Tiens, il y avait longtemps que je n’avais évoqué de Piègeàkon… Tout chaud de ce soir, un hameçon qui vient de loin…
Tiens, il y avait longtemps que je n’avais évoqué de Piègeàkon… Tout chaud de ce soir, un hameçon qui vient de loin…
Ce matin, balade avec ma fille dans le parc de Versailles et comme nous repassons souvent par les mêmes chemins, je vous évite à nouveau les photographies de champignons…
Par contre, la semaine dernière, il y avait du soleil…
Ce matin, température frisquette et rosée…
Manifestement, les pissentlits n’avaient pas eu le temps de se sécher les cheveux…
Juste une petite anecdote… J’ai acquis, il y a quelques semaines, un Kit de connexion photo pour importer directement des images dans Photos sur iPad. Bon, cela ne fonctionnait pas et, ayant mille trucs à faire, je me me suis pas attardé.
Ce matin, ayant l’ami Sylvain au fil, je récidive, rien ne marche. Je compulse le mode d’emploi et ai l’idée de tester sur le iPad 1. Tiens, ça marche…
Et puis — il serait temps…!! — je réalise que c’est la coque de protection du dos de l’iPad 2 qui pose problème…
Certaines ont des ouvertures très échancrées mais pas celle que j’ai acquise qui protège un peu trop mon iPad.
Photo des éléments démontés pour expliquer…
Bref, je prends mon cutter, retaille en deux secondes une échancrure plus vaste, replace le dos de protection…
Et bingo…! Les images arrivent et s’affichent directement…
Quelques petites notes écrites sur mon iPad pour mémoire… Ceci n’est PAS un billet…!
Mettre en pages un très long livre sur Mac n’est pas un réel problème avec une application comme Adobe InDesign ou Quark XPress par exemple.
La véritable question se joue avant :
avec quoi rédiger puis agglomérer tous les fragments de texte pour en faire un ouvrage qui sera, ou non, mis en pages ultérieurement dans une autre application…?
Les lecteurs d’urbanbike savent que c’est une question qui me taraude depuis longtemps et qu’elle revient régulièrement dans cet espace (depuis 2003)…
Les Mac users disposaient d’un produit fabuleux qui a malheureusement disparu lors du passage sous OSX (alors qu’il était originellement conçu sous Unix, cherchez l’erreur…), à savoir FrameMaker racheté quelques années avant par Adobe. Dépecé au profit d’Indesign, il reste encore à ce jour dans sa dernière version Mac sous Classic, un produit génial et nombre d’amis compositeurs — que je salue au passage — le conservent encore sur leurs vieilles machines. Ou ont basculé sous Windows qui, seul, peut s’enorgueillir de posséder une version à jour.
Ceci étant dit, alors quel outil pour rassembler, ordonner écrits et sources, notes et iconographie ? Bien sûr on pense illico aux outils bureautiques, les clones de Word, à l’original signé Microsoft ou encore à Pages de chez Apple. Ou encore à des produits comme Mellel, Nisus, etc. C’est oublier qu’ils sont, pour la majeure partie, conçus pour mettre en pages des rapports comportant tableaux et graphiques. Pas réellement pour écrire même si la majorité des auteurs les utilisent à défaut d’avoir trouvé mieux.
Ajoutez une certaine paresse des éditeurs qui fournissent des feuilles de style ad hoc et recommandent implicitement un produit qui, de facto, devient un standard. Bref.
Fabuleux en entreprise — le mode plan reste une fonctionnalité géniale entre les mains d’un utilisateur chevronné — ces produits ne sont pas pour autant les meilleurs claviers pour assembler et traiter dans le même des temps des documents de deux types, l’ensemble de qui constituera l’ouvrage et ce second ensemble hétéroclite que sont les notes, la documentation, les références. le tout devant vivre côte à côte et rester accessible à tout instant sans se mélanger.
