
Les sceptiques le seraient-ils moins…?!Dans |
dans mon bocal |
groummphh |
par Jean-Christophe Courte
Plus l'échéance approche, plus l'iPad séduit ceux même qui le flinguaient à tour de bras et de commentaires sarcastiques…! Bref, au fur et à mesure que les projets se dévoilent, que les développements deviennent visibles, que les commandes s'engrangent, le
faux ordinateur — relire ce
billet — séduit…
Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette
idée de couverture dynamique rapportée par nos amis de MacPlus. Merci à
Jesse Rosten pour cet argumentaire.
De plus, autre point qui me parle bien, c'est la rupture avec l'idéologie ambiante qui veut que le contenu soit lisible tant à la verticale qu'à l'italienne. Comme s'il était
indispensable que les prochains contenus soient ainsi modulables à tout prix. Au risque de froisser une fois de plus les tenants du CSS et autres flux dynamiques, ce qui est ainsi proposé est tout à fait compatible avec du contenu travaillé — typographiquement parlant — et un certain
format que d'aucuns ont déjà enterré…!
Ce qui est intéressant avec l'arrivée de cet iPad, c'est qu'il va permettre de nouvelles formes de création. Mais il ne faudra pas perdre de vue la portabilité et, surtout la facilité de diffusion dans un unique fichier.
Bref, même si je crois toujours au livre diffusé en papier — ah, le plaisir de lire un polar au format poche que l'on enfourne dans une poche de sa parka, immédiatement opérationnel dans le RER — l'iPad va générer de nouveaux usages (je sais, je me répète…!) qu'il va nous falloir inventer…!
Avec les technologies numériques à bas coût disponibles — du Canon 5D Mk II professionnel au simple Canon IXUS 120 IS qui délivre du 1280 x 720 pixels à 30 images/secondes — des formats pérennes comme le PDF, nous risquons de bien nous amuser…
Quand à la question de savoir si cela va nous permettre d'en vivre, c'est autre chose…!
# | 28/03/2010 | 15:15 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Bill BrysonDans |
ailleurs |
ça se lit |
par Jean-Christophe Courte
Chronique publiée le 10 octobre 2005 et toujours d'actualité…
Voici un livre de voyage qui met le lecteur en joie… En tous cas, de très, très bonne humeur.
Bill Bryson nous raconte son dernier et long périple en Australie en 1999. Nous le suivons pas-à-pas dans ses déplacements d'un point à l'autre de cet immense pays, en voiture comme en train (dont une ligne
droite de 480 km…!) ou en avion. Il prend le temps de nous décrire avec le sourire ce qu'il voit ou entend, paysages ou retransmission radiophonique jubilatoire d'un tournoi de cricket…
L'auteur n'oublie pas de se moquer de lui-même en se mettant en scène dans des situations cocasses — le propre des distraits. Une chose est sûre, Bill Bryson aime ce pays qui lui rappelle sa propre enfance dans l'Iowa des années soixante et distille sa franche sympathie pour ces australiens étonnants entre anecdotes, rappels historiques — pas toujours glorieux, il ne nous cache rien et nous fait découvrir pourquoi une énorme partie de ce pays a été le sujet d'une catastrophe écologique sans précédent ou quel est le sort peu enviable des aborigènes. Sans oublier les arrêts devant une bière fraîche vu la chaleur qui étreint ce continent.
Si vous avez envie de comprendre pourquoi
Camberra est la capitale de ce pays en lieu et place de Sydney ou Melbourne, combien de sortes de serpents sont venimeux, pourquoi il ne fait pas confondre sac plastique et méduse quand on se baigne (!!), découvrir
comment et par qui ce pays a été colonisé, ces informations sont rappelées en filigrane dans ce long récit de voyage… Récit pas suffisamment long car, arrivé à la fin, on se dit que l'on aurait bien pris une option pour un second volume…!
Bref, un récit jubilatoire et très sérieux pour se faire une idée précise de l'Australie et de ses contradictions. Également un excellent auteur qu'il est temps de découvrir. À noter l'excellente traduction de
Christiane et David Ellis… Deux autres livres chez le même éditeur et chroniqués sur urbanbike :
Motel Blues et
American Rigolos.
