image du monde végétal — close-up

PageHand

Un traitement de texte qui utilise le PDF nativement
Dans | outils graphiques | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

Bon, c'est Noël mais comment vous souhaiter cela sans afficher exclusivement une petite image comme celle-ci…?!

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C'est vrai, ras-le-bol des physalis se dit le lecteur habitué…!

Tiens, évoquons PageHand…!
J'ai du relire cette info sur MacGeneration il y a quelques jours et j'ai téléchargé peu après cette application car le concept me semble amusant. De fait, PageHand génère un fichier .pdf et est capable de le réouvrir pour le corriger. Bref, son format natif, c'est le PDF — comme Illustrator.

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Oui, mais.
Mais uniquement du PDF produit par lui. Pas question de lui demander d'éditer un .pdf issu d'une autre application comme InDesign. Pas question non plus, pour l'instant, d'imaginer ajouter une illustration ou une image. Non, l'idée basique est de produire du texte au format PDF et ne pas jongler entre deux formats de fichier, un spécifique à l'application et un autre en export. Bon, notez que cette application permet également d'enregistrer en XML…

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Côté traitement de texte, c'est très complet avec formats styles élémentaires mais amplement suffisants…

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Et éditables, CQFD.

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Côté styles de caractères, idem, très simple et efficace.

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Un clic sur les intitulés affiche le contenu spécifique des uns et des autres. Mais non simultanément. Enfin, vous trouverez dans les menus pas mal de choses pratiques dont les entrées des caractères accentués ou encore ceci…

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PageHand n'est pas gratuit (loin de là) mais vous permet de l'essayer 30 jours sans limitation. J'avoue que je ne suis pas fou de sa livrée qui ressemble à un faire-part de naissance d'un petit garçon et regrette de ne pouvoir jouer avec un minimum d'illustrations. Mais bon, maintenant, si vous devez régulièrement vous jouer des problèmes de format dans vos échanges avec des correspondants sur des OS différents, c'est une option qui peut être intéressante, non ? Il est bien entendu possible d'exporter aussi depuis TextEdit en PDF mais bon.

Qu'est ce que cela donne…? Téléchargez ci-après le fichier .pdf noel2009.pdf

Louis Comfort Tiffany au Sénat

Musée du Luxembourg jusqu'au 17 janvier 2010
Dans | ça se regarde |

par Jean-Christophe Courte

Pas eu l'occasion de visiter cette expo mais ma fille y est allée. Elle en est revenue à l'instant, totalement conquise par ce qui était exposé…
Explications.

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Musée du Luxembourg jusqu'au 17 janvier 2010

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Pour mémoire, ces lampes étaient déjà de la récupération avant l'heure. Comme la réalisation des vases et des vitraux donnaient lieu à pas mal de gâche, de fragments de verre colorés inutilisés, ces derniers étaient employés dans ces productions superbes…!

Plus d'infos et d'objets à apercevoir sur le site du Metropolitan Museum of Art

Fabrizio Caròla et son compas à dôme

Global Award for Sustainable Architecture
Dans | ailleurs | architecture | jardin planétaire |

par Jean-Christophe Courte

Dans le liste des architectes récompensés par un Global Award for Sustainable Architecture en 2008 — voir le billet récent d'urbanbike, il y en un qui mérite un éclairage particulier…

J'ai été impressionné par le parcours atypique de Fabrizio Caròla et ses projets modestes qui redonnent aux habitants la possibilité de construire leur habitat comme les bâtiments publics indispensables sans recourir à des matériaux importés… Ainsi, les constructions au Mali, un pays qu'il a découvert à 40 ans, sont exemplaires car il utilise des techniques très simples pour monter des dômes (à la fois murs et toiture, CQFD) avec des briques de terre crue ou bien des pierres retaillées. Mieux encore, ce sont les maçons locaux qui ont assimilé la fameuse technique du compas, dispositif minimaliste pour s'assurer de la régularité de la construction de l'ouvrage. Photos picorées ci et là et pas d'une grande qualité.

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Ces trois images permettent de visualiser la technique du compas pour monter les voutes des dômes avec régularité.

Son itinéraire a été résumé dans un bref billet en 2008 dans le moniteur.fr (au portfolio d'images malheureusement inaccessible), dans un article de Wikipédia plus développé. Ou encore sur Cyberarchi.

