
En toute logique, les transports aériens trinquent…Dans |
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jardin planétaire |
par Jean-Christophe Courte
À lire cet
article de François Bostnavaron dans le journal en ligne,
Le Monde. Si les automobilistes ont réduit leur consommation le mois dernier (
-10 % en Juin, voir cette info de l'AFP) il est naturel que le transport aérien en prenne aussi pour son grade… Si vous avez visionné une partie des
cours de Jean-Marc Jancovici, cela vous semble assez logique. Le retournement est en train de se produire à grande vitesse et seuls les pays producteurs de pétrole (Etihad, Saudi Arabian et FlyDubaï) peuvent s'offrir de nouveaux avions sans trop de souci côté trésorerie (lire cet autre
article du Monde rédigé par Dominique Gallois). À condition de trouver aussi des clients…
Alors, faut-il réinventer les modes de transport, revenir à des solutions éprouvées mais délaissées comme la marine à voile, des solutions mixtes avec du solaire pour traverser les océans, pourquoi pas… Les vacances en proche Méditerranée ont du plomb dans l'aile. Paradoxalement, c'est peut être une manière de commencer à éviter de piller certaines ressources locales comme l'eau (lire cet
article du Monde de Gaëlle Dupont)…
Copier/coller :
Les touristes arrivent en été, au moment où l'eau se fait rare, dans des pays où la ressource est déjà limitée. "La concentration des visites, à la fois dans le temps et dans l'espace, aggrave les situations existantes", relève Pierre Icard, du Plan Bleu. Chaque touriste consomme environ 300 litres d'eau par jour, soit le double des populations locales (jusqu'à 880 litres pour le tourisme de luxe). Le remplissage des piscines, l'arrosage des golfs et des espaces verts réclament également beaucoup d'eau.
Bref, redécouvrir son territoire au lieu de consommer des tonnes de CO2 pour s'allonger sur la plage, redécouvrir le train, utiliser modérément sa voiture (ici, aux abords de Sienne en Italie, c'est loin d'être le cas, circuler autrement qu'en en voiture est inconcevable pour l'instant…).
Et retrouver l'usage de ses jambes…
# | 27/07/2008 | 16:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Mutation correcteDans |
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travailler chez soi |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Cela fait quelques jours que je lis ci et là des commentaires pétris d'indignation, de colère froide sur des sites Mac ou dans des grands journaux en ligne à propos de me.com, la version ripolinée de mac.com… Certes, certes, il y a eu quelques incidents dans le déploiement de ce service de messagerie, le plus long ayant duré une matinée… Certes, des correspondants se sont étonnés que certains de leurs messages ne me furent délivrés…
Mais, dans l'ensemble, le résultat est très satisfaisant et Apple s'est même excusé de ces désagréments en offrant un mois de plus à l'ensemble de la communauté des utilisateurs tout en continuant à consolider son offre.
Je ne sais pas si c'est l'expérience, l'âge ou un début de démence sénile de ma part, mais je n'ai pas bronché lors de ces incidents en marge de mon utilisation quotidienne de la messagerie d'Apple…! J'apprécie particulièrement cette dernière (…que je paye chaque année au prix fort, rien ne m'est offert par Apple, CQFD) tant pour sa vitesse que pour sa capacité à se mettre à jour entre mes deux machines… Néanmoins, prudent, je conserve des comptes
historiques chez orange ou
pratiques chez gmail, free, yahoo et gandi (soit plus de 20 comptes, tous relevés sans chicaner par l'application Mail)…
Vu de mon écran, le plus rapide reste sans contestation possible
mac.com me.com suivi des autres. Le plus pollué en terme de spams -, toutes proportions gardées, semble être celui de free (excellent service par ailleurs) mais je m'en accommode avec mon fidèle
SpamSieve qui trie les missives reçues et collecte les plus étranges dans un dossier spécifique… Leur lecture est parfois source de franche rigolade (tant pour les propositions éhontées que l'orthographe utilisée).