Nos voisins du dessous
Chroniques australiennes
Bill Bryson
Petite Bibliothèque Payot
9782228899918 | 9,50 €
# | 26/03/2010 | 10:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Vincent LucDans |
ça se lit |
photographie |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Très frustrant de parcourir un livre consacré à un boitier
désiré, de découvrir les nouvelles opportunités offertes par la vidéo embarquée, etc. Utilisateur d'un vieux boîtier Canon 5D — matériel que je ne remets pas en question car il délivre les images que je souhaite — lire ce nouveau bouquin de Vincent Luc devient du
pur masochisme…!
Certes, j'ai lu depuis longtemps les spécifications de ce mark II, parcouru quelques prises en mains enthousiasmantes sur la toile, vu des vidéos et des images réalisées avec ce 5D. Plus énervant encore, certaines images illustrant ce livre m'ont transporté directement sur les lieux précis comme celle de la page 102, ce passage étonnamment graphique vers le jardin des tuileries depuis la passerelle qui traverse la Seine en venant de la Gare d'Orsay.
À nouveau un très bon bouquin dans la ligne de cette collection. Non, je ne vais pas épiloguer à nouveau sur cette série d'ouvrages bien foutue, je l'ai déjà fait
ici et je ne déroge pas…! Seul bémol à mes yeux, ce bandeau rouge qui ceinture l'ouvrage à la manière d'un prix Goncourt. J'avoue que j'ai souri. Je soupçonne Vincent d'avoir eu la même réaction, connaissant ce garçon et sa grand humilité.
Bon, seuls les utilisateurs de Canon 5D mark II vont envisager d'acquérir ce livre. Vincent a certes un
fan club important — plus de 150 000 lecteurs — mais pas au point d'acheter toute sa production comme les lecteurs de Marc Levy ou de Stéphanie Meyer. D'autant que Vincent signe ici son dixième ouvrage si j'ai bien compté.
Hormis cela, pas de remarque particulière à formuler sur ce livre même si j'ai — à nouveau — cogité sur l'état de mes finances pour envisager un éventuel
upgrade de mon fidèle 5D vers cette version mark II aux innombrables possibilités…! Bref, si vous avez acquis cette fabuleuse boite à pixels, voilà un bon bouquin pour aller nettement plus loin…!
Et surtout qui répond à une série de questions sur des points précis comme faut-il utiliser ou non le dispositif anti-poussières, que penser du micro-ajustement de l'AF, AF en toutes circonstances ou redécouverte du stigmomètre, comment gérer la mise au point en mode vidéo, etc. Sans oublier des pistes pour les
accessoires ad hoc. Vincent Luc livre dans tous les cas son sentiment et ce n'est jamais inutile de suivre son raisonnement, quitte à emprunter une autre voie. C'est d'ailleurs la marque de fabrique de cette collection, cette approche très technique.
Bien entendu, écrire, c'est figer le temps. Depuis la sortie de ce livre, la sortie du
mircologiciel 2.0.3 comme la disponibilité de
DPP 3.8.1 (Digital Photo Professionnal, l'application Mac et Windows gratuite signée Canon) qui répond à sa remarque de la page 283 sur la gestion de l'horizontalité.
Maîtrisez le Canon EOS 5D Mk II
Vincent Luc
Eyrolles
9782212673111 | 32,90 € pour 330 pages en couleurs
Note(s) de lecteur(s)…
Franklin ajoute…
...ce pavé trône sur mon bureau. Je l'ai parcouru et ai trouvé qu'il est bien fait (du peu que j'ai lu).
Et puis Vincent Luc, au moins, n'est pas comme Marc Lévy qui nous prend pour des ados boutonneux, Vincent est dans le concret (certes avec les boutons de commandes ;o)))
# | 25/03/2010 | 10:20 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Les choix de Barnes and NobleDans |
édition américaine |
par Joël Seguin
Aux Etats-Unis,
Barnes and Noble possède une librairie dans tous les recoins de l'immense territoire depuis des générations. Avant qu'Amazon ne trouve ses marques, Barnes and Noble dominait le secteur de la vente de livres avec un service client impeccable, des librairies accueillantes et des prix attractifs.