La dernière faiblesse de ces applications est l’emploi d’un format d’enregistrement propriétaire difficilement compatible avec le format texte brut. Certes leur format est idéal pour supporter des enrichissements stylistiques mais le travail d’un auteur est d’écrire, pas de passer du temps à soigner la mise en forme.
Bref, pour lire du Word ou autre, il vous faut, à tout le moins, une moulinette ou l’application de l’éditeur propriétaire du format d’enregistrement que l’auteur va employer à 5% de ses possibilités, un investissement souvent inutile.
Or le iPad remet en selle le format texte et propose dans son incroyable catalogue une foultitude d’applications toutes plus inventives les unes que les autres. Qui reviennent à l’essentiel, la saisie des texte !
Du coup, s’il est possible d’écrire avec des outils légers, retrouver sur Mac le goût de TextEdit (livré avec OSX), iA-Writer, Byword et bien d’autres, le problème reste entier : comment assembler des fichiers disparates pour en faire au final un truc cohérent…!!!
Le monde Mac n’est pas avare de produits et nous propose Scrivener et Ulysses. Il ne sera pas simple pour un auteur de trancher de manière claire. En effet, ces deux produits ont des qualités indéniables et le choix de l’un comme de l’autre est affaire personnelle, de feeling…
Revenir sur Scrivener ne fut pas simple. Mes souvenirs de la version précédente étaient une succession de déconvenues et de réflexions horrifiées devant l’ergonomie improbable de ce soft. Et pourtant, que de fonctions astucieuses, puissantes que l’on peut y dénicher en cherchant un peu après… avoir trouvé la porte d’entrée !
Ainsi l’option des fiches que l’on déplace littéralement sur son écran pour composer, agencer, organiser son document est particulièrement séduisante d’autant qu’il est possible de les créer au fil de l’eau, comprendre, en ajouter autant que souhaité avec juste un titre et sans se soucier du contenu. Fichier ou dossier, l’agencement du document se fait rapidement, sans oublier des emboitements de dossiers dans d’autres dossiers.
La seconde clé de Scrivener est la possibilité de lire un continuum de plusieurs fichiers comme s’il s’agissait d’un unique document. Et, bien sûr, d’intervenir n’importe où dans cette succession de fragments de textes affichée à l’écran. Seuls des filets horizontaux indiquent que l’on agite sur de multiples fichiers concatenés.
Enfin, en fouillant, on découvre des perles cachées ci et là. La possibilité d’organiser son document comme dans une feuille de tableur, la simplicité pour allouer à chaque fichier un label ou un état d’avancement est séduisant.
Ou la possibilité de synchroniser ses nombreux fichiers avec un dossier sous DropBox qui peut être édité par d’autres traitements de texte — à la condition express que ni le format d’enregistrement, ni le nom du fichier ne soient altérés. Cette option est épatante car elle permet de poursuivre l’écriture ses ses fragments ailleurs.
Ces fichiers modifiés sont ensuite synchronisés à nouveau dans Scrivener et ré-assemblés au sein de la structure de l’ouvrage en création dans cette applications. Mieux, les changements peuvent être indiqués à l’auteur.
À ce jeu du nombre de fonctionnalités, il est clair qu’Ulysses est dépassé. Faut-il y voir un signe de faiblesse ou, en inversant la charge, de maturité ?! Avons-nous besoin dans nos projets de cette puissance ou pouvons-nous nous contenter des fonctions essentielles ?
Ulysses permet d’organiser très simplement un ensemble de fichiers et,mieux, de les distribuer par collections, par groupes. Du coup, déplacer un fichier pour l’agencer se fait par un simple déplacement dans le mode liste.
Chaque fichier peut être traité en Markdown, ce qui simplifie la saisie et permet les apports par simple copier/coller d’autres traitements de texte supportant également ce balisage. Certes, il n’est pas possible de travailler sur un continuum de fichiers mais Ulysses vous permet de visualiser un fichier en plus de celui affiché au centre, et mieux, si vous sélectionnez plusieurs fichiers — même de manière discontinue — vous visualisez bien ce continuum de fragments, certes sans pouvoir intervenir dedans.
Mais l’un des autres points les plus intéressants est la capacité d’Ulysses à insérer des images bien que l’on ne travaille qu’en mode texte. Et sur ce point précis, Scrivener ne fait pas le poids… À mes yeux.
Aspect commun qui n’est pas des moindres, l’export sur ces deux produits peut prendre plusieurs formes ou formats, de l’ePub au PDF. Ces deux produits vous proposent de créer des sets à employer lors de chaque type d’export, de les personnaliser à l’extrême.
Alors, quel produit employer ?
Déjà, ne faut-il pas ajouter un s. Pour ma part, c’est un ensemble de produits que j’emploie sans exclusive d’autant que mes fragments démarrent leur vie sur mon iPad ou mon iPhone et n’hésitent pas à faire des allers et retours entre ces derniers et mon Mac via DropBox ou Mail en utilisant, sans état d’âme, un copier/coller si nécessaire.
Encore une fois, chacun a SA pratique et des besoins différents. Si vous devez insérer un grand nombre de visuels dans votre texte, vous choisirez Ulysses. Si vous devez réorganiser au fil de l’eau votre tapuscript, vous opterez peut-être pour les options innombrables de Scrivener.
Bref, il n’y a pas encore de solution élégante qui permette de bosser sur son iPad et sur son Mac. Mais cela devrait changer car de plus en plus de développeurs comprennent les interactions entre tous ces écrans.
Ainsi connecter — par exemple — Daedalus touch sur iPad avec Ulysses sur Mac écrit par les mêmes développeurs serait une manière somptueuse de répondre à cette question, non…? On peut rêver…
Cela est d’autant plus amusant à imaginer que certains marketeux de très gros éditeurs n’ont pas trouvé mieux comme stratégie que d’alourdir la pression financière sur les utilisateurs en proposant des conditions quasi léonines de dernière minute à leurs mises à jour. Et ce, au risque de perdre leurs principaux soutiens…!
Suicidaire quand des alternatives comme celles citées ici-même se déploient peu-à-peu à des prix… raisonnables.
Je ne résiste pas ce soir à publier ce court billet à propos de ce chouette témoignage d’un grand photographe né en 1928 qui s’est offert le luxe de faire développer une application sur iPad avec une grande partie de son travail.
Et ce, après son site internet, horvatland…
Bon, cela pèse quand même un bon Go à mettre sur son iPad… Mais mode d’emploi sur YouTube pour vous donner l’envie (…ou non) de le charger. Pour mémoire, cette application est gratuite. Néanmoins, l’accès a plus de 2000 images en haute résolution est payant…
Note : sur son site internet, cinq séries complètes dont Un oeil au bout des doigts, images réalisées de 2006 à 2010 avec une introduction amusante d’un gars toujours curieux…
En tout cas il me permet d’entreprendre encore, sur mes vieux jours, des grands voyages de découverte : par exemple sur la table du petit déjeuner, où le pot vide du yaourt, entre les pelures du pamplemousse et sous les rayons du soleil, devient un paysage fantastique. Ou au ras du sol, où le pied d’une élégante, boudiné dans une chaussure à hauts talons trop étroite, apparaît comme une gigantesque métaphore - je ne sais pas trop de quoi. Reste que jamais, avec un appareil ordinaire, je ne me serais mis à plat ventre devant ce pied !
Ou encore la série des 12 interviews d’Entre Vues réalisés par Frank, 12 témoignages que tout photographe devrait lire… Dont ceux de Jeanloup Sieff et d’Edouard Boubat.
Bref, un parcours atypique à (re)découvrir, de l’argentique au numérique.
Merci Véronique et Frank…! Et bravo à Serge pour la mécanique.