
Jean-Luc CoatalemDans |
ailleurs |
ça se lit |
par Jean-Christophe Courte
Bien qu'écrit en 1994, est-ce que la situation au Paraguay a véritablement changée depuis…?! J'ai particulièrement apprécié le style de ce livre, ces petites notes, ces courts récits qui constituent la trame même du récit. C'est incisif, drôle et sans concession. Rien à voir avec un bouquin mexicain nombriliste récent que j'ai refermé après une lecture en diagonal hautement soporifique…!
Des échanges avec les vendeurs dans la rue ou l'administration sous toutes ses formes, de l'histoire (la grande…) aux petites aventures du narrateur, on a affaire à une visite atypique et réjouissante du Paraguay et des pays voisins. Bref, totalement dépaysant et pouvant même se lire au hasard pour les plus feignants. On ouvre une page et hop, on démarre, on est ailleurs…
L'influence (détestable) de l'Europe : le serveur du café râle parce que j'occupe une table double.
— Uno ?
— Si. mais je mange comme quatre.
— Impossible. S'il vous plaît ! ordonne-t-il très sec.
Je regrette mon farouche Paraguay.
Bref un livre qui me donne l'envie d'aller picorer dans les autres ouvrages de cet
auteur dont, pour commencer,
La consolation des voyages.
Mission au Paraguay
Récit de voyage en Amérique du Sud
Jean-Luc Coatalem
La petite vermillon
9782710330998 | 7 €
Note de fin en forme de clin d'œil : aujourd'hui, il est possible de savoir ce qui se passe
a minima au Paraguay depuis son iPhone avec l'iApp gratuite disponible via iTunes —
Conseils aux voyageurs — du Ministère des affaires étrangères et européennes…! La preuve en images…
# | 25/09/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Bertrand GonthiezDans |
ça se lit |
jardin planétaire |
par Jean-Christophe Courte
Cela fait des mois que la sécheresse s'est invitée dans certaines régions de France. La météo annonce de la pluie mais les prévisons tablent sur une probabilité souvent faible. Parfois, c'est l'inverse qui se déroule et des trombes d'eau se déversent en quelques minutes, naufrageant des contrées entières.
Le problème de l'eau, potable ou non, devient de plus en plus crucial dans le monde — une manière de s'informer est de lire des blogs comme cet excellent
infos-eau — et l'idée d'avoir son propre puits germe fréquemment dans l'esprit du propriétaire d'un jardin. La récupération dans des citernes de l'eau de pluie est une voie mais forer le sol à la recherche d'une nappe souterraine est une autre option, souvent complémentaire.
Les éditions Eyrolles viennent de publier un petit ouvrage de 112 pages sur le sujet qui, en 12 courts chapitres illustrés par de nombreuses photos mais aussi de schémas, balaye les questions que vous pourriez vous poser.
Bref, si vous avez un projet de forage pour aller capter de l'eau, pas inutile de parcourir ce modeste mais fort bien ouvrage.
Réaliser et entretenir son puits |
Également disponible en PDF via Izibook…
Bertrand Gonthiez
Eyrolles
9782212125191 | 9 €
# | 24/09/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Anticipation à partir de mes usagesDans |
ça se lit |
édition américaine |
mémoire digitale |
sans attaches |
par Jean-Christophe Courte
Récemment, j'ai cherché dans ma bibliothèque l'excellent
FileMaker Pro 8 missing manual avant de me souvenir que je l'avais prêté à Marc. Mais comme j'étais pressé, j'ai d'abord regardé sur
eyrolles.com si le livre était toujours disponible avant de me souvenir que cet éditeur vendait désormais nombre de .pdf via leur serveur
Izibook, un service bien pratique soit dit en passant.
Bon, l'ouvrage étant trop ancien (2006 pour la version 8 de FileMaker Pro), je n'ai pas été surpris de ne pas le trouver, FileMaker est actuellement en version 10. Du coup, je l'ai cherché sur le site de O'Reilly aux USA, sachant que cet éditeur proposait de plus en plus de livres numériques disponibles même sur
iPhone comme je l'avais évoqué en mai.
Et hop, pour moins de $10, j'ai téléchargé
deux versions du livre
FileMaker Pro 10: The Missing Manual : la première en .pdf sur mon Mac, la seconde au format ePub sur mon iPhone. Pour une recherche d'infos dans un livre technique, utiliser les hyperliens depuis l'index du PDF comme ceux contenus dans le fichier ePub, c'est simplement génial.
Ici, sous iPhone en ePub depuis Stanza.
Avec des hyperliens qui fonctionnent en tapotant…
Et un sommaire pour naviguer…
Au format .pdf, c'est encore plus évident, surtout sur un écran assez confortable.
Bref, ceci m'inspire quelques réflexions…
Les éditeurs hors USA feraient bien de s'interroger car, ce que je découvre à nouveau, ce sont des petites choses qui, mises bout-à-bout, pourraient être fortement concurrentielles.
Tout d'abord, un prix du livre numérique qui s'adapte en fonction des ouvrages concurrents et de la fraîcheur du livre. En effet, rien n'interdit à un éditeur américain de baisser drastiquement le prix d'un ouvrage sur son site, de le promouvoir dès lors que des éditeurs concurrents publient à leur tour sur le même sujet, etc.
Ensuite, les offres multiples comme papier et numérique — certes réservée aux USA — ou numérique seul, ouverte à tous.
La possibilité de télécharger le même livre depuis un même compte sur plusieurs machines (mon exemple Mac + iPhone) sous plusieurs formats.
L'absence de TVA puisque téléchargé depuis un serveur étranger.
Mais le plus fort reste à venir car qui peut empêcher un éditeur US de sortir demain — en numérique uniquement — ses ouvrages traduits dans différentes langues…? Or côté informatique, les applications étant majoritairement nord-américaines, il ne fait pas de doute les éditeurs d'outre-atlantique ont, d'emblée, une longueur d'avance. Avec une diffusion dans d'autres langues — depuis les USA, ce serait… deux longueurs d'avance.
Avec l'arrivée des iPads chez Apple en février (…voire avant car manifestement cela bouge aussi chez Microsoft), les options de téléchargements
via iTunes (regardez un peu comment a été reconstruit l'interface de cette boutique, pas de souci pour ajouter de nouveaux secteurs comme des livres par exemple…), le mode de distribution d'ouvrages numériques techniques peut évoluer/changer assez brutalement. Et ceci dans un très proche avenir.
Note : Cela n'empêche pas la littérature (même de gare…) de faire des scores étonnants
via internet en édition numérique. Ainsi le dernier Dan Brown, The Lost Symbol, semble avoir déjà dépassé en numérique (cf.
Letemps.ch) les chiffres de vente de l'édition imprimée. De plus, sur Amazon.com, le prix de la version numérique — 528 pages à lire à l'écran — est moitié moins chère que la version papier. Il faut aussi rappeler qu'il n'y a pas de prix unique du livre aux USA et que cela génère des batailles démentes comme le montre ce récapitulatif sur
publishersweekly.com
Note 2 : Maigre consolation, en France, nous avons des réseaux téléphoniques qui fonctionnent assez bien pour servir les utilisateurs de iPhone. Manifestement, aux USA, c'est pas trop cela comme l'indique ce
virulent billet… C'est pourquoi les rumeurs autour d'Apple et d'un second opérateur ne sont pas saugrenues.
Rien à voir : si vous avez envie de
convertir vos bases Access vers Filemaker, c'est possible.
# | 23/09/2009 | 08:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
6 ans de petites notes sans commentairesDans |
groummphh |
par Jean-Christophe Courte
P'tain, six ans…!
Depuis
2003, j'assure à mon rythme des petits billets sur urbanbike après avoir sévi sur MacDigit et ailleurs. Cet espace reste une succession de petites notes sans commentaires, sans angle éditorial précis. Bref, un joyeux binz de thèmes qui m'intéressent.
Au départ, ces petites notes, résumés de lectures, réflexions diverses et variées étaient à destination d'une base de données sous FileMaker Pro et à mon seul usage. En les portant sous ExpressionEngine et le web, elles sont devenues accessibles à tous, une manière comme une autre d'épeler le mot "partage".
D'autres notes sont venues nourrir cet espace : merci à la tribu de copains qui interviennent
à leur gré ; merci à Joël, Lukino, Laurent, Vincent et bien d'autres.
Demain…?
Je ne me pose plus la question de continuer ou non. N'ayant pas ouvert urbanbike aux commentaires, je n'ai pas à m'inquiéter d'une baisse — ou hausse ! — de lecteurs, à m'interroger sur une moindre succession de commentaires suite à un article, à doper l'audimat avec un sujet polémique, à interroger un quelconque miroir… "
Dis-moi, miroir, qui est le meilleur blogueur…?!"
Ou à jouer la scène des adieux, avec force
retenez-moi sinon je pars…!
Bref, n'ayant aucune promesse à tenir, juste du plaisir à rédiger ces notes, urbanbike poursuit son chemin virtuel…
NB : Effectivement, j'ai cessé de consulter les augures numériques. Google Analytics a beau me tenter chaque lundi en m'expédiant un .pdf récapitulatif de la semaine écoulée, je ne l'ouvre plus. Comme quoi, il est possible de combattre ses addictions…!
# | 23/09/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Adrien Porcheron, Christophe Corne, Pénélope Guy et James PaviaDans |
ça se lit |
mémoire digitale |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Voilà un bouquin qui n'a l'air de rien mais qui devrait atterrir sur les tables de chevets de nombreux décideurs…
C'est un truisme de rappeler que la consommation d'énergie induite par l'informatique est devenue monstreuse sans oublier celle due à une simple requête sur un moteur de recherche via ses
data centers. Effectivement, si cette dernière n'est pas perçue par l'utilisateur, elle n'en existe pas moins pour acheminer les réponses…!
Ainsi cette citation tirée d'un article de enerzine.com :
Ceci signifie que pour chaque Watt utilisé par les serveurs, le stockage ou les réseaux Internet, un autre Watt est consommé par les systèmes de refroidissement et de distribution de l'énergie. L'étude montre également que d'ici 2011 la plupart des centres de données pourraient atteindre un PUE de 1.7 voire 1,3 pour les plus performants. Curieusement Google revendique déjà y être parvenu pour 6 de ses grands centres avec un PUE moyen de 1,21. Cependant les moyens entrepris pour obtenir ce résultat sont précieusement gardés secret et donc invérifiables. L'enjeu est grand car selon certaines études si rien n'est fait, dans 25 ans, Internet consommera autant d'énergie que l'humanité tout entière en 2008.
Gloups…!
De nombreux acteurs, membres de
the green grid, s'en soucient car l'effet boule de neige du coût de la facture énergétique est impressionnant.
Une autre citation tirée de l'article de enerzine.com :
La firme de conseil McKinsey & Company ont rapporté que les 44 millions de serveurs dans le monde consomment 0.5% de l'électricité mondiale et produisent 0.2% des émissions de carbone soit 80 mégatonnes par an l'équivalent de ce que rejette l'Argentine ou les Pays Bas.
Essayez le mot
data center sur le site McKinsey… Vous tomberez sur cet
article et son
Exhibit 2: Data centers emissions are now approaching those of Argentina or the Netherlands.
Bon, il n'y a pas que des nouvelles catastrophiques. Ainsi, les utilisateurs de la prochaine version d'OSX 10.6 vont découvrir un
système moins gourmand (billet sur MacGénération), l'emploi plus étendu de disques SSD devrait également réduire la consommation des portables, etc.
C'est tout l'objet de ce livre de 224 pages, Green IT, de nous faire toucher du doigt comment arriver à une informatique plus verte… Où agir en priorité, etc. Bref, mesurer l'impact écologique de l'informatique comme sa consommation. Cette réflexion est née pratiquement avec la signature en 1993 du décret présidentiel 12845 signé par un certain… Bill Clinton obligeant tous les services gouvernementaux à acquérir des produits labellisés
Energy Star.
Les auteurs de cet ouvrage, tous membres de la société
dotgreen, nous délivrent un dossier très complet et évoquent tant l'histoire des postes de travail informatique, délivrent leurs recommandations de bons sens quand au renouvellement du parc informatique, insistent sur les enjeux du recyclage, etc. Bref, des problèmes que tous les responsables informatiques et décideurs (SSI, DSI, etc.) devraient intégrer pour combattre un phénomène qui parle désormais à tous, l'empreinte énergétique.
Bref, un livre destiné
a priori aux entreprises mais qui est à lire par tous…!
Paradoxalement, par les employés des grandes entreprises qui
étaient souvent les premiers à laisser leurs PC allumés nuit et jour avec un beau fond d'écran animé.
Est-ce que cela concerne les
travailleurs à domicile comme le rédacteur de ces lignes…?
Bien évidemment. Les mesures sont assez simples et efficaces à notre niveau. Éteindre toutes les machines dès qu'elles ne sont plus utilisées (pas de mise en veille, un gros interrupteur sur une multi-prise fait l'affaire et éteindra en même temps la LiveBox), limiter les impressions de documents inutiles
voire ne plus imprimer, ne pas hésiter à muter pour des produits un peu plus chers mais nettement plus écologiques, etc. D'ailleurs, page 53 (une très bonne année…!), c'est la description du MacBook Pro 17 pouces qui est donnée, l'un des rares
produits reconnu EPEAT Gold avec un total de 22 sur 27 points… Cela tombe bien, je m'oriente vers ce type de produit en lieu et place de mon vieux MacPro qui n'est pas mal classé d'ailleurs…!
En vérité, pas une réelle difficulté pour nos entités individuelles qui payent de leurs deniers l'énergie et les frais de fonctionnement…! Sans oublier que
bosser chez soi, travailler en solo, c'est déjà limiter
de facto nos déplacements.
Rappel de nombre de décisions à suivre individuellement…
Green IT
Les meilleures pratiques pour une informatique verte
Adrien Porcheron, Christophe Corne, Pénélope Guy et James Pavia
Préface de de Nathalie Kosciusko-Morizet et de Bruno Ménard
Collection InfoPro
Dunod
9782100530823 | 25 €
Note(s) de lecteur(s)…
Benjamin ajoute ceci…
J'aimerai toute fois compléter votre article en précisant qu'en France les data center d'OVH font partie des plus écologiques au monde avec un PUE (Power Usage Effectiveness) de 1.2 et non pas de 2 comme c'est le cas dans beaucoup d'autres datacenter
Information intéressante et, en même temps, en phase avec le souci permanent d'économie. Comme le signale le journal Les Échos hier,
la consommation mondiale d'électricité en 2009 devrait être en chute de 3.5%.
# | 22/09/2009 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
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