Par ailleurs Backup 3.12 fonctionne rapidement mais il est vrai que se connecter le matin quand les USA dorment encore n'est pas étranger à la vitesse de mes mises à jour. Enfin, les coûts additionnels pour plus de volume ou un compte familial ne sont pas exorbitants, transfert compris…
Ce qui me surprend dans ces réactions courroucées, c'est la violence des mots employés à l'encontre d'Apple, la hargne et, parfois, un gros poil de désinformation. À croire que les personnes qui commentent aussi sévèrement ne lisent jamais la littérature technique qui leur a pourtant expliqué en long, en large et en travers, que l'on peut conserver son mac.com tout comme aujourd'hui je conserve mes adresses courriel en wanadoo.fr…!
Réactions insupportables d'enfants gâtés… Imaginons les mêmes dans quelques années quand les
problèmes seront nettement plus sérieux quotidiennement à l'échelle de la planète…
# | 27/07/2008 | 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Version gratuite pour les utilisateurs de la version PRO 3Dans |
photographie |
par Jean-Christophe Courte
Manifestement la version PRO de Capture One 4.x se fait attendre et, du coup, PhaseOne offre la version 4.1.1 actuelle (et donc avec un seul set d'export possible si j'ai tout suivi) aux utilisateurs de la version 3.7 PRO.
For all existing Capture One digital back users and all registered users of Capture One 3, Capture One 4 is free.
La version 3.7 reste
disponible — heureusement — à côté de la 4.1.1. Plus de 120 Mo pour le version Mac en téléchargement (184 Mo décompressé).
Un poil
plantogène et pas trop rapide sur mon G5 qui a 6 ans
mais, inversement, très
réactif et stable sur mon MacBook Pro Intel, cette
version 4 est désormais localisée en français et supporte nombre de boîtiers dont le Nikon D3 et D300 comme le Canon 450D ou encore mon vieux Canon 5D. Bref, idéal pour une machine récente avec un processeur correct…
Le rendu d'image est toujours aussi impressionnant…
Et l'ergonomie reste très confortable avec ses volets droite et gauche qui se masquent à la demande…
Avec des réglages assez fins (ici le visage de notre ami Antoine, mosaïste à Bourges) et de multiples palettes de correction que l'on affiche selon ses besoins…
Bien évidement, on peut agir sur une sélection d'images…
Cette sélection pouvant devenir ensuite une page HTML avec le fameux effet
LightBox
Si un seul set d'export de traitement est disponible, Capture One peut désormais exporter l'image retouchée en JPG, TIF et… DNG.
PhaseOne semble avoir comme objectif majeure la sortie de son Full Frame de 60 MP (8984 par 6732 pixels) comme de son
P21, le premier testé dans des
conditions sévères de froid… Une autre explication quant au retard de la version PRO peut se fonder sur le départ de son développeur phare, il y une bonne année, et l'émergence de produits concurrents dont LightRoom… rejoint par ce dernier.
Pourtant, j'ai eu un énorme plaisir à utiliser Capture One à nouveau. Et ce, sans souci sur mon MacBook Pro, plaisir de retrouver son rendu incomparable à l'écran… Certainement à la veille de la sortie imminente de la version 2.0 de LightRoom justement.
Bref, une alternative intéressante proposée par
PhaseOne d'autant que
Capture One 4.1.1 dispose d'une version d'essai de 30 jours et d'un prix attractif (99 € ou $129). Si vous avez envie d'un produit simple et efficace pour développer vos RAW avec une interface très élégante, c'est peut être une solution qui vous conviendra face à DxO, Aperture, LightZone ou LightRoom. Une FAQ est à votre disposition
ici. Essayez, cela ne vous coûte rien.
Voir aussi ces billets écrits lors de la béta :
1,
2,
3 et
4, billets rédigés il y un an déjà…
# | 26/07/2008 | 08:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
iPhoney, un outil bien pratiqueDans |
ça se regarde |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Désolé, mais je n'ai pas succombé à la frénésie du iPhone (mon vieux Nokia, encore tombé de mon bureau cette semaine, fait le minimum téléphonique dont j'ai besoin pour le moment)… Néanmoins, il n'est pas inutile de savoir si urbanbike offre une lecture convenable — je n'ai pas écrit correcte — de son contenu via ce périphérique étonnant que je n'ai pas plus testé que la version OSX 10.5.x du système.
Et c'est ici que que
iPhoney (…et non iFaux Nez…!) propose une visualisation bien suffisante sur son Mac pour se faire une idée de ce qui se passe… Il fonctionne avec le moteur de Safari et est proposé gratuitement par les développeurs de
Marketcircle. Qu'ils soient ici remerciés.
Même comme cela, c'est sympa… Mais il faut agrandir pour lire et ce n'est pas idéal à la verticale… Alors, hop, passons à l'horizontale…!
Crop à 100 %…
Mais il est possible d'ajuster à la fenêtre et là c'est la première colonne de 450 pixels d'urbanbike qui s'affiche en entier…
Crop à 100 %… Pas de souci pour lire le billet de Vincent…!
Du coup, c'est — me semble-il — relativement confortable. Si vous êtes utilisateur de cet outil (le vrai iPhone), merci de confirmer ou d'infirmer… Ces 450 pixels ne sont pas arrivés au hasard et je vous renvoie à ce
billet de 2007…
Note : Urbanbike n'a pas souvent la technologie la plus avancée à sa disposition à vous narrer…! On vous parle de tas de trucs divers et variés et il semble que cette pathologie se nomme l'holographomanie — dixit l'ami
Marc…!
Holo toi-même…! Vous avez pris le temps de lire son
blognot…?
Note(s) de lecteur(s)…
Lucas Janin m'a expédié ce matin pas mal de copies d'écran depuis son iPhone et c'est super chouette…
Bref, de vraies copies depuis un iPhone…
Et tronqué à l'horizontale pour respecter les 450 pixels d'urbanbike et rester à 100 %…
Merci Lucas…! Vous pouvez consulter son
blog californien, Lucas est — de plus — bon photographe…!!
Philippe M. ajoute ceci le 26/07…
A mon tour, je te confirme tout le bien de la lecture de nombre de sites webs, dont UrbanBike, sur l'iphone.
C'est devenu mon véritable support de lecture quotidien, avec notamment les versions iphone (simplifiées et donc plus rapide) du Monde ou de MacGénération.
Le moteur de safari et l'ergonomie de ce terminal de poche font que tout est à la fois simple et efficace, ce qui n'est pas du tout évident.
Bon, ce n'est pas encore le grospod que tu espères depuis quelques temps, mais cela s'en approche vraiment. Et vu son succès, nul doute qu'il y aura une suite plus à ton goût...
Et Thierry,
Monsieur PDF…
Je confirme l'avis général. je suis tout à fait d'accord avec Philippe M. Le problème n'est pas de savoir, comme d'hab sur les sites de Macomaniaques, si c'est un outil idéal, mais s'il va dans le bon sens !
Juste un point : le simulateur iPhoney que tu utilises n'est pas correct : la largeur affichée par défaut est plus petite (cf 1re de Lucas). Il faut donc ajuster à la main, ou plutôt en écartant les doigts…
# | 25/07/2008 | 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
Jean-Marc Jancovici et Alain GrandjeanDans |
ça se lit |
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signé vincent |
par Vincent Burgeon
Devinette…
Quel est le point commun entre :
- La grève des pêcheurs en France ;
- La guerre des Américains en Irak ;
- La dévastation de la forêt boréale au Canada ;
- La probable faillite de GM aux USA ;
- L'augmentation du prix des tomates en Belgique ;
- Les investissements chinois en Afrique ;
- Les ballades philanthropiques de Total en Arctique ;
- Le 4x4 du maître des lieux ;
- Mon dernier voyage aux Seychelles ?
Sujet dans l'air du temps, la déplétion de la production d'hydrocarbures et son corollaire, l'énergie chère, ont fait ces vingt-quatre derniers mois une percée médiatique assez remarquable. Il ne se passe plus une semaine sans qu'un spécialiste de quelque chose ne glose dans un dossier consacré aux soubresauts du baril ou qu'un invité de marque n'apporte à la radio ses lumières et contre-vérités concernant les énergies renouvelables… Sans parler de tous ces bouquins qui sortent avec une régularité de coucou suisse.
Dans cette déferlante d'informations, il est parfois difficile, pour ceux qui abordent toutes ces questions pour la première fois, de s'y retrouver ou même d'y comprendre quelque chose.
D'où l'idée de vous parler du petit opus de Grandjean et Jancovici…
Pourquoi lui ? Hé bien, d'abord parce qu'il a été évoqué dans un
billet sur urbanbike (et j'ai promis à JC d'écrire un truc là-dessus…), mais également parce qu'il sort un peu du lot par sa pédagogie et son humour : ça change du ton morose qui règne dans ce genre de littérature et ça permet de rendre accessible aux pauvres-z-ignares que nous sommes des notions parfois fort absconses – je me suis rassuré plus d'une fois en pensant que les auteurs ne savent probablement pas ce qu'est une espace justifiante, une esperluette ou un Ozalid… –
Les auteurs, justement : Jean-Marc Jancovici (on dit 'Janco' parmi
ses disciples les habitués) est un ingénieur-consultant issu de Polytechnique, spécialisé dans tout ce qui touche à l'utilisation de l'énergie et aux émissions de gaz à effet de serre – on trouvera sa bio complète sur son
site web, (au demeurant assez heu… épuré, mais regorgeant d'articles plus intéressants les uns que les autres).
Alain Grandjean est également polytechnicien et docteur en économie de l’environnement, il a écrit quelques livres sur l'économie et l'environnement, et est assez impliqué dans la fondation Hulot (tellement qu'il n'a apparemment pas le temps de tenir un blog).
Qu'est-ce qu'on y raconte ?
Alternant chiffres, anecdotes, faits historiques, exemples concrets et clins d'œil au lecteur, Jancovici et Grandjean attaquent leur sujet par plusieurs faces : le Pic de production de pétrole et le coût de l'énergie, bien sûr, l'OPEP, le réchauffement climatique, mais aussi d'autres thèmes qui a priori ne sont pas en prise directe avec l'industrie pétrolière : l'explosion démographique, le Club de Rome, Malthus et Tocqueville, la croissance et le PIB, le capitalisme, … Cela pour nous brosser à grands traits un état des lieux (et des stocks) de la situation énergétique et climatique de notre petite planète.
D'entrée de jeu, la mécanique démonstrative est enclenchée : explication des problèmes, conscientisation et responsabilisation du lecteur, évacuation des fausses bonnes idées (qui viennent d'emblée à l'esprit de celui-ci), proposition de la "vraie" solution (la moins pire, dirons-nous). Comme on peut s'y attendre, certains clichés et idées reçues se voient au passage régler leur compte ("l'hydrogène remplacera le pétrole", "ils trouveront bien quelque chose", etc.). Le tout est rédigé dans un style direct qui ne se prend pas trop au sérieux, bien argumenté, étayé par des références et des chiffres et doté d'une petite bibliographie. Pas mal, pour un livre qui fait à peine 200 pages.
Une des grandes forces de leur propos, qui rend l'ouvrage particulièrement efficace, est de quantifier clairement notre rapport à l'énergie pour ensuite mettre en perspective ces ordres de grandeurs – qui d'habitude échappent complètement à notre entendement. Ce faisant, ils arrivent à rendre palpable une autre (et parfois trouble) nature des choses.
Revoir son point de vue…
Après ce livre, lorsqu'un sémillant journaliste annoncera dans le poste qu'on a découvert un nouveau champ de pétrole au large du Trukustan, vous ne vous réjouirez plus, que du contraire : vous saurez que les réserves annoncées de ce nouveau gisement ne représentent pas beaucoup plus qu'une semaine de consommation mondiale actuelle et que, par conséquent, ce non-événement confirme une fois de plus que l'exploration pétrolière n'a rien découvert de majeur
depuis au moins 30 ans, ce qui ne fait malheureusement que confirmer la théorie de King Hubbert selon laquelle… – etc. (vous compléterez après lecture).
Bref, un ouvrage déconcertant et un peu rentre-dedans, mais facile à aborder pour qui souhaite faire rapidement un tour d'horizon de notre (probable) futur énergétique. Pas mal aussi pour tenter de réveiller son entourage : je pense l'offrir à Oncle Alain, qui a tant de mal à garer son Cheyenne en bas de son immeuble parisien, ou peut-être bien Cousine Rosa, qui a entendu dire par Claude Allègre que "n'en déplaise aux ayatollahs verts,
tout ne va peut-être pas si mal…"
Le plein s'il vous plaît !
La solution au problème de l'énergie
Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean
Éditions du Seuil, 2006
9782757803011 | 18 €
# | 24/07/2008 | 08:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Vincent Burgeon | |
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