle par Léon Vaudoyer. A priori, c'est le même fournisseur de matériaux que pour Espérandieu. Ils ont dû avoir des remises pour achat groupés.
Cabanon de plage, période d'influence germanique, vers 1942. Attribué à Fritz Todt.
"Maison du Fada” construite entre 1947 et 1951 par Charles-Edouard Jeanneret.
À suivre...
# | 14/01/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | |
Jean-François ParotDans |
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ça se lit |
par Jean-Christophe Courte
J'ai eu quelques difficultés à rentrer dans ce livre… Dans ces cas là, je n'insiste jamais.
Je l'ai laissé de côté quelques jours avant de le reprendre au coin du feu et de le lire avidement. La température indiquée dans le roman était parfaitement en accord avec celles enregistrées chez moi, du coup j'étais parfaitement calé sur l'ambiance de cet hiver 1777 à Paris…
Arrivé à la moitié de ces 420 pages, j'avais réellement hâte de comprendre tous les liens entre ces diverses intrigues qui se télescopent dans ce polar historique. Cela a été l'occasion de me balader tant dans Versailles et la cour du jeune Roi Louis XVI que dans les quartiers les plus glauques de Paris (c'est pourquoi j'aimerais bien que l'emprunteur de mon
Paris au fil du temps ait la gentillesse de me le rendre). Le style est intéressant par son emploi d'un français souvent passé de mode et pour les retrouvailles avec des mots oubliés comme
s'épouffer (s'esquiver) ou
se forfanter (s'enorgueillir).
Il manque quasiment une
carte du Paris et de ses environs de l'époque pour suivre les allers et venues du Commissaire au Châtelet et mieux comprendre la géographie des villages… Dont celui de Vaugirard. Ou de la route pour aller de
Paris à la Cour.…
Bref, très agréable moment pour ceux qui sont sensibles à l'histoire de France, à l'urbanisme de cette époque (déjà des soucis d'alignement et d'épannelage), aux mœurs en vigueur comme à la cuisine (pas mal de descriptions de repas qui incitent le lecteur à faire le tour de son réfrigérateur, creusé par les descriptions), le tout déroulé par un auteur érudit qui prend plaisir à partager son savoir encyclopédique avec le lecteur.
J'ai découvert à la fin que ce livre était le septième volume des aventures de Nicolas Le Floch, marquis de Ranreuil (pas toujours le personnage le plus intéressant d'ailleurs à l'inverse du chirurgien ou du bourreau).
À suivre…!
Le cadavre anglais
Jean-François Parot
Collection Grands Détectives
10/18 (n° 4169)
9782264047779 | 8,60 €
Info(s) pratique(s)…
Des
peintures de Paris au XVIII° pour se mettre dans l'ambiance sur insecula.com.
La
carte Cassini de France superposée sur Maps.Google…
En savoir plus sur la
carte de Cassini sans oublier une
navigation…
# | 11/01/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Des applications qui secouent…Dans |
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ça se regarde |
jardin planétaire |
sans attaches |
par Jean-Christophe Courte
Il n'y a pas que l'activité boursière qui produit des graphiques et des catastrophes, la dérive des continents également. Voici quelques applications à ajouter pour prendre le pouls de la planète…
Seismic, une application gratuite mais assez rudimentaire (et largement copiée comme vous le découvrirez ensuite).
Bien plus sophistiqué,
Epicentral a ma préférence et s'avère nettement plus agréable sur le plan ergonomique comme sur le nombre de fonctionnalités. Hormis la carte qui permet déjà de localiser les épicentres, ce sont les données stockées sur une semaine qui s'avèrent intéressantes pour une rapide analyse des pulsions terrestres…
Ensuite de pouvoir, par une simple pression, lire les phénomènes par niveau d'intensité.
Ou en cliquant sur un point sur la carte pour ne visualiser que ceux en Europe, par exemple.
Un clic sur l'item pour avoir accès à la totalité de l'information sans oublier la localisation sur google maps et les infos de la presse…
Mais en basculant l'affichage à l'horizontale, l'application liste les événements sur une semaine…
Une pression du doigt pour ne sélectionner que ceux d'un jour donné…
Toutes ces applications sont basées sur les relevés et informations issus du site
earthquake.usgs.gov et nous rappellent ainsi à tout moment que nous sommes sur un vaisseau qui craque de toutes parts…! L'Europe est aussi
concernée comme le montre notre exemple…
Certes, il serait astucieux pour nous de s'appuyer sur des données plus proches comme celles du
CSEM. Elles sont disponibles sur le net pour l'
iPhone.
Pour mémoire, il y a également des applications payantes qui s'appuient sur les mêmes infos américaines.
Earthquakes Dashboard avec une interface très soignée (1,59 €),
QuakeInfo qui indique sur une mappemonde le point qui a tremblé (0,79 €),
EndTimes, une copie exacte de Seismic mais facturée à 0,79 €.
