image du monde végétal — close-up

Littérature sur Gimp 2.6

Raymond Ostertag et Dimitri Robert
Dans | ça se lit | outils graphiques |

par Jean-Christophe Courte

Reçu cette semaine, deux ouvrages des éditions Eyrolles…

Alternative open source — et gratuite — à Adobe Photoshop, Gimp remporte un certain succès auprès de nombreux utilisateurs sur Mac, Linux et Windows. La dernière version distribuée de Gimp est la 2.6 et deux ouvrages paraissent chez VM à cette occasion.

Une nouvelle mouture de l'ouvrage de Dimitri Robert déjà cité ici-même et, complémentaire, une série d'ateliers pratiques pour débutants signé par Raymond Ostertag, le webmestre de gimpfr.org. Ce cahier de 160 pages en couleurs vous permettra sans difficultés aucune de vous lancer à la découverte de cette application, de vous lancer dans des séances d'auto-formation comme d'effectuer vos premières retouches sur vos propres images ou celles livrées dans un CD-Rom fourni avec le livre. Voir les pdf disponibles sur le site de l'éditeur pour se faire votre propre opinion.

Gimp — Spécial débutants — Cahier 1
Raymond Ostertag
Eyrolles
9782212124514 | 22 € | CD-Rom compris

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En 324 pages mais en noir et blanc, cette bible en français de Gimp dans sa nouvelle édition adaptée à la version 2.6. Prise en mains de l'application, relire ce que nous avions écrit en mai 2008. Cette édition ajoute quelques informations sur les Scripts-fu mais avec un lien erroné… La bonne adresse n'est pas gimp-fr.org, etc. mais gimpfr.org/script.php

Gimp 2.6 (4° édition)
Dimitri Robert
Eyrolles
9782212124804 | 15 €

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Photographes monomaniaques

polarinertia
Dans | ça se regarde | jardin planétaire | mémoire digitale | photographie |

par Jean-Christophe Courte

C'est loin d'être une critique, juste une constatation. Ce photo blog, polarinertia, devrait plaire à mon ami Alan Aubry tout comme il m'a captivé… C'est une série de galeries d'images sur des thèmes bien précis — souvent très étonnants — présentés par une flopée de photographes urbains depuis décembre 2002.

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Attention, accoutumance possible…!
D'autant qu'il existe d'incroyables archives même si certains anciens liens ne fonctionnent plus.

Bonne balade…!

Composphère IBM

Un outil d'avant le PostScript !
Dans | groummphh | mémoire digitale | outils graphiques |

par Jean-Christophe Courte

Ce billet en remplace un autre qui attendra sans problème…!

Prolégomènes : fabuleuse surprise et véritable petite madeleine…;
Gérard, le lecteur de l'une de mes anciennes chroniques — keynote, arrière-petit-fils d'une Composphère, une série écrite en 2003, m'a fait parvenir cette photo et je suis ravi d'avoir un témoignage visuel d'un outil d'avant l'ère du PostScript…!

J'avais écrit ceci : NDLR si une bonne âme à une photo, nous sommes preneurs. C'est fait…! Alors un très grand merci à Gérard Mignon qui m'a remis en mémoire une période de ma vie de graphiste à l'ancienne… À situer à la fin des années soixante-dix

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Pour info, Gérard a utilisé professionnellement cette machine jusqu'en 1988 et, soit-dit en passant, est prêt à la céder (…m'écrire, je lui relayerais aussitôt vos propositions sonnantes et trébuchantes). D'autant qu'elle est en bon état de marche.

Séquence nostalgie !
Eh oui, avant l'arrivée de l'informatique, nous réalisions des compositions et des graphiques de qualité grâce à cette machine signée IBM et à ses fameuses sphères interchangeables… Cette machine à écrire avait la capacité de mémoriser une saisie avant de la dérouler une première fois à blanc, ce qui permettait d'anticiper la composition et, accessoirement, de ne pas commettre de fautes. Je ne me souviens plus du prix mais c'était pas triste…! Les sphères coûtaient également cher tout comme les rubans. Sans oublier l'indispensable contrat de maintenance annuel. Bref, c'était l'une des rolls de la composition.

Gérard possède encore une vingtaine de sphères — sage précaution car cela se brisait de temps à autre — dans des tailles comprises entre 10 et 12 points ainsi que le manuel original de sa composphère (encore merci d'avoir pris le soin de les photographier hier après nos échanges de courriels…!). Pour ma part, celle que j'utilisais était noire avec la mémoire d'une page mais il existait une version à cartes magnétiques, beaucoup plus sophistiquée en terme de capacité de stockage.

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Sur une composphère, pour basculer en italique, gras, ou gras italique, insérer un signe mathématique, il n'y a avait qu'un seule solution, changer de sphère…! Nous le faisons 1000 fois par jour…!