En quelques années, ces trois pierres angulaires sont remises en question. Côté en Bourse, ce groupe familial basé a New York observe les lignes se déplacer. Après Amazon, basé à Seattle, les californiens Google et Apple débarquent.
Le remplacement de l'actuel dirigeant par celui qui a repris en main la stratégie Internet du groupe montre une voie radicale, possible.
À suivre.
NB : sans oublier le
nook, le reader maison…
# | 24/03/2010 | 10:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | |
David LodgeDans |
ça se lit |
dans mon bocal |
par Jean-Christophe Courte
j'aime bien le ton de ce roman de David Lodge, cette manière
amusée de traiter le thème de la surdité et de l'âge. N'étant pas sourd (pas encore…) mais déjà sensibilisé à cet handicap par les difficultés rencontrées lors de discussions avec certains de mes proches, l'angle drolatique me semble une excellente manière d'aborder ce filtre à conversations ! Lodge a l'art consommé de parler de choses graves tout en nous faisant nous marrer à chaque page.
Que ce soit les relations du narrateur avec son épouse, la journée passée avec son père ou l'évocation de ses derniers cours avec ses étudiants, tout reste léger et grave à la fois. Plus amusant encore, la première scène où le narrateur essaye d'interpréter les paroles de sa vis-à-vis, une jeune femme qui manifestement ne comprend pas la situation de son interlocuteur et ne fait aucun effort pour ajuster sa parole. Belle description d'une situation mille fois vécue par l'auteur qui nous distille ce qu'il ressent alors. C'est que Lodge connait parfaitement cette situation, étant lui-même
dur de la feuille !
« Ma pile est morte, ai-je dit. Tu veux que j’en mette une nouvelle ? C’est un peu délicat dans le noir.
- Non, pas la peine », a répondu Fred comme elle n’arrête pas de dire ces temps-ci. Il lui arrive par exemple d’entrer dans mon bureau pendant que je travaille sur l’ordinateur sans porter mon appareil parce qu’il transforme le murmure apaisant du clavier en un cliquetis gênant aussi bruyant qu’une vieille Remington, et de me dire quelque chose que je n’entends pas et, en une fraction de seconde, il me faut faire un choix : interrompre la conversation pendant que je cherche à tâtons la pochette de mon appareil et que j’installe les oreillettes, ou bien tenter d’improviser sans ça ; généralement, j’essaie d’improviser, et le dialogue se déroule plus ou moins de la façon suivante :
Fred : Mur mur mur.
Moi : Quoi ?
Fred : Mur mur mur.
Moi (cherchant à gagner du temps) : Ah ah.
Fred : Mur mur mur.
Moi (essayant de deviner le contenu du message) D’accord.
Fred (surprise) : Quoi ?
Moi : Qu’as-tu dit ?
Fred : Pourquoi as-tu dit « d’accord », si tu n’as pas entendu ce que j’ai dit ?
Moi : Attends que je mette mon appareil.
Fred : Non, pas la peine. Ce n’est pas important.
À lire par tous ceux qui ne devinent pas la souffrance derrière le handicap. Mais aussi les cotés positifs qu'une telle situation peut offrir ! Si vous avez aimé
Thérapie ou encore
Jeu de société,
La vie en sourdine devrait vous plaire. J'aime cette légèreté, ce regard tendre et ironique.
J'ai retrouvé des choses vécues, l'importance des surfaces réfléchissantes dans un lieu avec l'incidence sur la réverbération du son — élément que l'on a tendance à souvent oublier. Et le refus de l'appareillage, la difficulté à le dompter…! Comme souvent, s'équiper de prothèses auditives est mal perçu par celui qui perd la capacité d'entendre. Refus car signe de la vieillesse.
Un excellent bouquin…
La vie en sourdine
David Lodge
Payot-Rivages
9782743618445 | 21,50 €
Info(s) pratique(s)…
Pour finir, cet
interview — lesechos.fr —que Joël m'a signalé ce matin (hé hé, c'est l'avantage du décalage horaire…!). Le PDG d'Hachette, Arnaud Nourry, explique que le livre est en train de prendre sa revanche avec l'iPad d'Apple qui s'annonce comme un allié face aux géants du Net.
# | 24/03/2010 | 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
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