TapMap Quakes emprunte également une partie du look de Seismic (décidément…!) mais propose une localisation cartographique très précise (pour 3,99 €). Je ne vous conseille ni
WeatherX, très complet avec informations sur les nombre de phénomènes météo dont les cyclones mais dédié exclusivement aux USA (3,99 €), ni
WeatherLive Pro (du même auteur), un poil moins cher, pour les mêmes raisons de limite géographique.
Des sismographes, il y en a également une série, de
iShindo (japonais et à 3,99 €),
iTremblor (également à 3,99 €) à
Seismometer, plus sophistiqué et moins cher (0,79 €).
En revanche, l'équipe d'urbanbike vous souhaite le minimum de séismes en 2009, tant au niveau professionnel que familial… Tous nos vœux…!
Info(s) pratique(s)…
À propos des séismes financiers, deux billets lus mardi soir à mettre en relation.
40 700 milliards de dollars, papier de David Leloup, et cet autre sur la fin d'un
riche Chinois sur le blog de Bruno Birolli…
Séismes, vous-dis-je et pas d'iApp pour les suivrent…
NB : deux excellents blogs si vous ne les connaissez pas encore.
# | 1/01/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Les lieux du Paris de la collaboration par Cécile DesprairiesDans |
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architecture |
mémoire digitale |
par Jean-Christophe Courte
Voici un excellent guide qui m'a remis dans l'ambiance de l'excellent polar de Patrick Pécherot,
Boulevard des Branques. Déjà dans son livre, ce dernier situait une scène
Hôtel du Continent, rue du Mont-Thabor. Il se trouve que j'ai bossé non loin de là dans cette rue pendant des années. Mais en feuilletant le livre de Cécile Desprairies, mon environnement familier a soudain changé de couleur même si j'avais eu vent du passé vert de gris de certains immeubles du quartier.
Comme l'écrit Pierre Assouline dans la préface…
Qui était là avant ? Il n'est pas de piéton de Paris qui ne se soit jamais posé la question en s'arrêtant devant un immeuble qui lui rappelait quelque chose ou quelqu'un. Les façades haussmanniennes sont autant de déclics de la mémoire. La pierre de taille agit comme une madeleine.
De fait, pendant les quatre années de l'occupation allemande, du 14 juin 1940 au 25 août 1944, ce sont près de 40 000 logements qui furent réquisitionnés ainsi que 400 hôtels… Dans ce livre, seuls 140 dans 20 arrondissements ont été sélectionnés… Je me demande à ce propos si Cécile Desprairies ne devrait pas compléter son livre d'une carte complète sous maps.google.fr…
Ainsi, à deux pas de la rue du Mont-Thabor, il y a le Musée du Jeu de paume qui devint le ministère du Reich pour les territoires occupés de l'Est (en gros, un gigantesque garde meubles d'œuvres d'art spoliées dans lequel Göring vint une vingtaine de fois enrichir sa collection personnelle). Rue de Rivoli au 242, une Agence de renseignements qui abrite, aujourd'hui, nombre de bureaux dont le cercle Suédois, à deux pas de la rue Rouget de Lisle que j'ai emprunté mille fois. L'Hôtel Intercontinental fût le Tribunal de Kommandantur du Grand-Paris, le Ministère de la Justice, place Vendôme, garda son affectation avec la commission de révision des 500 000 naturalisations prononcées depuis 1927. L'Hôtel Ritz devint la Résidence privée des Maréchaux, Amiraux et Ministres. L'Hôtel Meurice, désormais propriété du sultan de Brunei, était le siège de la Kommandantur du Grand-Paris. Enfin, rue des pyramides, on trouvait le siège du Parti populaire français de Jacques Doriot. Etc.
Cette lecture étonnante des lieux de Paris mérite toute votre attention. Entre les cercles militaires, les officines diverses des collaborateurs, les lieux de plaisir comme la maison close Le Chabanais, d'autres de torture ou encore le Ministère de l'Information et de la Propagande, depuis 1981, siège du Parti Socialiste, le télescopage de l'histoire avec l'architecture est saisissante. Ce livre offre une autre lecture de Paris, lecture d'une histoire assez proche.
Étudiant en Architecture, j'avais dévoré le
dictionnaire historique des rues de Paris édité aux
Éditions de Minuit, voici une nouvelle couche d'informations qui devraient être prise en compte dans le cadre d'une prochaine réédition…
Bref, à parcourir si vous avez l'occasion de vous l'offrir ou vous le faire offrir…
Ville lumière, années noires
Les lieux du Paris de la collaboration
Cécile Desprairies
Préface de Pierre Assouline
Denoël
9782207259252 | 30 €
# | 25/12/2008 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |