Pour survoler la presse étrangère…
par Jean-Christophe Courte
J’avais oublié que la version de PressEurop était aussi utilisable sur iPad et m’obstinais à l’employer exclusivement sur mon iPhone.
Dossiers, articles de fond et dessins nous sont proposés…
Par thème et possibilité de réagir, partager…
Sans oublier une série de brèves…
Il est toujours intéressant de comprendre comment nos voisins européens analysent la même actualité sous un angle souvent dépoussiéré de nos préoccupations hexagonales…
Une carte affiche les pays concernés et les contributeurs si vous ne cherchez à lire que l’actualité d’un pays…
Rappel, c’est étonnamment gratuit…
Et dans le même état d’esprit, pensez aussi à Courrier international, sur iPad itou. Les plus de la semaine peuvent vous intéresser et ici l’actualité provient du monde entier…
# | 20/11/2011 | 12:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Désormais sur iPad et sur iPhone…!
par Jean-Christophe Courte
La dernière version de Writing Kit est arrivée vendredi et corrige quelques légers dysfonctionnements de la version 2. La barre additionnelle a été revue (…et redessinée, l’icône quote est enfin centrée dans son cadre…!), tout concourt à mieux saisir du Markdown au kilomètre sur un iPad et/ou iPhone.
Le dispositif d’attribution du code Markdown sur une sélection n’a pas été abandonné mais comme les raccourcis Markdown via TextExpander sont disponibles, le développeur a mis l’accent sur une très belle liaison avec le dictionnaire anglais Terminology qui est une très belle application disponible sous iPad également.
Bref, se remémorer le sens d’un mot ou le remplacer par un synonyme, c’est possible. Dommage que cela ne fonctionne pas avec un dictionnaire français, CQFD.
Bref, l’attribution des styles Markdown existe toujours mais la barre additionnelle affichée au-dessus du clavier reste nettement plus simple à utiliser.
J’avais déjà fort apprécié la version 1.0 – voir cette ancienne chronique – mais cette nouvelle mouture est désormais utilisable également sur iPhone, ce qui la rend épatante pour poursuivre une saisie via des documents enregistrés dans DropBox.
Note : l’icône supplémentaire sur iPhone à droite est pour masquer le clavier…
Il n’est pas très difficile de synchroniser les saisies entre ces deux périphériques, à condition de se souvenir de bien rafraîchir le dossier distant. Attention, l’item Save dans les Tasks permet de revenir à la précédente version enregistrée…
Enfin, si vous souhaitez écrire un courriel en Markdown, autant utiliser Writing Kit ! Puis exporter.
Profilé pour Markdown
En effet, si Daedalus touch reste – à mes yeux – le traitement de texte le plus soigné en terme d’ergonomie, je dois reconnaître à Writing Kit nombre de qualités dont une excellente efficacité dans la gestion tous azimuts du Markdown. Ici, on se trouve face à un éditeur dédié qui sait afficher une prévisualisation du code, exporter en html et mail. Mais également vers Evernote, tumblr, facebook ou twitter. Et j’en passe.
Sans oublier que Writing Kit supporte sans souci l’affichage des images distantes dans sa propre prévisualisation.
Par ailleurs, Writing Kit vous permet de visualiser à tout moment la structure de votre texte, c’est à dire les niveaux marqués tels de votre document ainsi que les liens. Cette version offre un plus grand choix typos et de modifier leur taille.
Enfin, et pour mémoire, cette application dispose de son propre navigateur interne (comme Daedalus touch d’ailleurs) ce qui vous permet d’effectuer une recherche sur le net sans quitter votre texte en cours de saisie.
Quelques faiblesses…
Je reproche juste à cette application de ne pas laisser à l’utilisateur opter pour une justification de ligne un peu plus resserrée (…ou offrir à tout le moins deux options comme le propose Notesy), d’avoir l’icône de création d’un nouveau document placée malencontreusement entre l’accès aux fichiers existants et l’export.
Je me suis ainsi souvent retrouvé à générer par inadvertance des pages vides…! Toujours le même bug sur la touche de niveau qui a une furieuse tendance à sélectionner de plus en plus de lignes quand on insère un niveau 3 ou 4 entre des paragraphes existants dans son texte.
