image du monde végétal — close-up

Contrôle parental et Macintosh

Sous OSX 10.5.x
Dans | dans mon bocal | travailler chez soi | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

Cette fonctionnalité, quelques amis pères de famille et des éducateurs comme Joël m'en avaient parlé et l'utilisent pour leurs ouailles. Ce dispositif de contrôle Parental existait en filigrane sous OSX 10.4.x et je ne l'ai jamais mis en œuvre hormis pour un rapide test de découverte… La version actuelle sous OSX 10.5.x a nettement évoluée et son accès se situe dans les préférences. Pas trop de souci pour la repérer, non ?

image

Ayant installé 10.5.x sur mon portable, l'installation de cette nouvelle version me permet de laisser l'accès à mon gamin sans mon assistance mais en limitant simplement son temps d'usage. Plus pratique que l'accès à Windows XP sous Vmware sur cette même machine mais dans ma session (il me faudra d'ailleurs déplacer la machine virtuelle de ma session vers la sienne un de ces quatre).

image

Je ne sais pas si je l'utiliserais en totalité mais nous avons convenu avec Josquin de tester ce dispositif pour voir comment cela fonctionne… Je passe sur la possibilité de réduire le Finder à une version limitée…
Illustration des options.

image

Je passe également sur le fait qu'il est possible de restreindre l'accès aux sites internet (en gros, trois options dont une série de sites pour la jeunesse, liste que je trouve un poil mercantile et débilitante)…

image

Les mots grossiers que l'on peut masquer dans le dictionnaire démontre malheureusement que le concepteur n'est pas allé dans une cour de primaire depuis longtemps…! Cela rassurera certains parents mais le mieux est encore de leur expliquer de vive voix ce que chaque expression veut dire…!

Une autre option permet de limiter le Chat et l'accès à Mail à une liste dédiée de contacts, cette copie d'écran étant encore là pour illustrer mon propos…

image

La partie réellement la plus intéressante à mon avis est la gestion des horaires. La partie basse permet déjà de limiter le démarrage trop tard le soir — ici limité à 20:00 ou 21:00 — ou aux petites heures blèmes — redémarrage qu'à partir de 08:00…! Mais la partie supérieure de cette fenêtre est plus intéressante car elle permet de définir le crédit de temps octroyé par jour… Le système reste rudimentaire (pas de possibilité de moduler selon les jours et la charge de travail) mais en gros, le week-end, il est possible d'avoir un crédit plus large qu'en semaine… Cela permet de limiter l'addition aux jeux, notamment à Spore, CQFD.

image

Le dernier volet est dédié au flicage en profondeur avec lecture des historiques, des logs par type d'application, nombre de visites plus temps passé.

image

Notez que pour simplifier les interdictions, l'option Restreindre fonctionne quand on souhaite refuser l'accès à un site internet donné…

image

Côté utilisateur contrôlé et pour le point qui nous intéresse, la limitation de l'usage de la machine, un écran apparaît indiquant le temps à moins 30 minutes, puis moins 15 minutes, 5, 1, etc. Et ce, jusqu'à la fermeture de la session… Si vous avez un remords, en relançant la session et en usant de vos droits d'administrateur, vous pouvez ajouter du temps ou laisser carrément filer jusqu'au bout de la journée. Même si une interdiction (panneau interdit) est visible à côté du nom de la session, il est possible de l'ouvrir mais la seconde étape est de choisir une durée assortie du login et password administrateur.

Ce que j'en pense.
Nous n'en avons jamais eu l'usage jusqu'à présent pour la simple raison que l'ordinateur partagé est un portable. Je m'explique. Parents, nous octroyons les heures d'utilisation de cette machine en fonction des événements familiaux et des résultats scolaires… Si nous laissons le portable à notre fils, c'est pour qu'il l'utilise quelques heures pour jouer ou communiquer, puis, à l'issue du temps négocié, le portable regagne mon bureau. Idem pour la connexion Wifi que je gère en théorie depuis ma LiveBox…

Le dispositif proposé par Apple est essentiellement pour des parents qui sont absents, qui rentrent bien après le retour de l'école de leurs mômes. L'avantage de travailler à la maison est d'être présent sans être trop… présent…! Et de se mettre une alarme quand il faut récupérer l'ordinateur, quitte à négocier encore 15 minutes de plus.

Ensuite, le dialogue reste, à mon humble avis, le meilleur moyen de progresser — idem pour l'usage du net. Mais chaque situation étant différente, je ne me permettrais pas de donner de leçon sur le terrain de l'éducation…!

Bref, un dispositif sophistiqué à employer avec discernement et ouvertement avec ses enfants. Pour ce test, nous avons juste régulé la plage de temps quotidienne et c'est tout. La confiance doit s'établir dans les deux sens. À noter qu'il est possible de changer les options à distance comme administrateur via une autre machine (ici, passage à 4 heures du temps alloué…).

image

Ce contrôle parental peut également servir en entreprise (sic…!), notamment dans la limitation des accès aux sites internet mais c'est une perspective que chacun appréciera au cas par cas dans son cadre professionnel… Ce n'est pas ma tasse de thé et, comme pour les mômes, un minimum de confiance et de dialogue doit exister.
Info(s) pratique(s)…

Depuis la mise en place de cette limitation en terme de temps (la seule que j'ai activée), mon fils reconnaît que c'est pas mal pour lui car il a une très grosse tendance à être à fond — addict — dans ses jeux au lieu de passer également du temps à réviser son programme de première ou à jouer de la guitare. Cela ne l'empêche pas de négocier l'ajout d'une heure ou de la journée complète pour cause de passe de copain…!! Mais au lieu de faire cette installation en catimini, je lui ai tout expliqué, ce qui renforce sa confiance car je pense qu'il n'aurait pas supporté que j'installe ceci sans explications (…et j'aurais eu absolument le même sentiment à sa place). Bref, ce dispositif est pratique car Josquin mesure réellement le temps consommé par Spore (…je lui ai demandé de nous faire un billet dessus, c'est assez étonnant et chronophage… justement :-)

Et comme le dit Jean-Frédéric…
Comment faire pour avoir un dico apple français?
le mien est en anglais et l'interdiction de certains termes me semble totalement futile dans ce cas... :-)

Fire Break | Polar

Richard Stark
Dans | ça se lit |

par Jean-Christophe Courte

Attention à ne surtout pas mettre, par erreur ou par envie, le nez dans cet excellent polar sous peine de passer la nuit à suivre les aventures de Parker et de ses complices dans un casse particulièrement hi-tech… Bref, à ne pas lire en semaine avec la perspective d'une journée de travail chargée le lendemain !
Mon fils m'a offert ce livre pour Noël et j'ai eu du mal à m'interrompre quelques heures avant de finir les 318 pages.

Je ne connaissais pas Richard Stark mais c'est un peu dans l'ambiance du livre de Joseph Finder, Paranoia… C'est pas un livre avec une fin "morale" genre… "et ils eurent beaucoup d'enfants", beaucoup d'action, une logique professionnelle assez implacable.


Fire Break
Richard Stark
Rivages / Noir
9782743618674 | 8,50 €

image caddie


image
Note(s) de lecteur(s)…

Zit ajoute ceci…
Savais tu que l'excellent Richard Stark est un des pseudonymes de l'excellentissime Donald Westlake ?

Westlake (dont j'espère pour toi que tu as la chance de ne pas encore le connaître, c'est l'un de mes auteurs favoris ;o) est très rigolo, mais il voulait aussi un héros "tough guy", il a donc choisi de créer Parker sous un autre nom d'auteur, pour ne pas trop perturber ses fans, habitués à se bidonner à longueur de livre avec, par exemple, les aventures de John Dortmunder, le cambrioleur malchanceux...

Si tu ne connais pas encore Westlake jettes toi sur "Smoke", "le couperet" ou "Drôles de jumeaux" (entre autres) un vrai régal dont je suis certain que ça te plaira (je vois que tu l'a découvert en adaptation BD...).


Mise à jour du 3 janvier 2009… Aie, il semble que la partie soit malheureusement finie pour l'auteur comme l'indique le Figaro

PathFinder 5.0 pour OSX 10.5.x

Un finder très professionnel
Dans | travailler chez soi | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

Comme j'ai basculé mon portable sous OSX 10.5.x (j'expliquerais pourquoi dans un autre billet…!), après le téléchargement des mises-à-jour, le nettoyage des caches de la machine, je me suis senti perdu face au Finder même si ce dernier propose des requêtes automatiques calquées sur Mail.

Bref, ma première acquisition pour travailler de manière optimale a été d'acquérir la mise à jour de mon fidèle PathFinder 4.8.5, un produit développé depuis des années par Steve Gehrman et son équipe, application qui continuait néanmoins à tourner vaillamment sous ce nouveau système.
La preuve en image…!

image

Note : les ombres des copies d'écran sont liées à OSX 10.5.x

La version 5.0.4 que vous pouvez essayer gratuitement pendant quelques jours supporte bien entendu CoverFlow mais aussi permet de doubler les infos dans la partie base et afficher l'aperçu ET les informations du fichier. Et bien d'autres combinaisons selon vos besoins.

image

image

Cette version propose une option particulièrement pratique à mes yeux, le doublement de listes dans la même fenêtre, ce qui évite de créer deux fenêtres juste dans le simple but de transférer d'un dossier à un autre des fichiers précis en jouant sur la comparaison de contenus…

image

Et reprend toutes les fonctionnalités ajoutées ans le Finder du OSX 10.5 dont les recherches automatiques. Bref, je ne fais pas écrire à nouveau tout le bien que je pense de PathFinder (faites une recherche dans urbanbike, c'est plus simple), c'est devenu une application clé dans ma manière de travailler et naviguer dans mes nombreux dossiers de production.

En tous cas, c'est à essayer en allant sur le site de cocoatech.com. Le système d'achat est très bien fait et fonctionne à partir directement de PathFinder…
Bon, inutile de préciser que j'ai désactivé CoverFlow très vite.
Note(s) de lecteur(s)…

28 décembre au soir. Et comme l'activité est un peu moins chargée, j'ai également basculé ce dimanche mon G5 bi-pro sous OSX 10.5. Et installé une seconde version de PathFinder sur cette machine.

Flashs et photo numérique

Matériel, techniques et postraitement par Chris George
Dans | ça se lit | photographie |

par Jean-Christophe Courte

Ahhhh…! Enfin un bon bouquin qui va au-delà du b.a. ba de l'usage du flash… Les éditions VM avaient sorti deux livres peu enthousiasmants sur le système flash Nikon et Canon de J. Dennis. Et ce bien après le petit guide pratique signé Henri Rossier, éclairer pour la prise de vues.

Ici, c'est l'inverse car l'auteur passe tout en revue et part des principes de base, démarre des fondamentaux, ce qui ravira tous les photographes qui souhaitent enfin comprendre comment cela marche, quand utiliser le flash, etc. Même les flashs annulaires sont évoqués dans le détail, tant pour la macro-photo que pour la photo de mode…

Particulièrement didactique, bien mis en pages, il me semble même que cela devrait me faire progresser bien que je ne sois pas le sujet le plus représentatif car je suis assez rétif à la technique…! Bon, les photos qui illustrent le livre ne m'ont pas emballé mais ce n'était pas leur but. Elles sont parfaitement adaptées à servir d'explication pour les divers cas de figure traités…

Bref, du bon ouvrage qui peut se lire au calme. Ce livre est à compléter astucieusement du bouquin de Cyril Harnischmacher, Fabriquer ses accessoires d'éclairage photo, également publié chez VM.

Flashs et photo numérique
Matériel, techniques et postraitement
Chris George
Éditons VM
9782212673043 | 25 €

image caddie

image

Rien à voir, en réalisant vite fait cette photo, je me suis rendu compte après coup que j'avais glissé un très bouquin de BD pour maintenir l'ouvrage présenté. Or, le livre de Guy Delisle, Chroniques Birmanes paru chez Shampooing est un bon ressenti du séjour dans le Myanmar de cet auteur et de sa petite famille…
C'est ce même Guy Deslisle qui avait écrit et illustré l'album Pyong Yang en 2003.

Ville lumière, années noires

Les lieux du Paris de la collaboration par Cécile Desprairies
Dans | ailleurs | architecture | mémoire digitale |

par Jean-Christophe Courte

Voici un excellent guide qui m'a remis dans l'ambiance de l'excellent polar de Patrick Pécherot, Boulevard des Branques. Déjà dans son livre, ce dernier situait une scène Hôtel du Continent, rue du Mont-Thabor. Il se trouve que j'ai bossé non loin de là dans cette rue pendant des années. Mais en feuilletant le livre de Cécile Desprairies, mon environnement familier a soudain changé de couleur même si j'avais eu vent du passé vert de gris de certains immeubles du quartier.
Comme l'écrit Pierre Assouline dans la préface…
Qui était là avant ? Il n'est pas de piéton de Paris qui ne se soit jamais posé la question en s'arrêtant devant un immeuble qui lui rappelait quelque chose ou quelqu'un. Les façades haussmanniennes sont autant de déclics de la mémoire. La pierre de taille agit comme une madeleine.

De fait, pendant les quatre années de l'occupation allemande, du 14 juin 1940 au 25 août 1944, ce sont près de 40 000 logements qui furent réquisitionnés ainsi que 400 hôtels… Dans ce livre, seuls 140 dans 20 arrondissements ont été sélectionnés… Je me demande à ce propos si Cécile Desprairies ne devrait pas compléter son livre d'une carte complète sous maps.google.fr…

Ainsi, à deux pas de la rue du Mont-Thabor, il y a le Musée du Jeu de paume qui devint le ministère du Reich pour les territoires occupés de l'Est (en gros, un gigantesque garde meubles d'œuvres d'art spoliées dans lequel Göring vint une vingtaine de fois enrichir sa collection personnelle). Rue de Rivoli au 242, une Agence de renseignements qui abrite, aujourd'hui, nombre de bureaux dont le cercle Suédois, à deux pas de la rue Rouget de Lisle que j'ai emprunté mille fois. L'Hôtel Intercontinental fût le Tribunal de Kommandantur du Grand-Paris, le Ministère de la Justice, place Vendôme, garda son affectation avec la commission de révision des 500 000 naturalisations prononcées depuis 1927. L'Hôtel Ritz devint la Résidence privée des Maréchaux, Amiraux et Ministres. L'Hôtel Meurice, désormais propriété du sultan de Brunei, était le siège de la Kommandantur du Grand-Paris. Enfin, rue des pyramides, on trouvait le siège du Parti populaire français de Jacques Doriot. Etc.

Cette lecture étonnante des lieux de Paris mérite toute votre attention. Entre les cercles militaires, les officines diverses des collaborateurs, les lieux de plaisir comme la maison close Le Chabanais, d'autres de torture ou encore le Ministère de l'Information et de la Propagande, depuis 1981, siège du Parti Socialiste, le télescopage de l'histoire avec l'architecture est saisissante. Ce livre offre une autre lecture de Paris, lecture d'une histoire assez proche.

Étudiant en Architecture, j'avais dévoré le dictionnaire historique des rues de Paris édité aux Éditions de Minuit, voici une nouvelle couche d'informations qui devraient être prise en compte dans le cadre d'une prochaine réédition…

Bref, à parcourir si vous avez l'occasion de vous l'offrir ou vous le faire offrir…

Ville lumière, années noires
Les lieux du Paris de la collaboration
Cécile Desprairies
Préface de Pierre Assouline
Denoël
9782207259252 | 30 €

image caddie

image
logotype d'urbanbike

image
     
    Ailleurs… | la petite bande d'urbanbike, les amis et les sites que l'on aime…