Quelques autres liens pour voir ses réalisations : sur le blog Architettura di Pietra (en italien) ; sur le blog Africa-Mali (en italien) ; Sur maison à part (en français) ou Batiactu. Pour d'autres photos de ses réalisations, voir également ce lien sur archnet.org.

Si vous trouvez une source plus riche d'images et d'informations, je suis intéressé.
Note(s) de lecteur(s)…

Alan Aubry nous conseille également d'aller jeter un oeil sur le travail de Laurie Baker… Merci, je ne connaissais pas du tout.

Bonjour, je parle bien à Monsieur Barabari…?

Centre d'appels et démarchage à domicile
Dans | dans mon bocal | entreprendre en solo | groummphh | travailler chez soi |

par Jean-Christophe Courte

Je viens de lire un très bon billet sur le blog ouinon.net qui évoque, en miroir, mon propre quotidien. Je vous engage à le lire car il est inutile que je revienne sur ce qui a été évoqué de manière fort plaisante par Christophe Druaux.

Et pourtant, le nombre de fois où je me retrouve dans une situation similaire, interpellé courtoisement au téléphone. Bonjour je parle bien à Monsieur Barabari…? alors même que j'ai décliné posément mon nom en décrochant. Le seul avantage de la présentation de mon nom est que le télévendeur pense parfois qu'il s'est planté dans la mesure ou ce n'est pas ce nom qui est inscrit sur la fiche affichée sur son écran. Et raccroche. Mais généralement, cet interlocuteur insiste et se présente. C'est souvent étrange. Sans vouloir vexer quiconque, j'ai du mal à amalgamer la voix (…quelque fois charmante) avec le titre annoncé, le propos de l'appel et, surtout, la difficulté à dérouler clairement l'objet de ce coup de fil inattendu… Non, je n'ai pas des revenus abondants qui méritent de l'optimisation fiscale…! Non, je suis satisfait de ma banque, de mon opérateur téléphonique, de ma couverture d'assurance maladie, que sais-je encore…!

J'ai tenté nombre de solutions.
La connivence, genre j'ai aussi fait ce boulot.
La gentillesse, type je ne vous envoie pas bouler, il fait beau chez vous…?
La résignation, mode faut que vous gagnez votre vie mais bon cela ne m'intéresse pas, essayez quand même de me convaincre…, etc.

Mais comme cela devient de plus en plus fréquent, après avoir essayé le… Ah, désolé, nous l'enterrons demain — de très mauvais goût et totalement inefficace, j'ai opté pour une formule ferme, concise suivie d'un coupure immédiate de la conversation avant même que mon interlocuteur ait le temps de sortir les avirons lors de son explication embrouillée 
Un simple "bonne journée…!" avec du vrai sourire dans la voix.

Deux ou trois fois, mon lointain correspondant m'a rappelé, n'ayant pas compris (…ou que trop…!) qu'il m'importunait mais cela c'est très vite calmé. Je me suis fait juste engueuler une fois, brièvement car j'ai raccroché à nouveau en prononçant ma phrase rituelle avec un plus grand sourire dans ma voix.

Néanmoins, avant de mettre un terme définitif à l'échange, j'analyse le contexte. Français laborieux, argumentaire ânonné, réverbération, déphasage, bruits de fond, qualité médiocre de la ligne et, bien entendu, angle abordé pour me contacter. Dans près de 99 % des cas, mon "bonne soirée" en mode amical clôt le sujet.

Mais il m'est arrivé également pour une fraîcheur de voix particulière, une tessiture sympathique, une présentation réussie, de passer un peu de temps avec mon interlocuteur. Étonnamment, ce dernier l'a bien perçu comme une respiration, une pause dans sa soirée parsemée de refus. Nous avons échangé quelques phrases d'humain à humain, entrecoupés de petits sourires téléphoniques puis nous nous sommes quittés sans rancoeur.

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Note(s) de lecteur(s)…

Jean M. ajoute ceci…
J'ai opté depuis longtemps pour le mode "connivent supérieur", efficace semble-t-il vu le peu d'appels vécus au quotidien.

"Connivent supérieur" consiste à laisser entendre au téléphoniste que l'on fait appel régulièrement à ce type de service (et donc qu'on en connait parfaitement les règles...)

2 cas :

J'ai le temps (et envie de le perdre) : Chaque phrase de l'interlocuteur est reformulée avec une suggestion de modification : vous voyez, à votre place, j'aurais plutôt dis ça... au bout de 4 ou 5 reformulations de ce type, on me raccroche au nez.

J'ai pas le temps (ou pas à le perdre) : Là, dès le départ, ça donne : "Dans votre plan de dialogue téléphonique, vous devez avoir un nombre d'objections au-delà duquel, vous DEVEZ laisser tomber, on va gagner du temps tous les deux, vous les avez eues..."


Jean-Fréderic D. propose une autre solution…
amorcer la conversation et poser le combiné :
selon le mode opératoire, le correpondant va aller quasiment au bout de son argumentation avant de s'apercevoir qu'il n'y a personne au bout du fil...
Reste plus qu'à racrocher après le biiip biiip biiip sonore

Arf !

Val Paradis

Alain Jaubert
Dans | ailleurs | ça se lit |

par Jean-Christophe Courte

Chronique du 20 avril 2006 toujours d'actualité.

C'est Hugues Aufray qui chantait "Sous les feux ou les vents de glace, D'Istanbul jusqu'à Valparaiso, J'ai fait le tour de la terre"…
Dans ce livre d'Alain Jaubert, il est énormément question du Chili et particulièrement de Valparaiso, premier grand port après le Cap Horn. Mais aussi d'histoires de mer, de rencontres, de femmes, de ports, de bateaux à voile, d'échouages, de naufrageurs, d'armateurs, de maisons closes, de repas, de bars, de jazz… Bref, de la vie à terre pour la marin enfin à quai…
Mais avant tout, c'est l’histoire romancée/rêvée/réelle d'un jeune pilotin bouclant son premier tour du monde fin 1958 sur un bateau nommé le Léopard

Valparaiso, ce port mythique, un solo muelle, cien bordellos, un lieu de pure délivrance pour le marin quand il y arrivait entier. Il faut se remettre dans les conditions de l'époque de la marine à voile avec les changements de vent fréquents au passage du Horn… Et la traversée se muait en véritable supplice.

Comme le rappelle l'un des personnages, ce n'est pour rien que la cartographie de cette pointe de l'Amérique…

porte des noms qui en disent long. L'île Désolation, l'île Échouée, l'île Furie, l'île Cachée, l'île Araignée, l'île Veuve, l'île du Diable, […] et encore la baie inutile, la baie de l'attente, la baie de la Dislocation, le golf des Peines, la pointe de la Rescousse, le mont Rouge, le mont Noir, le mont Obscur, le mont Brisé, la plage de la Discorde, Port Miséricorde, Port Refuge, Port Famine et aussi les roches Furies, le cap Rugueux, le récif Périlleux, le banc Serpent, le chenal des Déserteurs, la pointe du Naufrage, j'en oublie, on n'en finirait pas…


J'ai eu l'impression de lire avant tout un authentique récit de voyage plutôt qu'un roman. Et c'est cela qui m'a particulièrement réjoui, ces moments magiques où le récit bascule vers d'autres histoires, imaginaires ou réelles, où l'on découvre les figures du Capitaine Rebec et de son voilier échoué ; de Paola, la sensuelle cousine de Roger ; l'ombre meurtrière de Louis Brihier Lacroix ou encore la folie d'Antoine Tounens, roi d'Araucanie ; de Doris, Dolly, Macha la bien nommée, Irène, Inelda…
Ajoutez à ces ingrédients une écriture agréable, fluide, précise. Des descriptions splendides des ports, des marchés, des repas, des gens… Et de l'humour, une humanité — du courage aux petites, voire grandes lâchetés — qui rend tous ces personnages attachants, filles des bouges comme musiciens ou marins de rencontre.

Je suis tombé sur ce livre par hasard et j'en suis sorti enthousiasmé… C'est pourquoi je vous le recommande même si certains petits pères la pudeur risquent parfois de s'étrangler.

Aventures, découvertes, initiations, le récit — premier roman d'Alain Jaubert — est superbe, cru, sensuel, entraînant, à la manière des humeurs de l'océan, alternant périodes de calme et bourrasques… À lire tranquillement, l'esprit ouvert.

Val Paradis
Alain Jaubert
Gallimard | 9782070771905

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Existe désormais en édition de poche : Val Paradis | 9782070320387

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