Autre dysfonctionnement qui sera corrigé dans une version ultérieure, la difficulté d’accéder à la fin de son long texte quand le clavier est affiché. Il faut le masquer, placer le pointeur à la fin de votre saisie puis réactiver le clavier.
Alors…?
Bref, une application agréable, puissante, parfaitement adaptée à Markdown et capable via ses fonctions d’export de répondre à nombre de vos besoins. Ne pas oublier de rafraîchir la synchro des éléments sur DropBox (doigt glissé vers le bas dans la liste des fichiers) avant toute chose. Et de rester vigilant.
Enfin un passage dans les Réglages généraux (ceux qui vous proposent de paramétrer le son ou la messagerie de votre iPad) est indispensable, c’est fou le nombre d’options dont dispose cette application.
# | 19/11/2011 | 18:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
Excellent roman en forme de polar sur la disparition non expliquée d'un génie scientifique du XXème siècle
par Jean-Christophe Courte
Ettore Majorana a réellement disparu en Italie le 26 mars 1938. Il avait 31 ans. Petite précision, ce gars était une sommité en physique fondamentale. En ces temps où le mot neutrino commence à être de plus en plus cité, il n’est pas inutile de savoir qu’Ettore fut l’un de ses inventeurs en terme de cogitation intellectuelle.
Alors, suicide, retraite dans un couvent napolitain…?
Certains ont pensé qu’il avait disparu pour ne pas participer au grand chaudron nucléaire (Sciasca), ou qu’il se serait réfugié en Argentine (Recami).
J’ai ouvert ce livre paresseusement un dimanche soir avant de rentrer immédiatement dans l’ambiance et avoir réellement du mal à m’en détacher quelques heures plus tard ! De fait, l’auteur nous brosse une incroyable enquête policière à la fin des années 1946, dans l’Italie à peine délivrée de ses démons fascistes et plongée dans une misère noire.
Bien sûr, l’enquête ne se limite pas à essayer de reconstituer les derniers jours de ce disparu, à interroger son entourage – ou ce qu’il en reste après tous les règlements de compte qui ont suivi cette période troublée de l’Italie.
Bien sûr l’auteur entre rapidement dans le vif du sujet et éclaire la personnalité étonnante de ce très jeune savant, calculateur prodige, qui alla jusqu’à vérifier les calculs d’Enrico Fermi, l’un des pères de la bombe atomique qui s’était réfugié aux USA. Surdoué, sans aucun doute !
Aussi, si vous avez un minimum de culture scientifique, elle ne vous sera pas inutile pour mieux cerner le personnage et comprendre à quel point son passage fulgurant dans l’univers des sciences à été important. Et accompagner Ben, un italo-américain démobilisé, ancien étudiant en physique, dans ses recherches, lectures et découvertes. Mandaté par la famille du disparu, il se plonge dans les témoignages de ceux qui l’ont approché, connu et se retrouve face à des pans étonnants de la personnalité d’Ettore, notamment lors de son séjour avant guerre en Allemagne. Ainsi celui d’Emilio Gino Segrè, un autre physicien qui diriga comme Fermi un groupe de recherche à Los Alamos dans le cadre du projet Manhattan pendant la seconde guerre mondiale…
Dans votre lettre, c’est à cette anecdote sur son arrivée à l’Institut et à sa « révision » des calculs de Fermi que vous faites allusion, je suppose, et vous me demandez si celui-ci, à l’époque, aurait pu en prendre ombrage. Franchement, je ne le crois pas. En revanche, je crois que dès le jour de son arrivée Fermi fut fasciné par Majorana et qu’il l’est toujours resté, même longtemps après sa disparition. En tout cas, ils se lançaient souvent des défis de calcul, l’un armé de sa calculette, l’autre se retournant contre le mur pour calculer de tête les mêmes équations. C’était un jeu.
Et un peu plus loin, Emilio Segrè ajoute…
Mais Majorana semblait avoir une lecture immédiate de la « nature des choses » que lui-même (Enrico Fermi) n’aurait jamais au même point. Il a dit plusieurs fois qu’il le considérait comme un « génie », il le comparait même à Galilée et à Newton et je ne pense pas qu’il se soit jamais lui-même considéré comme tel. Et pourtant, croyez-moi, il ne se mésestimait pas.
Alors oui, Ettore Majorana était un être exceptionnel, hypersensible et… Mais le mieux de parcourir ce roman qui se dévore avant tout comme un excellent polar qui se prolonge dans le temps.
Tant pour l’énigme réellement incertaine que pour l’atmosphère politique de ce début de siècle ou encore ces avancées en recherche fondamentale, ces fameux neutrinos. Vérifiés 40 ans plus tard…
Sans oublier la fidélité d’un certain Bruno Pontecorvo.
Passionnant !
À noter que ce livre papier vous permettra de télécharger via un QR code sa version numérique sans DRM, raison de plus pour vous l’offrir en respectant le droit d’auteur.
Une destination légèrement incertaine
Anne-Marie Cambon
Éditions Dialogues
9782918135357 | 24 € pour 360 pages

# | 18/11/2011 | 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |
"Et si c'était lui ?!" Sous-titre à la manière de…
par Jean-Christophe Courte
Quelle frontière tenue entre un calendrier, un agenda, un bloc notes, un journal intime, un carnet d’idées ?
Ces derniers temps, les lecteurs d’urbanbike ont pu le noter (sic !), j’ai testé nombre de solutions astucieuses sans réellement trouver celle qui me convenait. De Fantastical à QuickCal en passant par Wunderlist… Sans oublier Evernote que j’utilise quotidiennement pour conserver des URLs. Bon, lui, je le conserve…
Leur faiblesse…?
Aucune.
Juste que ces solutions ne sont pas adaptées à l’auteur de ces lignes et à sa manière de saisir, d’écrire, noter. Bref, le vrai souci dans cette histoire ne sont pas les produits mais bien l’utilisateur…!!
Moi.
En gros, je ne consulte pas mon calendrier (faites ce que je dis, pas ce que je fais…!), je ne me préoccupe jamais des alertes (qui ont même tendance à m’agacer…). Bref, j’entre bien les trucs à faire mais devoir revenir sur le bazar pour notifier que la tâche est faite, non, je n’y arrive pas.
Je ne prétends pas avoir enfin (…sonnez trompettes !) trouvé la solution ultime, implacable, géniale (quoi que !) ou universelle (re sic…!) mais juste la bonne distance pour ma manière personnelle de prendre des notes, mon hypergraphie numérique (…mot que je préfère à graphorrhée qui fait assez maladie honteuse…!). Car, à l’inverse de mon patronyme, j’écris souvent trop long avec ce besoin irrépressible de prendre des notes pour ne pas oublier ce qui me traverse l’esprit.
Bon, là, vous pouvez hausser légitimement les épaules en vous rappelant que j’ai du employer des termes semblables dans d’autres billets.
Et vous avez raison !
Aussi je ne vais pas chercher à vous convaincre. Pourtant ma (trop ?) fraîche utilisation de ce dispositif tend à me prouver que cela semble fonctionner, me correspondre.
Okay, pas d’alertes (…dont je ne me soucie guère habituellement…!), pas de gestion de tâches, d’événements, juste une liste de notes avec de un à trois rappels quotidiens… Si je le souhaite…!
Mieux encore, cette solution me permet de baliser mes notes au format markdown si besoin est, de fonctionner comme une réserve de petites notes, de fragments de texte qui pourront ensuite être développés sur des produits plus lourds comme Byword sur mon Mac ou Daedalus touch sur mon iPad.
Ce dispositif est même sauvegardé automatiquement sur DropBox à défaut de l’être sur un autre nuage comme iCloud. Et
Certes, pas de barre additionnelle comme sur Daedalus touch mais je me suis remis dans les doigts mes équivalents claviers Markdown car, génial, Textexpander fonctionne !
Alors, c’est quoi, comment ça fonctionne…?
Le principe de l’application est basique et c’est juste un léger détournement d’usage. Le produit se nomme Day One et a été évoqué succinctement ici. Depuis, la nouvelle iOS 5 est passé par là et plus de plantages.
Imaginez une application minimale qui vous propose de créer autant de billets ou notes que vous souhaitez, mais en les repérant chronologiquement.