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D'un coup de main (de pouce plus exactement…!), on levait la petite barre noire pour déverrouiller la sphère et l'extraire puis, dans un mouvement tout aussi précis, on remplaçait cette sphère par celle dans la bonne graisse ou la bonne police (Prestige Elite 72, Orator, Dual Gothic, Script, Courier, Polygo Elite…). Et ainsi de suite.

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Nous avions toutes ces sphères à portée de main pour assurer la composition et nous ne cessions de jongler avec celles-ci pour saisir nos textes. Aujourd'hui, changer un style est tellement plus simple via un équivalent clavier……

Dernier point, l'encrage n'était pas un simple ruban imprégné d'encre mais un film synthétique qui, une fois frappé par la sphère, restait collé/découpé sur le papier avec une opacité parfaite.

N'oublions pas le papier qui, de mémoire, était généralement un couché extra blanc avec une surface de kaolin (de l'argile blanche) facile à gratter avec une lame de rasoir ou de cutter pour corriger. Cela n'empêchait pas que nous remontions souvent des bouts de compo additionnels à la Gutta à la table lumineuse sur le document de travail. Certaines pages finissaient par ressembler à des mille-feuilles à force de corrections…!

Mode d'emploi
Trois vues du manuel d'utilisation que Gérard a conservé…

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Dont le schéma d'explication pour nettoyer les sphères et ainsi conserver un marquage parfait sur le papier…

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Merci Gérard…!

Profession Photographe indépendant

Éric Delamarre
Dans | ça se lit | entreprendre en solo | photographie | travailler chez soi | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

Si le métier de photographe vous tente, si vous pensez disposer d'un réel talent associé à une technique en béton armé, passer à l'acte n'est plus qu'une question de semaines. Pour autant, je ne peux que vous conseiller de feuilleter ce bouquin fraîchement sorti des presses. Dès les premières pages, il pose les bonnes questions, celles qui fâchent et que l'on a tendance à se cacher à soi-même.

En effet, devenir Photographe indépendant n'est pas que l'art de cadrer de splendides créatures et d'appuyer sur le déclencheur. Ça, c'est la bluette façon "Barbie et Ken"…

La réalité, moins amusante comme pour nombre de professions indépendantes (architecte, graphiste, etc.), est qu'il faut être à la fois un créatif talentueux mais également un gestionnaire rigoureux, un comptable d'exception (surtout par les temps qui courent…!), un commercial efficace, un grand communicant — même sans rolex. Sans oublier la technique ou encore l'art de la négociation tant vis-à-vis de ses clients que de son banquier…! Des trucs que l'on découvre sur le tas.

Bref, se mettre à son compte et devenir photographe ne va pas de soi…! Il y a pas mal de statuts disponibles et un très grand champ d'activités photographiques. C'est l'objet de ce bouquin de remettre les pendules à l'heure, de détailler les possibilités qui vous sont offertes même si cela risque parfois de vous laisser un goût amer. Eh non, ce n'est pas simple.

Le chapitre 1 porte d'emblée sur le régime de TVA et ses options. Comme l'auteur le souligne, certes c'est un peu brutal mais il est vrai que c'est un morceau particulièrement épineux qu'il est préférable de terrasser d'entrée de jeu plutôt que d'être aimablement sollicité au bout de quelques mois par les services fiscaux. Le reste est à l'avenant dans cette première partie et essaye dans tous les cas à épauler le lecteur, que ce soit dans le remplissage de ses déclarations BNC que de faire un point sur le nouveau statut d'auto-entrepreneur ou de l'affiliation à l'AGESSA.

La seconde partie traite du droit d'auteur, de la propriété intellectuelle et de l'estimation des droits. La troisième partie balaye dans les grandes lignes l'alchimie du prix de revient, l'utilité du devis, l'art de la vente et de la facturation. Elle survole également la prospection commerciale ou les financements possibles de son matériel. Ici, pas de conseils techniques sur le choix des boîtiers ou des optiques mais des conseils de bon sens comme les comportements à éviter…! Des annexes rappellent une série de notions indispensables comme le droit des personnes photographiées.

En résumé, ce n'est pas absolument pas un livre de comptabilité ni un précis fiscal, vous n'aurez pas toutes les réponses à vos questions mais l'auteur débroussaille assez efficacement les notions essentielles à conserver en mémoire en permanence dans l'exercice quotidien du difficile métier de photographe indépendant…! Une excellente mise en perspective de ce qui vous attend et qui appelle la consultation d'autres livres…

Profession Photographe indépendant
Droits d'auteur, statuts sociaux et fiscaux, devis, facturation, gestion
Éric Delamarre
Éditions VM
9782212673081 | 26 €

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Pour information : dans ce livre, l'auteur évoque (page 109) les images dites "libres de droit" et cite l'UPC. Hasard du calendrier, l'UPC lance un appel à ce propos assortie d'une pétition. Pour les lecteurs d'urbanbike, le problème de la distribution de l'image est évoquée depuis 2005, Béat Brusch avait fait également un excellent dossier sur ce sujet.
les 20 derniers livres chroniqués…

Polar | Vert Palatino | Gilda Piersanti | 3/09
Photo | Cours de photo de mode | Eliot Siegel | 3/09
Photo | Cahier 1 Lightroom : Spécial débutants | Cyril Bruneau et Bernard Richebé | 3/09
Photo | Photochromie | Sabine Arqué, Nathaie Boulouch, Jogn Vincent Jezierski, Bruno Weber | 3/09
Photo | Photo de portrait | Laura Berg | 3/09
Photo | Obtenez le meilleur du Nikon D90 | Jérôme Geoffroy | 3/09
Photo | Apprendre à photographier en noir et blanc | Savine Dosda | 3/09
Photo | Photographier les animaux | 2° édition | Erwan Balança | 3/09
Document | Effondrement | Jared Diamond | 3/09
Photo | Obtenez le meilleur du Canon EOS 1000D | Jacques Mateos et Claire Riou | 2/09
Polar | L'instinct du tueur | Joseph Finder | 2/09
Photo | Traitement photo avec Adobe Photoshop Lightroom 2 | Stéphanie Guillaume et Rémi Gruber | 2/09
Polar | Flashfire | Richard Stark | 2/09
Photo | Nikon D60 | Le guide pratique | J. Dennis Thomas | 2/09
Architecture | Dessiner ses plans avec QCad | André Pascual | 2/09
Polar | Et si c'était niais ? | Pascal Fioretto | 2/09
Photo | L'art du reflex numérique : composition et prise de vue | Chris Rutter | 2/09
Dico | On va le dire comme ça | Charles Bernet et Pierre Rézeau | 2/09
Ailleurs | Seville | Cartoville | 2/09
Littérature | Précis de littérature du XXI° siècle | Pierre Jourde et Éric Naulleau | 2/09
Sciences | Juste assez de maths pour briller en société | Tony Crilly | 1/09

Canon EF 24-105mm f/4L IS USM | 3

Du bruit, c'est net…
Dans | photographie |

par Jean-Christophe Courte

Dernière partie de ce test…
J'ai évoqué l'encombrement mais c'est nettement plus parlant en images… En regard de mon fidèle 135 mm (à gauche) cette optique est assurément la plus compact (d'un poil en vérité…!, un filtre est ajouté au 135 comme au 16-35…).

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C'est oublier son déploiement dès que l'on utilise la focale 105 mm…!

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Bon. Et par temps moyen, peu lumineux, en intérieur, comment cela se passe…?
Avant de rendre cette optique, j'ai eu l'occasion d'utiliser ce 24-105 en intérieur à des vitesses souvent lentes (entre 1/8 et 1/50 de seconde avec la sensibilité poussée à 400 ISO, f/5.0)

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Ici au 1/250° avec un détail. Bien évidemment, le bruit remonte même s'il reste très supportable et le piqué de l'image n'est pas époustouflant comme à f/8, rien d'étonnant.

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Alors…?
Au risque de me répéter, cette formule est bien adaptée pour le photographe qui n'a pas envie de se charger et souhaite avoir une seule optique au bout de son reflex.

l'IS permet une stabilisation performante de l'image à basse vitesse même si ce n'est pas gagné à tous les coups (…cela dépend également de la condition physique du photographe…!). Dans des conditions de lumière convenables, rien à dire. Mais le seul hic à mes yeux reste qu'il faut toujours conserver en mémoire que le piqué optimum se situe vers f/7.1, f/8. Une fois ces paramètres pris en compte, le EF 24-105mm f/4L IS USM délivre de bonnes images mais n'attendez pas de miracles dès lors que la lumière vient à manquer hormis vous offrir un pied photo ou jouer du flash.

Un dernier point concernant le bruit.
À lire certains billets, le bruit est devenu rédhibitoire au même titre que les rides sur les visages…! Nous sommes de plus en plus immergés dans une culture du lisse, du net (sans jeu de mots !), plus un poil ou un bouton sur les visages de ces créatures parfaites dont notre quotidien est remplit. Un monde où l'imperfection est bannie, comme si une véritable dictature des fabricants de produits anti-rides s'établissait peu-à-peu ! Hors, dans la vraie vie, c'est loin d'être le cas…! Et tant mieux…!

Ensuite, c'est oublier que l'on ne regarde pas les images à 100…% et que ce bruit est souvent graphique, comprendre pas désagréable du tout pour être encore plus direct. Bref, je conseille aux lecteurs qui ne souhaitent que des images parfaites de (re)faire un tour du côté de l'argentique et de certains tirages historiques pour se souvenir que le bruit, comme les rides, c'est souvent très photogénique…!

NB : effectivement, Laurent a raison, j'aurais du parler ici de grain et non de bruit. C'est cela d'écrire le matin…
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