Chaque note est donc repérée non par son titre mais par sa date de création (…ou de modification, j’y reviens).
Bref, vous créez une note qui sera toujours sans titre, elle est placée dans le calendrier à sa date de création.
Là où cela devient encore plus intéressant est que vous pouvez modifier la date — et l’heure — de cette note et la placer en aval ou en amont de la date actuelle.
Mieux, faire glisser (…intellectuellement s’entend) une note quotidiennement contenant tout ce que vous devez faire. Bref, au lieu de créer autant d’entrées que de trucs à faire, une liste et basta. Suffit de virer et/ou compléter les items dans cette unique entrée…
Un statut de favori peut être affecté aux notes clés pour les retrouver aisément. Et qui dit favori un jour, dit répudiation le lendemain…!
Sur la version iPad, l’export est encore un poil basique et le clavier sans barre additionnelle pour baliser du Markdown…
En gros, le dispositif est simplissime, associer des notes à un banal calendrier.
C’est une modénature d’un gros agenda papier avec, en plus, la recherche, le balisage et la possibilité de faire glisser une note dans le temps et/ou la marquer…
Ben oui, c’est basique… En tous cas, accessible à mes deux neurones et demi…!
En quoi est-ce astucieux pour moi ?
Je pourrais utiliser l’excellent Notes disponible sur iPad et iPhone et fourni par Apple. Non, ce n’est pas aussi souple et même si cela supporte désormais les raccourcis texte d’iOS 5, ne prend pas en compte ni Textexpander ni Markdown. Rédhibitoire…
Or Day One tourne à la fois sur iPad, iPhone mais également sur Mac, à chaque fois avec des spécificités adaptées à la plateforme sur laquelle elle fonctionne.
Ainsi, la version Mac me permet d’accéder à ces notes directement depuis la barre de menus, d’ajouter – sans me poser de question – une entrée. Mais pas encore à Markdown — pour le moment.
Et comme tout est synchro via DropBox, je retrouve ces mêmes notes sur mes périphériques, mes autres écrans et donc l’historique in extenso.
La seule faiblesse réside dans le système d’écriture du fichier (XML) — quid de sa tenue dans le temps — et de devoir faire des copier/coller entre applications (ce qui ne me dérange pas, soyons clair). Et l’absence (pénible) d’option de déplacement du pointeur par tapotement sur l’iPad.
Bon, un oeil sur sa structure sauvée dans DropBox me rassure; chaque note est bien distincte des autres.
Sans oublier un accès sécurisé par code.
Encore une fois, le système que je vous décris est un carnet de petites notes, d’idées, de fragments originels qu’il me reste ensuite à développer sur cette même base. Ou ailleurs.
C’est cette liberté de revenir à tout bout de champ, de baliser ou non mes textes, de les amender, de me souvenir que j’ai écrit ceci il y a deux jours, cela la semaine passée qui me plaît.
Passer de la liste de toutes les notes aux favoris
Un clic et hop…!
Mode calendrier sur Mac…
Et survol des débuts de chaque texte…
Je copie colle dans Byword sur Mac (ou Daedalus touch sur iPad) un sujet important (ce billet) mais je recopie ensuite en retour dans Day One (et ai la surprise de voir mes images avec les liens Markdown dans la version iPad).
Bref, je centralise mes notes ici sans hiérarchie aucune, juste en déplaçant ce qui doit être fait. Et c’est tout.
Pour finir, rendu sur iPhone…
Avec masquage possible de la barre de menus…
Bref, cela me plaît pour la bonne raison que Day One est devenu de facto un endroit où je passe naturellement plusieurs fois la journée depuis mon Mac ou l’iPad, et donc, où je balaye mes notes.
Et dès lors les trucs à faire (tiens, la TVA ce soir…!), les rendez-vous à prendre… C’est ce coté minimal, basique mais bien pensé (élégant même) qui me convient.
Bref, après mes tests de Things, Wunderlist, FireTask, Fantastical (et tous ceux auxquels vous avez échappé…!), un peu de rusticité me sied bien…!
Pour l’instant — sauf énorme crash de toutes mes données, je suis heureux…
Ultime mise en abîme…
À suivre…!
# | 15/11/2011 | 14:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte |